


(2)
C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.
(1)
La pandémie de Covid-19 a levé le voile sur une nouvelle forme d'hégémonie qui ne cesse d'étendre son emprise aux États-Unis, au Brésil, au Royaume-Uni, en Italie… Elle a provoqué chez un grand nombre de chefs d'État une série de réactions irrationnelles allant du simple déni aux formes les plus archaïques de superstition, de pensée magique ou de religiosité. Devant une telle avalanche d'absurdités, l'attitude souvent adoptée est celle de la sidération : comment peut-on rester au pouvoir en faisant preuve de tant d'incompétence ?
C'est la question inverse que pose Christian Salmon. Comment fonctionne le pouvoir grotesque, incarné jusqu'à la plus parfaite caricature par Donald Trump ? Quelle est la mécanique qui en fait non pas un accident de l'histoire politique, mais un rouage essentiel de la souveraineté arbitraire à l'ère du discrédit ?
Il ne s'agit plus aujourd'hui de gouverner à l'intérieur du cadre démocratique, mais de spéculer à la baisse sur son discrédit et celui du système en général. Ce "fonctionnement énorme" s'appuie sur la puissance des réseaux sociaux et l'usage stratégique du Big Data et des algorithmes. Le coup de génie fut de synchroniser la figure du clown et celle de l'expert en marketing.
Émission "Dialogue", animée par Monserrata Vidal.


(0)
Serions-nous entrés dans une société du discrédit ? Et si notre inconscient collectif accordait plus d'attention au scandaleux, à l'outrance, au grotesque, à ce qui ne peut susciter ni estime ni adhésion ? C'est le constat assez sombre que dresse l'essayiste Christian Salmon.
Dans son ouvrage L'Empire du discrédit (Les liens qui libèrent, 2024), il décrypte le phénomène de "profanation" des valeurs qui s'immisce dans nos sensibilités.
En résumé, la tendance de fond dans nos sociétés contemporaines n'est pas seulement le doute - des institutions, de la parole rationnelle et des discours scientifiques - mais une certaine fascination pour la destruction.
Émission "Dialogue", présentée par Sarah Brunel.


(2)
Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.



(2)
La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.


(1)
L'enquête hors norme de Loïc Hecht démarre par trois lignes lues dans le New Yorker en 2016 qui lui apprend que deux milliardaires de la Silicon Valley ont secrètement embauché une équipe de scientifiques pour prouver que nous vivons dans une simulation informatique. Ils espèrent trouver la preuve irréfutable que nous sommes piégés dans un immense jeu vidéo, sans avoir conscience de notre état.
Loïc Hecht se rend à San Francisco, à la rencontre de ces chercheurs qui défient l'entendement. Physiciens de la NASA, du MIT, de Berkeley, ils croient dur comme fer à la théorie de la simulation, persuadés que notre conscience ne serait qu'un algorithme mathématique, une suite de 1 et de 0.
Son enquête le mène, de surprise en surprise, jusqu'aux monastères tibétains de Dharamsala, en passant par les programmes secrets de la CIA. Son enquête est le récit d'un basculement intime et une traversée des mystères de notre époque : ceux de la physique quantique, des neurosciences, de l'IA... et de la conscience.
- 0'00'00 : Sommes-nous dans une simulation ?
- 0'02'19 : L'enquête sur la simulation
- 0'06'52 : La conscience, une illusion ?
- 0'19'22 : L'elfe de World of Warcraft
- 0'26'10 : Les glitches
- 0'38'33 : Le paranormal
- 0'50'00 : Scepticisme et ouverture
- 0'59'26 : L'influence des récits
- 1'17'19 : Déconstruire la simulation
- 1'25'52 : Musk, super joueur ?
- 1'39'39 : L'IA, une nouvelle conscience ?


(0)
Depuis 2015, l'anticomplotisme s'est imposé comme idéologie au service de l'ordre établi, incarnée par Rudy Reichstadt et Conspiracy Watch. Présenté comme rempart contre les fake news, ce courant cherche moins à informer qu'à disqualifier toute critique systémique.
Laurent Dauré retrace la trajectoire de Conspiracy Watch : ses relais médiatiques, ses financements publics et son alignement sur les positions libérales et sécuritaires. Cette enquête dévoile une galaxie militante déguisée en expertise scientifique, où l'anticomplotisme devient un outil de censure idéologique et de contrôle du débat public.
Un entretien mené par Louise Bihan.


(0)
Entrepreneur français du numérique, analyste des enjeux politiques, sécuritaires et informationnels de son propre domaine professionel, Fabrice Epelboin alerte sur la tournure autoritaire, pour ne pas dire totalitaire qui impacte le monde numérique : nous sommes à l'aube d'un tournant radical et rapide qui risque de bouleverser notre société.
Notre dépendance grandissante aux outils numériques est utilisée contre nous, pour nous manipuler, si bien qu'internet n'est plus tout à fait un espace de liberté, de connaissance et d'émancipation. La censure se généralise sous de nouvelles formes et la vie privée n'existe plus : elle a été vendue ou pillée avec la complicité de nos dirigeants.
Du DSA aux conséquences de l'affaire Epstein en passant par l'IA, Fabrice Epelboin dresse un état des lieux de la situation, sans langue de bois.
Un entretien mené par Olivier Berruyer.