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C'est au travers de l'œuvre de Howard Philip Lovecraft, spécialement sa lettre sur Nietzsche, que la notion d'absurde cosmique peut être explorée. Lovecraft y exprime une vision pessimiste de l'humanité, la qualifiant de "vermine nuisible" et souligne l'absence de valeurs absolues dans un univers mécanique et indifférent.
La vérité peut être terrifiante et difficile à accepter, comme nous le rappelle le destin tragique de Semmelweis suite à sa découverte de l'importance de l'hygiène en médecine.
Quelles sont alors les implications philosophiques de ces idées, spécialement en lien avec la perception de la réalité, la nature de la vérité et la condition humaine ? Est-il possible de résoudre la tension entre le sens et l'absurde du monde ?
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Qui était Robert Oppenheimer, né le 22 avril 1904 à New York et mort le 18 février 1967 à Princeton ? Comment l'homme pour lequel la physique avait une beauté qu'aucune science ne pouvait égaler s'est retrouvé à la tête du groupe de scientifiques et d'ingénieurs qui a mis au point la bombe atomique ?
Pour évoquer la figure de l'un des physiciens les plus connus du XXe siècle, et pour faire suite à la sortie du film de Christopher Nolan qui adapte la biographie de Kai Bird & Martin J. Sherwin, le physicien Etienne Klein et l'ingénieur et philosophe Jean-Pierre Dupuy viennent nous aider à comprendre sa trajectoire au milieu des enjeux politiques par lesquels elle a été marquée.
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.
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Artisans d'un devenir technologique qui façonne nos existences et structure nos sociétés, les ingénieurs sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à ressentir de la dissonance cognitive. Quelque chose en eux sait que leur travail creuse le sillon de trajectoires insoutenables pour nos vies et pour la Terre. Pourquoi alors n'y a-t-il pas plus d'ingénieurs qui désertent ?
C’est la question qu'Olivier Lefebvre - lui-même ancien ingénieur - se propose d'élucider, en se plaçant dans une perspective résolument politique. Il serait en effet plus que souhaitable, pour eux, mais aussi pour nous tous, qu'ils refusent de se résigner, qu'ils cessent de nuire au plus vite, et pour cela qu'ils s’évadent de leurs cages dorées.


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Qu’est-ce qui menace la biodiversité ? Pourquoi son effondrement pourrait-il bouleverser nos vies ? D'ailleurs : qu'est-ce que la biodiversité ? Et quel lien existe-t-il entre ces enjeux et les mécanismes de reproduction ?
Entre analyse des dangers qui pèsent sur la biodiversité et une réflexion sur la reproduction et ses implications, le biologiste français Pierre-Henri Gouyon explore ces thématiques essentielles aux interactions entre nature, science et société.
- 0'00'00 : Introduction à la biodiversité et à ses menaces
- 0'03'43 : Définition biologique de la reproduction
- 0'07'54 : La sélection naturelle
- 0'12'01 : La reproduction sexuée
- 0'15'51 : La parthénogenèse, une reproduction sans sexe
- 0'20'05 : La parthénogenèse chez les animaux
- 0'24'12 : Processus de reproduction des plantes
- 0'28'14 : L'importance des gènes dans la survie et la reproduction
- 0'32'10 : Les risques de la consanguinité et les maladies génétiques
- 0'36'12 : Élimination des mauvais gènes
- 0'40'06 : Diversité des sexes chez les plantes et les animaux
- 0'48'18 : Comprendre la biodiversité dynamique
- 0'52'02 : L'importance des batraciens dans l'écosystème
- 0'55'44 : Impact des pesticides sur l'environnement et la santé
- 0'59'34 : Effets de la perte de biodiversité
- 1'03'11 : Accumulation des pesticides et déséquilibre écologique
- 1'07'00 : Lobbies des cigarettes et la controverse scientifique
- 1'11'06 : Impact dévastateur des pesticides sur la biomasse des insectes
- 1'15'00 : L'impact de la perte de diversité agricole
Un entretien mené par Christophe Pauly.


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Pourquoi parler d'empire numérique ? Parce que les usages du numérique font désormais à ce point partie de notre environnement que nous n'avons plus le choix de les refuser, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Pourtant, nous savons encore peu de choses de la façon dont l'environnement numérique s'est progressivement imposé à nous parce que nous manquons du recul nécessaire.
Le travail de Jean Lassègue et Giuseppe Longo a, de ce point de vue, une double ambition : clarifier le concept de numérique et lui redonner sa profondeur historique en utilisant trois notions, celle d'écriture, de calcul et de machine.
Contrairement à ce que l'on suppose habituellement, les données numériques n'existent pas dans la nature mais elles sont le fruit d’une synthèse culturelle hardie qui s'inscrit dans une tendance millénaire. Aussi serons-nous peut-être surpris d'apprendre que le numérique entretient avec l'écriture alphabétique des liens profonds ou que le traitement numérique déstabilise des notions aussi capitales pour notre démocratie que celle de loi ou de souveraineté.
Mais nous apprenons aussi que mettre au jour les limites du concept de numérique permet de lui rendre pleinement justice et de devenir acteur des changements culturels qu'il induit.


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Le transhumanisme est un courant de pensée animé par l'ambition centrale d'augmenter, grâce aux nouvelles technologies, l'être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles en vue d'accéder ni plus ni moins qu'à un nouveau stade de l'évolution. Porté par une diversité d'acteurs (ingénieurs, entrepreneurs, philosophes, bioéthiciens, etc.) et appuyé par de grandes entreprises, le transhumanisme connaît aujourd'hui un rayonnement international en même temps qu'il nourrit de nombreux débats et controverses.
Faut-il condamner le transhumanisme au prétexte que la réalisation de ses idées mettrait en péril la nature même de l'être humain, comme le font valoir certains de ses opposants ? Faut-il au contraire envisager de l'encadrer en régulant les développements technologiques dont il se réclame, qui constituent aux yeux de beaucoup une révolution de toute façon inéluctable ? Et si le débat était ailleurs ?
À partir d'un regard sociologique critique, Nicolas Le Devedec invite à prendre du recul sur ce mouvement de pensée, en le resituant dans son contexte social et historique et en éclairant les enjeux sociaux, politiques et écologiques trop souvent invisibilisés qu'il soulève.
Une conférence organisée par le Collectif Société.


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De Carnot à Clausius, la thermodynamique s'est d'abord développée à partir de deux principes fondamentaux. Avec Boltzman, et Gibbs, elle devient la mécanique statistique avant qu'en 1922, Alfred Lotka pressente l'existence d'un troisième principe.
A partir de 1960, Ilya Prigogine jette les bases de la thermodynamique hors équilibre : les phénomènes d'auto-organisation y apparaissent comme des processus de transition de phase. En 1987, Per Bak et ses collaborateurs introduisent le concept de criticalité auto-organisée. Enfin, en 2003, un biophysicien, Rodercik Dewar, propose une démonstration statistique du troisième principe qui sera ensuite reprise sous des formes plus rigoureuses.
Clausius considérait l'Univers comme fermé et isolé. La thermodynamique nous dit qu'il doit alors tendre vers un équilibre d'entropie maximale. La découverte de l'expansion de l'Univers nous montre que l'Univers évolue et l'on sait aujourd'hui que cette expansion s'accélère. L'Univers est donc hors équilibre : il s'auto-organise.
Ces acquis nous permettent d'interpréter l'évolution comme des cycles de Carnot autour d'un point critique, conduisant ainsi à l'idée que, sur Terre, la vie a pu s'organiser autour du point critique de l'eau.


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L'humanité doit aller dans l’espace, comme les poissons ont dû sortir hors de l’eau. Dans un passé très reculé, cet impératif fut exprimé par un discours religieux. À l'aube du XIXe siècle, alors que la connaissance scientifique et les moyens techniques explosent, cet impératif n'est plus seulement prophétique, mais exige une réalisation ici et maintenant. C’est tout du moins ce que certains intellectuels pensèrent dans la Russie tsariste. Enjeux religieux, politiques et techniques se croisent sur ce territoire, qui hésite encore entre l'industrialisme occidental et la recherche d'une voie propre, eurasiatique.
Avec Rudolph Bierent, nous nous plongeons dans les enjeux religieux, politique et techniques de la Russie tsariste et son avant-garde cosmiste !
- 0'05'15 : Qu’est-ce que la philosophie cosmiste ?
- 0'13'00 : Pourquoi ce courant de pensée est-il né en Russie ?
- 0'18'00 : Pourquoi avons nous un impératif cosmique ?
- 0'25'00 : Les racines Zoroastriennes dans le cosmisme
- 0'31'30 : Allons nous exploiter et polluer les autres planetes colonisées
- 0'45'40 : Que signifie la fraternité planétaire dont parle le cosmisme ?
- 1'13'00 : Quelles sont les étapes du cosmismes ?
- 1'22'00 : Est ce que le cosmisme se rapproche du transhumanisme sur certains points ?
- 2'14'00 : Que reste-t-il du cosmisme original du XIXe aujourd'hui en Russie ?
- 2'25'00 : Quel futur pour l'exploration spatiale ?
- 2'47'00 : Quel est ta vision du futur ?
- 2'50'00 : Un mot sur la collapsologie
Un entretien mené par Gaëtan Selle.