L'avenir du commun, ou comment se le réapproprier. Débat entre Frédéric Lordon, Isabelle Stengers et Pierre Dardot pour Citéphilo.


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13.11.2010

L’analyse des formes contemporaines de la production capitaliste oblige à faire retour sur ce par quoi elle avait commencé : l’appropriation privative (enclosures) de ce que les communautés traditionnelles géraient sous forme de biens communaux. Loin d’être un simple phénomène précurseur, la privatisation des commons apparaît comme une véritable constante : en témoigne paradoxalement la résistance qu’un certain nombre de mouvements (collectifs de création de logiciels libres, communautés d’usagers) opposent à cette tendance qui, via par exemple la brevetabilité du vivant, étend son emprise sur l’ensemble des ressources auxquelles jusqu’ici l’humanité avait un accès collectif.
Reste à donner un horizon à une telle résistance. Traduit-elle, selon l’analyse classique de Marx, la tendance du capitalisme à créer les conditions de son propre dépassement ? Auquel cas il faudrait voir dans l’émergence de ce qu’on appelle aujourd’hui économie de la connaissance ou capitalisme cognitif la condition de surgissement d’une production enfin commune, entendue comme un "processus constituant" (Toni Negri) que ses agents doivent se réapproprier. Ou bien (Isabelle Stengers) faut-il y voir le signe que la puissance de destruction du capitalisme a franchi une limite supplémentaire, face à quoi, rompant avec toute forme d’optimisme scientiste, de nouvelles communautés d’usagers créent de nouvelles formes de résistances, expérimentant des pratiques qui inventent/retrouvent l’art de faire attention ?

Un échange introduit par Alain Lhomme.

La figure de Julien Freund. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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16.02.2008

Qu’est-ce que la politique ? Quels sont ses moyens ? Sa finalité ? C’est à ces questions que le sociologue et le théoricien du politique Julien Freund, prolongateur de l'oeuvre de Carl Schmitt, s’est employé à répondre tout au long de sa vie.

Sur la transcendance, par Charles Robin.


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2015

La question de la religion, et plus généralement de l'ouverture à la transcendance est souvent posée lorsque des actions concrètes sont envisagées pour lutter contre la logique libérale qui asservit notre monde.
Que doit-on en penser ? L'idéal du socialisme, articulé sur les principes de justice et de liberté, peuvent-ils s'abstraire de la référence à l'infini, et donc à la transcendance ?

Historique des processus constituants. Avec Alain Dontaine pour Nuit Debout à Grenoble.


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23.05.2016

Qu'est ce qu'une constitution ? À quoi sert-elle ? Et qui, tout au long de l'histoire, en à présidé à la rédaction ?
Alain Dontaine, en revenant sur l'histoire mouvementée de nos différentes Républiques, mais aussi sur d'autres expériences menées à l'étranger, nous montre l'importance du processus constituant comme matrice de gestion des instances de pouvoir au sein des gouvernements représentatifs.
Saurons-nous en tirer les conséquences politiques ?

Les Bûchers de la liberté. Avec Anastasia Colosimo à la librairie La Procure.


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04.02.2016

Que nous dit Charlie, alors que se dissipent les ultimes mirages du 11 janvier ? Que le blasphème n'est pas de retour car il ne nous a jamais quittés. Qu'il n'est pas un principe religieux, mais qu'il a toujours été un instrument politique. De Rushdie à Dieudonné, d'Islamabad à Copenhague et de la Cour européenne des droits de l'homme à la Cour suprême des États-Unis, en passant par la Bible et le Coran, les caricatures de Mahomet et l'inflation des lois mémorielles, Anastasia Colosimo nous promène à travers les temps et les lieux du blasphème qui en dévoilent sans concession toute l'actualité.
Car, par-delà l'émotion, la question essentielle est de savoir si, aujourd'hui, la France n'a pas déjà tourné le dos, secrètement, à la liberté d'expression.

Nuremberg, de Maurice Bardèche. Avec Anne Lucken et Pascal Junod à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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02.05.2016

Pour ce 41e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent et Xavier, en compagnie d’Anne Lucken, recevaient maître Pascal Junod pour évoquer la réédition, chez Kontre Kulture, de l’ouvrage Nuremberg de Maurice Bardèche.

Au sommaire de l’émission :
 0'00'00 : Introduction
 0'01'04 : Maurice Bardèche
 0'03'24 : Un écrivain de talent
 0'06'00 : Les premiers pas du révisionnisme
 0'07'40 : L’intuition fondamentale
 0'10'21 : La naissance de l’Empire du Bien
 0'13'52 : Nuremberg contre le Droit
 0'18'00 : L’Allemagne seule coupable ?
 0'23'11 : La Pologne : le prétexte
 0'26'15 : Vers la disparition des Nations
 0'28'55 : Bardèche, un militant ?
 0'33'30 : La France à Nuremberg
 0'36'35 : Le mythe de la Résistance
 0'40'25 : Les fondements d’Israël
 0'46'30 : La stratégie du dédouanement
 0'52'36 : Les conséquences pour Bardèche
 0'56'46 : Le bannissement du révisionnisme
 1'05'46 : Chaman’Jo, album Et après, "Victoire", Kontre Kulture Musique

La République des censeurs. Avec Jean Bricmont et Jean-Yves Le Gallou chez Henry de Lesquen sur Radio Courtoisie.


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02.06.2014

Il n'y a rien d'extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789) que : "La libre communication des pensées et des opinions est l'un des droits les plus précieux de l'homme".
La Cour européenne des droits de l'homme, quant à elle, considère que la liberté d'expression vaut aussi pour les opinions "qui heurtent, choquent ou inquiètent l'Etat ou une fraction de la population".
Pour le Comité des droits de l'homme de l'ONU : "Les lois qui criminalisent l'expression d'opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression".
Etat des lieux de la question autour du dernier livre de Jean Bricmont.

Souveraineté monétaire et Euro : l'économie peut-elle aboutir à une remise en cause de la démocratie ? Avec Jacques Sapir à l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales.


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09.06.2016

À quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l'on appelle le peuple, et définit un ordre politique.
Partout en Europe et dans le monde s'exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l'Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des institutions de la zone Euro, la souveraineté est la question d'aujourd'hui.
Si la notion de souveraineté a pris une place centrale dans le débat, c'est bien parce qu'elle touche à quelque chose d'essentiel : la liberté. Celle de faire et de décider, en son propre nom comme de manière collective.
Mais qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd'hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l'ethnie ou la religion, et d'affirmer la nature historique et politique de cette notion.
Faire disparaître du champ politique le principe de souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Il ne faut alors pas s'étonner de ce que la société glisse vers l'anomie et la guerre de ''tous contre tous''.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".