L'intimité : du sentiment d'effraction à la nécessaire protection de l'enfant. Avec Dany-Robert Dufour à Arras.


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02.10.2018

Comment les conditions de vie viennent-elles interférer avec la construction de l'intimité ? Pauvreté, précarité, dénuement laissent-ils une place à la dimension du privé ? Comment les différences culturelles donnent-elles à vivre cette intimité et comment notre intervention peut-elle les prendre en compte ? Et, d'ailleurs, quelle est l'origine de ce concept ?
Le philosophe Dany-Robert Dufour revient sur l'histoire de l'intimité et nous en quoi il a récemment changé de sens et de fonction. Car l'intime dans une société de marché et du spectacle où l'injonction à la transgression est devenue la norme n'a plus grand chose à voir avec la société traditionnellement répressive et productrice de névroses.

Une conférence organisée par le "Carrefour National des Délégués aux Prestations Familiales".

Christopher Lasch, une éthique de l'espérance. Avec Renaud Beauchard au Cercle Aristote.


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28.10.2019

Peu de sujets de l'actualité contemporaine ne sauraient trouver dans l'oeuvre de Christopher Lasch des explications de fond. Son analyse est d'une puissance critique inégalée parce qu'il évite l'écueil de ceux qui critiquent le capitalisme contemporain tout en présentant ses dégâts comme le prix du progrès matériel et moral.
Chronique de la rencontre programmée entre la fuite en avant du progrès, c'est-à-dire la destruction méthodique au nom du principe de plaisir de tous les piliers de l'ordre bourgeois et la rationalisation de tous les aspects de la vie par la dynamique du capitalisme, la critique du progrès de Lasch est fondée sur l'étude de la personnalité dominante produite par le capitalisme avancé : Narcisse ou le moi minimal.
Au travers des grands thèmes qui traversent la pensée de Lasch, Renaud Beauchard présente un panorama des diagnostics toujours justes de Lasch sur son temps et sur la catastrophe anthropologique du capitalisme de consommation. Il expose aussi la philosophie de l'espérance que Lasch a articulée au travers de l'exploration d'une tradition civique américaine dont la redécouverte offre des pistes au monde entier afin de faire en sorte que la volonté de construire une société meilleure demeure vivace sur les décombres encore fumants de la social-démocratie.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Reparer les divans. Avec Alain Ehrenberg sur France Culture.


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16.01.2017

Certains oracles prédisent que ce troisième de lundi de janvier sera le jour le plus déprimant de l'année : une météo exécrable, un salaire qui n'arrive pas et des bonnes résolutions qu'on foule déjà allègrement du pied le jour de l'an à peine passé. Des doutes pèsent sur la réalité de ce "blue Monday", mais quelques précautions s'imposent cependant.
Alain Ehrenberg, accompagné de Sarah Chiche, Caroline Eliacheff et Christophe André, nous aide à diagnostiquer ce qu'il en est du monde psy – psychologues, psychanalystes, psychiatres, psychothérapeutes. Il est question de santé mentale, de troubles psychiques, de dépression et d'angoisse, mais aussi de bien-être, de thérapie, d'accompagnement et de méditation...

Émission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

À propos des nouvelles influences. Avec Alain Ehrenberg au Palais des congrès de Versailles.


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29.11.2017

Les Instituts Thérapeutiques Éducatifs et Pédagogiques (ITEP) sont en constantes évolutions. Avec le "fonctionnement en dispositif", les ITEP ont engagé une mutation conceptuelle et organisationnelle d'ampleur. Ces évolutions ont une influence sur les pratiques et sur la culture professionnelle.
Cette nouvelle approche est-elle incompatible, par nature, avec l'éthique professionnelle des praticiens ? Vise-elle à abraser les symptômes en ignorant la souffrance psychique qui les sous-tend ? Prône-elle réellement une conception réductrice et purement adaptative du Sujet ?

 - 02'58 : les troubles du comportement
 - 05'23 : changement de l'esprit des institutions
 - 08'19 : fil conducteur de cet exposé
 - 11'22 : la valeur des relations sociales
 - 14'32 : nouvelle morbidité
 - 17'05 : la dynamique de l'autonomie
 - 19'52 : travail flexible
 - 22'14 : developper les capacités des individus
 - 25:23 : la santé mentale
 - 28'03 : morbidité comportementale
 - 30'28 : équilibre psychique
 - 33'09 : compétences émotionnelles
 - 35'46 : conclusion

Une conférence qui s'inscrit dans le cadre du colloque "Les DITEP à l'aune des influences contemporaines" organisé par l'Association des ITEP et des leurs Réseaux (AIRe).

Psychopatologies de l'homme moderne. Avec Pierre Le Vigan, Olivier François, François Bousquet et Olivier Maulin sur Radio Courtoisie.


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08.11.2011

Les souffrances psychiques ne sont pas des maladies. Mais elles peuvent y mener. La condition de l'homme étant tragique, ouverte, risquée, la fragilité de l'homme est inhérente à son être-au-monde. Toutefois, si le malaise est dans l'homme depuis toujours, le monde moderne et hypermoderne lui donne des formes nouvelles. Les sociétés traditionnelles fonctionnaient sur la base d'un modèle d'intégration sociale, au demeurant inégalitaire, où chacun néanmoins avait sa place, y compris le fou. Les sociétés modernes ont fonctionné sur le mode du refoulement et de la névrose. La société du travail ne voulait pas connaître les états d'âme, ni même les âmes d'ailleurs.
La société hypermoderne combine les exigences du travail et celles de l'autonomie : il faut être productif, il faut être performant, mais aussi "positif". Il faut donner sa force de travail, mais aussi assumer un certain savoir-être, et non simplement apporter son savoir-faire. La mobilisation de l'homme dans l'hypercapitalisme est donc totale mais elle n'est plus une mobilisation sous une forme guerrière qui était celle du "soldat du travail". C'est une mobilisation pour plus de mobilité, plus de fluidité, plus de liquidité. L'hypercompétitivité et la lutte de tous contre tous tendent à devenir la règle. Le consumérisme et le narcissisme tout comme le désir mimétique en sont les conséquences. Tout ce qui relève des projets à long terme, individuels ou collectifs, en sort évidemment dévalorisé.
Cela ne va pas sans de nouvelles formes de malaises intimes, psychiques, qui atteignent l'homme et le reconfigurent. Ce livre, qui s'essaie à en dresser le portrait, est ainsi un court traité de psychopathologie de l'homme moderne pour mieux comprendre notre monde.

Émission du "Libre Journal de Claude Giraud", animée par Christian Brosio.

Qu'appelle-t-on panser ? Avec Bernard Stiegler et Charles Melman à l'Association Lacanienne Internationale.


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2019

Quelle "nouvelle économie psychique" émerge des mutations économiques, politiques, sociales, induites par le développement des technologies numériques ?
Quels enseignements tirer aujourd'hui des avancées de Freud dans Massenpsychologie und Ich-Analyse, publié en 1921 ?
La gouvernementalité algorithmique ne propose-t-elle pas, en effet, par le biais aussi des réseaux sociaux, un "nous" imaginaire et narcissique, un "nous" du resssentiment plus que civilisationnel, projeté sur des identifications d'autant plus radicalisées qu'elles ont perdu la références aux savoirs et à la mémoire collective, ainsi qu'un ancrage symbolique ?
Comment contrer la fabrication, par un capitalisme appuyé sur la troisième révolution industrielle, la révolution numérique, d'un "homme sans gravité", atopique et hors discours ? Que faire de la "disruption" au XXIe siècle ?
Le philosophe, directeur de l'institut de recherche du centre Georges Pompidou et créateur et président du groupe Ars Industrialis Bernard Stiegler poursuit un dialogue engagé depuis quelques temps avec le psychanalyste Charles Melman sur ces questions de la plus haute importance.

Une conférence modérée par Esther Tellermann.

Jacques Lacan (1901-1981). Avec Gabriel Pignoly, Marcel Czermak, Pierre Rey, Perla Dupuis-Elbaz, Claude Léger, René Dupuis et Charles Melman sur France Culture.


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10.10.1996

Une émission qui cherche, d'une part, à faire valoir les ressorts logiques et structuraux du texte de Freud tel que Lacan l'a donné à entendre au fil de son oeuvre. Il s'agit donc de montrer ce qu'a apporté Jacques Lacan dans sa fidélité au texte freudien, à la psychanalyse contemporaine. Les intervenants font apparaître les éléments cruciaux qui animent chacun d'entre nous dans sa relation au langage, au monde social et aux questions politiques contemporaines. Le fameux stade du miroir et les travaux de divers psychanalystes sur la petite enfance permettent-ils aujourd' hui de parler d'un progrès en matière de soins infanto-juvéniles ? Le discours de Lacan permet-il, quinze ans après sa mort, de penser et d'engendrer un nouveau discours capable de réaliser notre vie privée et notre vie sociale sur d'autres tourments que ceux d'un échec sans cesse ressassé ?
D'autre part, il s'agit de rendre compte de ce que fut la pratique de Jacques Lacan et, au-delà, de ce qu'est aujourd'hui une psychanalyse dite lacanienne. "Lacan était un homme pressé" dit Pierre Rey. Il était habité par l'impatience toujours à la limite du coup d'éclat. "Sa pratique était déconcertante car il mettait au principe de ses démarches que lorsqu'il dialoguait avec quelqu'un il ne comprenait pas" (M. Czemak). C'était un dialogue qui mettait en suspens toute connivence. Lacan posait l'incompréhension au principe de tout échange.
C'est dans cette ligne de fracture d'une pratique, d'une époque et d'une lecture des concepts freudiens que l'émission installe son propos. Ainsi "Lacan est venu faire une psychanalyse parce qu'il n'y a pas de rapport sexuel" affirme Charles Melman, là où Freud célébrait l'amour du père. Mais qu'attendre d'une psychanalyse ? "De cesser de vivre des passions inutiles. De s'engager en vrai" répondront certains intervenants.