Qui était Eric Arthur Blair alias George Orwell ? Avec Jean-Jacques Rosat et Bernard Hoepffner sur Radio Libertaire.


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2015

À l'occasion de la sortie du livre Une vie en lettres, correspondance (1903-1950) (Agone, 2014) rassemblant 268 lettres de George Orwell et 35 de son entourage, pour la plupart inédites en français, deux émissions sont consacrées à cet écrivain emblématique.
La première d'entre elles est consacrée à sa vie tandis que la seconde est dédiée à sa pensée politique, en compagnie de Bernard Hœpffner, le traducteur du recueil, et de Jean-Jacques Rosat, maître de conférences en philosophie au Collège de France et directeur de la collection Banc d'essais qui présente cette "véritable autobiographie épistolaire".

Émission "Les amis d'Orwell".

Le nihilisme en art et en littérature. Avec Gérard Conio sur Radio Courtoisie.


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13.06.2019

Professeur émérite, Gérard Conio est spécialiste de littérature russe. Ses inlassables efforts de traduction, d'édition et son implication dans l'organisation de nombreuses expositions ont permit au public francophone de mieux comprendre la production artistique et littéraire en Russie et sous le régime soviétique, notamment le mouvement nihiliste qui joua un grand rôle dans l'évolution intellectuelle de ce pays.

Émission du "Libre Journal d'Aude de Kerros".

Panaït Istrati (1884-1935). Avec Georges Ribemont-Dessaignes sur France Culture.


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27.09.1961

Routard céleste, éternel insoumis et conteur irrésistible, né à Braïla en 1884 et mort à Bucarest en 1935, Panaït Istrati fut un voyageur d'exception et demeure un compagnon de route envoûtant.
Par son sens de la camaraderie, ses passions éclatantes et sa révolte organique contre toute forme d'oppression, sa vie et son oeuvre - du Danube à la France et du Liban à l'URSS en passant par la Suisse, des Chardons du Baragan à Nerrantsoula sans oublier Kyra Kyralina - chantent son amour profond pour une humanité frappée par la misère.
Rêveur insatiable de nouveaux horizons, Istrati avait pour bagage la littérature et pour flamme l'amitié vagabonde.

Émission "Anthologie étrangère", réalisée par Georges Gravier.

Origine et Poétique. Avec George Steiner au Collège de France.


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1992

Quelle est l'origine de l'oeuvre d'art ? Et pourquoi ajouter des oeuvres d'art à la pléthore de beauté, d'invention, d'humour qu'offre le monde tel qu'il est ? La réflexion de George Steiner renouvelle la philosophie des valeurs en interrogeant les arts, c'est-à-dire ce qui met les valeurs à l'épreuve de la manière la plus immédiate.
Sous le double signe de la pensée pure et de l'approche critique sont interrogés les théories philosophiques de la création esthétique, de Platon et Aristote à Saint-Augustin, Nietzsche et Heidegger et les témoignages des artistes eux-mêmes.

Autour de Chesterton. Avec François Rivière sur France Culture.


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30.05.2015

Monument de bonhommie bachique et de prophétisme halluciné, l' "hénaurme" Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), alias GKC, est une légende des lettres et du journalisme anglais. Créateur du mythique "Father Brown", il est une des plumes tutélaires du "crime novel" anglo-saxon, figure atypique du catholicisme britannique.
On lui doit aussi quelques hagiographies poétiques et méditations théologiques hors norme, virtuose de la narration en roue libre et du romanesque rhapsodique, certains de ses romans, tels La Sphère et la Croix ou L'Auberge volante, restent comme des chef-d'oeuvre délirants, égaux de ceux d'un Lawrence Sterne ou d'un Lewis Carroll
Familier de toujours des écrits chestertoniens, François Rivière lui consacre, aux éditions Rivages, un portrait biographique étincelant.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

Voltaire antisémite. Avec Félix Niesche sur ERFM.


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01.09.2019

"C'en était fait de l'idylle entre François-Marie Arouet et moi : Adieu Zadig, adieu Candide, adieu Micromegas ! Mon ancienne admiration je l'assigne à résidence en mes plus noirs souterrains, chargée de fers. Les ricanements squelettiques venus du tréfonds de mes oubliettes me laisseront de marbre. Je resterai inflexible sur ma plus haute tour de guet antisémite. Au loin, de sombres lueurs rougeoient les murs du château de Ferney, comme s'il était un Four crématoire champêtre, du sang suinte de ses murs sous les doigts crochus du lierre, le Zyclon sue par ses fentes et ses fissures, et les bougies des grands candélabres que l'on aperçoit l'été par les croisées ouvertes, exsudent une abjecte odeur de suif."
Telle sera la condamnation sans appel que la Révélation de l'antisémitisme de Voltaire fera prononcer par Félix Niesche qui, naguère encore, louait l'élégance, la finesse et l'ironie d'une œuvre qu'il jugeait irremplaçable pour combattre l'imbécilité, la platitude, la vulgarité irrationnelle de nos temps. Mais l'antisémitisme de Voltaire passe la mesure !
La plupart de ses œuvres en sont remplies, le Dictionnaire philosophique croule littéralement sous un flot d'antisémitisme continu. Voltaire n'est pas un peu antijuif sur les bords, antijudaïque par-dessus le marché, mais il est ontologiquement, radicalement antisémite, au sens moderne du mot. Dans l'Essai sur les mœurs, il déplore que les Juifs "furent punis, mais moins qu'ils ne le méritaient, puisqu'ils subsistent encore". Donc un authentique regret qu'il n'y eût point une Shoah avant la lettre.
C’est ce Voltaire interdit que nous découvrons ici.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

"La littérature est un territoire où l'on cherche sa propre identité". Avec Claudio Magris sur France Culture.


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28.10.2017

Claudio Magris est romancier, essayiste, traducteur de Kleist, Schnitzler et Büchner, voyageur érudit, dans le temps et dans l'espace, éditorialiste, aussi, au Corriere della Sera, primé dans tous les pays : Prix Strega, le Goncourt italien, en 1997, Prix prince des Asturies en 2004, Prix de la paix des libraires allemands en 2009...
Les français l'ont découvert, et aimé, avec Danube, journal sentimental, essai nourri de fictions où il suivait l'histoire et les mythes charriés par le grand fleuve, de la Forêt-Noire à la mer Noire. Il est aussi l'auteur d'une œuvre protéiforme où l'on trouve des romans comme Enquête sur un sabre ou A l'aveugle, et des essais comme Microcosme, qui font de lui l'une des figures majeures de la culture italienne et de l'humanisme européen.
Claudio Magris publie aujourd'hui un nouveau roman publié chez Gallimard intitulé Classé sans suite. Plus qu’un roman fleuve, c’est un roman musée. Ou un musée roman. C'est peut-être, d'ailleurs, la même chose. On y découvre Luisa Brooks, une femme dont l'histoire est très liée à la deuxième guerre mondiale, fille d'une juive triestine qui a traversé la shoah et d'un sergent afro-américain arrivé dans la ville en 1945, un personnage héritier de deux tragédies, la shoah et la traite des noirs, et qui doit reprendre l'œuvre d'un personnage excentrique, illuminé, un triestin, lui aussi, qui s'était mis en tête de collectionner les armes de toutes les époques, de la hache au chars d'assauts, des cimeterres aux grenades à fragmentation, pour en faire un musée qui serait tellement chargé de mort qu'il convertirait tout le monde à la paix. Et le plus fascinant, c’est que cet homme a existé, qu'il a vraiment vécu à Trieste et qu'il a considérablement abîmé la vie de sa famille en se ruinant pour acquérir ces armes…

Émission "Le Temps des écrivains", animée par Christophe Ono-dit-Biot.

Une biographie de Kipling. Avec Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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12.09.2010

Né à Bombay, jeune journaliste à Lahore et à Allahabad, Rudyard Kipling évoque la vie des Anglais des Indes dans ses Simples contes des collines qui le rendent célèbre. Il sera le premier Britannique à recevoir le prix Nobel de littérature et le plus jeune lauréat dans l’histoire de ce prix. Trois quarts de siècle après sa mort, il continue de susciter les passions.
Chantre de l'impérialisme, convaincu de la supériorité des "nations civilisées" et des sahibs anglosaxons qui exercent leur domination sur l'Inde, il se prend de compassion pour les masses déshéritées du sous-continent indien, ces hindous et musulmans dont le rapide passage sur terre n'est que souffrance. Aux natives, il consacre son grand roman picaresque, Kim, autour de la route de liaison qui traverse l'Inde et sur laquelle se bousculent, chaque jour, toutes les ethnies et toutes les castes. Il adhère à l'une des rares loges maçonniques interraciales de l'Inde coloniale.
Grand voyageur aux multiples tours du monde, poète des paquebots et des traversées océaniques, l'un des premiers auteurs de science-fiction avec son récit sur l'aviation en 2065, il soutient que chaque être humain doit accepter, avec humilité, de marcher au rythme de son temps. Les précurseurs sont voués à être incompris de leurs contemporains – tel Paul de Tarse, l'un de ses héros, l'homme qui courait en tête.
Proche de l'Ancien Testament, plus proche de Jéhovah, Seigneur des armées, que de l'Agneau des Évangiles, il considère les Britanniques comme le nouveau peuple élu. Mais, au fil des tragédies qui l'atteignent, son regard sur le monde nest plus celui de l'homme d'action, mais du mystique. Dieu doit rester caché, car le chaos de l'univers est inintelligible à l'homme. Seul se manifeste Kismet, le petit dieu malin et ironique qui prend plaisir à désorganiser les destinées humaines...

Émission du "Libre Journal de François-Georges Dreyfus".