Sommes-nous en train de détruire la biodiversité sur Terre ? Avec Pierre-Henri Gouyon pour Science et Vie.


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12.2024

Qu’est-ce qui menace la biodiversité ? Pourquoi son effondrement pourrait-il bouleverser nos vies ? D'ailleurs : qu'est-ce que la biodiversité ? Et quel lien existe-t-il entre ces enjeux et les mécanismes de reproduction ?
Entre analyse des dangers qui pèsent sur la biodiversité et une réflexion sur la reproduction et ses implications, le biologiste français Pierre-Henri Gouyon explore ces thématiques essentielles aux interactions entre nature, science et société.

 - 0'00'00 : Introduction à la biodiversité et à ses menaces  
 - 0'03'43 : Définition biologique de la reproduction
 - 0'07'54 : La sélection naturelle
 - 0'12'01 : La reproduction sexuée
 - 0'15'51 : La parthénogenèse, une reproduction sans sexe
 - 0'20'05 : La parthénogenèse chez les animaux
 - 0'24'12 : Processus de reproduction des plantes  
 - 0'28'14 : L'importance des gènes dans la survie et la reproduction  
 - 0'32'10 : Les risques de la consanguinité et les maladies génétiques
 - 0'36'12 : Élimination des mauvais gènes
 - 0'40'06 : Diversité des sexes chez les plantes et les animaux  
 - 0'48'18 : Comprendre la biodiversité dynamique
 - 0'52'02 : L'importance des batraciens dans l'écosystème  
 - 0'55'44 : Impact des pesticides sur l'environnement et la santé
 - 0'59'34 : Effets de la perte de biodiversité
 - 1'03'11 : Accumulation des pesticides et déséquilibre écologique
 - 1'07'00 : Lobbies des cigarettes et la controverse scientifique
 - 1'11'06 : Impact dévastateur des pesticides sur la biomasse des insectes
 - 1'15'00 : L'impact de la perte de diversité agricole

Un entretien mené par Christophe Pauly.

L'empire numérique. Avec Jean Lassègue et Giuseppe Longo pour l'association Épokhè.


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20.10.2025

Pourquoi parler d'empire numérique ? Parce que les usages du numérique font désormais à ce point partie de notre environnement que nous n'avons plus le choix de les refuser, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Pourtant, nous savons encore peu de choses de la façon dont l'environnement numérique s'est progressivement imposé à nous parce que nous manquons du recul nécessaire.
Le travail de Jean Lassègue et Giuseppe Longo a, de ce point de vue, une double ambition : clarifier le concept de numérique et lui redonner sa profondeur historique en utilisant trois notions, celle d'écriture, de calcul et de machine.
Contrairement à ce que l'on suppose habituellement, les données numériques n'existent pas dans la nature mais elles sont le fruit d’une synthèse culturelle hardie qui s'inscrit dans une tendance millénaire. Aussi serons-nous peut-être surpris d'apprendre que le numérique entretient avec l'écriture alphabétique des liens profonds ou que le traitement numérique déstabilise des notions aussi capitales pour notre démocratie que celle de loi ou de souveraineté.
Mais nous apprenons aussi que mettre au jour les limites du concept de numérique permet de lui rendre pleinement justice et de devenir acteur des changements culturels qu'il induit.

Transhumanisme et sociéte : regards sociologiques critiques sur l'idéologie de l'humain augmenté. Avec Nicolas Le Devedec à l'Université du Québec à Montréal.


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19.04.2024

Le transhumanisme est un courant de pensée animé par l'ambition centrale d'augmenter, grâce aux nouvelles technologies, l'être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles en vue d'accéder ni plus ni moins qu'à un nouveau stade de l'évolution. Porté par une diversité d'acteurs (ingénieurs, entrepreneurs, philosophes, bioéthiciens, etc.) et appuyé par de grandes entreprises, le transhumanisme connaît aujourd'hui un rayonnement international en même temps qu'il nourrit de nombreux débats et controverses.
Faut-il condamner le transhumanisme au prétexte que la réalisation de ses idées mettrait en péril la nature même de l'être humain, comme le font valoir certains de ses opposants ? Faut-il au contraire envisager de l'encadrer en régulant les développements technologiques dont il se réclame, qui constituent aux yeux de beaucoup une révolution de toute façon inéluctable ? Et si le débat était ailleurs ?
À partir d'un regard sociologique critique, Nicolas Le Devedec invite à prendre du recul sur ce mouvement de pensée, en le resituant dans son contexte social et historique et en éclairant les enjeux sociaux, politiques et écologiques trop souvent invisibilisés qu'il soulève. 

Une conférence organisée par le Collectif Société.

Thermodynamique et évolution. Avec François Roddier pour l'Observatoire Midi-Pyrénées à Toulouse.


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19.09.2017

De Carnot à Clausius, la thermodynamique s'est d'abord développée à partir de deux principes fondamentaux. Avec Boltzman, et Gibbs, elle devient la mécanique statistique avant qu'en 1922, Alfred Lotka pressente l'existence d'un troisième principe.
A partir de 1960, Ilya Prigogine jette les bases de la thermodynamique hors équilibre : les phénomènes d'auto-organisation y apparaissent comme des processus de transition de phase. En 1987, Per Bak et ses collaborateurs introduisent le concept de criticalité auto-organisée. Enfin, en 2003, un biophysicien, Rodercik Dewar, propose une démonstration statistique du troisième principe qui sera ensuite reprise sous des formes plus rigoureuses.
Clausius considérait l'Univers comme fermé et isolé. La thermodynamique nous dit qu'il doit alors tendre vers un équilibre d'entropie maximale. La découverte de l'expansion de l'Univers nous montre que l'Univers évolue et l'on sait aujourd'hui que cette expansion s'accélère. L'Univers est donc hors équilibre : il s'auto-organise.
Ces acquis nous permettent d'interpréter l'évolution comme des cycles de Carnot autour d'un point critique, conduisant ainsi à l'idée que, sur Terre, la vie a pu s'organiser autour du point critique de l'eau.

Un impératif cosmique d'explorer la galaxie. Avec Rudolph Bierent pour le podcast The Flares.


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09.2019

L'humanité doit aller dans l’espace, comme les poissons ont dû sortir hors de l’eau. Dans un passé très reculé, cet impératif fut exprimé par un discours religieux. À l'aube du XIXe siècle, alors que la connaissance scientifique et les moyens techniques explosent, cet impératif n'est plus seulement prophétique, mais exige une réalisation ici et maintenant. C’est tout du moins ce que certains intellectuels pensèrent dans la Russie tsariste. Enjeux religieux, politiques et techniques se croisent sur ce territoire, qui hésite encore entre l'industrialisme occidental et la recherche d'une voie propre, eurasiatique.
Avec Rudolph Bierent, nous nous plongeons dans les enjeux religieux, politique et techniques de la Russie tsariste et son avant-garde cosmiste ! 

 - 0'05'15 : Qu’est-ce que la philosophie cosmiste ?
 - 0'13'00 : Pourquoi ce courant de pensée est-il né en Russie ?
 - 0'18'00 : Pourquoi avons nous un impératif cosmique ?
 - 0'25'00 : Les racines Zoroastriennes dans le cosmisme
 - 0'31'30 : Allons nous exploiter et polluer les autres planetes colonisées
 - 0'45'40 : Que signifie la fraternité planétaire dont parle le cosmisme ?
 - 1'13'00 : Quelles sont les étapes du cosmismes ?
 - 1'22'00 : Est ce que le cosmisme se rapproche du transhumanisme sur certains points ?
 - 2'14'00 : Que reste-t-il du cosmisme original du XIXe aujourd'hui en Russie ?
 - 2'25'00 : Quel futur pour l'exploration spatiale ?
 - 2'47'00 : Quel est ta vision du futur ?
 - 2'50'00 : Un mot sur la collapsologie

Un entretien mené par Gaëtan Selle.

Le techno-optimisme : Arnaud Dauphin répond aux questions de Lino Vertigo.


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05.08.2024

Le rapport de l'homme à la technique est ambivalent : il oscille constamment entre un techno-optimisme rarement assumé et un techno-pessimisme souvent prompt à ressurgir lors des périodes de crises ou d'incertitudes quant à l'avenir. 
Plus fondamentalement, Arnaud Dauphin s'interroge sur notre rapport face à l'innovation, depuis les révoltes ludites jusqu'aux débats contemporains sur l'intelligence artificielle et la géoingénierie. Il souligne l'importance de l'Occident comme berceau du progrès technologique, tout en critiquant les mouvements anti-progrès comme le marxisme (dans certaines variantes) ou l'écologisme radical, qu'il juge contre-productifs. Il est également important d'examiner la question sous l'angle des dynamiques géopolitiques, notamment la montée en puissance de la Chine et les défis posés par les régimes non-démocratiques.
Une chose est certaine : les enjeux du XXIe siècle nécessitent de penser et de prendre position quant à la question technique.

La thermodynamique de l'évolution : du Big Bang aux sciences humaines. Avec François Roddier à l'Institut d'astrophysique de Paris.


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05.10.2010

L'astrophysicien François Roddier adresse un message aux générations actuelles et futures : l'Histoire montre que chaque fois qu'une société est en crise, elle cherche des coupables et désigne des boucs émissaires. Sachons désigner le vrai coupable : les lois de la mécanique statistique contre lesquelles nous sommes individuellement impuissants.
Howard Bloom parle d'un principe de Lucifer sans savoir qu'il s’agit des principes fondamentaux de la thermodynamique. Nos souffrances sont dues à l'entropie liée à notre méconnaissance des lois de l'univers. Lorsque ces lois seront universellement reconnues et comprises, cette entropie aura été évacuée. L'humanité sera enfin capable de prendre en charge son destin et d'atténuer ses souffrances.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'13'07 : Les lois de la thermodynamique
 - 0'37'10 : L'évolution de l'Univers
 - 0'47'52 : L'évolution darwinienne
 - 0'59'32 : L'évolution de l'humanité
 - 1'23'11 : Questions

Reconfiguration du monde. Avec Anthony Cobalt, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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11.2025

Aujourd'hui, quels sont les bouleversements démographiques et technologiques qui agitent notre monde ? La dynamique politique de fragmentation-centralisation permet-elle de comprendre la trajectoire de la modernité ? Vit-on à l'ombre de la potentielle singularité technologique ?
À travers une analyse historique et prospective, les intervenants dissèquent l'évolution des États, des monarchies médiévales aux régimes modernes, en passant par les mécanismes de pouvoir et les défis démographiques. Ils interrogent l'impact des technologies sur la liberté, la natalité et l'avenir des civilisations - notamment occidentale.
Entre projections futuristes et critiques acerbes du présent, une invitation à repenser les fondements de nos sociétés en explorant la décentralisation comme remède aux excès de la centralisation, les modèles politiques alternatifs (comme les network states), ou encore les dilemmes éthiques de l'accélération technologique.