La République contre les libertés. Avec Nicolas Bourgoin pour Culture Populaire.


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05.2015

Quadrillage des quartiers populaires, vidéosurveillance omniprésente, contrôle accru des communications et des déplacements, chasse aux marginaux et aux sans-papiers, inflation des gardes à vue et des incarcérations, alourdissement des peines, généralisation des mesures de sûreté : nous sommes entrés dans un processus révolutionnaire de radicalisation du contrôle social et de mutation du droit pénal. Il débute avec la rédaction du rapport Peyrefitte, se poursuit avec la politique de la ville des années quatre-vingts et la "guerre" contre les violences urbaines des années quatre-vingt-dix, trouve son apogée avec la profusion des lois liberticides de la décennie 2000 pour se stabiliser provisoirement avec le retour de la gauche.
Comment expliquer cette escalade ? L’option sécuritaire n’est pas une réponse à une prétendue montée de la délinquance mais au délitement du tissu social et économique. Le recours à l’option punitive est un moyen pour l’État de reprendre la main en réaffirmant sa souveraineté face à une crise qui le met en échec d’autant plus crûment que les politiques économiques échappent à son contrôle en s’internationalisant.
L’autoritarisme est ainsi le pendant de la libéralisation de l’économie et de l’érosion de l’État providence que connaissent nos sociétés occidentales depuis la fin de la période keynésienne. Il est le versant obscur de la mondialisation du capitalisme.

La vente d'Alstom, histoire d'une guerre économique. Avec Eric Denécé et Jean-Michel Quatrepoint pour Stratpol.


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10.2015

Éric Denécé et Jean-Michel Quatrepoint analysent les enjeux économiques et géopolitiques de la vente d’Alstom, fleuron de l’industrie française, au groupe américain General Electric.
Ou comment la classe politique française a vendu la souveraineté énergétique et militaire de son propre pays aux États-Unis.

Le droit du travail est-il condamné ? Avec Philippe Arondel au Cercle Aristote.


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23.11.2015

Là ou certains évoquent la crise du travail, il conviendrait sans doute davantage de voir le travail en crise ! Il est urgent d'analyser la véritable décomposition que représente la remise en cause du droit du travail (autoréglementation contractuelle par les entreprises désireuses d'individualiser au maximum les rapports sociaux, inversion de la hirarchie des normes loi/convention collective).
La multiplication des formes atypiques d'emploi (CDD, temps partiel, etc.) conduit à un éclatement du salariat conduisant de fait à transformer le salarié en simple appendice du capital.
La nouvelle économie politique du temps qui se met en place aura-t-elle finalement raison du droit du travail français ? Il est temps de retrouver le chemin de la contestation lucide.

Anarchisme conservateur : de Joey Starr à Platon. Avec Charles Robin chez E&R à Lille.


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28.06.2015

Peut-on mélanger l'anarchisme et le conservatisme ? Cette position politique inclassable est-elle cohérente ?
Dans la lignée des penseurs George Orwell et Jean-Claude Michéa, Charles Robin nous invite à considérer les enjeux philosophico-politiques de notre époque et à nous positionner face à la nouvelle forme d'oppression totalitaire du capitalisme.
En effet : on peut être à la fois un défenseur intransigeant de l'égalité sans souscrire aux illusions "progressistes" et "modernistes" au nom desquelles s'accomplit désormais la destruction du monde. En établissant la cohérence réelle de cette pensée apparemment paradoxale, Charles Robin met en évidence quelques-unes des conditions de cette indispensable critique moderne de la modernité.

Le retour de l'Etat. Avec Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.


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20.04.2015

Pourquoi parler de l'Etat aujourd'hui ? Pourquoi parler du retour de ce qui n'est jamais parti ?
L'Etat n'est pas uniquement un vaste appareillage technique et juridique. Il est avant tout une logique qui équivant à contrôler et à contrer dans le but de garantir la survie collective. D'autres formes politiques peuvent recouvrir cette définition, toutefois l'Etat est pour la France la forme issue de son Histoire.
La particularité de l'Etat est qu'il fut la seule forme à avoir concilié la liberté et la stabilité. Sa rencontre avec la Nation a permis cette alchimie particulière que certains aimeraient voir mourir sous nos yeux...

De quoi Macron est-il le nom ? Avec Roland Hureaux au Cercle Aristote.


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23.02.2015

Rencontre avec Roland Hureaux, élu local, ancien haut fonctionnaire et essayiste, qui construit depuis près de 20 ans une oeuvre de critique du culte de la réforme et de la destruction de l'Etat. Il analysera pour nous la symbolique de la loi Macron, la dernière illustration en date de la victoire du "trotsko-libéralisme" que représente le quinquennat Hollande.
En effet, comprendre cette loi décriée de toutes parts reste problèmatique : elle ne s'attaque pas aux vrais problèmes, en crée là où il n'y en a pas et participe surtout d'une véritable perte de repères au sein de la société. Dès lors, comment en comprendre le sens ?

Pierre Legendre à voix nue, sur France Culture.


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10.2007

Pierre Legendre est né le 15 octobre 1930 en Normandie. Attaché à cette origine, il aime à se définir aujourd'hui comme "un homme du passé et de l'avenir". Son parcours est atypique et son oeuvre monumentale. Les livres ont toujours été sa patrie. Il fit ses universités à Paris et à Rennes.
A la fin des années 40, on composait son menu au gré de ses penchants. On avait le choix, dit-il, "de devenir un idiot ou de se construire". Il a choisi la deuxième hypothèse ... C'est ainsi qu'il est devenu un expert de la civilisation du droit civil, de la normativité, un anthropologue intransigeant, un penseur de l'Etat et des institutions... C'est en Afrique au début des années 1960 que l'auteur de "Jouir du pouvoir" (1976) a commencé à s'interroger sur les nouvelles formes d'occidentalisation du monde et s'est mis à l'école de ses "maîtres nègres". C'était au temps où les experts internationaux vendaient du "développement" à tout-va et se targuaient d'émanciper les Africains de leurs coutumes ancestrales, faisant fi des paroles de l'écrivain Hampaté Bâ disant que lorsqu'un vieux meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle.
Depuis ces longues années d'apprentissage Pierre Legendre met à nu ce que remuent le Management et la littérature gestionnaire : le défi, le challenge, l'efficiency. Quoi encore ? Le forçage qui consiste à nouer, à la façon d'une théologie, l'ordre du marché et l'ordre du pouvoir...

Le mur de l'Ouest n'est pas tombé. Avec Hervé Juvin au Cercle Aristote.


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15.06.2015

Le capital paie des salaires quand les tanks le menacent. Enlevez les tanks, l'esclavage est de retour, la globalisation s'y emploie ; et voilà pourquoi George Soros finance la destruction des unités nationales à travers ses Open Society Foundations, voilà pourquoi les mafieux ukrainiens ont le soutien de leurs confrères américains et de leurs mercenaires, voilà pourquoi Israël se tourne vers la Russie et vers le monde orthodoxe, un monde qui sait ce qu'il en coûte de ne plus défendre son identité ! Car la chute du Mur de l'Est a laissé l'Europe sans défense contre des systèmes, des principes et des intérêts venus d'ailleurs... Ceux de l'US Empire. Le but de la manoeuvre ? Séparer l'Union européenne de la Russie et ruiner tout projet d'alliance eurasiatique qui, s'il se réalisait, reléguerait la puissance américaine aux marges du monde...
Si la chute du Mur de Berlin mit fin aux dictatures communistes en 1989, nul ne s'est inquiété de cet autre Mur qui allait à son tour diviser le monde : le "Mur de l Ouest". Celui que les États-Unis bâtissent au centre du continent eurasiatique.
Hervé Juvin démontre, au fil d'un dessous des cartes extrêmement mobile, l'urgence du "non-alignement" européen qui délivrerait enfin nations et frontières du glacis artificiel que l'hyperpuissance américaine ne cesse de développer au nom de la globalisation libérale désormais synonyme de crise mondiale majeure.