Le droit chez Kant. Avec Jean-François Kervegan au Lycée d’Etat Jean Zay.


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12.01.2012

La Révolution française, commence Jean-François Kervégan, a eu un impact considérable sur la philosophie allemande. Cette révolution s'est faite au nom de principes et au nom du droit. C'est une révolution philosophique. Les débats qui l'ont précédée sont nourris de philosophie. De l'autre côté du Rhin, une autre révolution a eu lieu, celle du kantisme. Mais c'est une révolution philosophique. Si bien que Hegel a pu dire des Allemands qu'ils avaient fait en théorie ce que les Français avaient réalisé en pratique.
La philosophie juridique et politique de Kant constitue un commentaire spéculatif de la Révolution française. Celui-ci commence par une refonte de la problématique du contrat social.
À la différence de ses prédécesseurs, Kant rejette l'hypothèse d'un état de nature ou d'un contrat social primitif. Ni l'un ni l'autre ne sont un objet d'expérience, ils ne peuvent donc être connus. Le contrat social doit être conçu comme la norme rationnelle de toute communauté politique effective. Il représente une idéalité, la condition normative de légitimité de l'autorité politique. Tout doit donc se passer comme si le pouvoir légitime était fondé sur un contrat originaire de chacun avec chacun. La société politique est normativement fondée sur le contrat social. Elle se distingue de toutes les formes d'associations qui ne présupposent pas l'idéalité normative du contrat social. La société politique est une construction normative. L'état de nature s'en distingue car il ne repose pas sur une norme. Cet état de nature n'est d'ailleurs pas exclusif de toute vie sociale.
La constitution de la société politique repose sur des principes de droit public. Ces principes sont au nombre de trois : la liberté, l'égalité et l'indépendance. Le premier de ces trois droits et le plus important. Le principe de liberté s'applique à l'homme. C'est un droit antérieur à la société politique mais qui ne prend sens qu'à l'intérieur de celle-ci. Le principe d'égalité juridique des sujets du pouvoir signifie que ceux-ci ont un pouvoir de contrainte mutuelle. Il n'y a pas d'inégalité juridiquement valable. Les privilèges doivent être abolis. Le principe d'indépendance concerne l'indépendance économique des citoyens. Elle est, selon Kant, la condition de leur indépendance politique.

Crise du coronavirus : aspects politiques et juridiques. Avec Régis de Castelnau pour le Cercle Aristote.


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03.04.2020

Les responsabilités engagées dans les décisions prisent pour faire face à la crise du coronavirus sont accablantes, qu'elles soient directement politiques ou administratives.
Dans un premier temps, l'avocat honoraire et animateur du blog "Vu du Droit" Régis de Castelnau s'exprime sur les aspects politiques de la crise et leurs conséquences à moyen/long terme.
Compte tenu des défaillances constatées et des infractions commises, les aspects juridique et judiciaire de l'inéluctable reddition des comptes se doivent d'être explorés dans un second temps.
Viendra inévitablement le moment de présenter la facture…

Émission "Entretien de la Quarantaine", animée par Maxime Le Nagard.

La CEDH sous influence de George Soros ? Avec Grégor Puppinck pour VA Plus.


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05.2021

Existe-t-il une idéologie dominante derrière la Cour européenne des droits de l'Homme ? Si oui, qui la porte et comment est-elle financée ?
D'après un rapport réalisé par le Centre Européen pour le Droit et la Justice conduit par l'avocat à la Cour européenne des droits de l'homme Gregor Puppinck, de nombreux juges de cette juridiction seraient affiliés à la très idéologique Open Society de George Soros.
Comment une telle ingérence du privé dans les affaires publiques européennes a-t-elle été rendue possible ?

La Grande Guerre. Avec Dominique Venner et André Bach sur Radio Courtoisie.


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12.11.2009

C'est en revenant sur la publication récente des Carnets de guerre d'un hussard noir de la République de Marc Delfaud que le général André Bach et l'historien Dominique Venner reviennent en détails sur le déroulement de la Première Guerre mondiale, notamment du point de vue des soldats eux-mêmes.
L'occasion également de revenir sur certaines idées reçuse concernant le premier conflit mondial, en particulier la question de la justice militaire et des "fusillés pour l'exemple".

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

GAFA, reprenons le pouvoir. Avec Joëlle Toledano à l'Université Côte d'Azur.


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21.09.2020

Il y a vingt ans Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa seconde vie. Google et Amazon étaient des start-up et Facebook n'existait pas. Vingt ans après, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes au monde.
N'avons-nous pas fait preuve de naïveté face à ces jeunes pousses qui se réclamaient de la liberté d'entreprendre et de l'innovation ? Peut-on encore lutter contre ces empires plébiscités par les consommateurs et aux ambitions sans limite ?
Joëlle Toledano montre comment les GAFA arrivent à s'extraire du droit commun, à verrouiller la concurrence, à définir leurs propres règles en s'appuyant sur l'efficacité des outils numériques. Dénonçant notre retard face à ces entreprises sophistiquées et agiles, elle nous exhorte à comprendre ce nouveau monde et à reprendre l’initiative.
La transformation numérique est rapide, bouleverse les chaînes de valeur. Les intérêts de court terme sont souvent opposés à ceux de long terme, d'où les difficultés à définir l'intérêt général. Donnons-nous les moyens de fabriquer les institutions du XXIe siècle au service du bien commun !

De la lutte contre la corruption au lawfare : une histoire américaine. Avec Renaud Beauchard sur France Culture.


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14.10.2019

La guerre se fait désormais aussi par le droit. Les Américains ont même inventé un mot pour désigner l'utilisation du droit comme arme de guerre : le lawfare. C'est en compagnie de l'avocat Renaud Beauchard, avocat à Washington et auteur de L'assujettissement des nations, ouvrage de référence sur la question brûlante du règlement des différends entre Etats et investisseurs, que nous abordons ce problème épineux.

Émission "Matières à penser", animée par Antoine Garapon.

Crise des institutions françaises et piste pour une refondation. Avec Valérie Bugault pour Culture Populaire à Nice.


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12.09.2020

Bien que de nature radicale, les évolutions politiques, géopolitiques, institutionnelles, économiques et juridiques actuelles, passent souvent sous le radar des analystes, qui ne voient que l'écume des transformations.
Les français, qui perçoivent de façon diffuse la gravité des évènements en cours, sont limités par leur perception et ne comprennent, trop souvent, pas la cohérence de long terme des évènements. Car, sur le modèle de la tectonique des plaques, les modifications auxquelles nous assistons, préparées de longue date et longtemps restées invisibles, deviennent brutalement apparentes aux yeux de tous.
Privés d'analyses cohérentes sur la durée, les français ne disposent pas de réelles armes pour défendre le modèle de société qu'ils avaient accepté et qui leur est retiré, de façon aussi sournoise qu'autoritaire. Face à l'apparente inéluctabilité des phénomènes auxquels nous assistons, une réaction par le rejet est aujourd'hui la seule alternative politique disponible.
À l'heure des bilans, le travail de Valérie Bugault apporte des clefs de compréhension systémique du désordre mondial tout en énumérant les conditions du renouveau civilisationnel.

Repenser la propriété privée. Avec Pierre Crétois pour La France insoumise.


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20.08.2020

La critique de la propriété est à l'ordre du jour. On a vu, ces dernières années, se développer une réflexion sur le rôle de la rente dans le creusement des inégalités (Piketty) ou sur la nécessité de rendre certains biens à la propriété collective (Dardot et Laval). Le travail de Pierre Crétois se situe dans ce champ, où il trace un sillon original. Il n'aborde pas le problème seulement par ses effets délétères, mais le reprend à la racine.
La propriété privée s'élabore à partir de la Renaissance, en tant que pendant de la souveraineté politique : l'individu règne en maître sur ses choses comme le souverain sur ses sujets. Elle devient un droit naturel, celui de la personne à jouir comme elle l'entend des fruits de son travail. La Révolution sanctuarisera cette idée dans la Déclaration des droits de l'homme. C’est là que les difficultés surgissent.
Il n’a jamais existé dans la réalité de propriété absolument privée : les choses ne sont pas appropriables en tant que telles, mais sont des lieux où se rencontrent des existences et activités individuelles et collectives. Le propriétaire ne doit plus être conçu comme un despote sur son domaine, mais comme membre de communautés et d'écosystèmes.