Otages, une histoire. Avec Gilles Ferragu sur StoriaVoce.


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05.2020

Avant d'être ces hommes ou ces femmes dont le visage s'affiche dans les médias, alors même que leur vie ne tient qu'à un fil, les otages furent, depuis la plus haute Antiquité, des rouages indispensables aux relations entre puissants, garanties vivantes de la parole du chef. Jusqu'au XVIIIe siècle, ils furent associés malgré eux à chaque alliance, chaque traité, et même utilisés pour garantir la souveraineté d'un prince, tant au regard de ses sujets qu'au regard des dieux.
Si l'avènement du droit international mit progressivement un terme à cet usage, celui-ci fut réinvesti par la guerre contemporaine puis par le terrorisme. À partir du XIXe, les armées utilisent des otages sous divers prétextes, et non sans en contester l'usage chez l'adversaire, repoussant, sous une forme diplomatique, les limites de la guerre totale. Considérée comme un crime de guerre dès 1945, la prise d'otages - si elle persiste dans les relations entre États - est désormais le fait du terrorisme, qui y voit une sorte de duel.
Gilles Ferragu entend retracer la généalogie d'une pratique ancienne et renouvelée, pour proposer une véritable relecture des relations internationales.

Histoire du confucianisme : vue panoramique. Avec Frédéric Wang pour l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.


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29.05.2007

Dès ses origines, la pensée chinoise a fait appel aussi bien à l'intuition qu'aux formes abstraites de raisonnement. Même si le confucianisme qui devient une doctrine étatique à partir du IIe siècle avant J.-C. sous les Han constitue le soubassement de la culture des lettrés, il ne cesse d'être confronté aux autres modes de pensée de la même époque, comme le taoïsme, l'école nominaliste, le légisme et plus tard au bouddhisme qui est introduit en Chine à partir du Ie siècle après J.-C.
Ces confrontations non sans heurts contribuent sous les Song (960-1279) à un renouveau de pensée sans précédent : le néo-confucianisme, courant confucéen qui s'inspire de l'apport du taoïsme et du bouddhisme tout en les critiquant.
Cette présentation panoramique trace, du point de vue philosophique et historique, quelques grandes lignes du confucianisme pré-impérial et du néo-confucianisme ainsi que les contextes intellectuels et politiques qui ont favorisé leur formation.

Les hommes de Mussolini. Avec Frédéric le Moal sur Radio Courtoisie.


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13.12.2022

Historien spécialiste du fascisme, Frédéric Le Moal poursuit son travail d'analyse et de compréhension en dressant une série de portraits des principaux compagnons de Mussolini. Peu connus du grand public, ces hommes entourèrent et servirent le Duce avec une ferveur quasi religieuse, tels des disciples vénérant le fondateur de l'Italie nouvelle.
Ils furent les protagonistes en chemises noires des violences de l'après-guerre, les acteurs de la Marche sur Rome, les architectes de la dictature, les penseurs de l'idéologie fasciste, les maîtres d'œuvre d'une diplomatie originale. Beaucoup venaient des rangs du socialisme italien, d'autres du nationalisme. Tous communièrent dans le culte du dictateur, qui exerçait sur eux une sorte de sortilège et ne cessait de les dresser les uns contre les autres dans une sanglante émulation.
Pourtant, une majorité d'entre eux se retourna contre lui quand les désastres de la Seconde Guerre mondiale précipitèrent l'Italie dans l'abîme. Les hommes de Mussolini le trahirent, y compris son propre gendre, avec un courage que n'eurent ni les séides de Hitler ni ceux de Staline.
C'est cette histoire d'une fidélité rompue que raconte Frédéric le Moal à travers la vie de ces personnages au destin particulier.

Émission "Les mardis de la mémoire", animée par Anne Collin.

Le bon plaisir. Avec François Furet sur France Culture.


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21.11.1992

C'est au travers des témoignages des historiens Mona Ozouf, Pierre Nora, Emmanuel Leroy-Ladurie et Pierre Rosanvallon, des avocats Georges Kiejman et Jean-Denis Bredin, du journaliste et résistant Gilles Martinet et aussi Daniel Bensaïd et Jean d'Ormesson, que se dessine le portrait de François Furet.
Enregistrée en partie à Sofia, en Bulgarie, l'émission retrace ses années d'appartenance au Parti Communiste, les raisons de sa rupture avec celui-ci et celles qui avaient guidées ensuite sa démarche intellectuelle et ses positions politiques. L'occasion également de découvrir l'intérêt tout particulier qu'il portait au Judaïsme et à Israël, et d'apprendre que l'enseignement l'ennuyait !
Une émission qui, au-delà de l'historien, révélait un homme très cher à ses amis, qui aimait la vie et qui aimait les femmes. Un intellectuel de premier plan qui, d'une mauvaise chute, devait mourir à 70 ans.

Le Boulangisme. Avec François Sturel pour l'Action Française.


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2020

La crise boulangiste a bouleversé la vie politique française pendant trois années, de 1887 à 1889. Au cours de cette période, le général Boulanger a rassemblé autour de son nom les espoirs d'une grande partie de l'opinion publique et les forces nationalistes hantées par la menace d'une guerre avec l'Allemagne et déçue par la médiocrité du régime républicain en place.
Retour sur une épopée populaire qui aura fait vaciller le régime.

Déconstruire le complotisme. Avec Laurent Henninger au Cercle Aristote.


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03.2024

Le mot complotiste est aujourd'hui largement utilisé pour décrédibiliser toute parole n'allant pas dans le sens de la doxa du gouvernement ou des grands médias. Pourtant, au-delà des fantasmes, le complotiste est une réalité voire même une vision du monde qui doit être comprise pour être combattue.
L'histoire n'est-elle qu'une suite innombrable de complots ? Pour autant, la dynamique historique se réduit-elle à ces complots ? Ceux qui utilisent ce terme comme une insulte font-ils uniquement état de leur profonde inculture ?
C'est en revenant sur la pratique de l'historien que Laurent Henninger a pour ambition de répondre aux complotistes qui s'ignorent comme aux anti-complotistes rabiques.

50 ans de guerre de l'information. Avec Christian Harbulot pour l'Ecole de guerre économique.


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2023

La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.

Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.

Le passé imposé. Avec Henry Laurens au Collège de France.


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2022

Titulaire de la chaire "Histoire contemporaine du monde arabe", Henry Laurens nous propose de nous arrêter dans l'atelier de l'historien afin de comprendre ses enjeux et ses concepts. En 2013 déjà, dans la revue Débat, il rappelait l'opposition entre le rôle des historiens et la société, "le besoin de savoir ne doit pas se transformer en posture d'accusateur, voire en juge et en jury. Si, à la rigueur, on peut assimiler l'historien à un juge d'instruction qui instruit à charge et à décharge, il n'est pas là pour effectuer le reste de la procédure judiciaire". Il souligne également ici que "les historiens doivent reconnaître qu'ils ne sont pas les maîtres de la représentation du passé. Ils ne sont que les artisans du segment scientifique de la mémoire".
Après avoir rappelé les bases de la connaissance historique, Henry Laurens pose la question des comparatismes et revient sur le développement de l'orientalisme et l'occidentalisme de l'époque moderne à la décolonisation. Avant d'ouvrir l'enquête sur ce qu'il appelle le "passé imposé", il revient sur les différentes formes de violences au XXe et au XXIe siècles et fait état d'un passage de la figure du combattant à celle de la victime, d'une culture de la guerre à une culture de la paix, tandis qu'il note que le djihadisme au XXIe siècle relève des deux cultures.
Alors que la demande sociale de "thérapies mémorielles" va croissant, il est salutaire que l'historien prenne du recul face à sa pratique pour comprendre les spécificités de sa mission, de ses productions et de ses outils de travail.