Le projet Ars Industrialis. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


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06.2016

C'est à l'initiative de Bernard Stiegler que l'association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 en se présentant alors comme une "Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit".
Car à notre époque, la vie de l'esprit, selon les mots d'Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des industries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteur peut être défini comme celui des technologies de l’esprit.
À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c'est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposition centrale de former une écologie industrielle de l'esprit.
Retour sur la trajectoire et la dynamique Ars industrialis en compagnie de Bernard Stiegler et des nombreuses personnes qui se sont agrégées au projet.

Pour tordre le cou au prétendu darwinisme social. Avec Patrick Tort à la Librairie Tropiques.


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24.05.2012

On connaît mal encore les théories et les textes de Darwin sur l'évolution biologique et humaine. Trop souvent, on accuse le savant britannique d'être responsable des dérives inégalitaires -eugénistes, racistes ou néo-malthusiennes- du principe de sélection naturelle.
Patrick Tort, en s'appuyant sur le texte essentiel et trop peu lu qu'est La Filiation de l'homme, nous montre comment la majorité des idées de Charles Darwin ont été déformées et récupérées dans une optique politique.
Revenant au texte, il explique les conséquences scientifiques et idéologiques de la théorie sélective et propose un résumé de l'état présent de la recherche sur l'évolution.

Théorie du sacrifice. Avec Patrick Tort à la Librairie Tropiques.


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2017

Alors que le sacrifice paraît ne plus poser aux anthropologues de questions démesurément complexes, le sacrifice de soi demeure un mystère. Darwin lecteur de Kant y reconnaît avec ce dernier la forme la plus élevée de la vie morale. Cela le conduit par conséquent -ce qui eût révolté Kant et toute la philosophie- à explorer en naturaliste les manifestations de ses ébauches animales.
La propension auto-sacrificielle est indissociable du choix d'objet. Séduire expose, et qui s'expose se nuit. L'érotisme condamne à l'héroïsme, qui peut être indifféremment récompensé ou puni. La beauté de certains oiseaux mâles à l'époque des parades s'accompagne inévitablement d'un risque de mort sensiblement accru. Mais plus grand est le risque, plus forte aussi est la séduction. Le développement quasi hypertélique des bois du cerf accroît ses chances de conquête sexuelle et diminue simultanément ses chances de survie. Symétriquement, le "sentiment de la beauté" est né chez les femelles lorsque les indices ostensibles de la force des mâles ont commencé à exprimer plus que leur force réelle, en devenant des signes avantageux de cette force, au prix d'un affaiblissement certain, dissimulé sous l'affichage hyperbolique de son contraire.
En montrant comment la force apparente devient plus forte que la force réelle, ou comment les charmes l'emportent sur les armes, Darwin indique en vérité ce qu'est, pour un naturaliste, l'origine du symbolique dans le champ délicat de la compétition amoureuse. Simultanément, il désigne l'origine du mensonge spécial par lequel tel mâle se rend irrésistible en se couvrant d'accessoires susceptibles de le conduire à la mort, et en s'annonçant de la sorte plus fort qu'il ne l'est. Celui qui recherche l'alliance doit se montrer ainsi disposé à mourir.
Le "don de soi" que l'éthique du christianisme place au fondement de l'autosacrifice du Christ peut-il dès lors être sans rapport avec ces modalités primitives de l'alliance ? Le scénario freudien de la "horde primitive", qualifié à tort de "darwinien", où le meurtre politique du père précède et engage le renoncement pulsionnel des fils inventant l'égalité à travers l'institution communautaire de l auto-sacrifice, permet-il d'esquisser une réponse à la grande question de l'origine de la morale ?
En juxtaposant d'une manière subtilement sacrilège le risque couru à travers l'oubli de soi lié aux paradoxes amoureux du monde animal et l'horizon moral kantien de l'auto sacrifice volontaire, Darwin aide d'une manière décisive à concevoir cette réponse.

Y a-t-il un rationalisme à la française ? Avec Jean-Marie Chevalier au Collège de France.


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28.05.2013

Le rationalisme "à la française" a des parfums de positivisme suranné, ou tendrait du moins à évoquer davantage les noms de Lachelier, Fouillée ou Renouvier que de philosophes contemporains.
Raison, rationalisme et rationalité sont pourtant des notions revendiquées dans une certaine mesure par des penseurs aussi divers que Jules Vuillemin, Gilles Granger et Jacques Bouveresse. Mais leurs œuvres correspondent à des usages de la philosophie fort différents : tandis que Vuillemin évalue chaque système par sa force interne, Granger comprend la philosophie comme connaissance, et Bouveresse comme critique et thérapie.
L'appel à la raison suffit-il à donner cohérence et unité à ces approches ? Le rationalisme français est-il autre chose qu'une fiction obsidionale ?

À quoi rêvent les algorithmes ? Nos vies à l'heure des big data. Avec Dominique Cardon à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques.


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07.01.2016

Le propos de Dominique Cardon est d'éclairer les enjeux sociaux, éthiques et politiques qui accompagnent le développement du calcul algorithmique. Il prête attention au principal foyer des bouleversements en cours : celui des données numériques et, plus spécifiquement, du classement de l'information sur le web. Sa conviction est que, face au déploiement de la société des calculs, il est nécessaire d'encourager la diffusion d'une culture statistique vers un public beaucoup plus large que celui des seuls spécialistes.
Dominique Cardon vient nous aider à comprendre la logique des algorithmes, les valeurs et le type de société qu'ils promeuvent afin de donner à chacun les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.

Drôles d'écritures ! Avec Clarisse Herrenschmidt à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.


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14.11.2007

Nous écrivons les langues naturelles depuis 5000 ans, environ, dans le continuum sémiologique qui va de l’Iran de l’Ouest, de la Mésopotamie et de l’Égypte à la Méditerranée orientale, à l’Europe continentale et ses extensions aujourd’hui mondiales.
Nous frappons monnaie depuis environ 600 ans avant notre ère et jusqu’au 15 août 1971 le dollar fut convertible en or et les devises européennes rattachées au dollar.
Depuis quelque temps, nous écrivons avec un ordinateur : une machine qui compte et calcule.
Il existe une histoire des signes d'écriture qui met en relation ces modes d'écrire. Écrire les langues, écrire les nombres sur les monnaies, écrire avec une machine qui contient du langage en elle : voilà ce que Clarisse Herrenschmidt se propose de nous raconter.

La méditerranée en partage. Avec Jean-François Mattéi et Yves Paccalet au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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06.10.2009

La Méditerranée, notre Mer, la Thalassa des Grecs, la Mare nostrum des Latins, berceau de nos civilisations et de nos cultures.
Aucune des civilisations qui entourent la Méditerranée ne fut et n’est étrangère aux autres. Nous autres Méditerranéens avons un horizon commun et sans doute, un projet à imaginer ensemble !
Pour aborder cette thématique, deux amoureux de la Méditerranée, et par là même, attentifs et inquiets.

 1. L’héritage de la Grèce, par Jean-François Mattéi.
Dans un souci de comprendre la crise du monde occidental, Jean-François Mattéï interroge la culture commune à tout l’espace méditerranéen : la Grèce.
L’oubli de la notion de mesure, chère aux Grecs, ne serait-il pas un des facteurs de cette crise ?

 2. La quête de l'Atlantide, par Yves Paccalet.
En cherchant cette île engloutie dont il rêve depuis son enfance, Yves Paccalet plonge (dans tous les sens du terme) dans cette Méditerranée qui reste une merveille du monde et dont dépend notre avenir.
Et si la légende de l’Atlantide, née sous la plume de Platon, devenait le cauchemar de notre futur ?

Histoire des théories biologiques. Avec André Pichot à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.


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11.03.2004

André Pichot, historien des sciences, articule dans cette conférence les trois grandes théories du vivant ayant cours depuis le XVIIe siècle : les théories mécanistes (l'animal-machine de Descartes), chimiques (Van Helmont) et historiques (Lamarck).
Cette approche donne un vision panoramique permettant d'éclaircir la philosophie sous-tendant les sciences biologiques actuelles.