Technique et christianisme. Avec Jacques Ellul sur Radio Canada.


(0)
249 Vues
0 commentaire
01.01.1980

L'un des penseurs chrétiens les plus importants du XXe siècle nous parle du devenir de notre "société technicienne" moderne, qui peut se définir par une recherche constante d'efficacité où les moyens prennent le pas sur les fins.
En seconde partie, c'est le sujet du christianisme qui est abordé : la foi chrétienne doit -ou devrait- nous offrir un axe de résistance possible contre le déchaînement technicien et la perte de sens qui est son corollaire.

Émission "Rencontres", animée par Marcel Brisebois.

La Technique et le Temps. Avec Bernard Stiegler au Plessis Théâtre à Tours.


(0)
281 Vues
0 commentaire
03.2006

Bernard Stiegler nous invite, dans cet entretien en 5 parties, à penser l’articulation entre la politique, le désir et la technique.

Partie I
Pour cette première partie, il revient sur le cœur de sa pensée, ce qui constitue pour lui l'impensé de l’histoire de la philosophie : la question de la technique comme participant de et à la constitution de l’homme. Il nous invite à un voyage au temps des présocratiques et des sophistes où, pour la première fois, la technique fut pensée comme potentiellement nuisible. Depuis la naissance de la métaphysique jusqu’au XVIIIe, la technique a principalement été pensée comme illusion. Depuis la première révolution industrielle jusqu’à nous, une accélération techno-logique prodigieuse s’est opérée. Au XXe, la technique est devenue synonyme de destruction, et l’humanité semble face à une impasse. Puis, il aborde le problème de la consommation devenue essentiellement souffrance. Le capitalisme est passé de la problématique de la "baisse tendancielle du taux de profit" à celle de l’adoption permanente de nouveaux objets de consommation. Ainsi le marché qu’exploite aujourd’hui le capitalisme est celui des consciences, par la captation de la libido vers les objets de consommation. Cet état de fait conduirait non seulement à un épuisement du désir, mais aussi à une destruction de ce que Stiegler nomme le narcissisme primordial.

Partie II
Bernard Stiegler développe ensuite son idée de la destruction du narcissisme primordial à travers trois évènements pour lui symptomatique d’une grande catastrophe : Le 11 septembre 2001, destruction du World Trade Center ; le 21 avril 2002, ascension de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle ; le 26 mars 2002, assassina par Richard Durn de 8 conseillers municipaux à Nanterre. Il existerait aujourd’hui un désamour de l’humanité pour elle-même. Il faut se ressaisir et opérer une nouvelle critique du capitalisme. Bernard Stiegler revient sur les concepts Freudien de libido et de sublimation, laquelle est impossible sans singularité. Or, le capitalisme vise aujourd’hui la synchronisation globale et la destruction de toute singularité au profit de particularisme exploitable commercialement. En outre ce système désastreux exploiterait de véritable phénomènes d’addictions aux objets de consommation, ainsi qu’aux objets temporels que sont par exemple les programmes télévisuel. Cet état des lieux n’est pas une fatalité nous dit le philosophe. Il convient avant tout d’inventer de nouveaux modèles industriel. D’autres initiatives sont également à mettre en œuvre, comme le développement de communautés de praticiens et non d’usagers.

Partie III
La conférence proprement dite : que signifie aimer ? Bernard Stiegler développe sont point de vue en revenant sur un fait divers, celui des parents Cartier qui tentèrent d’assassiner leur enfants pour qu’ils accèdent à un monde meilleur. Si le jugement de ces parents a bien eu lieu, un autre jugement aussi important devrait avoir lieu :  celui d’une organisation sociale infanticide qui favorise de tels comportements. Car ces parents étaient devenu esclaves d’un système marchand qui leur avait fait croire qu’aimer c’est acheter alors que plus ils achetaient moins ils aimaient. Pour le philosophe, ces personnes étaient intoxiqués et la désintoxication est une question éminemment politique. Il revient alors sur la destruction du désir, la dés-individuation, la misère symbolique et spirituel régnante, autant de symptômes d’une société hyper-industrielle qui se détruit elle-même. Il aborde également le problème des enfants turbulents, aussi appelé "enfants hyperactifs" qui souffrent de trouble de l’attention et auxquels ont prescrit des camisoles chimiques afin de les rendre plus docile et obéissants. Ces enfants, ces "délinquants en puissances" que le Président de la République propose de détecter et de ficher dès l’âge de 3 ans, pour lesquels l’Inserm propose une chimiothérapie, ces enfants, ont simplement besoin d’un peu d’attention, nous dit Bernard Stiegler.

Partie IV
Dans cette seconde partie de la conférence, Bernard Stiegler aborde la question du Théâtre. Question surdéterminée par la technique nous dit-il et notamment par celle de l’écriture. Dans l’antiquité, avec le théâtre, apparaît le public et le citoyen. Le théâtre interroge l’espace sacré, profane ainsi que le devenir et il participe à l’individuation psychique et collective. Pour Bernard Stiegler le théâtre est un culte et non un rituel. Il aborde alors la différence qu’il fait entre le plan des subsistances, le plan des existences et le plan des consistances. C’est au niveau des consistances que se joue le désir.

Partie V
Jeu des questions/réponses avec le public.

La méditerranée en partage. Avec Jean-François Mattéï et Yves Paccalet au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


(0)
225 Vues
0 commentaire
06.10.2009

La Méditerranée, notre Mer, la Thalassa des Grecs, la Mare nostrum des Latins, berceau de nos civilisations et de nos cultures.
Aucune des civilisations qui entourent la Méditerranée ne fut et n’est étrangère aux autres. Nous autres Méditerranéens avons un horizon commun et sans doute, un projet à imaginer ensemble !
Pour aborder cette thématique, deux amoureux de la Méditerranée, et par là même, attentifs et inquiets.

 1. L’héritage de la Grèce, par Jean-François Mattéï.
Dans un souci de comprendre la crise du monde occidental, Jean-François Mattéï interroge la culture commune à tout l’espace méditerranéen : la Grèce.
L’oubli de la notion de mesure, chère aux Grecs, ne serait-il pas un des facteurs de cette crise ?

 2. La quête de l'Atlantide, par Yves Paccalet.
En cherchant cette île engloutie dont il rêve depuis son enfance, Yves Paccalet plonge (dans tous les sens du terme) dans cette Méditerranée qui reste une merveille du monde et dont dépend notre avenir.
Et si la légende de l’Atlantide, née sous la plume de Platon, devenait le cauchemar de notre futur ?

L'emploi à tout prix ? Débat entre Bernard Stiegler et Bernard Friot pour l'Institut Européen du Salariat.


(0)
295 Vues
0 commentaire
07.03.2016

Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux.
Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher "à tout prix". De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable.
On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi "à tout prix". Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à "vendre" de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?

Le sujet contemporain entre fétichisme de la marchandise et pulsion de mort. Séminaire d'Anselm Jappe au Collège international de philosophie.


(0)
1114 Vues
0 commentaire
2015

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise". Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure. Y a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ?
En quoi l’inconscient explique-t-il l’omniprésence de formes fétichistes de socialisation tout au long de l’histoire ? Peut-on imaginer un dépassement du "malaise dans la civilisation" en rompant avec le travail, la famille patriarcale et les structures autoritaires, comme le proposait Herbert Marcuse, ou risquet-on de cette manière de remplacer les formes œdipiennes-autoritaires par des formes narcissiques et "liquides" qui ne nous rapprochent pas davantage de l’émancipation ? Vaut-il alors mieux se référer à Christopher Lasch et juger les différentes cultures sur leur capacité d’apporter des solutions "évolutives" – plutôt que "régressives" – à l’angoisse originaire de la séparation et à d’autres données inconscientes ? En quoi cette approche permet-elle de critiquer efficacement de nombreux traits de la société contemporaine "liquide" ? Le sujet narcissique contemporain constitue-t-il une rupture avec le sujet "classique", "fort", "œdipien", ou en est-il plutôt la continuation ? Et quel est le lien entre néo-libéralisme économique et diffusion de comportements narcissiques, en tant qu’exaspération de la mentalité de concurrence ? Faut-il revenir au sujet "autonome", "kantien", et à l’État régulateur ? Est-ce souhaitable ?
Dans ce séminaire, qui fait suite aux cours déjà proférés à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Anselm Jappe approfondira le lien entre la théorie freudienne et la critique du fétichisme de la marchandise. L’arrière-plan théorique est constitué par la "critique de la valeur", un courant international de critique sociale basé sur une relecture original de l’œuvre de Marx. Elle fut élaborée notamment par Robert Kurz en Allemagne et Moishe Postone aux États-Unis.

S'affranchir des automatismes. Avec Bernard Stiegler et Frédéric Kaplan à la Cité des sciences.


(0)
284 Vues
0 commentaire
08.12.2015

L'invention technique est au fondement même de l'humanité. L'homme se dote d'organes artificiels, aujourd'hui numériques, et acquiert de nouveaux automatismes.
Mais pour continuer à créer -et donc à penser- il est indispensable de préserver une capacité à bifurquer, à prendre une décision, à sortir du cadre institué.
Le philosophe Bernard Stiegler, le comédien Denis Podalydès et le technologue du digital Frédéric Kaplan reviennent sur ces thématiques en insistant sur les mutations du travail engendrés par les progrès du numérique.

Une conférence du cycle "Fabuleuses mutations".

Oubliées, les énergies alternatives ? Avec François Jarrige à la Cité des sciences.


(0)
245 Vues
0 commentaire
03.05.2016

Le XIXe siècle européen sacre le triomphe du charbon, puis du pétrole. Or le "choix du feu" l’a emporté lentement sur d’autres moyens d’accroître la force de l’humanité.
L’exploration des expériences énergétiques oubliées se révèle indispensable pour affronter les défis énergétiques du futur.

Une conférence du cycle "Modernité en crise".

Logos philosophique, logique managériale. Avec Olivier Rey à l'Institut d'Administration des Entreprises de Metz.


(0)
310 Vues
0 commentaire
10.05.2016

Le mathématicien et philosophe Olivier Rey, dans un dialogue avec l'ouvrage de Baptiste Rappin Heidegger et la question du Management, s'interroge sur la dynamique qui transporta le monde européen du questionnement philosophique classique au règne du management.

Conférence inaugurale du 4e congrès "Philosophie(s) du Management" organisé par la Société de Philosophie des Sciences de Gestion.