Terrorismes, histoire et droit. Avec Henry Laurens sur Canal Académie.


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11.07.2010

Comment définir un phénomène aussi insaisissable que le terrorisme ? Quelle est sa nature, son histoire et son avenir ? Défini comme un crime, il n'en demeure pas moins un concept flou dont les définitions sont extrêmement variables selon les époques, les histoires nationales et le droit.
Cette entretien, en établissant une typologie des terrorismes, fait le point sur les connaissances des violences polymorphes qui sont rassemblées sous ce vocable.

11 septembre : quelques arguments de physique ordinaire. Avec François Roby pour E&R à Lille.


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28.09.2019

Maître de conférences en physique à l'université de Pau, François Roby nous offre une conférence de vulgarisation sur la destruction du World Trade Center dans laquelle il soutient que l'effondrement des tours n'a pas été causée par la chaleur des incendies, version officielle de l'effondrement des trois gratte-ciel.
C'est l'analyse thermodynamique (la science à la base de tous les transferts d'énergie) de la chaleur dégagée à Ground Zero et l'utilisation de quelques connaissances de base sur la structure de la matière qui pointe vers la nature nucléaire de la destruction.

Crise de la virilité ? Avec Julien Rochedy et Raphaël Liogier sur RT France.


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13.01.2020

Depuis déjà plusieurs décennies, un thème récurrent berce nos sociétés occidentales : celui de la crise de masculinité.
Alors que les conditions de vie ont drastiquement changé depuis la révolution industrielle, que les mouvements d'émancipation féminine se sont durablement installés dans la société, que l'égalité des sexes a été érigé en idéal et que la déconstruction des identités sexuelles traditionnelles est devenu un exercice imposé, les hommes sont-ils appelés à changer en profondeur, voire à disparaître ?

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Panaït Istrati (1884-1935). Avec Georges Ribemont-Dessaignes sur France Culture.


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27.09.1961

Routard céleste, éternel insoumis et conteur irrésistible, né à Braïla en 1884 et mort à Bucarest en 1935, Panaït Istrati fut un voyageur d'exception et demeure un compagnon de route envoûtant.
Par son sens de la camaraderie, ses passions éclatantes et sa révolte organique contre toute forme d'oppression, sa vie et son oeuvre - du Danube à la France et du Liban à l'URSS en passant par la Suisse, des Chardons du Baragan à Nerrantsoula sans oublier Kyra Kyralina - chantent son amour profond pour une humanité frappée par la misère.
Rêveur insatiable de nouveaux horizons, Istrati avait pour bagage la littérature et pour flamme l'amitié vagabonde.

Émission "Anthologie étrangère", réalisée par Georges Gravier.

Naissance de la biopolitique. Avec Michel Foucault au Collège de France.


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1979

Le cours prononcé par Michel Foucault au Collège de France de janvier à avril 1979, Naissance de la biopolitique, s'inscrit dans la continuité de celui de l'année précédente, Sécurité, Territoire, Population. Après avoir montré comment l'économie politique, au XVIIIe siècle, marque la naissance d'une nouvelle raison gouvernementale - gouverner moins, par souci d'efficacité maximum, en fonction de la naturalité des phénomènes auxquels on a affaire -, Michel Foucault entreprend l'analyse des formes de cette gouvernementalité libérale. Il s'agit de décrire la rationalité politique à l'intérieur de laquelle ont été posés les problèmes spécifiques de la vie et de la population : "Étudier le libéralisme comme cadre général de la biopolitique."
Quels sont les traits spécifiques de l'art libéral de gouverner, tel qu'il se dessine au XVIIIe siècle ? Quelle crise de gouvernementalité caractérise le monde actuel et à quelles révisions du gouvernement libéral a-t-elle donné lieu ? C'est à cette tâche de diagnostic que répond l'étude des deux grandes écoles néolibérales du XXe siècle, l'ordolibéralisme allemand et le néolibéralisme de l'École de Chicago - unique incursion de Michel Foucault, tout au long de son enseignement au Collège de France, dans le champ de l'histoire contemporaine.
Cette analyse met en évidence le rôle paradoxal que joue la "société" par rapport au gouvernement : principe au nom duquel celui-ci tend à s'autolimiter, mais cible également d'une intervention gouvernementale permanente, pour produire, multiplier et garantir les libertés nécessaires au libéralisme économique. La société civile, loin de s'opposer à l'État, est donc le corrélatif de la technologie libérale de gouvernement.

Le "Man Devil code" : baise ton prochain. Avec Dany-Robert Dufour à la Librairie Tropiques.


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03.12.2019

Le travail de Dany-Robert Dufour résulte d'une sidération. Celle qui l'a saisi lorsqu'il est tombé sur un écrit aujourd'hui oublié, Recherches sur l'origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville. C'est en 1714, à l'aube de la première révolution industrielle, que Mandeville, philosophe et médecin, a publié ce libelle sulfureux, en complément de sa fameuse Fable des abeilles. Cet écrit est le logiciel caché du capitalisme car ses idées ont infusé toute la pensée économique libérale moderne, d'Adam Smith à Friedrich Hayek.
Fini l'amour du prochain ! Il faut confier le destin du monde aux "pires d'entre les hommes" (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s'accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c'est là le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre.
Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner - flatter les uns, stigmatiser les autres - qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l'instauration d'un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l'homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble à l'enfer.
Trois siècles plus tard, il s'avère qu'aucune autre idée n'a autant transformé le monde. Nous sommes globalement plus riches. A ceci près que le ruissellement aurait tendance à couler à l'envers : les 196 d'individus les plus riches possèdent désormais autant que les 99 % restants. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte faustien : la destruction du monde. Peut-on encore obvier à ce devenir ?

Les influences nazies du management moderne. Avec Johann Chapoutot sur France Culture.


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08.01.2020

Professeur d'histoire contemporaine, et après s'être intéressé en détail au régime nazi, Joahann Chapoutot revient avec Libres d'obéir : le management, du nazisme à la RFA (Gallimard, 2020), où il s’intéresse en particulier aux méthodes de la Menschenführung, qui traduit et germanise le terme américain de management.
Car le management, du nazisme à la mondialisation, est bien l'art de produire le consentement et l'illusion d'autonomie chez des sujets aliénés. Et s'il ne dresse pas un réquisitoire contre le management et s'il ne dit pas non plus qu'il s'agit d'une invention du IIIe Reich, Johann Chapoutot souligne une certaine continuité entre les techniques d'organisation du régime nazi et celles que l'on retrouve aujourd'hui au sein de l'entreprise, en atteste la condamnation récente de l'entreprise France Télécom et de ses trois ex-dirigeants pour "harcèlement moral institutionnel".
À l'heure du virtuel et d'une croissance tournée vers la production mondiale effrénée, où le travail, entre burn out et bullshit jobs, semble ne plus avoir de sens, Johann Chapoutot montre que les nazis apparaissent finalement comme l'image déformée d'une modernité devenue folle, traitant des personnes comme de simples facteurs de production sous des apparences de bien-être et de bienveillance au travail.

Émission "La Grande table idées", animée par Raphaël Bourgois.

Le Scandale de l'affaire Assange. Avec Viktor Dedaj sur Le Média Pour Tous.


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01.2020

Julian Assange est l'un des hommes les plus persécutés de notre temps. Pour avoir créé la plateforme Wikileaks qui permet à des informateurs anonymes de mettre à la disposition de tout un chacun des documents confidentiels sur le fonctionnement de nos gouvernements (surveillance, crimes de guerre, diplomatie, etc), Assange aura d'abord été pourchassé, diffamé par la presse ayant pourtant profité de ses révélations, contraint de se cloîtrer durant des années dans une ambassade, puis aujourd'hui emprisonné dans l'attente de jugements arbitraires.
Soutien de la première heure de Wikileaks et spécialiste du dossier, Viktor Dedaj est très certainement la personne la plus légitime pour nous expliquer en détail sur quels mensonges et aberrations médiatiques et judiciaires se base un tel acharnement.

Émission "Eurêka", animée par Vincent Lapierre.

Introduction au Communisme. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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12.2019

"Le communisme, abolition positive de l'appropriation privative (elle-même aliénation humaine de soi) et par conséquent appropriation réelle de l'essence humaine par l'homme et pour l'homme ; donc retour total de l'homme pour soi en tant qu'homme social, c'est-à-dire humain, retour conscient et qui s'est opéré en conservant toute la richesse du développement antérieur. Ce communisme en tant que naturalisme achevé = humanisme, en tant qu'huma­nis­me achevé = naturalisme ; il est la vraie solution de l'antagonisme entre l'homme et la nature, entre l'homme et l'homme, la vraie solution de la lutte entre existence et essence, entre objectivation et affirmation de soi, entre liberté et nécessité, entre individu et genre. Il est l'énigme résolue de l'histoire et il se connaît comme cette solution.
Le mouvement entier de l'histoire est donc, d'une part, l'acte de procréation réel de ce communisme – l'acte de naissance de l'existence de son expérience  – et, d’autre part, il est pour sa conscience pensante, le mouvement compris et connu de son devenir." Karl Marx, Manuscrits de 1844
Retour, en compagnie de Francis Cousin et à partir de Karl Marx, sur les origines, l'actualité et le devenir du communisme, ce "mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses".

"Il faut s'adapter", sur un nouvel impératif politique. Avec Barbara Stiegler pour Citéphilo à Lille.


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20.11.2019

D'où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d'un retard généralisé, lui-même renforcé par l'injonction permanente à s'adapter ? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l'évolution ?
La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d'une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l'espèce humaine par rapport à son environnement et sur son avenir. Elle a reçu le nom de "néolibéralisme" : néo car, contrairement à l'ancien qui comptait sur la libre régulation du marché pour stabiliser l'ordre des choses, le nouveau en appelle aux artifices de l'État (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l'espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché : une biopolitique en quelque sorte.

Une conférence modérée par Karine Bocquet.

L'Ecole de Francfort : la dialectique contre les Lumières. Avec Jean Bricmont pour l'Association Belge des Athées.


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19.10.2019

On aurait pu croire voici trente ou quarante ans que l'évidence des succès des sciences et des techniques allait continuer de valoriser celles-ci et que la démocratisation de la connaissance et de l'éducation allait détruire les croyances irrationnelles. Au nombre de celles-ci, on trouve les enseignements de l'Ecole de Francfort, qui ont beaucoup contribué au relativisme ambiant en instruisant le procès de la raison occidentale.
Il est vain de penser que l'opposition aux sciences vient des nostalgiques de l'âge préindustriel : les théoriciens de l'Ecole de Francfort descend en droite ligne des Lumières, mais pour en dénoncer finalement ses fondements, notamment l'idéologie du progrès.
Le but de cette conférence est de comprendre les mécanismes qui, au sein des théories développées par l'Ecole de Francfort, ont permis l'émergence de phénomènes irrationels, d'en examiner le contexte et les conséquences sociales et politiques et d'envisager les moyens de lutter contre ces tendances.

Pourquoi combattre ? Avec Pierre-Yves Rougeyron pour l'Université Réelle à Montpellier.


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07.12.2019

"Une nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles". Thucydide citant un roi de Sparte.
La nécessité de recréer une pensée patriotique et d'aider à forger les hommes pour la porter a amené Pierre-Yves Rougeyron et quelques camarades, il y a plus de 10 ans, à créer ce qui devait être une association d'étudiants et d'amis et qui se transforma rapidement en communauté d'idées, de projets et d'affects.
Cette conférence tente de faire le bilan politique de l'année 2019 à l'aune de la grille de lecture souverainiste qui fonde la réflexion développée au sein du Cercle Aristote. Il donnera à l'auditeur curieux ou au militant sérieux de quoi réfléchir aux épisodes qui auront marqué l'année écoulée.
Car pour que la France soit et reste, il faut commencer par en avoir une certaine idée.