Souveraineté, démocratie, laïcité. Avec Jacques Sapir à la Librairie Tropiques.


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04.02.2016

Jacques Sapir nous présente son dernier ouvrage dans lequel il explique la généalogie contradictoire de la Dictature en régime réputé démocratique, et de ses pré-supposés en droit.
Un projet qui lui permet de qualifier l'état d'urgence comme urgence de et dans l'État et qui le rapproche plutôt de Montesquieu que de Rousseau, et de Max Weber et Carl Schmitt que de Karl Marx.
Dans le débat qui s'en suit, on découvre le magnifique travail épistémologique et constitutionnaliste de Jacques Sapir. En dépit de sa répugnance à évoquer la primauté causale des forces productives, la responsabilité des classes bourgeoises dirigantes dans l'exploitation de l'homme par l'homme, et la fonction historique de la lutte des classes, il nous permet de comprendre, à partir des cas concrets de l'actualité, pourquoi dans une perspective de souveraineté populaire, la dictature du prolétariat est bien la phase intermédiaire (qualifiée de "socialiste" par Marx) requise pour toute transformation sociale susceptible de conduire à la société sans classe, c'est à dire... au communisme !

D'ou viennent les droits de l'homme ? Le cas Francisco de Vitoria. Avec Blandine Kriegel et Gaëlle Demelemestre pour la Règle du jeu.


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26.01.2014

Le dominicain espagnol Francisco de Vitoria (1486-1546) fut le précurseur du droit international et l'ardent défenseur des populations amérindiennes face aux conquérants espagnols. Face a une représentation exclusivement volontariste de la loi, Vitoria tente une interprétation moderne de la pensée thomasienne et une méditation de ce qu’elle apporte pour affronter les nouveaux problèmes émergeant au début du XVIe siècle.
À l'occasion de la traduction inédite du cours qu’il a prononcé pendant l'année 1533-1534, consacré à un commentaire du "Traité des Lois" contenu dans la "Somme théologique" de Thomas d'Aquin, Gaëlle Demelemestre et Blandine Kriegel nous invitent à réfléchir sur l'origine des "droits de l'homme", enracinés dans une philosophie politique et un contexte bien particuliers.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Bréviaire des Patriotes.


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02.2016

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron aborde l’actualité des mois de décembre 2015 et janvier 2016, avec notamment : les élections régionales défavorables au FN, la victoire des nationalistes en Corse, l’avenir de la France dans le Pacifique, les expatriés, le revenu de base, l’Otan, l’Arabie Saoudite, les viols de Cologne, le régionalisme, l'avenir géopolitique asiatique, Israël, ou encore les fractures politiques en Occident...

Eschatologie : l'attente de l'Eglise, par Henri Blocher.


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1984

Les questions d'avenir, de fin des temps, de jugement et d'au-delà, sans parler d'Israël, du millénium et de l'Anti-Christ, font l'objet de nombreux débats dans le monde chrétien.
Mais ces thèmes ne sont pas seulement des sujets de controverses : ils sont aussi porteurs d'inquiétudes et d'espérances.
Henri Blocher, au travers de cette série de neuf conférences, se propose de faire le point en parcourant les données bibliques et en guidant le lecteur dans sa réflexion sur les différentes facettes de l'espérance chrétienne.

Les droits sociaux sur le marché. Avec Alain Supiot et Jean-Claude Guillebaud à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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19.02.2013

L'évolution de notre économie-monde tend toujours plus à mettre les systèmes sociaux en concurrence comme de vulgaires marchandises.
Alain Supiot et Jean-Claude Guillebaud s'interrogent sur les origines et la dynamique d'un tel changement, en proposant quelques idées de réformes institutionnelles qui nous permettraient à nouveau de garantir une certaine justice sociale.

La République contre les libertés. Avec Nicolas Bourgoin pour Culture Populaire.


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05.2015

Quadrillage des quartiers populaires, vidéosurveillance omniprésente, contrôle accru des communications et des déplacements, chasse aux marginaux et aux sans-papiers, inflation des gardes à vue et des incarcérations, alourdissement des peines, généralisation des mesures de sûreté : nous sommes entrés dans un processus révolutionnaire de radicalisation du contrôle social et de mutation du droit pénal. Il débute avec la rédaction du rapport Peyrefitte, se poursuit avec la politique de la ville des années quatre-vingts et la "guerre" contre les violences urbaines des années quatre-vingt-dix, trouve son apogée avec la profusion des lois liberticides de la décennie 2000 pour se stabiliser provisoirement avec le retour de la gauche.
Comment expliquer cette escalade ? L’option sécuritaire n’est pas une réponse à une prétendue montée de la délinquance mais au délitement du tissu social et économique. Le recours à l’option punitive est un moyen pour l’État de reprendre la main en réaffirmant sa souveraineté face à une crise qui le met en échec d’autant plus crûment que les politiques économiques échappent à son contrôle en s’internationalisant.
L’autoritarisme est ainsi le pendant de la libéralisation de l’économie et de l’érosion de l’État providence que connaissent nos sociétés occidentales depuis la fin de la période keynésienne. Il est le versant obscur de la mondialisation du capitalisme.

La vente d'Alstom, histoire d'une guerre économique. Avec Eric Denécé et Jean-Michel Quatrepoint pour Stratpol.


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10.2015

Éric Denécé et Jean-Michel Quatrepoint analysent les enjeux économiques et géopolitiques de la vente d’Alstom, fleuron de l’industrie française, au groupe américain General Electric.
Ou comment la classe politique française a vendu la souveraineté énergétique et militaire de son propre pays aux États-Unis.

Le droit du travail est-il condamné ? Avec Philippe Arondel au Cercle Aristote.


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23.11.2015

Là ou certains évoquent la crise du travail, il conviendrait sans doute davantage de voir le travail en crise ! Il est urgent d'analyser la véritable décomposition que représente la remise en cause du droit du travail (autoréglementation contractuelle par les entreprises désireuses d'individualiser au maximum les rapports sociaux, inversion de la hirarchie des normes loi/convention collective).
La multiplication des formes atypiques d'emploi (CDD, temps partiel, etc.) conduit à un éclatement du salariat conduisant de fait à transformer le salarié en simple appendice du capital.
La nouvelle économie politique du temps qui se met en place aura-t-elle finalement raison du droit du travail français ? Il est temps de retrouver le chemin de la contestation lucide.