Eugène Ionesco et son théâtre (1909-1994). Avec Jacques Legré, Nicolas Bataille, Odette Barrois, Tsilla Chelton et Jacques Nerson sur France Culture.


(0)
91 Vues
0 commentaire
28.05.2000

Figure de l'avant-garde des années 50, Eugène Ionesco devint en une décennie un auteur dramatique mondialement célèbre. Du théâtre de dérision de ses débuts jusqu'aux œuvres plus symboliques qui marquèrent la seconde partie de sa carrière, les nombreux témoignages ici rassemblés permettent de mieux comprendre l'évolution de la carrière d'une des figures centrales du paysage théâtral du XXIe siècle.

Émission "Une vie, une œuvre", produite par Ghislaine David et Christian Giudicelli.

Hugo Pratt, ce "menteur du beau". Avec Milo Manara, Silvina Pratt, Dominique Petitfaux, José Munoz, Grégoire Prat, Alberto Ongaro et Michel Pierre sur France Culture.


(0)
124 Vues
0 commentaire
05.05.2020

Pour l'auteur de BD Hugo Pratt, "plus le livre s'éloigne du réel, plus il devient vrai et prend son envol, sans voile ni vent". Dans sa quête de la fable, il a toujours nourri son œuvre de sa vie et fait de sa vie une œuvre, dessinée entre les mers du sud, les mythes celtes, Venise, Buenos Aires, Addis-Abeba, la Kabbale ou la franc-maçonnerie.
Une vie d'aventures au service de la BD et des aquarelles au point que le nom de ce personnage phare qu'il crée à 40 ans finit par éclipser son créateur : Corto Maltese, personnage romantique complexe, marin, pirate, gentilhomme de fortune.
Corto Maltese a vu le jour sur l'île de Malte, le 10 juillet 1887. Son père était un marin des Cornouailles. Sa mère, une prostituée gitane de Séville, née à Triana d'où Magellan partit pour le premier voyage autour du monde, en 1519.
Hugo Pratt, lui, est un Vénitien avec un nom anglais, fils d'une Italienne juive hérétique, et d'un père militaire fasciste qui l'entraîne en Éthiopie en 1937. Ce voyage initiatique marquera à jamais le jeune soldat fasciste qui décide alors d'opter pour le crayon, apprend l'amharique, et trahit l'Italie.
Témoin troublé de la guerre et d'une époque révolue, Pratt raconte alors des histoires, situées avant la Grande Guerre, en les peuplant de ses expériences, de ses souvenirs et des lectures de son enfance. Conrad, Stevenson, London, Staline ou Gauguin y croisent le fameux Corto Maltese.
Après toutes ses aventures et ses conquêtes, Pratt, ce "menteur du beau" pudique et extraverti, finit sa vie en Suisse, au milieu de ses 20 000 livres, et disparaît le 20 août 1995. Corto Maltese, lui, continue à vivre depuis 2014 par la plume, l'encre et les idées des Espagnols Juan Diaz Canales et Rubén Pellejero.
Première figure du festival Angoulême, Hugo Pratt est devenu un auteur classique du neuvième art, François Mitterrand confiait qu'il était l'un des rares auteurs de BD qu'il lisait, Woody Allen le cite dans Hannah et ses sœurs, et Frank Miller lui rend hommage dans son fameux Sin City.

Émission "Toute une vie", réalisée par Elodie Maillot et Nathalie Salles.

Le Christ et la culture. Avec Olivier Boulnois aux conférences de carême de Notre-Dame de Paris.


(0)
158 Vues
0 commentaire
2017

Nous sommes ici au cœur du paradoxe chrétien : l'évènement du Christ, alors même qu'il n'avait pas un sens culturel, transforme la culture depuis les origines jusqu'à maintenant. Continuera-t-il à le faire ?
Cette réflexion ne s'adresse pas uniquement aux chrétiens mais à tous les acteurs de la culture. C'est l'homme qui est transformé par la rencontre du Christ, et qui, par contrecoup, change la culture, laquelle devient (à des degrés divers et non sans trahison) chrétienne. La culture devient alors le lieu de la rencontre entre l'homme et Dieu. 
Bien loin de marquer une rupture entre culture chrétienne et culture non-chrétienne, l'entreprise d'Olivier Boulnois est de montrer la présence de formes chrétiennes au cœur même d'œuvres qui ne s'en réclament pas, et de souligner que nous sommes tous, à des degrés divers, plus ou moins éloignés du Christ. L'objet n'est pas de défendre le christianisme comme une contre-culture, mais positivement, de faire valoir l'autonomie des cultures, des arts, des expériences, et la manière dont chacune, à sa manière, recherche l'accomplissement de l'homme (la vérité et la beauté).
D'autre part, il s'agit de parler du Christ aujourd'hui et non de défendre un patrimoine. D'où la nécessité, tout en gardant bien sûr des références fondatrices, de dialoguer avec des auteurs et des penseurs de notre temps. Il ne s'agit pas davantage d'être récupérateur : le Christ est un signe de contradiction, il se donne à tout homme, mais suscite la liberté, et rencontre le rejet.

Deep Web Fantasia. Avec Pacôme Thiellement et Benjamin Patinaud pour Blast.


(0)
411 Vues
0 commentaire
2025

Les tréfonds d'internet regorgent de trésors et d'étrangetés. Ils ont leurs propres codes, leurs propres cultures et même leurs propres mythes. Vidéos virales, détournements incontrôlables et horreur digitale : Pacôme Thiellement et Benjamin Patinaud -alias Bolchegeek- nous proposent de plonger dans les abysses du web depuis leur canapé pour en explorer les nouveaux usages et les nouvelles mythologies qui en émergent.

L'art des interstices. Avec Pierre Lamalattie sur MM Radio.


(0)
225 Vues
0 commentaire
01.2018

Tourisme artistique à travers une relation familiale et la recherche de passion, c'est le sujet du livre de Pierre Lamalattie, L'Art des Interstices (L'Editeur). L'auteur, peintre et critique d'art choisit deux angles, celui de l'orientation professionnelle et la déprime dû au manque de passion d'un de ses principaux personnages, pour nous entraîner dans un voyage révélant les réalités du monde artistique.
"Si j'étais prof de physique-chimie en seconde, j'organiserais un certain nombre de travaux pratiques pour faire découvrir, à des gens qui veulent bien assister à mon cours, les lois de la physique par eux-mêmes. Un romancier, c'est un peu la même chose. C'est en amenant le lecteur dans toute une série d'ateliers et en entrant dans l'intimité d'artistes extrêmement variés que j'essaie de l'amener à se faire son opinion sur l'état de l'art contemporain."

Émission "Lecture", animée par Angela Peauty.

Comment filmer le cauchemar du capitalisme ? Avec Frédéric Bas sur France Inter.


(1)
204 Vues
0 commentaire
17.01.2014

La liste des films qui ont traités et traitent encore du cauchemar capitalistique est immense. Pas question, donc, de faire un tour exhaustif de cette question, le capitalisme au cinéma.
De L'Argent de Marcel L'Herbier à Promised Land de Gus van Sant, des Rapaces de von Stroheim à Cosmopolis de Cronenberg, du capitalisme carnassier décrit par Paul Thomas Anderson dans There Will Be Blood au Zombie de George Romero et sa description radicale de l'entropie consumériste, les exemples sont légions.
Mais tous, semblent animés d'une seule et même question : comment filmer le cauchemar du capitalisme ?

Émission "Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert", animée par Jean-Baptiste Thoret et Stéphane Bou.

L'Esthétique de Georg Lukács. Avec Guillaume Fondu pour les Editions Critiques.


(0)
290 Vues
0 commentaire
2024

L'Esthétique de Lukács, dernière œuvre achevée du philosophe hongrois, prend la suite de réflexions entamées dès les années 1910 et principalement consacrées à contester le monopole du discours scientifique sur la vie historique et sociale.
Guillaume Fondu nous restitue la manière dont Lukács cherche à ménager, avec l'art, une approche de la réalité humaine objectivante mais non déshumanisante, susceptible de fournir à l'humanité la conscience de soi, de son potentiel et de son histoire.
En ce sens, L'Esthétique constitue en réalité une théorie non pas de la seule sphère esthétique mais d'une modalité de la conscience irréductible à la seule connaissance scientifique, la narration.

Cours régulier de philosophie de l'art et de la technique. Avec Fabrice Hadjadj à l'Institut Philanthropos.


(0)
532 Vues
0 commentaire
2016

La technique semble désormais empiéter sur tous les domaines de l'activité humaine. La science se transforme en technoscience. La morale se fait gestion des ressources et management. La parole est livrée aux techniques de communication ; l'amour, au Kâma-Sûtra. Il n’est pas même jusqu'à l'évangélisation qui ne soit atteinte : on la conçoit aisément comme la nécessité d'allier Facebook à la Sainte Face, et Twitter à l'Esprit Saint. Il ne s'agit plus d'être, mais de faire (l'amour ou un beau discours). Mais un faire qui ne se fonde plus sur l'être ne peut en vérité que défaire, et sa volonté de puissance cache une impuissance radicale, qui asservit au lieu d'élever, qui manipule au lieu d'engendrer.
L'enjeu du cours de Fabrice Hadjadj est donc, avec Aristote et saint Thomas, de distinguer la technè (faire), de la praxis (agir) et de l'epistèmè (savoir), pour montrer en quoi le savoir-faire n'est pas d'abord un savoir, et en quoi la perfection de l'art ne se situe pas sur la même ligne que la perfection morale : la confusion, aussi bien que la séparation de ces trois espèces de vertu, est désastreuse.
Il montre également comment s'est opéré le passage de la technè des Anciens à la technique des Modernes, pour essayer de penser l'empire technocratique de notre époque (qui ne semble d'ailleurs plus une époque, mais un délai).
Ce sont bien les écrans qui font écran, en dépit de leurs nombreuses "fenêtres" et "icônes", et nos GPS qui nous égarent systématiquement, quand il s'agit d'être simplement ici...