Ruée vers l'est lointain : à la découverte de la Sibérie et du Grand Nord russe. Avec Eric Hoesli sur Radio Courtoisie.


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31.03.2018

Eric Hoesli, citoyen helvétique, journaliste de haut vol et professeur, est l'auteur en 2006 d'une somme intitulée À la conquête du Caucase. Épopée géopolitique et guerre d'influence (Editions des Syrtes). Il vient de récidiver pour notre plus grand bonheur avec un pavé captivant, L'épopée sibérienne. La Russie à la conquête de la Sibérie et du Grand Nord chez le même éditeur.
Nous nous penchons avec lui sur ces extraordinaires destinées qui ont présidé à la découverte puis à la mise en valeur de ces espaces grand continentaux, au climat hostile, mais aux extraordinaires richesse, des espaces de colonisation et de relégation qui ont aussi engendré un type humain farouchement attaché à sa liberté et son autonomie, à rebours des pesanteurs (eur)asiatiques d'une certaine Russie.
En avant donc vers l'est lointain, où se joue peut-être une partie de notre avenir, le futur d'un Grand espace que l'on pourra qualifier d'eurosibérien...

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

L'Europe : son sommeil, sa mémoire. Avec Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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29.09.2011

Français d'Europe, européen de langue française d'ascendance celtique et germanique, Dominique Venner fait preuve dans son dernier livre d'un rafraîchissant optimisme historique. Aujourd'hui en "dormition", les nations de civilisation européenne se réveilleront.
Fruit d'une profonde méditation en forme de testament intellectuel, Le choc de l’histoire est un livre lumineux qu'il nous présente durant cette émission.

Émission "Les trésors en poche", animée par Anne Brassié.

Occident et Islam : le paradoxe théologique du judaïsme. Avec Youssef Hindi pour Culture Populaire à Nice.


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08.2018

Youssef Hindi accorde son tout premier entretien suite à la parution de son deuxième tome de la série Occident et Islam.
Loin de remettre en cause le monothéisme, il nous livre un récit historique inédit du dévoiement de l'idée monothéiste par un groupe d'Hébreux qui a cru bon d'adopter puis d'imposer au peuple d'Israël une divinité qui lui était alors inconnue, Yahvé. Celui-ci s'est substitué, à la suite d'un lent processus, à El, le Dieu d'Abraham, des Patriarches et des prophètes.
Car Contrairement à une idée répandue, les Hébreux n'ont pas inventé le monothéisme, mais une partie d'entre eux l'a bien dévoyé. C'est ce que démontre Youssef Hindi, après avoir remonté la trace de la croyance en un Dieu Unique dans l'Antiquité la plus reculée. L'enquête nous mène aux tous débuts de l’Histoire, aux deux extrémités du Croissant fertile, de Sumer à l'Égypte, en passant par Canaan. Il nous fait découvrir les preuves écrites de la croyance en Dieu, Unique et Universel, antérieures à la Torah de plus d'un millénaire.
Malheureusement le monothéisme, présent dans la Torah originelle, fut perverti par la confusion opérée entre un dieu tribal, Yahvé, et le Dieu Universel, El. Cette usurpation a donné naissance au judaïsme et à son paradoxe théologique : l'universalisation d'un dieu tribal, avec des conséquences historiquement dévastatrices.
En deuxième partie, Youssef Hindi livre son analyse du rôle historique de l'antisionisme portée par les élites juives de gauche, et décrypte, avec une contextualisation géopolitique, la montée en puissance de ce qu'Alain Soral a nommé le "national-sionisme", soit un nationalisme européen dévoyé et rendu israélo-compatible, visant en réalité à neutraliser la volonté d'indépendance réelle des peuples.

L'histoire, une science humaine ? Avec Johann Chapoutot à l'Université de Toulouse.


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18.05.2018

On parle indifféremment des "sciences humaines et sociales", mais la question se pose pour l'histoire : science humaine ou science sociale ? Peut-on opposer, ou plutôt différencier les deux ?
La question est d'ordre épistémologique (elle porte sur l'inscription dans l'ordre des savoirs), elle est aussi métaphysique ou ontologique : en étudiant l'homme et la femme dans le temps, la femme et l'homme aux prises avec le temps, l'histoire constitue un travail de l'humain sur lui-même qui n'a sans doute pas d’équivalent.

La lutte des classes : une histoire politique et philosophique. Avec Domenico Losurdo sur Radio Galère.


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14.06.2016

La crise économique fait rage et l’on parle de plus en plus du retour de la lutte des classes. Celle-ci n'est pas seulement le conflit entre les classes propriétaires et le travail dépendant. C'est également "l'exploitation d'une nation par une autre", comme le dénonçait Marx. C'est aussi l'oppression "du sexe féminin par le masculin" comme l'écrivait Engels. Nous sommes donc en présence de trois formes différentes de lutte des classes, appelées à modifier radicalement la division du travail et les rapports d'exploitation et d'oppression.
La lutte des classes s'avère aujourd'hui plus vitale que jamais, à condition qu'elle ne devienne pas un populisme facile qui réduit tout entre humbles et puissants, ignorant la multiplicité des formes du conflit social.

Savitri Devi, entre écologie radicale et aryanisme ésotérique. Avec Franck Buleux sur Méridien Zéro.


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16.02.2018

Ce soir, l'essayiste Franck Buleux évoque la figure relativement méconnue de Savitri Devi, née Maximine Portas en 1905. C'est sur cette personnalité hors normes, cet écrivain aux partis pris controversés, qu'il vient de faire paraître un Qui suis-je ? aux éditions Pardès.

Une émission animée par Pascal Lassalle.

Mélancolie de gauche, la force d'une tradition cachée. Avec Enzo Traverso sur France Inter.


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12.06.2017

Entre la Commune et Mai 68, les révolutions ont toujours affiché une prescription mémorielle : conserver le souvenir des expériences passées pour les léguer au futur. Une mémoire "stratégique", nourrie d'espérance.
Mais cette dialectique entre passé et futur s'est brisée, et le monde s'est enfermé dans le présent. Ce nouveau rapport entre histoire et mémoire permet de redécouvrir ce que l'historien des idées Enzo Traverso, à la suite d'Hannah Arendt, appelle une "tradition cachée", celle de la mélancolie de gauche, car elle n'est ni un frein ni une résignation, mais une voie d'accès à la mémoire des vaincus qui doit permettre à la gauche de prendre conscience d'un héritage impossible à refouler, et surtout d'un nécessaire travail de deuil.

La Renaissance, entre mythe et réalité historique. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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06.03.2018

La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que le travail de Didier Le Fur est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. Il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

Emission "Les mardis de la mémoire" animée par Anne Collin.