Le militantisme et la pensée. Avec David L'Epée à L’Heure la plus sombre sur ERFM.


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21.11.2016

Pour ce 55ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit le penseur et militant suisse David L'Epée.

 - 00'00 : Introduction
 - 00'54 : Pourquoi "L'Epée" ?
 - 02'04 : Le parcours de David
 - 07'20 : Qu'est-ce que le socialisme ?
 - 11'45 : Le capitalisme et la démocratie
 - 15'37 : La figure de Robespierre
 - 20'20 : La France vue par un Suisse
 - 22'50 : République et franc-maçonnerie
 - 27'30 : La synthèse du national et du social ?
 - 32'00 : La reductio Ad Hitlerum ne fonctionne plus
 - 33'35 : L'élection de Trump
 - 41'50 : Pour un retour à l'État-nation
 - 44'30 : La République enracinée et le modèle Chávez
 - 47'50 : Où retrouver David L’Epée ?

La Grèce, de l'Empire ottoman à l'Union européenne. Avec Olivier Delorme chez les Amis du Monde diplomatique à Montpellier.


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10.03.2017

Olivier Delorme, agrégé d’histoire et maître de conférences à Sciences-Po Paris a écrit une somme en trois volumes, La Grèce et les Balkans, directement en rapport avec le sujet traité dans cette conférence.
Depuis l’indépendance en 1832, la Grèce a presque toujours été sous une tutelle étrangère : ce fut l'Angleterre après la guerre civile de 1947 à 1949, puis vinrent les USA et aujourd'hui c'est l'Allemagne qui a repris ce rôle. Quant à l'Europe de la CEE, elle a été remplacée par une Union européenne ultra-libérale dont la monnaie (l'Euro) défavorise les pays les plus pauvres.
Seule une sortie intelligente de l'Euro-zone, c'est à dire avec l'appui et l'accompagnement des pays les plus riches de l'Union européenne, permettrait d'éviter à la Grèce de s'enfoncer toujours plus dans la récession.

Les Pachtounes. Avec le Général Alain Lamballe au Cercle Aristote.


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03.12.2018

Avec environ 50 millions de personnes, la communauté pachtoune, présente en Afghanistan et au Pakistan, est fractionnée par la ligne Durand définie à l'époque coloniale en 1893. En plein bouleversement politique, social et économique, elle préoccupe les Etats voisins ou proches, Chine, Iran, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Turkménistan et Inde ainsi que les grandes puissances extérieures à la zone, la Russie et les Etats-Unis en tout premier lieu.
Les Pachtounes forment un grand peuple qui ne dispose pas d'un pays qui leur soit propre. Fiers de leur culture, ardents défenseurs de leurs valeurs, ils constituent plus de la moitié de la population de l'Afghanistan (20 millions et probablement 30 millions en 2050) et un peu moins de 17 % de la population du Pakistan (30 millions et sans doute plus de 50 millions en 2050). Ils impriment leur marque sur la politique dans ces deux pays. Certains d'entre eux ont exercé et exercent des fonctions politiques et militaires importantes aussi bien en Afghanistan qu'au Pakistan. C'est dans ce dernier pays que se trouve le centre de gravité de la communauté pachtoune.
Les Pachtounes ont connu un passé prestigieux. Ils ont un avenir prometteur bien qu'incertain, susceptible de modeler l'Asie méridionale et centrale. Car si chez eux l'idéologie prime sur le sentiment nationaliste, celui-ci pourrait renaître.

La condition anarchique. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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14.11.2018

Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique.
Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de "valeur" à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.

Anarchistes individualistes et illégalistes à la "belle époque". Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


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2008

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des "en-dehors". Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l’ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l’émancipation individuelle doit précéder l’émancipation collective.
Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d’autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l’amour libre et la limitation volontaire des naissances. Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d’autres modes de consommation et d’échanges, mais aussi à emprunter la voie de l’illégalisme – jusqu’au célèbre périple de la "bande à Bonnot".
En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean débarque à Paris à l’âge de seize ans et devient l’une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à Anne Steiner qui, en suivant sa trajectoire, fait sortir de l’ombre bien des acteurs de cette épopée anarcho-individualiste ayant fait leur ce précepte de Libertad : "Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchiste." Exigence que plus d’un paya de sa liberté et même de sa vie.

Émission "Offensive Sonore".

Rwanda, le paradoxe français. Avec Charles Onana au Cercle Aristote.


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26.11.2018

Le 6 avril 1994, un avion Falcon 50 transportant deux chefs d'Etat africains, leurs collaborateurs et trois Français membres de l'équipage, est abattu par un missile SAM 16 au-dessus de l'aéroport de Kigali. L'ONU reconnaît que cet attentat est l'élément déclencheur des massacres atroces qui se vont se commettre dans tout le Rwanda. Or, depuis 20 ans, cet acte terroriste reste impuni. Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), censé juger tous les crimes commis en 1994, a décidé d'écarter l'attentat des procès. Pourquoi ?
Plus spécifiquement, quel rôle exact l'armée française a-t-elle joué pendant le génocide et pourquoi le régime de Paul Kagame actuellement au pouvoir au Rwanda ne cesse-t-il d'accuser la France dans les événement tragiques qui ont eut lieu dans cette région ?

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


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08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Quelques leçons sur la victoire de 1918. Avec Laurent Henninger à la Nouvelle Action Royaliste.


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28.11.2018

Historien, chargé d’études à la Revue Défense Nationale, membre du comité de rédaction du magazine Guerres & Histoire, Laurent Henninger vient évoquer le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale.
Le 11 Novembre a été commémoré comme victoire des poilus et retour à la paix dans l’occultation des conditions stratégiques qui ont permis à la France et à ses alliés de sortir victorieux du conflit - sans que la paix en Europe soit pour autant garantie.
C'est donc en revenant sur quelques leçons de la victoire de 1918, du point de vue de l'histoire militaire dans la longue durée, que Laurent Henninger nous permet de saisir des enjeux qui sont d’une pleine actualité.