À quoi sert la littérature ? Avec Juan Asensio et Patrice Jean pour l'Université Réelle à Montpellier.


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05.05.2018

Une question vertigineuse à laquelle tentent de répondre le romancier et professeur de français Patrice Jean qui vient de publier L'Homme surnuméraire aux éditions Rue Fromentin, et Juan Asensio, critique littéraire, contributeur pour de nombreuses revues et créateur du blog Stalker dans lequel il entreprend la "dissection du cadavre de la littérature".
Les grands auteurs convoqués, l'échange peut commencer et la colère, sainte et froide, s'exprimer.

Histoire politique du vingtième siècle. Avec Philippe d'Hugues et Dominique Venner chez Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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23.04.2013

Qu'y a-t-il de commun entre Fantômas et Sainte-Beuve ? Entre Benjamin Constant et Benoist-Méchin ? Entre Mauriac et Morand ? Entre Nabokov et Rebatet ? Entre Bardèche et Truffaut ? Entre Emile Faguet et Roland Barthes ? Entre Audiberti et Von Salomon ? Entre Brasillach et Jünger ? Eh bien, il y a ceci de commun, qu'à un moment ou un autre, ils ont retenu l'attention de Philippe d'Hugues qui les a étudié tantôt "à la cavalière" (c'était encore le temps des hussards), tantôt plus en profondeur, selon l'humeur et les circonstances.
Ces études, rassemblées dans le volume Causeries du dimanche, constituent un kaléidoscope bigarré, un panorama hétéroclite de la vie intellectuelle du XXe siècle, telle qu'on pouvait l'observer à partir d'un observatoire privilégié et de quelques autres, épisodiques mais bien situés.
Et pour parler de cette époque qui recelait -à son insu- bien des richesses, Dominique Venner et Philippe Conrad conversent avec son auteur Philippe d'Hugues.

Émission "Libre Journal des historiens", animé par Philippe Conrad.

Morand et Chardonne, la correspondance enfin publiée. Avec François Angelier et Pascal Ory sur France Culture.


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19.12.2013

Après un travail d'édition titanesque, le premier des trois tomes de la Correspondance très attendue entre Paul Morand et Jacques Chardonne est enfin publié dans la collection Blanche de Gallimard. Il présente plus de 800 lettres parmi le millier échangé par les deux hommes entre 1949 et 1960.
À la Libération les deux écrivains deviennent deux infréquentables : le premier Paul Morand fut un collaborateur du régime de Vichy et son ambassadeur à Bucarest et à Berne, le second, Jacques Chardonne, fut du voyage à Weimar en 1941 sur l'invitation de Goebbels, avec Drieu la Rochelle, Marcel Jouhandeau, Ramon Fernandez, Robert Brasillach et André Fraigneau.
Leur sulfureuse Correspondance publiée après plus de 40 ans d'attente, nous plonge dans la droite littéraire et intellectuelle de l'époque, dans un après-guerre vu par deux vaincus qui en incarnent les tensions et les contradictions. C'est aussi l'occasion de redécouvrir le puissant lien entre deux comparses partageant tout, y compris le quotidien le plus intime. Au delà des propos rances, cette Correspondance est aussi un exercice de style, un monument littéraire écrit à quatre mains.

Émission "La Grande table", animée par Caroline Broué.

La vie littéraire et politique de Maurice Bardèche. Avec Francis Bergeron sur Radio Courtoisie.


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08.03.2012

L'histoire de Bardèche, c'est d'abord l'histoire d'une extraordinaire amitié, d'une amitié littéraire et politique, d'une amitié d'hommes, aussi. Robert Brasillach a littéralement illuminé la jeunesse de Bardèche. Dans la seconde partie de sa vie, Bardèche a en quelque sorte essayé de payer sa dette. Son oeuvre de mémoire et de réhabilitation, c'est la poursuite de cette amitié, d'un dialogue par-delà la mort.
Il y a ensuite son travail de type universitaire sur Balzac et Stendhal. Bardèche a renouvelé en profondeur le regard que l'on portait sur ces deux géants de la littérature. Si Bardèche n'avait pas été embarqué par les soubresauts de l'histoire, il ne resterait que cela, mais cela resterait.
Enfin, l'aspect le plus controversé : c'est le Bardèche révisionniste. Il serait facile de passer rapidement sur ses pamphlets et de rejeter dans la nuit de l'oubli sa revue Défense de l'Occident. Pourtant, ses exercices de "lecture à l'envers de l'histoire", comme il les appelait lui-même, font partie des points les plus détonants de son discours. Ils démontrent son courage tranquille et ne peuvent que susciter l'admiration. Le scandale, qu'on le veuille ou non, est moins dans les propos et les écrits de Bardèche que dans l'interdiction de pouvoir les tenir, aujourd'hui. Bardèche avait osé braver ces tabous, en son temps, ce qui lui valut la prison.
Normalien jusqu'au bout des ongles, professeur sans élèves, politique sans militants, fasciste autoproclamé quand tous les vrais fascistes étaient morts et quand ce qualificatif n'était plus qu'une injure, Maurice Bardèche aura marqué le XXe siècle intellectuel de son empreinte originale.

Émission "Les trésors en poche", animée par Anne Brassié.

L'empire russe et la troisième Rome. Avec Gérard Conio à l'Institut d'études lévinassiennes.


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17.04.2013

Depuis l'occident, nous avons toujours du mal à comprendre pourquoi la capitale russe est comparée à la Rome antique.
Cette désignation, en tant que théorie politique, veut que  Moscou, après être devenue la capitale du seul Etat indépendant orthodoxe, aurait reçu comme mission de protéger la foi et les traditions de la Rome impériale (première Rome) après la chute de Constantinople (deuxième Rome) en 1453.
Retour sur une histoire mouvementée avec Gérard Conion, éditeur, traducteur, et professeur émérite spécialiste du monde russe en général et de sa littérature en particulier.

La Françamerique : géopolitique et guerre des langues. Avec Jean-Philippe Immarigeon, François Asselineau et Charles Durand pour l'UPR à Paris.


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08.06.2013

L'expansion de l’anglais depuis la Seconde Guerre mondiale résulte-t-elle d'un projet de nature impérialiste ? Quelles sont les conséquences de l'abandon de la langue française en entreprise ou dans le cadre des relations internationales ? Et quelle est la politique de l'Union européenne en la matière ?
Car nous devons nous souvenir que les langues véhiculent des visions du monde différentes les unes des autres. Et c’est à travers la langue française que la France se distingue des autres pays du monde, et qu'elle peut, compte tenu de l'expansion et du prestige du français, leur parler à tous. Il est donc nécessaire de préserver la "biodiversité linguistique" au niveau international.
Les Français se réconcilieront avec leur langue si celle-ci redevient synonyme de libération face aux pensées imposées, et d'émancipation face aux dominations en apparence écrasantes. La promotion du français est indissociable d'un projet politique plus général qui consiste à rendre à la France son indépendance, sa liberté d’action et sa grandeur.
Qu'importe, en effet, la langue française à la France, si cette dernière est privée de sa voix ?

Un colloque sur la langue française et la Francophonie organisé par l'UPR.

Histoire et tradition des Européens. Avec Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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21.03.2002

Le livre de Dominique Venner Histoire et traditions des Européens : 30 000 ans d'identité est né des interrogations d'un historien témoin de son temps. Il répond dans un esprit neuf aux questions que se posent les Français. Qu'est-ce que la France ? Qu'est-ce que l'Europe ? Que sommes-nous et où allons-nous ?
Pour Dominique Venner, l'Europe n'est pas née du traité de Maastricht. Elle est issue d'une communauté de culture qui remonte à la plus lointaine préhistoire. Elle se définit comme une civilisation très ancienne, tirant sa richesse de ses peuples constitutifs, d'une même histoire et d'un même héritage spirituel qu'il a souvent fallu défendre.
Revenir aux sources, tel est donc l'objet de cette démarche qui se veut une métaphysique de l'histoire. On y découvrira ce que nous avons en propre depuis les poèmes homériques, les légendes celtes et nordiques, l'héritage romain, l'imaginaire médiéval, l'amour courtois… On y suivra la quête de notre tradition européenne authentique, une façon d'être unique devant la vie, la mort, l'amour et le destin.

Émission "Les trésors en poche", amimée par Anne Brassié.

Barbey d'Aurevilly. Avec Philippe Berthier, Joël Dupont, Pierre Leberruyer, Gaëlle Jacques et Nadine Bois sur France Culture.


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28.03.1996

Ce fut sa première incongruité : Barbey d'Aurevilly naquit en 1808, le 2 novembre, le jour des morts "à deux heures du matin, par un temps du diable". "J'ai toujours cru que ce jour répandrait une funeste influence sur ma vie et ma pensée". Première provocation d'un homme qui les cultiva toutes et fit de la transgression, du sacrilège, du scandale et du mystère, la matière et l'esthétique même de ses œuvres.
La publication en 1874 des Diaboliques donna lieu à un procès et la saisie des exemplaires du livre fut ordonnée par la justice. Avant Baudelaire, dont il salua le génie, Barbey d'Aurevilly cultiva "l'aristocratique plaisir de déplaire".
Son élégance ostentatoire de dandy byronien était un défi à son siècle, ce XIXe contre lequel il ne cessa de s'insurger avec violence.
Car Barbey, monarchiste, catholique, nostalgique de la chouannerie, pourfendeur du matérialisme et de la notion de progrès, journaliste, réactionnaire, construisit son personnage et son œuvre contre ce siècle et cette modernité qu'il abhorrait.
A Saint-Sauveur-le-Vicomte, à Valognes, villes de sa jeunesse, de ses premières passions et de la nostalgie de son vieil âge, "dans les palais des premiers songes, dans les chemins creux et les landes du Cotentin, sur les grèves de Carteret, entre brumes et embruns", nous partons à la recherche des figures étranges, damnées et pourtant familières, que Barbey avait connues et recrées.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Françoise Estèbe et Jean-Claude Loiseau.