Politeia : introduction à la philosophie politique. Avec Eric Guéguen pour le Bréviaire des Patriotes.


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2017

Ces émissions constituent une très bonne introduction aux grandes problèmatiques politiques. Politique est ici à prendre au sens où l'entendaient les anciencs, soit l'art d'accorder l'individu (l'un) et la communauté (le multiple). 
L'approche thèmatique nous montre comment l'aspect politique des problèmes auxquels nous sommes confrontés est aujourd'hui réduit à la portion congrue. Mais pouvons-nous espérer résoudre les grandes questions de notre temps sans agir politiquement ?

Morale et droit naturel. Avec Pierre-Yves Quiviger à l'Ecole Normale Supérieure.


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17.12.2012

Le droit naturel est volontiers considéré comme un secteur de la morale : incarnation d'une légitimité morale s'opposant à la légalité juridique, inscription d'exigences éthiques fondamentales et universelles dans le corpus normatif, etc.
Contre cette description usuelle du droit naturel qui fait du jusnaturalisme un adversaire que le positivisme juridique peut terrasser sans trop d'efforts, Pierre-Yves Quiviger s'attache à dessiner les contours d'une théorie du droit naturel qui se distingue explicitement de la morale.
Il insiste d'abord sur l'anthropomorphisme et l'anthropocentrisme d'un droit naturel confondu avec la morale, et montre ensuite que la "moralisation" du droit naturel procède largement d'une conception positiviste de la juridicité.
Pierre-Yves Quiviger conclut, enfin, sur la pertinence d'un autre droit naturel pour aujourd'hui et sur la capacité qu'il aurait de minimiser la part de morale dans le droit positif - minimisation souhaitable, comme il cherche à le montrer.

L'Union européenne : contre les nations, contre les démocraties ? Avec Pierre Manent et Coralie Delaume à Sciences-Po.


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05.11.2014

L'Union européenne est née d'une idée généreuse mais vague : faire advenir "la Paix". Ceci ne suffit pas à constituer un projet politique.
Paradoxalement, le défaut de projet n’a pas empêché la multiplication des institutions technocrates chargées de le mettre en œuvre. On a fabriqué des outils avant d'en déterminer l'usage. Fortes d'un désengagement complice des Etats européens, ces institutions se sont désormais affranchies. Leur principale raison d'être est à présent de créer de la contrainte voire de la coercition.
Ce faisant, elles contribuent à vider progressivement de leur substance les Etats membres de l'Union, trop heureux, pour certains, de pouvoir se défausser des leurs responsabilités sur "Bruxelles" ou sur "Francfort". Mais aussi sur Berlin.
Car il semble qu'un Etat, à la différence de tous les autres, soit parvenu à réchapper de la maladie d'impuissance qui frappe ses voisins. Mieux, l'Allemagne est parvenue à faire des institutions européennes ses meilleures alliées et les courroies de transmission de ses propres intérêts.
Partout ailleurs, la démission du politique est devenue la règle. Elle s’accompagne le plus souvent d'une crise économique effroyable. Une situation que les peuples acceptent de plus en plus mal, sentant bien qu'au nom de "la Paix", on leur demande d’entériner tout à la fois leur appauvrissement, et l'abandon de leur souveraineté.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".

Sortir des traités européens. Audition programmatique de Coralie Delaume et Aurélien Bernier pour La France insoumise.


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09.2017

Crise de l'euro, hégémonie allemande, parole des peuples bafouée : l'Union européenne est devenue un réel problème.
La France, pour veiller sur ses intérêts et pour engager une nouvelle politique sociale, pourrait être logiquement amenée à sortir de cette institution. Mais comment s'y prendre ?
Aurélien Bernier, essayiste et militant écologiste, et Coralie Delaume, essayiste et animatrice du blog l’Arène nue, nous donnent quelques pistes de réflexion.
Ils appellent notamment la gauche radicale à renouer avec la lutte contre le libre-échange et à se réapproprier la notion de souveraineté nationale.

Religion et Histoire. Avec Damien Viguier et Youssef Hindi chez E&R à Ferney-Voltaire.


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28.01.2017

À l'heure où le fanatisme se répand dans certaines variétés eschatologiques du monothéisme (du judaïsme à l'islam, en passant par les sectes protestantes évangéliques), il devient urgent de réfléchir aux question des rapports de la religion et de la politique.
Deux intervenants vont s'y atteler avec une première intervention de Damien Viguier sur la question religieuse sous l'angle de l'histoire du droit et de la théologie politique, suivie dans un deuxième temps par Youssef Hindi dont les propos portent sur l'histoire politico-religieuse de l'Europe en général, et de la France en particulier.

Le clan : système familial traditionnel, par Damien Viguier.


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30.11.2014

Tout entières dirigées vers la perpétuité du clan, et cela même dans leurs exceptions et leurs assouplissements, les législations anciennes ont permis à ce qui étaient de simples dérogations de devenir de nouvelles normes, brisant dès lors l’organisation de la société en clans pour introduire le règne de la "famille bourgeoise".
Ceux qui clament "un enfant, c’est un papa et une maman", en réaction à l’instauration du "mariage pour tous", ne réalisent pas que la révolution anthropologique qu’ils dénoncent tient moins à l’élargissement du mariage aux couples homosexuels qu’à cette révolution plus ancienne, commencée sous Justinien et fortement accélérée à la Révolution, qui initia l’émiettement des structures familiales, en vertu de l’égalité par l’indifférenciation des sexes.
C’est la promotion même du ménage formé d’un homme et d’une femme, "brique" ou "cellule fondamentale" de notre structure sociale, et au nom duquel se fait la lutte contre le mariage pour tous, qui, en réalité, y a mené. Suite logique de l’évolution du Droit qui, en même temps qu’elle a abouti aux unions et aux filiations homosexuelles, a conduit à l’atomisation d’une société, et in fine à l’individualisme que nous connaissons aujourd’hui.

La Constitution : rempart ou prison ? Avec Damien Viguier chez E&R PACA à Avignon.


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17.12.2016

Principalement en raison du travail d'Etienne Chouard, la constitution est récemment redevenu une question politique dont les citoyens voudraient s'emparer.
Mais derrière ce texte, que se cache-t-il réellement ? Pourquoi a-t-il autant de pouvoir ? En comprenons-nous tous les enjeux ?
C'est sous l'angle de l'histoire du droit et de l'anthropologie que le juriste Damien Viguier nous propose de réfléchir à ces problématiques.

Philip Pettit et la critique républicaine du libéralisme. Avec Jean-Fabien Spitz, Patrick Savidan et Jean-Claude Poizat pour Citéphilo à Lille.


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05.11.2016

De la cité grecque à la Révolution française en passant par l’Italie de la Renaissance, la Hollande du XVIIe, les courants antimonarchistes de la Révolution anglaise ou les partisans de l'Indépendance américaine, le républicanisme apparaît comme la manière la plus ancienne de penser la liberté politique.
Restituer l'histoire du républicanisme comme idée de liberté – et non comme simple régime politique – permet d'exhumer un ensemble de présupposés centraux dans le développement de la vie politique européenne antérieurement à la Révolution française et d'élaborer une philosophie qui, fondée sur ce concept de liberté entendu comme non-domination, défend une conception du gouvernement distincte de celle propre aux perspectives libérale et populiste.
Cette approche conduit bien évidemment à la question de la particularité du républicanisme français.