Anarchistes individualistes et illégalistes à la "belle époque". Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


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2008

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des "en-dehors". Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l’ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l’émancipation individuelle doit précéder l’émancipation collective.
Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d’autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l’amour libre et la limitation volontaire des naissances. Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d’autres modes de consommation et d’échanges, mais aussi à emprunter la voie de l’illégalisme – jusqu’au célèbre périple de la "bande à Bonnot".
En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean débarque à Paris à l’âge de seize ans et devient l’une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à Anne Steiner qui, en suivant sa trajectoire, fait sortir de l’ombre bien des acteurs de cette épopée anarcho-individualiste ayant fait leur ce précepte de Libertad : "Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchiste." Exigence que plus d’un paya de sa liberté et même de sa vie.

Émission "Offensive Sonore".

Rwanda, le paradoxe français. Avec Charles Onana au Cercle Aristote.


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26.11.2018

Le 6 avril 1994, un avion Falcon 50 transportant deux chefs d'Etat africains, leurs collaborateurs et trois Français membres de l'équipage, est abattu par un missile SAM 16 au-dessus de l'aéroport de Kigali. L'ONU reconnaît que cet attentat est l'élément déclencheur des massacres atroces qui se vont se commettre dans tout le Rwanda. Or, depuis 20 ans, cet acte terroriste reste impuni. Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), censé juger tous les crimes commis en 1994, a décidé d'écarter l'attentat des procès. Pourquoi ?
Plus spécifiquement, quel rôle exact l'armée française a-t-elle joué pendant le génocide et pourquoi le régime de Paul Kagame actuellement au pouvoir au Rwanda ne cesse-t-il d'accuser la France dans les événement tragiques qui ont eut lieu dans cette région ?

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


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08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Quelques leçons sur la victoire de 1918. Avec Laurent Henninger à la Nouvelle Action Royaliste.


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28.11.2018

Historien, chargé d’études à la Revue Défense Nationale, membre du comité de rédaction du magazine Guerres & Histoire, Laurent Henninger vient évoquer le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale.
Le 11 Novembre a été commémoré comme victoire des poilus et retour à la paix dans l’occultation des conditions stratégiques qui ont permis à la France et à ses alliés de sortir victorieux du conflit - sans que la paix en Europe soit pour autant garantie.
C'est donc en revenant sur quelques leçons de la victoire de 1918, du point de vue de l'histoire militaire dans la longue durée, que Laurent Henninger nous permet de saisir des enjeux qui sont d’une pleine actualité.

Le mythe d'Al-Andalus et la guerre mémorielle en Espagne. Avec Arnaud Imatz sur Radio Courtoisie.


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17.10.2018

C'est en tant que spécialiste de l'histoire espagnole et notamment des enjeux mémoriels contemporains qu'Arnaud Imatz revient sur les polémiques récentes des tentatives d'exhumation de Franco et du mythe de la concorde des trois monothéismes dans Al-Andalus.
Une mise en perspective historique salutaire pour sortir des instrumentalisation diverses et variées qui ne visent qu'à diviser le corps social pour des enjeux bassement politiciens.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Les Diggers : révolution et contre-culture à San Francisco (1966-1968). Avec Alice Gaillard sur Radio Libertaire.


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2014

"Everything is free, do your own thing." Automne 1966, c'est avec ce mot d'ordre que les Diggers, un petit groupe de jeunes révoltés issus du théâtre, cherchent à radicaliser les enfants-fleurs en train de converger vers San Francisco.
Référence faite aux paysans anglais du XVIIe siècle menés par Gerrard Winstanley qui s'étaient approprié des terres seigneuriales pour les cultiver en commun, les Diggers de San Francisco s'emparent du quartier de Haight Ashbury et y cultivent les graines d'une utopie en acte.
Partisans du "théâtre guérilla", ils mettent en scène leur rêve d'une vie Libre et Gratuite, distribuent des repas, ouvrent des magasins gratuits, organisent de gigantesques fêtes et réclament la rue comme théâtre de leurs actions politiques critiques, subversives et festives.
Entrés dans la légende de la contre-culture avec le flamboyant roman autobiographique d'Emmett Grogan, Ringolevio, les Diggers ont traversé les années 1960 comme un de ces "orgasmes de l'histoire", aussi intense que court, et pour lequel il est autant question de révolution que de plaisir...

Émission "Offensive Sonore".

L'économie : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à comprendre les grands enjeux économiques contemporains.
Pour se faire, il étudie en profondeur les institutions, les structures et les différentes théories qui prétendent rendre compte de cette réalité dynamique avec plusieurs notes de lecture sur des ouvrages consacrés à ces questions.

Robespierre. Avec Marcel Gauchet au Cercle Aristote.


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21.11.2018

Robespierre reste une énigme, et une énigme qui soulève les passions. Il a ses admirateurs inconditionnels et ses détracteurs farouches. À la ferveur pour "l'Incorruptible" des uns répond la répulsion pour le "Tyran" sanguinaire des autres.
Cette division reflète l'antagonisme des mémoires de la Révolution française. 1789 et 1793 continuent de symboliser les deux faces opposées de notre événement fondateur : le glorieux avènement de la liberté d'un côté et la dérive dans la Terreur de l'autre.
Or Robespierre a pour originalité de faire le lien entre ces deux visages. Le champion des droits du peuple à la Constituante est aussi le pourvoyeur de la guillotine de la Convention montagnarde. Comment passe-t-on de l'un à l'autre ? Rupture ou continuité ?
C'est cette question classique que reprend Marcel Gauchet en s'efforçant d'y répondre en scrutant minutieusement l'itinéraire de pensée que l'abondant discours robespierriste permet de reconstituer. Un parcours qui éclaire le sens de l'événement révolutionnaire lui-même.