Collaborer ou mourir : la France n'a plus le choix. Avec Laurent Ozon pour Géopolitique profonde.


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04.05.2024

Face à une convergence de crises écologiques, géopolitiques et culturelles, Laurent Ozon présente une analyse puissante de la nécessité impérieuse pour la France de repenser ses stratégies de coopération et de survie, en misant sur l'écologie profonde et le localisme. C'est à partir de ses diverses expériences en tant que pompier militaire, entrepreneur et penseur écologique qu'il dénonce les méthodes de gestion politique exacerbant le stress sociétal, éloignant l'humanité de ses racines naturelles et de sa capacité à innover de manière organique.
Partant d'une critique de l'uniformisation culturelle provoquée par des siècles de centralisation et de politiques d'assimilation, Laurent Ozon explique que face à la globalisation et à ses impacts homogénéisants, la sauvegarde des cultures locales devient un acte de résistance essentiel.
Un entretien crucial pour ceux qui cherchent à comprendre les enjeux de notre époque et à participer activement à la redéfinition de notre futur collectif.

- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'01 : Critique de la politique actuelle
- 0'13'16 : Le stress vital et l'adaptation humaine
- 0'21'52 : L'homme augmenté et la technique
- 0'22'37 : La dépendance humaine aux prothèses
- 0'26'01 : Débats sur l'accélération technologique
- 0'32'00 : L'importance de l'intuition et de la culture
- 0'39'01 : Civilisation des Lumières et culture
- 0'44'10 : La collaboration face aux défis
- 0'45'02 : L'histoire de la nation française
- 0'47'30 : La destruction de la diversité culturelle
- 0'54'01 : Les enjeux actuels de la France et de l'Europe
- 1'05'56 : La coopération vs la nuisance réciproque
- 1'07'00 : Rôle de la culture et de l'histoire
- 1'10'02 : Localisme et responsabilité sociale
- 1'15'01 : Conservation et apprentissage du passé
- 1'18'18 : Économie et fiscalité
- 1'23'00 : Immigration et coopération sociale
- 1'27'33 : Coopération et civisme
- 1'30'05 : Remigration et développement
- 1'36'01 : Défis démographiques
- 1'39'43 : La guerre et ses conséquences
- 1'49'00 : Critique des élites
- 1'50'00 : Impact de l'immigration
- 1'51'14 : Conflit de civilisations
- 1'53'00 : Vision politique

Une émission menée par Nicolas Stoquer.

Michel Freitag : critique du naufrage de l'éducation dans le capitalisme cybernétique. Avec Gilles Gagné et Eric Martin au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.


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10.04.2024

Les problèmes se multiplient à tous les degrés du système d’éducation : est-ce un hasard ? Cela révèle plutôt ce que Hannah Arendt aurait appelé une "crise de l'éduction".
La pensée du sociologue et philosophe québécois Michel Freitag nous permet de situer cette crise dans le contexte plus large d'une mutation des sociétés postmodernes et de la globalisation capitaliste. Surtout, elle nous permet de réfléchir à nouveaux frais à ce que devraient être les finalités et la nature de nos institutions d'enseignement pour la suite du monde.

Plaidoyer pour un renouveau européen. Avec Martin Bernard sur Cercle Rousseau.


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25.04.2024

S'interroger sur l'avenir du continent européen n'a pas pour ambition de créer un nouvel impérialisme rivalisant avec ceux des autres grandes puissances, mais de susciter un nouvel espoir civilisationnel centré sur le respect et l'intégrité de la personne humaine et de la nature, ainsi que sur de nouvelles formes d'entraide et de spiritualité.
Cela ne signifie pas l'entretien d'une nostalgie envers la grandeur culturelle passée de l'Europe, comme le font trop de "conservateurs", mais la redécouverte de ce que signifie vraiment être européen.

Liberté et sociéte de contrainte. Avec Renaud Garcia pour l'Université Populaire de Marseille.


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28.11.2022

Les Calanques, c'est fini. Du moins en saison, pour les téméraires qui, par une inspiration spontanée, auraient aimé se rendre à Sugiton. Durant l’été, il fallait cette année se munir d'un sésame digital (le QR Code) décroché en suivant des procédures numériques, afin d'accéder à la nature. En 2023, l'expérimentation sera pérennisée sur une période plus longue, selon l'administration du Parc, mettant à profit ses partenariats avec les start up marseillaises de la "French Tech". C'était inéluctable. Dans l'histoire des technologies, rares sont les moments où le provisoire ne s'est pas mué en permanent. Mais l'on s'habitue à tout. Et puis, "si c'est pour protéger", c'est une bonne idée, disent nombre de randonneurs. Notamment ceux qui, alléchés par la carte postale et l' "attractivité" de notre territoire, ont pris le TGV pour "descendre" à Marseille.
Oui, les habitudes ont été vite prises, qui font bon marché de la spontanéité et de l'aléa, tant que des dispositifs technologiques permettent d'assurer la "protection" et de neutraliser ces irresponsables qui, par leur licence, mettent en péril l'intérêt général. Tel est l'un des argumentaires qui ont déchiré notre société pendant les deux dernières années, d'autant plus à partir de l'obligation vaccinale (dans certaines professions pour sûr, et par défaut afin, pour chacun, de ne pas voir son rayon d'action réduit à presque rien).
En ce sens, nous ne serons jamais quittes du Covid-19. Le prétendu "retour à la normale" peine à masquer le basculement dont la pandémie a été l’occasion : l'emballement de la société de contrainte. Laquelle ne se limite pas au contrôle ou à la surveillance, mais constitue un système de pilotage automatisé enserrant l'individu de telle sorte qu'il ne puisse que réagir, après coup, au fait accompli technologique. Demandez, pour des exemples ordinaires, aux usagers de la SNCF et de la Poste confrontés à la fermeture des guichets ou des bureaux, aux patients sommés de réserver leur "rendez-vous" médical par Doctolib, ou à tous ceux qui n'ont pas su comment s'opposer à la constitution de leur Espace Numérique de Santé.
Avant de penser, nous arpentons le monde vécu, théâtre de nos expériences familières. Le particulier d'abord, le général ensuite. Chacun peut enquêter là où il vit, autour de ce à quoi il tient, pour élucider en définitive la trajectoire globale de notre société. Ainsi, pour les amoureux de la nature et de la liberté, ce qui se révèle à travers l'accès machinal aux Calanques, c’est la logique du techno-capitalisme pour laquelle rien ne doit excéder la procédure autorisée. Cette logique s'oriente vers un état que certains bons esprits avaient pressenti dès avant la Seconde Guerre mondiale : le monde fini. C’est-à-dire achevé, totalement administré, semblable à une cage d'acier où nous autres, animaux imprévisibles, fonctionnerions comme des rouages. Chacun tournant à vide dans une aire délimitée, en échange de la sécurité du dispositif.
On n'en est pas là, diront les optimistes d'un ton railleur. Mais si nous avions interrogé les promeneurs calanquais il y a trois ou quatre ans, peut-être se seraient-ils récrié contre une atteinte insupportable à leur liberté. Se pourrait-il, une pandémie plus tard, que la liberté pèse trop lourd à beaucoup ? Dans un monde entraîné par la fuite en avant, on n'en est bientôt plus là.
S'ils devaient revenir parmi nous, les philosophes qui, à travers l’histoire, ont soutenu que l'homme est né libre et jaloux de sa "franchise", s'expliqueraient sans doute avec peine le moment malencontreux que nous traversons. Ils ne laisseraient pas de s’étonner que, sous les cryptogrammes des QR Codes, le goût de la liberté soit devenu obsolète. C'est à le sauver de l'oubli que la réflexion de Renaud Garcia est consacrée.

Quel est le statut des lois physiques ? Avec Etienne Klein à l'Institut Catholique de Paris.


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19.04.2023

Les lois physiques sont-elles solidaires de l'Univers ou résident-elles hors de lui ? Comment les électrons connaissent-ils les lois de l'électromagnétisme que nous, humains, devons étudier à l'école ? Sont-elles inscrites, depuis leurs apparitions, au fin fond de leur être ? Les ont-ils apprises par cœur ? Sont-ils capables de les décrypter de loin sur le grand tableau noir de l'Univers ? Obéissent-ils plutôt à des consignes qui proviendraient de l'extérieur du monde ? Ou encore entament-ils des négociations avec l'Univers pour déterminer ensemble le meilleur comportement pour des particules électriquement chargées ?
Plaisanterie mise à part, le statut des lois physiques demeure une authentique question métaphysique !

Les structures fondamentales des sociétés humaines. Avec Bernard Lahire chez Les Amis du Monde diplomatique à Aix-en-Provence.


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15.02.2024

Et si les sociétés humaines étaient structurées par quelques grandes propriétés de l'espèce et gouvernées par des lois générales ? Et si leurs trajectoires historiques pouvaient mieux se comprendre en les réinscrivant dans une longue histoire évolutive ?
En comparant les sociétés humaines à d'autres sociétés animales et en dégageant les propriétés centrales de l'espèce, parmi lesquelles figurent en bonne place la longue et totale dépendance de l'enfant humain à l'égard des adultes et la partition sexuée, ce sont quelques grandes énigmes anthropologiques qui se résolvent.
Le pari de Bernard Lahire est que seul un effort d'intégration des domaines du savoir aussi différents que la biologie évolutive, l'éthologie et l'écologie comportementale, la paléoanthropologie, la préhistoire, l'anthropologie, l'histoire et la sociologie, permet de comprendre la trajectoire des sociétés humaines par-delà leur diversité et d'augmenter la maîtrise qu'elles peuvent avoir de leur destin incertain.
Connaitre pour agir, bien sûr.

Comprendre l'époque. Avec Alain Soral sur Ondes De Chocs TV.


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02.2024

Publié 10 ans après Comprendre l'empire, Comprendre l'époque n'est pas un livre comme les autres. C'est une odyssée conceptuelle qui remonte au racine grecques de la raison et de l'égalité. Une longue épopée qui aboutie à travers une mathématisation du monde, à un dévoiement de l'égalité pour la mettre au service de l'inégalité.

Un entretien mené par Rachid Achachi.

Le soin des choses. Avec David Pontille et Jérôme Denis à la Librairie Ombres Blanches.


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23.11.2022

Qu'ont en commun une chaudière, une voiture, un panneau de signalétique, un smartphone, une cathédrale, une œuvre d'art, un satellite, un lave-linge, un pont, une horloge, un serveur informatique, le corps d'un illustre homme d'État, un tracteur ? Presque rien, si ce n'est qu'aucune de ces choses, petite ou grande, précieuse ou banale, ne perdure sans une forme d'entretien. Tout objet s'use, se dégrade, finit par se casser, voire par disparaître.
Pour autant, mesure-t-on bien l'importance de la maintenance ? Contrepoint de l'obsession contemporaine pour l'innovation, moins spectaculaire que l'acte singulier de la réparation, cet art délicat de faire durer les choses n'est que très rarement porté à notre attention.
Le travail de David Pontille et Jérôme Denis est une invitation à décentrer le regard en mettant au premier plan la maintenance et celles et ceux qui l'accomplissent. Ils décrivent les subtilités du "soin des choses" pour en souligner les enjeux éthiques et la portée politique. Parce que s'y cultive une attention sensible à la fragilité et que s'y invente au jour le jour une diplomatie matérielle qui résiste au rythme effréné de l'obsolescence programmée et de la surconsommation, la maintenance dessine les contours d'un monde à l'écart des prétentions de la toute-puissance des humains et de l'autonomie technologique. Un monde où se déploient des formes d'attachement aux choses bien moins triviales que l'on pourrait l'imaginer.