La Chine et l'Occident. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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26.09.2016

La Chine est l'une des plus vieilles nations du monde et est récemment revenue sur le devant de la scène des relations internationales après un siècle de difficultés nées de la rencontre de son modèle propre et de la mondialisation occidentale (colonisation, communisme).
Comment comprendre la trajectoire récente de ce pays ? Que pouvons-nous raisonnablement attendre de son comportement face à son étranger proche et à ses concurrents internationaux ?

Trump à la Maison-Blanche : vers une reconfiguration de l'ordre international ? Avec Clément Nguyen au Cercle Aristote.


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06.02.2017

Ce qui était impossible s'est déroulé : Donald Trump est maintenant président des Etats-Unis, en pleine exercice de son mandat.
Il est temps d'interroger ses premières actions (constitution de son cabinet, premiers décrets signés, esquisse d'une nouvelle orientation géopolitique) et les attaques qui s'exercent contre lui et ses équipes.

Le keynesianisme et autres questions à approfondir. Avec Myret Zaki à Genève.


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14.02.2014

Plusieurs questions d'ordre économique sont restées en suspens après la rencontre/débat que Myret Zaki a eu, fin 2012, avec Étienne Chouard sur les origines de la crise économique de 2008.
Cet entretien est l'occasion d'en aborder quelques-unes, en attendant le match retour...

0:00:00 : Votre position sur le keynesianisme a-t-elle évolué depuis la conférence de 2012 ?
0:00:50 : Il y aurait-il d'autres sujets que vous aimeriez aborder lors de cette future conférence ?
0:06:00 : Warren Buffet a déclaré en septembre 2013 que la réserve fédérale américaine était devenue le plus gros "Hedge Fund" de l'histoire. Que pensez-vous de cette déclaration ?
0:07:50 : C'est une déclaration de septembre 2013. Ce genre de critiques de la part de l'establishment américain est-elle nouvelle ?
0:10:15 : Le magazine Forbes accuse également les banques centrales d'être les plus grandes manipulatrices actuelles du marché. Qu'en pensez-vous ?
0:13:20 : Existe-t-il des éléments tangibles qui vont dans le sens de cette hypothèse (manipulation de la FED pour "empêcher le marché de baisser") ?
0:15:35 : Comment se fait-il que les autres puissances ne réagissent pas sur ces sujets ?
0:17:40 : Comment se fait-il que la valeur du dollar n'ait pas encore baissé compte tenu de l'utilisation forcenée de la planche à billet par la FED ?!
0:20:35 : On a vu des tentatives de certains états de se soustraire à la mainmise du dollar. Ce fut le cas de la Lybie et de l'Irak.
0:24:48 : Ces systèmes sont d'une complexité telle qu'ils semblent difficilement appréhendables pour la plupart des gens..
0:27:45 : Comment se fait-il que la plupart des commentateurs économiques n'arrivent pas aux mêmes conclusions que vous ? La plupart ont une vision plutôt optimiste de la situation.
0:29:30 : Il semble de plus en plus difficile pour les journalistes "mainstream" de défendre la doxa face à des contradicteurs indépendants et bien informés, je pense notamment à Berruyer et Béchade lors de leurs récents débats sur BFM TV.
0:31:50 : En parlant de ne pas ébruiter les choses, comment est-il possible que l'affaire du blanchiment de l'argent de la drogue de cartels mexicains par HSBC soit passée quasiment inaperçue ?
0:33:25 : Vous disiez précédemment qu'il y avait tout de même eu une régulation mise en place aux Etats-Unis. Pouvez-vous préciser ?
0:37:00 : Nous sommes donc toujours dans l'idée que la dette pourra être remboursée... malgré un ralentissement de la croissance ?
0:39:10 : Il faut donc appliquer des politiques d'austérité pour pouvoir relancer la croissance pour finalement pouvoir rembourser la dette ?
0:40:00 : Si on suit votre raisonnement en ce qui concerne l'attaque concertée de la zone euro par des spéculateurs suite à la crise des subprimes, est-il normal d'appliquer des plans d'austérité pour rembourser une dette contractée suite à une sorte de fraude ?
0:42:55 : Pourquoi ne pas faire défaut sur une partie de la dette en justifiant cela par un audit qui permettrait de confirmer les soupçons d'attaques spéculatives et de manipulations comptables comme dans le cas de la Grèce ?
0:44:30 : Il y a l'exemple de l'Islande qui a refusé de payer une partie de ses dettes.
0:50:31 : C'est tout de même incroyable qu'il n'y ait pas plus de réactions et que nous continuions bien sagement à rembourser ces dettes ?
0:52:00 : Donc le système américain va finalement faire faillite.. ? Vous aviez évoqué la date de 2014 pour la chute du dollar..
0:55:00 : C'est donc la remontée des taux qui sonnera la fin de la récréation ?
0:56:20 : Imaginons que le crash se produise aux Etats-Unis... Que va-t-il se passer ensuite ? Comment les événements vont-ils selon vous s'enchainer ?
0:59:35 : Quel est le rapport entre les problèmes récents des pays émergents et l'annonce du "tapering" par la réserve fédérale ?
1:00:40 : Et donc... si ce crash se produit aux Etats-Unis... Que va-t-il se passer ensuite ?
1:07:35 : Et les conséquences pour les pays européens ?

Héroisme et philosophie. Avec Yvan Blot à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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12.01.2016

Dans cette conférence, Yvan Blot traite des rapports de l’héroïsme et de la philosophie de quatre points de vues différents.

 1. Héroïsme et christianisme
Le christianisme est une religion héroïque. Le Christ est la figure héroïque par excellence puisqu’il donne sa vie pour sauver les autres hommes. Sa mère, la Vierge Marie, est héroïque pour avoir accepté le sacrifice de son fils. Beaucoup de saints sont en même temps des héros (mais tous ces héros ne sont pas des saints). Jeanne d’Arc est l’exemple français par excellence. Pour les philosophes existentiels chrétiens comme Pascal et Kierkegaard, le héros chrétien donne du sens à sa vie en se tournant vers l’immortalité. Saint Jean Climaque (VIIe siècle de notre ère) décrit le cheminement héroïque du chrétien qui se rapproche de Dieu. Dans son livre L’échelle sainte il décrit la montée de l’échelle qui mène à Dieu par la maitrise des instincts, des passions et de l’intellect. Il y a de l’héroïsme dans ce mysticisme.
 2. Anthropologie et personne héroïque
Elle est au centre d’une bonne partie de notre littérature et notamment dans les tragédies. Elle fait l’objet du célèbre livre de Carlisle Les Héros. L’anthropologie de Gehlen montre l’importance de la personnalité héroïque dans notre civilisation.
 3. Tradition et héroïsme
Les traditions cultivent l’héroïsme comme le montrent Hayek, Burke, Dumézil ou Ilyine. Les traditions contiennent une sagesse sélectionnée par l’histoire : les peuples qui honorent leurs héros survivent mieux aux épreuves.
 4. L’héroïsme et la philosophie de l’être.
Pour ses philosophes, l’authenticité est dans l’héroïsme : Nietzsche propose aux humains qui ont perdu Dieu un succédané sous la forme du Surhomme. Berdiaev voit l’étincelle divine dans l’homme dans sa capacité de création. Soloviev voit dans l’héroïsme la façon de cultiver le bien face à la tentation utilititariste (voir son livre sur La justification du Bien). Heidegger, comme Nietzsche, remonte à la Grèce antique qui a le culte des héros depuis Homère et les Tragiques. Il tire sa vision de l’homme de Sophocle dans Antigone : l’homme est l’être le plus dangereux qui s’aventure partout et qui emploie la violence, technique, pour s’affirmer dans l’histoire face à la justice cosmique. L’homme est le site de l’œuvre qui est risquée mais qui est le signe de sa part de divinité.

En ce sens, l’homme héroïque incarne la plénitude de l’être humain. Le refus de l’héroïsme est un refus d’assumer pleinement la condition humaine sur terre.

George Soros et l'Open Society : ses acteurs, ses objectifs et ses adversaires. Avec Laurent Ozon pour Centurie News à Paris.


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24.01.2017

Dans tous les domaines, les réseaux Open Society veulent changer le monde et y parviennent en partie depuis plus de 40 ans. Du "capitalisme inclusif" à l' "uberisation" du travail, des campagnes pour la "transparence des Etats" à la soi-disant lutte contre la corruption, de la mondialisation financière à l'anarchie migratoire, du reformatage civilisationnel aux lois et à la propagandes anti-familles, de la guerre des monnaies à la spoliation des populations, des lois de surveillance généralisées à la déstabilisation par le terrorisme, de l'ingéniérie sociale et sanitaire à la géoingénierie environnementale, les réseaux Open Society nous ont déclaré la guerre.
Connaître son adversaire est primordial si nous voulons défendre un avenir pour nos enfants et notre civilisation. Laurent Ozon nous fait ici un exposé de la situation et répond ensuite aux questions du public.

Les guerres de Karl Kraus. Avec Jacques Bouveresse au Collège de France.


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29.03.2005

Karl Kraus est le seul Autrichien de ce siècle à avoir gagné deux guerres mondiales (Hans Weigel). Il a moralement gagné la première notamment en publiant, avec Les Derniers jours de l'humanité, un des réquisitoires les plus impitoyables qui aient jamais été conçus contre elle et contre la guerre en général. Et il n'y a rien d'artificiel ou d'exagéré dans le fait de suggérer qu'il a gagné également de façon anticipée la deuxième, en écrivant, en 1933, avec la Troisième Nuit de Walpurgis, un des textes les plus perspicaces et les plus puissants qui aient été produits sur une catastrophe dont il n'a pourtant vécu que les débuts, puisqu'il est mort en 1936, avant d'avoir connu le pire.
Cette conférence est consacré à certains aspects des nombreuses guerres que Kraus a menées non seulement contre la guerre, mais également contre le mensonge, la corruption, l'inhumanité et la barbarie sous toutes leurs formes.

Remarque : la qualité de l'enregistrement est médiocre.

Les Accords Sykes-Picot : la question des frontières au Moyen-Orient. Avec Charles Saint-Prot à la Sorbonne.


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13.04.2016

À l’aube de la Première Guerre mondiale, les puissances françaises et britanniques cherchent un moyen d’affaiblir l’empire ottoman, grand allié des Allemands. C’est alors qu’ils encouragent les Arabes, menés entre autres par Hussein Ibn Ali et ses fils, à se révolter contre le joug du califat turc en leur promettant un grand royaume.
Paradoxalement, c’est au même moment que sont signés les accords, initialement secrets, de Sykes-Picot (16 mai 1916), visant à "partager" la région du Moyen-Orient entre les deux puissances européennes en cas de victoire de guerre.
Dès la fin de la guerre, des protectorats sont établis sur leurs régions respectives, et ce malgré l’incohérence totale entre peuples et frontières. Ce tracé nouveau fut remis en question à plusieurs reprises dans l’histoire, notamment à l’ère du nationalisme arabe, et continue de soulever des profonds débats.
Les frontières entre États du Moyen-Orient sont-elles réellement légitimes ? Les réalités nationales s’étant crées sont-elles assez solides pour perdurer dans le temps ? Et qu’en est-il des volontés d’abolition des frontières aujourd’hui, le Moyen-Orient de Sykes-Picot est-il en train de s’essouffler ?

Une conférence organisée par l’association Panthéon-Sorbonne Monde Arabe et le média en ligne Sowt Al Arab.

Le terrorisme, face cachée de la mondialisation. Avec Richard Labévière au Cercle Aristote.


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12.12.2016

Le terrorisme tue. Il produit émotions, compassions, malentendus et contresens. Il s'est installé au coeur même de nos sociétés comme une fatalité. De la petite délinquance à la grande criminalité, il est devenu le stade suprême de la mondialisation.
À l'appui d'un long travail d'enquête, Richard Labévière remonte aux causes du phénomène. Il décrit les impasses de la "guerre contre la terreur", le cynisme mercantile des pays occidentaux envers les pétromonarchies, la désinformation de médias voyeurs qui basculent dans la propagande et les fadaises d'improbables experts.
Aujourd'hui, l'Arabie saoudite demeure l'un des principaux financiers de l'Islam radical, qui tue non seulement dans les pays occidentaux, mais aussi et surtout dans le monde arabo-musulman. Ce scandale perdure en toute impunité depuis plus de trente ans, parce qu'il engraisse marchands de canons et autres prédateurs. Le terrorisme profite aussi d'une révolution numérique dont personne ne maîtrise les effets et qui échappe au contrôle des États.
Il s'agit ici de comprendre de quoi est faite la matrice qui engendre la terreur, de transformer l'irrationalité de l'émotion en entendement, de se donner les moyens de savoir. Après plus de vingt ans de reportages de terrain et d'analyses, Richard Labévière démonte les rouages du terrorisme moderne et avance plusieurs propositions pour en combattre la fatalité.