Une histoire du sentiment religieux au 19e siècle. Avec Guillaume Cuchet sur Radio Courtoisie.


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26.03.2020

Le XIXe siècle a-t-il été ce fameux temps de déclin religieux ? Le rationalisme y triomphait-il autant qu'on l'a dit ? Le positivisme y régnait-il en maître ?
Guillaume Cuchet démontre que le XIXe siècle a été une époque d'intenses ferveurs religieuses, à la mesure des bouleversements politiques qu'il a connus, aussi bien à l'intérieur des cultes existants, comme le catholicisme, qu'en dehors. Tout un New Age précoce de croyances et de pratiques hétérodoxes a rencontré un grand succès, notamment dans les rangs d'une gauche loin d'être entièrement sécularisée. Apparitions mariales, contestation de l'enfer, renouveau du purgatoire, nouvelles conceptions du paradis, culte de la tombe et des morts, définition de nouveaux dogmes comme l'Immaculée Conception ou l'Infaillibilité pontificale, succès des "philosophies religieuses", vogue des tables tournantes et du spiritisme, essor de la piété "ultramontaine", sont autant de manifestations de cette effervescence.
À travers toutes ces pratiques pour le moins surprenantes se dessine le visage d'un autre XIXe siècle, plus intime et plus complexe, dans lequel croyants et incroyants se ressemblent souvent, là même, parfois, où ils s'opposent le plus.

Émission du "Libre journal de chrétienté", animé par l'Abbé Guillaume de Tanoüarn.

Le développement des territoires et la co-construction des Communs. Avec Pierre Dardot et Christian Laval à l'Université de Sherbrooke.


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07.05.2017

Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des "communs" contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
Mais le commun ne tient ni de l'essence des hommes ni de la nature des choses, mais de l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est "commun", réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolutiona ?

Une conférence animée par Eric Martin.

Les démocraties sont-elles faibles ? Avec Michaël Foessel pour la Revue Esprit.


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03.06.2020

Pourquoi s'abandonner au conflit et à la culture du pluralisme lorsque tant de régimes autoritaires semblent démontrer leur efficacité ? L’argument selon lequel les démocraties sont faibles par nature justifie tous les abandons en matière de droit.
Un détour par l'année 1938 en France permet d'éclairer un problème bien actuel : les démocraties ne deviennent-elles pas faibles lorsqu'elles sont affaiblies par ceux qui sont censés les défendre ? Sur fond d'abandon du Front populaire et de concessions aux régimes fascistes, 1938 est une année de défaites sociales, politiques et morales qui résonnent étrangement avec notre présent.

Une rencontre organisée en partenariat avec la Fondation Calouste Gulbenkian et animée par Miguel Magalhães et Anne-Lorraine Bujon.

Vivre Sans. Avec Frédéric Lordon pour la Librairie Libertalia à Montreuil.


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29.10.2019

Vivre Sans : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent. Être "ingouvernables". C'est peut-être le discours le plus dynamique dans l'imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d'attraction est aussi ce qu'il a de plus problématique.
La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d'une "antipolitique", entendue soit comme politique restreinte à des intermittences ("devenirs", "repartages du sensible"), soit comme politique réservée à des virtuoses ("sujets", "singularités quelconques"). Soit enfin comme politique de "la destitution".
Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer - mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s'exerce nécessairement et que, par "institution", il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d'être même du collectif. S'il en est ainsi, chercher la formule de "la vie sans institutions" est une impasse. En matière d'institution, la question pertinente n’est pas "avec ou sans ?" - il y en aura. C'est celle de la forme à leur donner.
Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D'autres que nous pouvons faire régresser (l'argent). D'autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas "vivre sans", mais vivre différemment.

Les racines de la liberté. Avec Eric Martin sur Anchor.


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2020

Le philosophe et universitaire Eric Martin nous propose, dans cette série d'interventions, de (re)découvrir des auteurs de la théorie critique, de la pensée québécoise ou de la tradition philosophique.
Le point commun entre toutes les pensées exposées étant de récuser la conception de la liberté supposément "auto-fondée", c'est-à-dire indépendante de quelque condition que ce soit. La liberté, en effet, a des "racines", c'est à dire qu'elle suppose des conditions qui la rendent possible et dont il importe de se montrer soucieux si l'on veut qu'elle conserve un sens et une réelle effectivité.

Sur les années 30 en général, et 1938 en particulier. Avec Barbara Stiegler et Michaël Foessel au festival Le Monde.


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05.10.2019

Crises économiques, montées des nationalismes et des extrémismes, repli des peuples sur eux-mêmes, mutation du rôle de l'Etat : les philosophes Barbara Stiegler et Michaël Fœssel échangent à propos des crises qui ont jalonné les années 30 en Europe.
Tous deux spécialistes de l'histoire allemande, ils tentent d'analyser les processus sociaux et économiques à l'œuvre durant cette période, afin d'éclairer notre époque actuelle.

Une rencontre animée par les journalistes Isabelle Regnier et Nicolas Truong.

La République de Weimar, une démocratie en crise ? Avec Nicolas Patin, Hörst Moller, Georges-Henri Soutou et Gilbert Merlio à la Maison Heinrich Heine.


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11.06.2019

La République de Weimar a vu le jour dans des circonstances difficiles. Après une période de stabilisation où l'Allemagne retrouve une certaine prospérité, une crise mondiale l'atteint de plein fouet et entraîne la chute d'une république encore trop fragile.
Dans quelle mesure l'histoire de Weimar présente-t-elle des symptômes susceptibles de nous éclairer sur la crise actuelle de nos démocraties ?

Dieu et l'histoire. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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05.06.2019

Entre le XVIe siècle et le début du XXIe, la place, l'écriture, le statut et la réception de l'histoire n'ont cessé d'évoluer, pour aboutir aux formes que nous lui connaissons aujourd'hui. Didier Le Fur montre ainsi que, après la Renaissance, l'explication du passé et de l'histoire du monde par les églises chrétiennes décline, en même temps que naît l'idéologie du "progrès", qui donnera ensuite naissance à la "science" de l'histoire actuelle.
Particulièrement original, porté par un historien capable d'interroger sa pratique comme sa matière, Didier Le Fur nous rappelle que l'écriture de l'histoire en France, à l'image de ses deux principaux courants que sont le "roman national" et l' "histoire mondiale", est encore et toujours largement influencée par l'imaginaire chrétien, ce qu'il serait peut-être intéressant de questionner...

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.