Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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09.2019

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique de juillet, août et septembre 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
1. Cercle Aristote :
 - 0'00'00 : actualité du Cercle Aristote
2. Questions nationales :
 - 0'11'50 : condamnation du groupe Génération Identitaire
 - 0'22'20 : primaire des Républicains
 - 0'29'05 : Julien Aubert, la soltion des Républicains ?
 - 0'33'16 : psychodrame à la France Insoumise
 - 0'41'55 : Yann Moix
 - 0'50'55 : casse sociale, grèves des urgentistes et réforme des retraites
 - 1'00'05 : culte de la personnalité macronien

PARTIE 2
3. Questions internationales :
 - 00'00 : les Etats-Unis et Donald Trump
 - 08'45 : l'affaire Epstein
 - 14'45 : bilan du G7 de Biarritz
 - 30'25 : la situation à Hong Kong
 - 32'20 : la Suède et l'évolution du modèle scandinave
 - 37'25 : l'Inde et le Pakistan
4. Divers :
 - 41'45 : CEDH et CEJ, laquelle est la pire ?
 - 42'40 : les forêts françaises
 - 47'20 : les femmes et la cause nationale
 - 51'00 : hommage à Pierre Péan

La philosophie devenue folle. Avec Jean-François Braunstein sur RFI.


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28.10.2018

Trois débats nous obsèdent : le genre, les droits de l'animal et l'euthanasie. Et trois disciplines politiquement correctes traitent désormais de ces questions dans le monde universitaire : gender studies, animal studies, bioéthique. 
Cependant, lorsqu'on lit les textes des fondateurs de ces disciplines, John Money, Judith Butler, Peter Singer, Donna Haraway et quelques autres, on s'aperçoit que, derrière les bons sentiments affichés, se font jour des conséquences absurdes sinon abjectes. 
Si le genre n'est pas lié au sexe, pourquoi ne pas en changer tous les matins ? Si le corps est à la disposition de notre conscience, pourquoi ne pas le modifier à l'infini ? S'il n'y a pas de différence entre animaux et humains, pourquoi ne pas faire des expériences scientifiques sur les comateux plutôt que sur les animaux ? Pourquoi ne pas avoir de relations sexuelles avec son chien ? S'il est des vies dignes d'être vécues et d'autres qui ne le sont pas, pourquoi ne pas liquider les "infirmes", y compris les enfants "défectueux" ? Pourquoi ne pas nationaliser les organes des quasi-morts au profit d'humains plus prometteurs ?
Jean-François Braunstein a mené un travail considérable et novateur : il a lu les milliers de pages de ces penseurs célébrés dans le monde occidental et revient sur leurs idées, leurs contradictions, leur parcours personnel pour analyser, souligner, contredire et déconstruire. L'erreur consiste à vouloir "effacer les limites" : entre les sexes, entre les animaux et les humains, entre les vivants et les morts. Il convient, au contraire, d'affronter ces limites qui nous constituent.
Oui, parfois la philosophie devient folle, quand elle oublie l'homme.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Souvenirs de Benoist-Méchin. Avec Hervé Coutau-Bégarie et Eric Roussel sur Radio Courtoisie.


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08.08.1989

Peu d'itinéraires auront été, au XXe siècle, aussi complexes et a priori inexplicables que celui de Jacques Benoist-Méchin. En 1922, quand jeune homme ivre de poésie, de musique et de littérature, il rendait visite à Marcel Proust au Ritz, il eût été difficile d'imaginer que tout en poursuivant une œuvre historique il se ferait successivement l'apôtre d'une collaboration à outrance avec l'Allemagne pendant la guerre, puis l'avocat enthousiaste d'un rapprochement entre l'Europe et le monde musulman.
Le mystère semble d'autant plus entier que, même aux pires moments de son errance, Benoist-Méchin se distingua toujours par une certaine dignité...

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

La France en danger : ou en est le renseignement ? Avec Eric Denécé sur ThinkerView.


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11.09.2019

Depuis le début des années 1990, la disparition de l'ennemi soviétique, l'affirmation du terrorisme islamique, la révolution des technologies de l'information, les nouvelles exigences de transparence démocratique et le nouveau rapport au politique ont provoqué une véritable révolution du renseignement. Contexte, sujets d'intérêt, adversaires, modes d'action et délais de réaction ont été totalement bouleversés par rapport à ce qu'était le quotidien des services pendant la Guerre froide.
Et si les services modernes sont de plus en plus efficaces, ils ne couvrent paradoxalement qu'une proportion de plus en plus faible des besoins en informations des autorités, en raison de la diversité des enjeux internationaux et de l'explosion des nouvelles technologies de communication et de cryptage. En une décennie, ils ont perdu le monopole de l'information et doivent s'accommoder d'une concurrence nouvelle avec divers acteurs privés, avec lesquels il leur faut apprendre à coexister. Surtout, leur action doit dorénavant s'exercer avec une plus grande transparence et en rendant des comptes aux assemblées législatives, ce qui est une véritable révolution copernicienne.
C'est en compagnie d'Eric Denécé, ancien officier des services de renseignement français et actuellement directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) que ces questions et leurs enjeux sont traités en profondeur.

S'adapter pour vaincre. Avec Michel Goya pour Les voix de l'histoire.


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08.2019

Avec la clarté et la hauteur de vue qu'on lui connait, Michel Goya, à travers plusieurs exemples pris dans l'histoire militaire contemporaine, explique comment évolue une armée. Quelles sont ses contraintes ? Qu'est ce qu'une innovation militaire ? Qui décide qu'une innovation doit devenir réalité ? Quels chemins prennent les réflexions nécessaires pour les imposer ou les rejeter ?
Ce travail récemment publié aux Editions Perrin va intéresser les amateurs d'histoire militaire, les militaires et toutes les personnes intéressées par l'étude des évolutions des entreprises et des structures importantes dont la survie dépend de la capacité à s'adapter.

Second Empire : le bonapartisme en héritage. Avec Jean Garrigues sur France Culture.


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03.12.2016

Le bonapartisme, des origines à nos jours, sa force et à son héritage. Car l'on ne peut qu'être sensible aux analyses qui s'attachent à repérer les résurgences de ce courant particulier, de cette aspiration à un mode de gouvernement original. L'historien René Rémond, dans une théorie demeurée fameuse, s'est attaché naguère à distinguer trois droites différentes dont il a débusqué la permanence, dans la longue durée, depuis le XXe siècle : légitimiste, orléaniste et bonapartiste.
Et on observe qu'à l’occasion des primaires de 2016, cette triade a été ressuscitée par divers observateurs éclairés : elle se serait incarnée dans les personnalités différentes de François Fillon pour le légitimisme, Alain Juppé pour l'orléanisme et Nicolas Sarkozy pour le bonapartisme. Bien sûr, il faut se garder, comme toujours en Histoire, de tout systématisme mais il n'en demeure pas moins que le temps du Second Empire a constitué le bonapartisme en culture politique spécifique dont l’empreinte a été profonde et dont l’héritage est important.
Pour traiter de ce sujet, c'est avec le professeur Jean Garrigues, excellent connaisseur de notre XIXe siècle politique et de la passion française pour les hommes dits "providentiels", que nous nous attachons ensemble à cerner les traits majeurs du bonapartisme, ses sources, ses avatars et son influence de long terme dans le cours de notre vie publique.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Herbert Marcuse (1898-1979), une philosophie de l'espoir pour les sans espoir. Avec Gilles Châtelet, Gérard Raulet, Elisabeth Roudinesco et Katharina von Bülow sur France Culture.


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07.05.1998

Lorsqu'en mai 68, la presse associa à la révolte qui enflammait la jeunesse, le nom d'Herbert Marcuse, celui-ci était pour la plupart un inconnu. Même si la réplique de Daniel Cohn-Bendit, "Marcuse qui est-ce ?", n'était qu'une provocation, elle signe l'étrangeté de cette rencontre avec un universitaire septuagénaire, devenu à son corps défendant "philosophe de la contestation", et des contestataires qui ne l'avaient jamais lu.
Ses deux uniques livres traduits en français, Marxisme soviétique et Eros et Civilisation n'étaient objet d'intérêt que dans des cercles très restreints, sans aucune commune proportion avec l'audience de ses textes ultérieurs, dont L'homme unidimensionnel (publié après 68) où l'on allait bientôt chercher avec avidité l'explication de cette violence soudaine !
Alors que les différents groupes révolutionnaires se réclament de Trotski, Lénine, Mao ou Guevara, Marcuse développe une critique radicale de toutes les formes d'oppression quotidienne, en affirmant la nécessité d'abandonner le socialisme scientifique pour un socialisme utopique, d'unir l'art, l'imaginaire, nos désirs et nos rêves, et de croire dans les pouvoirs subversifs des marginaux, des sans-droits, des chomeurs ou des étudiants, ou de tous ceux qui refusent de pactiser avec un monde qui confond bien-être et oppression, liberté et barbarie.
Obsédé par la question de savoir quelle force pousse des individus ou les groupes à s'aliéner dans un système politique dictatorial ou technocratique, quel principe historique de mort les empêche d'assumer leur liberté, il développe une éthique du refus où l'endurance de l'espoir scrute l'horizon afin d'y détecter ce qui vient d'ailleurs. Il achève L'homme unidimentionnel par ce qui sera le leit-motiv de son œuvre, la phrase de Benjamin : "C'est par ceux qui sont sans espoir que l'espoir nous est donné".
L'itinéraire philosophique de Marcuse est l'un des plus surprenants de toute la pensée philosophique contemporaine. Né le 19 juillet 1889 à Berlin au sein d'une vieille famille juive attachée aux traditions allemandes, il adhère au SPF en 1917 pour le quitter en 1919, après l'assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht par le ministre social-démocrate Noske. L'avènement du national-socialisme le contraindra à l'exil, par la Suisse, Paris, puis les Etats-Unis. Il meurt en Allemange le 29 juillet 1979, alors qu'il s'apprêtait à se rendre en Italie pour enquêter sur Negri et les Brigades rouges : "Toute cette violence, toute cette cruauté, il faut l'analyser, l'expliquer, la désamorcer et la transcender".
Il semblerait que désormais Marcuse ne soit plus écrasé par son mythe mais enterré sous son image. Que reste-t-il de sa singulière lecture de Freud ou de Marx, de sa critique de la société de consommation, de sa conception subvertive de l'art qui ouvre à à l'histoire un autre horizon, de ce quelque chose comme un cri ?
"Reste que le cri est toujours présent dans l'œuvre d'Art, mais présent par absence. On pourrait ajouter que l'art peut être déchiré par des silences, par ce qu'il ne dit pas".

Émission "Une vie, une œuvre", produite par Catherine Paoletti et Isabelle Yhuel.

Penser le politique. Avec Pierre Manent sur KTOTV.


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12.09.2019

Après une jeunesse toulousaine marquée par le communisme familial, le philosophe du politique Pierre Manent va monter à Paris pour faire l'École Normale supérieure. Suivront quelques rencontres décisives pour la formation de sa pensée, notamment avec Raymond Aron et Léo Strauss.
Nous découvrons ici un itinéraire intellectuel d'une grande richesse, avec des réflexions fondamentales sur la genèse de la modernité, l'évolution des formes politiques (cité, empire, nation) et les défis d'aujourd'hui : quelle place pour les nations ? comment intégrer l'islam ? quelle laïcité voulons-nous ?
Pierre Manent, intellectuel majeur de notre temps, répond à ces questions en pédagogue et en croyant, au fil d'une conversation passionnante qui rend sa pensée accessible à tous.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

La Révolution Gaïatique : de Gaïa à Greta. Avec Sylvain Durain au Cercle Politeia à Bordeaux.


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07.09.2019

Dans cette conférence, l'essayiste Sylvain Durain poursuit le travail qui l'a amené à écrire Ce Sang qui nous Lie. Il développe notamment ses intuitions concernant la nouvelle religion écologiste mondiale qui semble s'imposer dans la vie intellectuelle et médiatique moderne : la religion "gaïatique".
Par un mélange d'écologisme et de collapsologie, Sylvain Durain démontre qu'il s'agit en fait d'un retour à l'archaïque et que cette nouvelle ré-volution manipule la jeunesse et utilise une nouvelle figure de "golem", la jeune Greta, au service de la déesse-mère Gaïa.

L'hégémonie de l'Entreprise, de l'industrialisme aux GAFAM. Avec Pierre Musso pour les Amis de la Liberté à Nice.


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16.05.2019

La grande entreprise est devenue avec l'industrialisation une puissance économique et technique, mais aussi une institution politique et culturelle. Cela résulte d'une longue histoire en Occident au cours de laquelle l'Etat a combattu contre le pouvoir théologique pour la sécularisation, alors qu'en coulisses, l'Entreprise a formé une hégémonie culturelle (au sens gramscien), une véritable "religion industrielle".
Cette religion s'impose sous la forme d'utopies technologiques censées révolutionner le monde (slogan de Google) et d'industries de l'imaginaire : hier, l'audiovisuel et le cinéma dont Hollywood est le temple et aujourd’hui, la Silicon Valley et les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). La très grande entreprise tend même à contester le rôle des Etats, ou à s'hybrider avec eux, dans une nouvelle institution, "l'Etat-Entreprise".
C'est Pierre Musso, philosophe et professeur des Universités, qui aborde ces thématiques dans une conférence reprenant les thèses de ses deux derniers ouvrages La religion industrielle : monastère, manufacture, usine. Une généalogie de l'entreprise (Fayard, 2017) et L'ère de l'Etat-Entreprise. Berlusconi, Trump, Macron (Fayard, 2019).

Discriminations et ambiguïtés de l'humanisme officiel. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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01.06.2014

Les philosophes des Lumières sont-ils à l'origine de la notion de sous-homme ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est pourtant ce que démontre Xavier Martin dans ses travaux.
Car les philosophes,. dans leurs écrits, ne considèrent l'homme que comme une machine de chair et affichent un souverain mépris des ethnies exotiques, des hommes imparfaits, sous-humanisent l'espèce féminine et le peuple en général.
Le siècle des Lumières est bien aussi le siècle de la construction intellectuelle du sous-homme.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.

La France, la laïcité et la gauche. Avec Laurent Bouvet sur QUB Radio.


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15.04.2019

Du point de vue des institutions politiques, la France s'est ralliée au principe de laïcité au début du XXe siècle.
Pour revenir sur l'histoire mouvementé de la laïcité, c'est Laurent Bouvet, professeur de sciences politiques et auteur d'un récent ouvrage sur la question, La nouvelle question laïque (Flammarion, 2019), qui vient nous en rappeler les enjeux et l'actualité.

Émission "Les idées mènent le monde", animée par Mathieu Bock-Côté.