Questions stratégiques. Avec Jacques Sapir pour le Cercle Aristote.


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09.07.2021

Le XXe siècle a vu tous les visages de la stratégie se mettre en place, et c'est une nouvelle approche du fait stratégique que dévoile l'économiste non-orthodoxe Jacques Sapir dans ses derniers travaux.
En effet, les questions militaires et stratégiques ne s'opposent pas à l'économie, bien au contraire car cette dernière est bien un espace de rapports de force. Et quand on parle des unes, on évoque l'autre; et inversement.

Émission "Vendredi c'est PYR !", animée par Pierre-Yves Rougeyron.

La guerre anglo-américaine de 1812. Avec Sylvain Roussillon pour la Revue Conflits.


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09.2020

La seconde guerre d’indépendance américaine a vu la prise de Wasinghton par les Anglais et le contrôle des Grands Lacs. Pourtant, ce sont les Américains qui sont sortis vainqueurs et qui ont pu ainsi affirmer leur puissance sur le continent nord américain. La guerre de 1812-1815 est pourtant aujourd'hui méconnue alors qu'elle a contribué à renforcer l'autonomie des États-Unis.
Sylvain Roussillon, auteur de L'autre guerre d'indépendance américaine. 1812, le conflit méconnu nous parle de cette guerre. Elle intervient durant les campagnes de Napoléon, ce qui a contraint les Anglais a créer un second front. Elle a obligé les États-Unis à se positionner par rapport aux Indiens, qui tentaient de créer un État confédéré, enfin elle a contribué à façonner un sentiment national américain. Les deux partis politiques en présence, les Fédéralistes et les démocrates-républicains ont ainsi été conduit à approfondir leur vision géopolitique, notamment par rapport à leurs relations avec l'Europe et les puissances extérieures.
Si cette guerre est aujourd'hui passée au second plan par rapport à la première guerre d'indépendance et à la guerre civile américaine, elle est néanmoins un jalon essentiel de la naissance de cette puissance.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

L'affaire Dreyfus. Avec Bruno Gollnisch et Monique Delcroix sur ERFM.


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19.11.2019

Certes, l'affaire Dreyfus a fait couler énormément d'encre depuis un siècle. Mais la quasi-totalité des ouvrages sont soumis à la "vulgate", c'est-à-dire une manière obligée de raconter l'histoire. Non seulement l'innocence d'Alfred Dreyfus est érigée en dogme, mais de plus un historien "correct" se doit de tenir pour établi que c'est Esterhazy qui a écrit le fameux bordereau ; que le colonel Picquart a découvert fortuitement la culpabilité d'Esterhazy ; que l'état-major a guidé et protégé Esterhazy jusqu'à son procès ; que les dreyfusards n'ont eu aucune relation avec Picquart, ni indirecte avant juillet 1897 ni directe avant janvier 1898, et strictement aucun contact avec Esterhazy. Or, rien de tout cela n'est acquis. Cette trame correspond à une simple hypothèse, à une explication de l'affaire Dreyfus qui s'avère être très contestable.
Une étude extrêmement serrée prouve que l'historiographie officielle a accumulé les silences, multiplié les dissimulations et gommé les incohérences. Des affirmations répétées durant un siècle ne deviennent pas pour autant des vérités et dès que l'on s'affranchit du prêt-à-penser, dès que l'on sort du cadre rassurant de l'histoire toute faite, les questions affluent et obligent à reconsidérer le rôle de Picquart et des chefs dreyfusards.
L'échange entre l'historienne Monique Delcroix et l'universitaire et homme politique Bruno Gollnisch ne saurait pourtant être qualifié d' "antidreyfusard", car les deux invités portent également un jugement sévère sur certaines légendes véhiculées par les tenants de la culpabilité de Dreyfus.
L'occasion de revenir sur cette trouble et complexe affaire qui a secoué la troisième République et dont les répercussions se font encore sentir aujourd'hui alors que l'affaire Dreyfus est remise sur le devant de la scène suite à la sortie dans les salles du film J'accuse réalisé par Roman Polanski et produit par Alain Goldman.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Histoire de la relation franco-russe. Avec Xavier Moreau pour l'association France expatriation Russie.


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2021

La France et la Russie ont noué, depuis qu'Henri Ier épousa Anne de Kiev en 1051 et plus précisément à partir de la fin du XVIe siècle, des relations exceptionnelles dans les domaines culturel, intellectuel, économique et politique.
L'écrivain et analyste géopolitique Xavier Moreau revient sur cette histoire passionnante qui explique en partie les récents infléchissements de la diplomatie d'Emmanuel Macron.

En finir avec les mythes sur l'Al-Andalus et la Reconquista. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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04.01.2020

Dans l'Europe actuelle confrontée à une immigration musulmane continue, on aime bien se référer au modèle de cohabitation pacifique des trois cultures d'Al-Andalus.
L'histoire de l'Hispanie musulmane ou d'Al-Andalus est ainsi un enjeu archétypique. Au Moyen Âge, la Péninsule ibérique aurait connu une remarquable et inhabituelle cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulmans. Une admirable symbiose culturelle qui aurait duré vaille que vaille du VIIIe siècle jusqu'à l’expulsion des juifs en 1492, voire, jusqu'à l’expulsion des morisques en 1609.
Pourtant, force est de constater qu'il s'agissait, dans la réalité des faits, d'un régime très semblable à l'apartheid sud-africain et d'une époque globalement "terrifiante". Soulignant que les motifs et les facteurs de luttes et d'affrontements entre l'Espagne musulmane et l'Espagne chrétienne ont été prédominants pendant toute la période concernée, Philippe Conrad montre qu'Al-Andalus a été tout sauf un modèle de tolérance.
Il ne s'agit pourtant pas de nier qu'il y a eu des éléments de communication culturelle (surtout d'origine hellénistique) jusqu'au XIIe siècle, mais plutôt de montrer qu'il n'y a jamais eu un merveilleux système mixte sur lequel aurait reposé la cohabitation pacifique ; qu'il n'y a jamais eu un mode de vie partagé par tous, une même perception du monde valable pour tous.
Raison pour laquelle fut entreprise la Reconquista de toute la péninsule ibérique par des puissances chrétiennes.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

Le Sens de l'histoire. Avec René Girard au Centre Pompidou.


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07.12.2007

Cet entretien en marge de l'exposition "Traces du sacré" au Centre Pompidou offre à l'auteur de La Violence et le Sacré la possibilité de s'exprimer conjointement sur l'histoire, les écrivains, les philosophes et les artistes. Sont alors évoqués Clausewitz, Hölderlin, Hegel, Nietzsche et Dostoïevski, mais aussi Stendhal, Baudelaire, Stravinski, Nijinski et Proust.
Partant, c'est toute son œuvre que René Girard a prise à rebours, commençant par sa récente réflexion sur la rivalité franco-allemande dans Achever Clausewitz pour remonter jusqu'aux premières intuitions de Mensonge romantique et vérité romanesque.
Cette discussion avec Benoît Chantre prend la forme d'un palindrome : commencée avec Clausewitz, elle s'achevet sur Proust. De Iéna à Combray, de l'enfer de la guerre au paradis de l'enfance, nous sommes ainsi passés d'une apocalypse à l'autre : de la "montée aux extrêmes" à la révélation finale du Temps retrouvé.
Et si René Girard évoque ici la distance qu'il a vite ressentie à l'égard de l'art moderne, c'est l'Histoire qu'il cherche à penser quand il quitte l'Europe pour les Etats-Unis, son sens qu'il scrute à travers les textes littéraires. Et c'est bien sa "conversion romanesque" qui lui donne les clés d'une œuvre qui remontera jusqu'au religieux archaïque révélé à la lumière des Evangiles.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'00 : Clausewitz et Napoléon
 - 0'16'40 : Hegel et le christianisme
 - 0'21'00 : Hölderlin, Dostoïevski et Nietzche
 - 0'42'15 : La France et l'Allemagne ou Baudelaire et Wagner
 - 0'53'50 : Le Sacre du printemps
 - 1'12'30 : Les Etats-Unis, Simone Weil
 - 1'28'40 : Marcel Proust

La guerre de 1870. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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2020

Si les images de la guerre de 1870-1871 ont fortement imprimées les consciences, la réalité et les enjeux de ce conflit demeurent méconnus. Pour éclairer cette matrice des affrontements franco-allemands consécutifs, Philippe Conrad réouvre tous les dossiers : les circonstances du déclenchement du conflit, le déroulement des opérations jusqu'aux capitulations de Sedan, Metz et Paris, les raisons de la suprématie militaire allemande, la Commune de Paris et la réaction versaillaise...
Se faisant, l'historien resserre les liens qui unissent des événements trop souvent étudiés de manière disparate pour proposer une vision totale du conflit.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

L'innovation et la peur en temps de guerre. Avec Michel Goya pour l'IRSEM.


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09.2019

Michel Goya est un essayiste particulier, qui allie la vocation militaire à la rigueur de l'historien. Dans le cadre de cet entretien, il revient sur deux de ses livres, Sous le feu. La mort comme hypothèse de travail (Tallandier) et S'adapter pour vaincre (Perrin).
L'occasion de développer des thématiques aussi différentes que l'expérience du feu, la formation des soldats et le problème des "savoir-faires disparus" à certaines époques au sein de l'institution, son intérêt pour la Grande guerre et la manière dont celle-ci fonctionne comme un cas d'école du changement en contexte de guerre, la problématique de l'innovation technique ou encore la notion de "doctrine", centrale dans le fonctionnement militaire, de sa naissance au XIXe siècle jusqu'à ses mutations contemporaines.

Émission "Le Collimateur", animée par Alexandre Jubelin.