Les classes dirigeantes françaises : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à mettre à jour les divers réseaux de pouvoir français.
Personnalités médiatiques, partis politiques, structures semi-clandestines : l'étude de plusieurs ouvrages consacrés à ces objets d'étude et rendus sous forme de notes de lecture nous aide à comprendre la manière dont le pouvoir français est structuré.

Hannah Arendt, la passagère. Une grande traversée sur France Culture.


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08.2017

Hannah Arendt naît en 1906, à Königsberg, dans une famille juive assimilée. L'adolescente rebelle commence par écrire des poèmes avant de découvrir l'éros philosophique avec Martin Heidegger et l'éthique de l'amitié avec Karl Jaspers. Mais l'ombre de l'antisémitisme s'abat sur l'Allemagne.
Après avoir été détenue par la Gestapo à Berlin en 1933, Hannah Arendt rejoint son mari, Günther Stern, à Paris, où elle aide des jeunes juifs à rejoindre la Palestine et s'éprend d'Heinrich Blücher. Raflée au Vel d'Hiv, puis internée au camp de Gurs, elle devient une "paria consciente".
Hannah Arendt et Heinrich Blücher débarquent en mai 1941 à New York. Une fois la guerre terminée, elle est déterminée à comprendre ce qui s'est passé. Elle rédige alors Les Origines du Totalitarisme, part en Allemagne identifier les biens juifs spoliés et couvre le procès d’Eichmann à Jérusalem. L'action devient le cœur de sa pensée.
Elle termine sa vie retirée, entourée de ses amis qu'elle appelle sa "tribu". Dans son Journal de pensée, elle expérimente un nouveau langage philosophique qui donne libre cours à son imagination. Sans esprit de système, Hannah Arendt laisse la pensée flotter "sans appui".
Hannah Arendt aura traversé le XXe siècle et construit son oeuvre entre deux continents géographiques et intellectuels, l'Europe et l'Amérique du Nord, la philosophie et la poésie.

Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Julie Beressi.

La révolution mathématique du XVIIe siècle. Avec Evelyne Barbin à la Librairie Tropiques.


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06.12.2019

Dans un célèbre passage, Galilée écrit : "La philosophie est écrite dans ce livre immense perpétuellement ouvert devant nos yeux (je veux dire l'univers), mais on ne peut le comprendre si l'on n'apprend pas d'abord à connaître la langue et les caractères dans lesquels il est écrit. Il est écrit en langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles, et d'autres figures géométriques, sans l'intermédiaire desquels il est humainement impossible d'en comprendre un seul mot."
Evelyne Barbin nous propose une histoire de la révolution mathématique du XVIIe siècle, à l'intérieur de laquelle de nouvelles mathématiques ont été construites et la nature a été construite en termes mathématiques, en insistant particulièrement sur le rôle que Descartes y a joué.
À partir des années 1620, la science poursuit de nouveaux buts, il ne s’agit plus seulement de spéculer mais d’inventer, de résoudre des problèmes, de progresser et de maîtriser la nature. Le scientifique construit une réalité du monde à l'image de celle du monde technique, une réalité faite de quantités régies par des lois. C’est ainsi que les mathématiques vont remplacer la logique aristotélicienne dans l'étude de la nature. Les mathématiques ne sont plus purement spéculatives, mais elles sont inscrites dans la réalité du monde, elles permettent une compréhension de la réalité et une action sur elle. Ce nouveau statut appelle une transformation des mathématiques, de leurs méthodes, de leurs objets et de leurs significations.

Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Avec Guillaume Cuchet sur Fréquence Protestante.


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07.03.2018

Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S'il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25 % allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2 % et les baptisés avant l'âge de 7 ans ne sont plus que 30 %. Comment a-t-on pu en arriver là ?
Au seuil des années 1960 encore, le chanoine Boulard, qui était dans l'Église le grand spécialiste de ces questions, avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée. Or, au moment même où prévalaient ces conclusions rassurantes et où s'achevait cette vaste entreprise de modernisation de la religion que fut le concile Vatican II (1962-1965), il a commencé à voir remonter des diocèses, avec une insistance croissante, la rumeur inquiétante du plongeon des courbes.
Guillaume Cuchet a repris l'ensemble du dossier : il propose l'une des premières analyses de sociologie historique approfondie de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II dans ces évolutions et les situe dans le temps long de la déchristianisation et dans le contexte des évolutions démographiques, sociales et culturelles des décennies d'après-guerre.

Émission "Midi Magazine", animée par Michelle Gaillard.

Le patriotisme pour sauver la France. Avec Yvan Blot à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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2017

La France, comme toute nation, a besoin du patriotisme pour assurer son existence. Le patriotisme n'est pas une idéologie, mais un sentiment, un mode d'existence dans le fleuve de l'histoire. On doit tout, ou presque, à la patrie : la langue maternelle, outil d'expression et de pensée, le territoire où on est censé être en sécurité, donc libre. Le patriotisme peut sauver la nation, notamment face à une invasion étrangère.
Il rassemble la nation alors que l'idéologie la divise. Une démocratie capable de résister aux assauts de l'histoire ne sépare pas le patriotisme de la liberté. "Liberté et patrie" est la devise d'un important canton suisse. Lorsque l'URSS a disparu, la nouvelle Russie a refusé d'avoir une idéologie officielle, mais elle s'est bâtie sur le renouveau patriotique. C'est d'une telle renaissance que la France a besoin.

Que fut le fascisme ? Avec Frédéric le Moal sur Radio Courtoisie.


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09.05.2018

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Le présent ouvrage donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme. Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò. Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Les visages de la gauche. Avec Marcel Gauchet et Jacques Julliard à Répliques sur France Culture.


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06.10.2012

Nous vivons des temps de bouleversements qui affectent le champ politique des démocraties occidentales. Partout, les camps traditionnellement en présence se révèlent travaillés par des contradictions qui mettent à mal leur identité héritée.
Qu'en est-il de la Gauche ? Et comment peut-on encore aujourd'hui définir ce camp et, plus encore, s'en revendiquer ?
C'est ce à quoi tentent de répondre Marcel Gauchet et Jacques Julliard.

La figure de Julien Freund. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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16.02.2008

Qu’est-ce que la politique ? Quels sont ses moyens ? Sa finalité ? C’est à ces questions que le sociologue et le théoricien du politique Julien Freund, prolongateur de l'oeuvre de Carl Schmitt, s’est employé à répondre tout au long de sa vie.
Le philosophe Alain de Benoist nous présente la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands universitaires français du XXe siècle.