Simone Weil : grève et joie pure. Avec Charles Jaquier sur Radio Libertaire.


(0)
66 Vues
0 commentaire
24.06.2016

En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins.
La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.
Retour croisé sur ces événements et le parcours de Simone Weil avec Charles Jaquier, préfacier du recueil d'articles de Simone Weil Grève et joie pure, datant précisément de cette période.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

Gracchus Babeuf et le populicide Vendéen. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


(0)
72 Vues
0 commentaire
10.2017

Pour le gauche du Capital, comme sa droite, Gracchus Babeuf est une énigme. Alors que les premiers se revendiquent de la célêbre "Conjuration des Égaux", les seconds louent l'auteur Du Système de dépopulation, première dénonciation des massacres systématiques de Vendée pendant la Révolution française. Hémiplégie mentale ?
Francis Cousin, dans une démarche radicale, nous invite à comprendre ce personnage dans sa totalité et a y déceler la rage animant le prolétariat en lutte contre toutes les dominations, qu'elles soient économique ou étatique.
Une invitaiton à l'insurrection.

Les critères de l'identité française. Avec Henry de Lesquen au Carrefour de l'Horloge.


(0)
64 Vues
0 commentaire
21.09.2017

S'il est un bien commun au peuple français, c'est son identité, cette réalité précieuse et fragile qui permet à l'individu de ressentir une appartenance unique et profonde à une communauté incarnée, de partager le même héritage et le même destin avec ses compatriotes.
Qu'est-ce, aujourd’hui, qu'être français ? Qui peut se réclamer de cette identité nationale ? Comment reconnaître et préserver l’unité identitaire et culturelle de la France, pour laquelle nos aïeux sont tombés en nombre au champ d'honneur et qui est aujourd'hui niée, bafouée, violée ?
Henry de Lesquen nous présente ses réflexions sur ce sujet crucial pour notre présent et pour notre avenir.

La guerre d'Espagne et l'épopée libertaire. Avec Myrtille Gonzalbo sur Radio Libertaire.


(0)
55 Vues
0 commentaire
10.05.2016

Cette émission nous présente deux ouvrages des Giménologues en compagnie de Myrtille Gonzalbo : Les Fils de la Nuit. Souvenirs de la guerre d'Espagne (Libertalia, 2016) et A Zaragoza o al charco ! Aragon 36-38, récits de protagonistes libertaires (L'insomniaque, 2016).
L'émission débute avec un extrait du feuilleton radiophonique mettant en scène le récit d'Antoine Gimenez, milicien libertaire.
Enfin, un débat autour de ladite "violence révolutionnaire" vient clore la discussion.

Emission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La grande désinhibition industrielle. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Paris.


(0)
50 Vues
0 commentaire
13.12.2014

Signe de l’entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l’ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d’importants bouleversements du champ économique et social.
La dimension problématique de cette activité doit aujourd’hui être redécouverte.
Aussi a-t-il paru nécessaire de revenir sur les débuts de cette période et d’identifier les activités industrielles et leurs conséquences sur le paysage, les dangers et les résistances à l’industrie, sans oublier les traces subsistant aujourd’hui encore dans le patrimoine.

Une conférence qui s'inscrit dans le Cycle "Les paris de l'industrie, 1750-1920".

Notes de lecture, par Michel Drac.


(2)
4357 Vues
0 commentaire
2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

Ezra Pound, violemment americain. Avec Hubert Lucot, Jacques Henric, Jacqueline de Roux, Michel Morht, Yves di Manno et Richard Sieburth sur France Culture.


(0)
69 Vues
0 commentaire
05.11.1992

Comme Louis-Ferdinand Céline, Erza Pound a connu la gloire et l'opprobre. Sa vie et son œuvre posent à l'esprit humain une question insoluble, une insupportable énigme : comment peut-on être en même temps écrivain de génie - le plus grand poète américain du siècle - et chantre de l'idéologie fasciste, ennemi irréductible de la démocratie ?
Au départ, il sollicite le dépaysement ; enfant du vieil Ouest, il laisse derrière lui l'Amérique, quitte en 1907 la morne société victorienne pour l'Europe où il décide de vivre. Londres, Paris, Venise...
Traducteur, poète, critique, Erza Pound est capable d'avoir une idée par seconde et fonde une demi douzaine de mouvements littéraires. Compositeur, éditeur, plus généreux que marmoréen, il "épaule" James Joyce dans la recherche, dans la continuation d' "Ulysse"... Point d'effusions diffuses ou d'épanchements, le poète n'écrit pas en son nom puisque sa création englobe tout l'héritage culturel.
Ezra Pound entreprend les Cantos, un "livre des morts" ou une "descente aux Enfers", qui établit un dialogue avec les textes célèbres de la culture Européenne puis chinoise ... Et visite les traductions inconnues et convoque les maîtres relégués dans l'ombre, oubliés ou négligés.
Défenseur érudit de la tradition artistique et promoteur de formes nouvelles, Ezra Pound procède par conversation fragmentaire, fusion de personnages, montage de citations, d'événements spirituels et de faits divers de l'époque, compression de l'Histoire...
Contempleur acharné de l'usure et de la décadence des Etats-Unis, il se livre pendant la Seconde guerre mondiale à des causeries véhémentes et violemment anti-américaines, à la radio romaine, et en faveur de Mussolini, se prononce contre l'intervention US traître à l'Amérique. Dès que les Américains débarquent, il est enfermé par les forces militaires dans une cage de fer, ramené et interné à Washington.
L'homme déchu est primé et célébré en 1948, "grand poète américain", les Cantos sont salués comme "la grande épopée de notre temps et de l'homme moderne".
Au terme de sa vie, Ezra Pound se plaît à dire qu'il a été le dernier Américain a avoir vécu la tragédie de l'Europe ou encore "une fourmi qui aurait échappé au naufrage de l'Europe".

Émission "Une Vie, une Œuvre", produite par Pascale Charpentier.

Saint-Simon, penseur et prophète du nouveau monde industriel. Avec Pierre Musso, Juliette Grange et Philippe Régnier sur France Culture.


(0)
58 Vues
0 commentaire
30.11.2012

Huit ans. Il leur aura fallu huit ans pour réaliser leur rêve. Ils se sont mis à quatre pour mettre sur pied une édition des œuvres complètes de Henri Saint-Simon (1760-1825).
Cette entreprise éditoriale hors du commun arrive à point nommé. Car Saint-Simon est le premier grand penseur français du "changement social" et de la société industrielle. C’est un mutant qui voulait en finir avec la politique classique et mener à son terme la Révolution française. L’auteur du Catéchisme des industriels (1823-1824) est donc l’homme de la situation. Il peut nous aider après la tempête néolibérale à conserver et améliorer nos chaînes de valeur qui font appel à un capital humain d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs compétents il peut nous aider à recouvrer une confiance envers l’avenir.
C’est parce qu’il ne venait pas à bout de la crise politique, morale, et sociale qu’il traversait, que Saint-Simon a envisagé pour son époque – et aussi inventé – comment il était possible de régénérer la société, sans la détruire. L’œuvre de Saint-Simon est hors normes, c’est une œuvre de carrefour, que l’on confond souvent avec celle de son ancêtre, le mémorialiste, que l’on amalgame à ses disciples fidèles ou infidèles – les saint-simoniens de Ménilmontant ou des beaux quartiers.
Ceci est une profonde erreur. Car Saint-Simon est un pionnier, un vrai précurseur. En se prononçant pour un capitalisme industriel équitable, ainsi qu’une propriété sociale respectueuse du travail, il rétablit la compétence de tous, il décharge la société des consommateurs non producteurs, il réactive l’esprit du socialisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Philippe Petit.