Les chevaliers de la Table Ronde : anthropologie d'une société imaginaire. Avec Michel Pastoureau au Campus Condorcet à Aubervilliers.


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21.09.2015

Toute littérature est le reflet et le modèle de la société qui la produit. Les romans de la Table Ronde, écrits et lus dans toute l’Europe des XIIe et XIIIe siècles, n’échappent pas à cette règle. En racontant les aventures merveilleuses du roi Arthur et de ses chevaliers, ils mettent en scène une société imaginaire qui est à la fois un miroir - déformé mais grossissant - de la société féodale alors en train de se réorganiser, et un idéal propre à influencer les comportements de leur public jusque fort avant dans le Moyen Âge finissant.
Transposant dans l’univers littéraire les codes et les usages de l’aristocratie, ils les modifient et proposent en retour, à une large partie de la société, de nouveaux systèmes de valeurs et de nouveaux modes de sensibilité.

Le réel difficile. Avec Pierre Jourde au Collège de France.


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09.03.2010

C'est dans le cadre du séminaire "Écrire la vie" dirigé par Antoine Compagnon que Pierre Jourde, écrivain et critique français, relate son expérience d'écriture de Pays perdu et les suites polémiques qui ont eu lieu après sa parution
Ce roman retrace la vie des habitants d'un village du Cantal décrite comme très rude et marquée par l'alcoolisme, la solitude et le suicide. Inspiré du village de Lussaud dont est originaire la famille Jourde, il a suscité une vive émotion parmi ses habitants. Lorsqu'il y est revenu, Pierre Jourde et ses enfants ont alors été agressés physiquement et chassés du village à coups de pierres...
Un épisode marquant qui force l'écrivain contemporain à s'interroger sur son rapport au réel et à la fonction de la fiction littéraire.

Le trompette de l'apocalypse : centenaire de Léon Bloy (1917-2017). Avec Pierre Glaudes, Emmanuel Godo et François L’Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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09.12.2017

"Ma trompette, à moi, est jumelle et pourvue de deux embouchures, déclarait Bloy, l'une pour le haro, l'autre pour l'hosanna", une double vocalité qu'explore Mauvais Genres, en prêtant l'oreille aux méditations mystiques et aux nostalgies paradisiaques de Bloy et en mesurant la violence incantatoire et dévastatrice de son écriture.
Un siècle après sa mort, l'onde de choc est plus que jamais sensible d'une œuvre vouée à l'adoration et à l'exécration, celle d'un "pèlerin de l'absolu", d'un "mendiant ingrat" et surtout d'un écrivain qui fascina tout autant Jünger que Borges.

Jean-Edern Hallier (1936-1997). Avec Pierre-André Boutang, Jean-Paul Dollé, Laurent Hallier, Thierry Pfister et Jacques Vergès sur France Culture.


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28.08.2008

Menteur, mythomane, mégalomane, escroc, plagiaire, comploteur, cynique, voyou, redoutable polémiste, provocateur de grand talent, Jean-Edern Hallier est surtout connu pour sa notoriété, mais laquelle ? Celle d'un écrivain, d'un journaliste, d'un "haut-parleur" ou d'un "fou Hallier" ?
En 1960, il crée la revue Tel quel avec Philippe Sollers, Renaud Matignon, et Jean-René Huguenin. Il en sort trois ans plus tard et publie Les aventures d'une jeune fille (Le Seuil, 1963) dans la mouvance du nouveau roman puis Le Grand écrivain (Le Seuil, 1967) que la critique assassine reconnaissant déjà en lui un trublion, un écrivain au souffle épique.
Mai 68, l'entraîne dans ses courants, où il distribue La Cause du peuple au volant de sa Ferrari, où il se rapproche des milieux gauchistes. En 1969, il fonde le journal satirique L'Idiot international, patronné à ses débuts par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, qui paraît jusqu'en 1972. Suivent alors des années sulfureuses où il voyage en Amérique du Sud et est accusé, à son retour, d'avoir détourné l'argent de la résistance chilienne...
Fin soixante-dix, il part en campagne contre le président Valéry Giscard d'Estaing et écrit sa Lettre ouverte au colin froid (Albin Michel, 1979). Il se rapproche de François Mitterrand et appelle à voter pour lui mais en 1981, c'est la grande déception : aucun poste, en gratitude, ne lui est attribué. Il se montre alors particulièrement féroce contre le pouvoir socialiste et François Mitterrand, dont il menace de révéler l'existence de la fille naturelle, Mazarine, son passé et son cancer. Il remonte son journal L'Idiot international pour un seul numéro en 1984 puis un hebdomadaire en 1989. Fer de lance de l' "anti-mitterrandie", L'Idiot International - féroce et redoutable, ignoble et inadmissible - dénonce et fait l'objet de nombreux procès (Dumas, Lang, Savigneau, Kiejman, Tapie...). Entre 1985 et 1986, Jean-Edern Hallier est mis sur écoute mais, malgré le harcèlement, continue la guerre contre le pouvoir et menace toujours de publier son manuscrit L'honneur perdu de François Mitterrand.
En 1994, L'Idiot international disparaît définitivement, écrasé sous le poids des condamnations de justice et Jean-Edern Hallier revient sur la place publique avec deux émissions de télévision A l'ouest d'Edern sur M6 et le Jean-Edern's club sur Paris Première. En 1996, à la mort de François Mitterrand et un an avant la sienne, il publie enfin son pamphlet : L'honneur perdu de François Mitterrand (1996, Rocher/Belles Lettres). Il décède le matin du 12 janvier 1997, à bicyclette, sur la côte normande.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Anne de Giafferri.

Le projet Blumkine. Avec Christian Salmon à la Librairie Ombres Blanches.


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03.10.2017

Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du "projet Blumkine" : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
Il décide alors de reprendre le "projet Blumkine" pour proposer un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout "d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet.
Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le "projet Blumkine" change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

Qui a écrit le premier texte de l'humanité ? Et qui l'a lu ? Avec Clarisse Herrenschmidt au Musée international de la Réforme à Genève.


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12.10.2017

Clarisse Herrenschmidt, archéologue et historienne de l'Antiquité, propose une réflexion captivante à propos des premiers écrits et de ses lecteurs originels. Une plongée fascinante dans des mondes à la fois lointains et familiers.

Sade aujourd'hui. Avec Annie Le Brun à l'Ecole des Arts Déco de Paris.


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27.11.2014

Longtemps clandestine, l'œuvre de Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est plus que jamais scandaleuse : en balayant avec violence les préjugés moraux, elle remet en cause l'ordre même des choses et nous confronte à un néant ténébreux, vertigineux.
Annie Le Brun, poète, essayiste, inspiratrice et commissaire de l'exposition Sade. Attaquer le soleil du musée d'Orsay, met ici en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain.

Alexandre Soljenitsyne (1918-2008). Avec Chantal Delsol au Collège des Bernardins.


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07.06.2017

Le dissident russe passé du goulag à la célébrité fut l’un des artisans de la chute du Mur, en racontant dans les détails ce qui se passait dans l’antre du diable.
Ce à quoi va nous intéresser la philosophe Chantal Delsol ici, c’est la pensée philosophique et politique dont se réclame l’auteur – celle d’avant la révolution, pour ainsi dire ressuscitée, et ce que signifie cette résurrection pour la Russie et pour le monde.

Une conférence de l’Observatoire de la modernité.