Temps et histoire. Avec François Hartog pour ABC Penser.


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11.09.2020

1. Qui êtes-vous ?
Ancien élève du lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine puis de l'ENS à Paris, l'historien François Hartog est né en 1946 à Alberville. Issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie, c'est en hypokhâgne au lycée Louis Le Grand qu'il fait la découverte de la vie intellectuelle et politique. Il fait la connaissance en 1970 de Jean-Pierre Vernant (1914-2007) et s'oriente alors vers l'histoire ancienne avant de réfléchir, dans les années 1990, sur ce qu'il appelle les régimes d'historicité : la manière dont nous vivons le temps historique.
 2. Histoire
Comment expliquer le basculement qui nous a fait passer au début des années 1970 de l'Histoire à la Mémoire ? De l'ère des grands acteurs à celle du témoin et de la victime ? Tiraillée entre la foi dans le futur et dans l'universel d'un côté, et l'histoire figée de l'autre avec la fin de l'Europe comme centre du Monde, l'Histoire s'écrit désormais au pluriel. Est-ce définitif ? L'Histoire le dira !
 3. Temps
Nous sommes passés d'un temps où le futur était la catégorie dominante, celui d'une modernité valorisant vitesse et progrès, à un autre où le présent est venu occuper la première place, au point d'annuler le futur. Pour comprendre cette mutation, l'historien ausculte le temps chrétien d'où notre monde est sorti, s'intéresse aux Apocalypses, et s'interroge sur le nouveau futur qui s'annonce, avec le réchauffement climatique.

Argent et profits en temps de guerre. Avec Olivier Dard sur StoriaVoce.


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03.2021

Durant les temps de crises et les périodes de guerre, l'homme cherche des coupables et/ou des bouc-émissaires. Celui qui s'en sort, voire qui tire profit de la crise, est pointé du doigt comme profiteur. L'État, quant à lui, est la cible d'accusations et appelé comme arbitre dans le même temps. À lui de préserver la morale sans saboter les intérêts du pays.
Comment les profiteurs étaient-ils vus par la société ? Quelle est la politique de l'Etat face à ceux qui font fortune de l'infortune de la société ? Comment définir l'argent immoral : est-ce celui obtenu par la corruption ou des canaux illégaux ? Celui qui échappe au contrôle de l'État ou celui de l'entrepreneur opportuniste qui sait tirer profit d'une situation ?

Une émission animée par Mari-Gwenn Carichon.

Philippe Ariès, l'Histoire en liberté. Avec Raoul Girardet, Arlette Farge, Jean-Louis Flandrin, Jean Hébrard, Jacques Revel et Michel Winock sur France Culture.


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11.06.1984

Historien d'avant-garde, longtemps solitaire, brusquement célèbre, Philippe Ariès (1914-1984) a pressé notre passé de quelques questions aussi nouvelles que fondamentales : quelles étaient les attitudes de nos ancêtres devant la naissance, l'enfance, la famille, la sexualité, la mort ?
Avec lui, la vieille histoire historisante, la chronique des grands, les événements politiques, les guerres entre les peuples ont pris figure d'anecdotes : le tuf de notre passé est ailleurs, en deçà de nos consciences et au-delà de nos manuels.
Personnalité peu commune en qui de nombreuses contradictions coexistaient joyeusement, Philippe Ariès se riait des étiquettes sous lesquelles on voulait consigner les individus et contenir les passions. S'il aimait une chose entre toutes, c'était la liberté de l'esprit, comme en témoignent les différents intervenants qui l'ont bien connu de son vivant.

Émission "Nuits magnétiques", animée par Roger Chartier.

Le passé imposé. Avec Henry Laurens à l'Institut de Recherche et d'études Méditerannée/Moyen-Orient.


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20.05.2022

Contre la violence de certains à l'égard des travaux des historiens, Henry Laurens interroge les enjeux de notre rapport au passé, source régulière de polémiques.
Il part d'un rappel des grands traits du savoir historique, essentiel pour aborder de façon critique un certain nombre de discours actuels, notamment autour des questions mémorielles. Suit une brève histoire de l'occidentalisme et de l'orientalisme qui montre comment les deux mouvements se sont développés parallèlement, sans nécessairement s'opposer. En ouvrant, pour finir, une réflexion sur les violences des XXe et XXIe siècles et les temporalités dans lesquelles elles s'inscrivent, substitution du héros à la victime et du présent au futur, il affronte les débats d'aujourd’hui autour du mouvement postcolonial, promoteur d'un passé imposé.
Une réflexion stimulante, qui redonne sa valeur à l'indispensable travail de l'historien.

Une rencontre modérée par Jean-Paul Chagnollaud.

Lumières d'Italie. Avec Denis Collin pour le Cercle Condorcet de l'Avallonnais.


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2022

Entre le XIIIe et le XVe siècle, la péninsule italienne est l'un des principaux foyers intellectuel et économique européens. Organisée tout d'abord autour des communes, la vie politique suscite la naissance d'États régionaux. Les deux forces antagonistes, Empire germanique et papauté, qui avaient jusque-là dominé, renoncent à assurer leur prépondérance.
De 1454 à 1494, une "politique d'équilibre" groupe les souverains dans une Ligue italienne qui, dans le climat culturel et artistique prestigieux du Quattrocento, semble préfigurer la formation d'un État national, sur le modèle espagnol ou français. Mais une série d'interventions étrangères vont bloquer cette évolution.
C'est dans ce contexte que certains esprits vont alorsa produire des oeuvres qui joueront un rôle décisif pour l'avenir du continent : Machiavel, Giordano Bruno ou encore Galilée.

Refuser la laideur et l'empoisonnement : une autre histoire de l'industrialisation dans le Nord de la France (XIXe siècle). Avec Samy Bounoua à Lille.


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18.06.2022

Aujourd'hui, nous savons. Nous avons conscience que nous dégradons le climat, l'eau et les sols. Nous voyons bien que notre système économique n'est pas écologiquement soutenable. Mais heureusement, nous savons. Alors qu'hier... hier, nous savions déjà !
Les craintes écologiques que nous croyons nouvelles étaient particulièrement fortes au XIXe siècle, époque de l'industrialisation triomphante et des cheminées fumantes. L'historien Samy Bounoua nous invite à explorer la conscience environnementale des Nordistes d'hier, pour tenter de mieux comprendre celle qui nous anime aujourd'hui.

Une intervention qui prend place dans le festival "Jeunes Chercheurs et Chercheuses dans la Cité" au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Guérillas, nation et souveraineté en Amérique latine. Avec Thomas Péan pour les rencontres européennes du séminaire de philosophie.


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2021

Janvier 1959, la guérilla castriste prend le pouvoir à Cuba. Depuis cette date, le modèle révolutionnaire cubain est denu le modèle des mouvements révolutionnaires d'Amérique Latine.
Au-delà de ce premier constat, Thomas Péan aborde également l'importance de la réalité locale de chaque pays dans l'émergence et l'évolution des mouvements de guérillas. En effet, les traditions politiques, les crises internes et les caractéristiques nationales/locales tendent à produire un paysage révolutionnaire à la fois uniforme sur certains points mais complexe dans son ensemble. L'émergence des mouvements de guérillas correspond à des crises politiques, économiques, sociales, culturales, idéologiques latentes dans ces pays. Mais, la révolution cubaine cristallise ces tensions et contribue à l'éclatement d'une "ère révolutionnaire".
L'impasse progressive dans laquelle se trouvent ces pays dans les années 1970-1980 contribuent à amorcer un changement au cours des décennies suivantes à travers différents processus.

La Révolution française. Avec Henri Guillemin sur la RTBF.


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1967

Henri Guillemin ne se contente pas, quant à la Révolution française de 1789, des versions officielles et convenues.
En 1789, on assiste à une révolution des gens de bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d'affaires d'accéder au pouvoir, quitte à le partager avec l'aristocratie dans le respect d'un certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe réellement des classes pauvres, du Quart Etat, restait à venir. Elle aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C'est donc de ces deux Révolutions françaises que traite ici Henri Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées reçues.