Quelle part d'humanité dans l'invention de la guerre ? Avec Anne Lehoerff à la Bibliothèque de Toulouse.


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19.05.2019

Un jour, vers 1700 avant notre ère, une épée en bronze sortit de l'atelier d'un artisan du nord-ouest de l'Europe, signant ainsi la création d'un objet conçu pour tuer. Il n'était plus ici question de chasser pour se nourrir et couvrir des besoins biologiques, l'homme était un paysan depuis des millénaires. Il inventait là une réalité matérielle spécifique qui entrait dans des modèles sociétaux nouveaux.
Comment cette innovation s'opéra ? Quels mécanismes intellectuels et techniques étaient ici en œuvre ? Quelle part d’humanité ou d'inhumanité peut-on y déceler ?

Les élites de l'Ancien Régime : le clergé et la noblesse. Avec Fadi El Hage et Marie-Joëlle Guillaume sur Radio Courtoisie.


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30.05.2019

Les régimes politiques meurent étouffés par les ricanements de leurs représentants. Cette assertion est la grande leçon de l'histoire que nous pouvons tirer de l'étude des élites sous l'Ancien Régime, de la Régence de Philippe d'Orléans jusqu'à la Révolution.
Car le dénigrement de l'aristocratie venait moins de ses opposants que d'elle-même. Des exploits de leurs ancêtres qui justifiaient leurs privilèges, il ne restait rien ; l'aventure s'était transformée en sinécure. La mission à laquelle les nobles étaient assignés, à savoir protéger la patrie par les armes, était devenue lettre morte dans la mesure où la paix avait remplacé la guerre comme outil de la puissance.
Les historiens Fadi El Hage et Marie-Joëlle Guillaume reviennent sur cette période tragique avec laquelle notre présent entre étrangement en résonnance...

Émission "Libre Journal des chevau-légers", animée par Luc Le Garsmeur.

Les rois excommuniés : aux sources de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot au Cercle Aristote.


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21.10.2019

L'historien François-Marin Fleutot nous livre le contenu de ses recherches sur les rapports souvent difficiles qui unissait les rois de France à l'Eglise catholique, non pour des affaires de foi mais de souveraineté nationale. Il voit dans cette indépendance revendiquée de la couronne de France, qui valut à nombre de nos souverains l'excommunication, la source de la laïcité entendue comme le fait que le roi de France n'a point de supérieur dans le domaine temporel en son royaume.

Une biographie de Kipling. Avec Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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12.09.2010

Né à Bombay, jeune journaliste à Lahore et à Allahabad, Rudyard Kipling évoque la vie des Anglais des Indes dans ses Simples contes des collines qui le rendent célèbre. Il sera le premier Britannique à recevoir le prix Nobel de littérature et le plus jeune lauréat dans l’histoire de ce prix. Trois quarts de siècle après sa mort, il continue de susciter les passions.
Chantre de l'impérialisme, convaincu de la supériorité des "nations civilisées" et des sahibs anglosaxons qui exercent leur domination sur l'Inde, il se prend de compassion pour les masses déshéritées du sous-continent indien, ces hindous et musulmans dont le rapide passage sur terre n'est que souffrance. Aux natives, il consacre son grand roman picaresque, Kim, autour de la route de liaison qui traverse l'Inde et sur laquelle se bousculent, chaque jour, toutes les ethnies et toutes les castes. Il adhère à l'une des rares loges maçonniques interraciales de l'Inde coloniale.
Grand voyageur aux multiples tours du monde, poète des paquebots et des traversées océaniques, l'un des premiers auteurs de science-fiction avec son récit sur l'aviation en 2065, il soutient que chaque être humain doit accepter, avec humilité, de marcher au rythme de son temps. Les précurseurs sont voués à être incompris de leurs contemporains – tel Paul de Tarse, l'un de ses héros, l'homme qui courait en tête.
Proche de l'Ancien Testament, plus proche de Jéhovah, Seigneur des armées, que de l'Agneau des Évangiles, il considère les Britanniques comme le nouveau peuple élu. Mais, au fil des tragédies qui l'atteignent, son regard sur le monde nest plus celui de l'homme d'action, mais du mystique. Dieu doit rester caché, car le chaos de l'univers est inintelligible à l'homme. Seul se manifeste Kismet, le petit dieu malin et ironique qui prend plaisir à désorganiser les destinées humaines...

Émission du "Libre Journal de François-Georges Dreyfus".

Les avants-gardes artistiques. Avec Béatrice Joyeux-Prunel sur Radio Aligre.


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19.09.2017

Depuis le début des années 1980, c'est-à-dire vraisemblablement à partir du moment où elles ont disparu, des milliers de pages ont été écrites sur les avant-gardes artistiques. Pourtant, personne n'avait encore tenté une synthèse comme celle que propose Béatrice Joyeux-Prunel.
Maître de conférences et chercheuse à l'Ecole normale supérieure en histoire de l'art contemporain, elle a entrepris, à l'aide de la sociologie, de l'histoire sociale de l'art et de nouvelles approches quantitatives permises par les outils informatiques, une première et ambitieuse histoire mondiale des avant-gardes artistiques.

Émission "La vie est un roman".

La chasse aux sorcières et l'inquisition. Avec Marion Sigaut à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.


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02.03.2015

Marion Sigaut, historienne spécialiste du siècle des lumières, parcourt la France depuis plusieurs années, donnant de nombreuses conférences et dénonçant les menteurs qui malgré l'évidence de leur imposture continuent à être cités comme références.
Elle s'évade quelque peu de son terrain de prédilection durant cette conférence en s'aventurant sur les terres du Moyen-Âge finissant et de la Renaissance pour dénoncer les mystificateurs de la chasse aux sorcières et de l'inquisition.
Une contribution importante pour ceux qui sont en recherche de vérité historique.

L'essence du Gaullisme. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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29.06.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Hugues Sérapion.

L'Allemagne nazie, la collaboration et l'épuration. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


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08.05.2019

Vaincue par l'Armée Rouge, l'Allemagne nazie capitule le 08 mai 1945. L'historienne Annie Lacroix-Riz revient sur cette période de l'histoire de la seconde guerre mondiale et aborde les questions de l'épuration et de la collaboration. C'est d'ailleurs de non-épuration dont il faudrait parler, tant le nombre de dignitaires nazis et d'industriels et financiers ayant collaborés ont été épargnés par les autorités américaines.
Annie Lacroix-Riz nous aide à en comprendre la raison, qui tient à des questions géopolitique visant à contenir, autant que possible, l'influence soviétique en Europe.

Émission "Les carnets de Comaguer".