Le racisme scientifique au XIXe siècle. Avec Alain Froment au Musée de l'Homme.


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10.04.2016

C'est en revenant sur la consitution de l'anthropologie comme discipline scientifique au XIXe siècle qu'Alain Froment veut nous faire comprendre les mécanismes qui ont conduit à la construction du racisme scientifique, foudement et légitimation de bon nombre d'entreprises coloniales et eugénistes.
Le recul que nous avons aujourd'hui doit nous permettre de déconstruire les bases du raisonnement raciste tout en expliquant l'état des connaissances scientifiques sur la diversité dans l'espèce humaine.

Les réalités religieuses. Avec Régis Debray sur France Culture.


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07.2016

Les religions ? Elles sont censées nous raconter des blagues : elles recouvrent de rudes vérités. Et si l’opium du peuple n’était pas là où l’on pensait ? Et si il y avait, dans ce qui s’appelle histoire des vérités-mirages, et dans ce qui s’appelle religion, un mentir-vrai ?
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

Des nombres peuvent-ils dire le monde ? Avec Olivier Rey chez Etienne Klein sur France Culture.


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07.01.2017

Une mesure, de quelque nature qu’elle soit et à quelque objet qu’elle s’applique, aboutit toujours à des nombres. Dès lors, simple relation de cause à effet, à mesure que les mesures se font plus nombreuses, les nombres se font toujours plus envahissants. Ils engendrent quotidiennement des myriades de courbes et de graphiques, ils se déguisent en indices, en pourcentages, en taux, et ils alimentent à haute cadence toutes sortes de statistiques. Cet empire ou cette emprise du nombre est un fait, et même un "fait social total", eut dit Marcel Mauss : les statistiques règnent désormais sur la société, régentent les institutions, colonisent la politique et affectent la vie sociale sous tous ses aspects.
Une entité aussi dépouillée qu’un nombre serait-elle capable d’emporter avec soi, comme dans un filet, quelque chose de la substance dont il est issu ? À première vue, la "nombrification" du monde semble plutôt pulvériser le réel pour ne plus nous laisser que la cendre des chiffres. Mais ne devrions-nous pas plutôt lire la situation dans l’autre sens, c’est-à-dire considérer que c’est notre façon d’habiter le monde qui l’a transformé en un simple reflet de la statistique ?
Retour sur la question avec Olivier Rey, mathématicien et philosophe, et son dernier essai Quand le monde s'est fait nombre (Stock).

Emission "La conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

L'humain à nouveau améliorable. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de Genève.


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11.11.2016

Il y a environ quinze ans, le monde apprenait l’achèvement du séquençage complet de l’ADN d’un génome humain. Des débats enflammés, parfois à caractère religieux, se sont alors répandus dans les médias autour des conséquences possibles de cette avancée scientifique et notamment sur les avantages et les risques liés aux modifications génétiques, en particulier chez l’être humain. La situation s’est aujourd’hui apaisée. Le débat éthique a porté ses fruits et les connaissances techniques et scientifiques se sont propagées.
Dans ce contexte, le philosophe Peter Sloterdijk voit en la recherche génomique, liée à l’humain, des chemins prometteurs menant à l’optimisation des conditions de la vie humaine. Pour lui, l’esprit utopique trouve aujourd’hui dans la recherche scientifique un nouveau lieu d’expression.

Une conférence qui se tient durant le 17e Colloque Wright.

Quand le monde s'est fait nombre. Avec Olivier Rey à la Bibliothèque nationale de France.


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03.12.2016

Dans son dernier livre, Quand le monde s'est fait nombre (Stock, 2016), Olivier Rey (mathématicien et philosophe​, chargé de recherche au CNRS​) s'intéresse au symptôme que constitue le déferlement des statistiques.
Moyen au service d'une mesure du monde, ​ces dernières sont devenues une fin en soi. C'est parce que nous nous accrochons ​furieusement ​à nos différences que ​nous les avons fait disparaître.
Nous sommes ainsi devenus la proie du nombre. Le règne des statistiques ne nous a pas été imposé, il est le fruit de notre individualisme​, ou​ le tyran que nous nous sommes choisi.

Les réseaux sociaux. Avec Alain Soral pour Ni pute ni chômeur !


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12.2016

Dans ce 7e épisode de l'émission, Alain Soral est interrogé sur la thématique des réseaux sociaux.
L’évolution d’un monde qui se digitalise et les nouvelles habitudes de consommation sont ici commentées.
Quel est l’impact d’Internet et du web communautaire sur l’être humain, l’entreprise et la politique ?

Tous des esclaves volontaires du techno-pouvoir. Avec François Jarrige et Eric Sadin sur la RTS.


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30.09.2015

Le mouvement de numérisation à l'œuvre depuis une trentaine d'années gagne aujourd'hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l'extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s'érigeant comme l'instance primordiale de l'intelligibilité du réel.
Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d'algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés.
Éric Sadin et François Jarrige dévoilent les impensés, analysent les processus en cours et dressent une cartographie détaillée des forces à l'œuvre. Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels.

Émission "Babylone", animée par Miruna Coca Cozma et Nancy Ypsilantis.

Le capitalocène, la dynamique environnementale du capitalisme et son histoire. Avec Anselm Jappe et Armel Campagne au café-restaurant Le Lieu-dit à Paris.


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08.06.2013

Nous sommes entrés dans "l’Anthropocène", nous serions collectivement, en tant qu’espèce humaine, responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.
Peut-on vraiment incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un "bon Anthropocène" techno-scientifique et à un capitalisme "vert" ?
Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore, John Bellamy Foster et des auteurs issus du courant dit de "critique de la valeur", d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de "l’Anthropocène" et du capitalisme ?
C’est cette hypothèse que développent Anselm Jappe et Armel Campagne.