Contre Macron. Avec Juan Branco à Chateaulin.


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31.01.2019

Le Macronisme est une nouvelle variante du fascisme, et il nous faudra avoir la plus grande attention à la façon de débrancher ces êtres de nos institutions au moment du changement démocratique nécessaire qu'ils chercheront à éviter à tout prix.
Juan Branco montre comment, dès les premiers jours de son mandat, se dessinait chez Emmanuel Macron une pratique du pouvoir dangereuse pour la démocratie, ancrée dans une histoire politique éloignée des préceptes auxquels sa rhétorique donnait l’impression d’adhérer.

Le savoir comme fin en soi. Avec Normand Baillargeon pour les Affaires universitaires du Canada.


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02.2012

Normand Baillargeon ne compte plus ses livres. Il peut maintenant ajouter à sa bibliographie un manifeste bien ficelé en faveur d'une culture générale émancipatrice et contre-doctrinaire. Mieux vaut penser un programme d'enseignement dans un sens plutôt que dans l'autre ; parce que l'éducation est une arme qui libère autant qu'elle asservit.
L'anarchiste derrière le livre le dit : la culture est un objet problématique à circonscrire, c'est un "peu de tout, mais pas n'importe quoi". Évitons surtout les erreurs qui ont été commises dans le passé ; l'école s'éloigne de son dessein lorsqu'elle fait du dogme le contenu de son instruction.
Voilà pourquoi son livre, Liliane est au lycée, sied si bien dans la collection Antidote des éditions Flammarion.

Les problèmes éthiques posés par les nouveaux conflits. Avec Henri Hude au Collège des Bernardins.


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07.10.2015

La première question à laquelle il est nécessaire de répondre est à qui se posent ces problèmes éthiques. Aujourd'hui les problèmes éthiques posés par les nouveaux conflits dans le domaine militaire concernent le militaire, le politique, le scientifique, le philosophe, citoyen ?
Il n'y a pas spécialement de nouveauté en éthique militaire mais plutôt une exacerbation de certains phénomènes qui existaient déjà. Il s'agit notamment de l'intrusion des moyens de communication de masse qui révolutionne l'articulation du militaire et du politique. La guerre devient un moyen de communication.
Les principes de la "guerre juste" sont également touchés : comment satisfaire l'obligation morale de lutter efficacement contre l'adversaire si le combattant terroriste se déguise en non-combattant ?

Une conférence de l'Observatoire de la modernité.

Fake News, grande bourgeoisie et médias. Avec Geoffrey Geuens à l'Université de Mons.


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08.11.2018

La liberté de la presse dominante n'étant pas menacée, pourquoi veut-on légiférer sur les Fake News ? Pour condamner sites et bloggeurs critiques ? Menacer journalistes frondeurs et lanceurs d'alerte ? Briser les organisations de travailleurs ?
Quant à eux, lorsqu'il s'agit de fustiger grévistes et progressistes, les médias mainstream savent très bien relayer les Fake News : les "leurs" !

Ecrivains maudits, censures et interdictions. Avec Francis Bergeron sur Radio Courtoisie.


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06.03.2018

L'actualité s'est récemment polarisée sur plusieurs affaires de censure ou d'autocensure touchant à la littérature : pressions à l'encontre de Gallimard pour interdire la réédition critique des pamphlets de Céline, campagne pour retirer Maurras des commémorations nationales de 2018 ou encore refus de la mairie de Paris d'accorder une scépulture à l'écrivain Michel Déon.
Ces événements témoignent d'une restriction toujours plus grande de la liberté d'expression en France. Assistons-nous à une dérive totalitaire ?
Nous qui ne supportons pas les lois à géométrie variable ni la censure, nous nous devons de riposter à chaud pour faire prendre conscience de ce scandale au plus grand nombre, et en particulier aux amoureux de littérature.

Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

Délivrez-nous du bien. Avec Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint au Cercle Pol Vandromme.


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21.11.2018

L'atmosphère est lourde. Les phrases, les situations qui semblaient autrefois anodines deviennent des crimes. Nous sommes tous coupables, et les inquisiteurs nous guettent. Coupables d'avoir bu un verre, d'avoir blagué sur les femmes, de manger de la viande, d'avoir offensé une minorité quelconque. Coupables d'avoir été du côté des "dominants". Chaque jour, un citoyen qui se croyait, non pas un héros, mais un type à peu près bien, se retrouve cloué au pilori, sommé d'expier ses crimes et de faire repentance.
Derrière cette traque aux dérapages et ces entreprises de rééducation, un mécanisme : la tyrannie de minorités qui instrumentalisent des combats essentiels, pour les transformer en croisade contre une supposée majorité, contre les "dominants". Au nom du Bien, on modifie le vocabulaire, on nie le plaisir, on criminalise le désir, on réécrit l'histoire.
Ces nouveaux bigots, qui détestent l'Homme tel qu'il est et le rêvent selon leurs diktats, sont les idiots utiles d'un néolibéralisme qui atomise les sociétés et fragilise les structures traditionnelles pour mieux imposer sa vision manichéenne du monde.

Les Fake News. Avec François-Bernard Huyghe à la Médiathèque Anne Fontaine d'Antony.


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05.10.2018

Les "fakes" (fausses nouvelles), les théories du complot, l'intoxication en ligne ou la prolifération des faits dits alternatifs ou de révélations imaginaires, tout cela mobilise des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, dans les gouvernements et même chez les grands du Net. La montée du faux est sensée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump), voire annoncer une ère de la "post-vérité" où les masses deviendraient comme indifférentes aux faits vérifiés. Au final, ce seraient autant de menaces pour la démocratie.
Chacun peut-il choisir les versions de la réalité conformes à ses préjugés et les communautés en ligne vont elles s'isoler de plus en plus dans des univers imaginaires partagés au détriment de la vérité commune ? Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage l’affabulation.
Prolongeant ses travaux sur la désinformation, François-Bernard Huygue montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques de la prolifération des impostures et délires. Il analyse aussi la coupure politique entre des élites convaincues que leurs convictions raisonnables ne peuvent être remises en cause que par volonté de manipulation et, d'autre part, des communautés "anti-système" insensibles au pouvoir des médias classiques. Il pose aussi la question de l'impuissance idéologique à maintenir un consensus sur le réel et analyse également le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux du croire ensemble.

Une conférence organisée par l'association "Rencontres et Débats Autrement".

Construire la réalité. Avec Lucien Cerise pour E&R à Angers.


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09.06.2018

L'adage nous enseigne que "la réalité dépasse souvent la fiction". Et s'il s'agissait, simplement, de la fiction qui devenait realité ?
Car au fondement des tentatives acharnées mises en place par le pouvoir pour remodeler les individus et leur comportement, il y a une idée fondamentale : le constructivisme intégral. L'une des constantes de l'ingénierie sociale est ainsi de considérer l'existence entière comme une construction. Tout ce qui est donné, tout ce qui est naturel, peut être déconstruit puis remodelé, transformé et artificialisé selon un nouveau plan.
Pour désigner ce schéma général de déconstruction-reconstruction de tous les aspects de la vie, Jean Baudrillard parlait de "crime parfait" en dénonçant la mise en place d'un simulacre technologique du monde réel.
Quand le réel s'efface, c'est le storytelling qui s'impose.