Les hommes de Néandertal. Avec Marylène Patou-Mathis au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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11.2014

L'homme de Neanderthal est un mal-aimé.
Les savants du XIXe siècle, qui découvrirent ses restes, doutaient qu'il pût être notre ancêtre. Ceux du XXIe siècle s'interrogent encore sur les causes de sa mystérieuse disparition ou sur l'absence d'œuvres d'art qui en ferait des hominidés de second rang...
Leur mode de vie, en relation étroite avec la nature, était pourtant élaboré : grands chasseurs, ils fabriquaient les outils à la perfection, maîtrisaient le feu, enterraient leurs morts.
Autant de gestes qui attestent d'une humanité qui ne fait aucun doute pour les scientifiques aujourd'hui. C'est cette aventure que relate avec talent Marylène Patou-Mathis dans ce cycle de 4 conférences.

La guerre au XXIe siècle. Avec Régis Chamagne à l'Université Réelle à Montpellier.


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26.02.2016

Au cours du XXe siècle, l'arme aérienne s'est progressivement imposée dans l'art de la guerre, jusqu'à en modifier le paradigme. Depuis la guerre du Golfe de 1991, elle a joué un rôle à la fois central et préalable dans tous les conflits ou crises, qu'il s'agisse de projection rapide de forces, de surveillance globale du théâtre des opérations ou encore de frappes dans la profondeur à des fins de rupture stratégique ou de paralysie des troupes adverses.
En outre, la conjugaison des progrès de la technique et des réflexions doctrinales récentes a fait de l'aviation moderne un outil politique par excellence.
Cette conférence, facilement accessible aux non-spécialistes, apporte des clés de lecture et de compréhension de ce qui constitue la singularité de l'action aérienne et donne au profane les moyens de décrypter les futures campagnes aériennes sans se laisser entraîner par la tentation superficielle du sensationnel.
Ce faisant, à travers l'analyse du passage de deux à trois dimensions dans les opérations militaires, le colonel Régis Chamagne met en lumière l'émergence de la maîtrise de l'information, considérée comme la guerre de la quatrième dimension, et ouvre des pistes de réflexion plus générales sur les nouveaux facteurs de puissance.

La culture de la guerre en France. Avec Jean-Claude Guillebaud chez Régis Debray sur France Culture.


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16.09.2016

Face aux torrents de violence que les médias nous montrent quotidiennement, saurons-nous rester droits sans devenir nous-mêmes barbares ? Aurons-nous assez de cran et de calme pour regarder en face les monstres qui nous habitent ?
La guerre est une prodigieuse énigme dont le feu, une fois encore, revient nous tourmenter. Et c'est en compagnie de Jean-Claude Guillebaud que Régis Debray se penche sur cette vérité encombrante, brutalement ressurgie du fond des ténèbres : l'homme a toujours fait et aimé faire la guerre.
Cette enquête sur une effroyable passion qui nous fascine et nous répugne tout à la fois, ce voyage au bout de la violence, comme un miroir qu'il nous tend, apportent un éclairage engagé et précieux sur les événements contemporains.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

La révolution allemande (1918-1923), avec Ernest Mandel.


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1976

Ernest Mandel, né dans une famille révolutionnaire et d'un père ayant lutté aux côtés de Rosa Luxemburg au sein du Spartakusbund, nous raconte en détails la tentative de révolution communiste allemande entre 1918 et 1923.
Ce récit passionné -et passionnant-, à la fois chronologique et analytique, voit se succéder les problèmatiques suivantes : la grève politique, les conseils ouvriers, l'irruption de la révolution bolchévique, le Spartakusbund et les personnages de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, le rôle de la social-démocratie et la contre-révolution menée par Ebert et Noske, le front unique et l'armement des travailleurs, le centrisme, la crise révolutionnaire, le mouvement de masse et le parti révolutionnaire.
Plus que la simple évocation d'un épisode historique haut en couleurs, ces quelques années nous donnent de véritables leçons politiques.

Requiem pour l'élection présidentielle. Avec Vincent Coussedière au Cercle Aristote.


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24.04.2017

Les élections présidentielles passent mais se ressemblent étrangement. À chaque fois, et il faut avoir la mémoire bien courte pour l'oublier, on assiste à une dramatisation croissante de l'enjeu, dramatisation qui cherche à masquer le doute sur l'utilité de l'élection et à remobiliser le peuple autour de son échéance. Chacun sent pourtant obscurément que ce dispositif fonctionne de moins en moins et qu'on n'y adhère plus guère, alors que les moyens de mise en scène n'ont jamais été aussi développés et sophistiqués. Ni l'invention des primaires, ni les pseudo rebondissements liés aux "affaires", ni l'enthousiasme de commande des commentateurs, ni les meetings des candidats rivalisant de professionnalisme spectaculaire, ne parviennent à masquer le problème fondamental posé par cette élection : en quelque quarante ans elle s'est montrée de moins en moins capable d'amener au pouvoir des hommes ou des femmes aptes à gouverner la France.
Aussi les électeurs s'en détournent-ils progressivement et opposent-ils une résistance sourde à l'adhésion qu'on cherche à leur extorquer par tous les moyens. On en appelle alors au "populisme" pour stigmatiser cette montée de l'indifférence, pouvant prendre aussi la forme d'une révolte, à l'égard d'une élection dont on pouvait penser autrefois qu'elle constituait le coeur battant de la vie politique française, et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elle l'asphyxie et la détruit.
Vincent Coussedière se propose de revenir sur la responsabilité du système partisan français dans l'autodestruction de cette institution centrale de la République voulue par le général de Gaulle en 1962. Il montre comment les partis, que de Gaulle voulait écarter d'une élection conçue comme un système de sélection démocratique des grands hommes, ont repris la main sur celle-ci pour la détourner de son but. S'étant avérés des acteurs-clefs, en lien avec les médias, pour organiser l'élection, ils n'ont pas pour autant su accoucher de grands hommes. Tout au plus de dirigeants qui, à défaut de savoir gouverner la France, ont su la rendre ingouvernable.
Nous vivons la "fin de partie" du système partisan français.

Guerres et religions. Avec Jean-François Colosimo chez Régis Debray sur France Culture.


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23.09.2016

Il est entendu : ce sont toujours les hommes qui font la guerre de Dieu. Mais au-delà de ce constat, quel est lien entre le christianisme et la guerre ? Car la cruauté des guerres de religions, c'est de poser un ennemi déshumanisé, pêcheur, qu'il faut détruire à défaut de pouvoir sauver son âme...
Jean-François Colosimo, en compagnie de Régis Debray, nous entraine dans une réflexion sur le sens de la mort et du religieux dans notre monde globalisé, au  prisme de notre histoire.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

Curzio Malaparte (1898-1957). Avec Maurizio Serra, Pierre Pachet, Bruno Tessarech et Jean Gili sur France Culture.


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09.06.2012

De cette vie ouvertement romanesque, faite de bruit et de fureur, subsiste comme une odeur étrange, de soufre, de fer incendié et de putréfaction. Infatigable travailleur et prosateur épique par excellence, Malaparte aura été l’écrivain de la violence dans l’histoire. Sa grande affaire, la guerre, livrée sous la forme d’un triptyque fameux : Technique du coup d’état, Kaputt, La Peau, où il décortique à la pointe sèche, la barbarie sous toutes les coutures.
Grand séducteur et grand solitaire, Malaparte fit de sa vie, une œuvre à part entière. Il conçut une maison à la mesure de sa démesure, minimaliste et sublime, la "Casa come me", sur les hauteurs de Capri séjour des dieux où Jean-Luc Godard décida un beau jour de donner rendez-vous à Brigitte Bardot !
Si Malaparte reste aujourd’hui un incompris, voire un infréquentable, il le doit sans doute à quelques sauts périlleux incontrôlés, entre fascisme et communisme. Engagé très dégagé, Malaparte laisse une œuvre qui ne cesse de proliférer. Hydre inclassable remuant les inédits, les cahiers retrouvés et les nouvelles traductions. Un auteur à suivre !

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

La fin de l'empire romain d'occident. Avec Michel de Jaeghere à l'Université ouverte de Versailles.


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10.05.2016

Sans doute l'effondrement de la civilisation romaine n'eut-il ni l'uniformité, ni la fulgurance dont se plut à le parer l'imagerie romantique. La disparition de l'empire d'Occident n'en fut pas moins le résultat d'une submersion violente du territoire romain par des populations qui désiraient jouir de ses richesses sans adopter ses disciplines. Elle se traduisit, pour ses contemporains, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
Au fil d'un récit plein de drames, de fureurs, de retournements, d'où émergent de grandes figures, Michel De Jaeghere fait revivre le siècle décisif qui sépare l'irruption des Goths, en 376, de la déposition, cent ans plus tard, de Romulus Augustule. Brossant le portrait de la société et des institutions de l'antiquité tardive, comme celui des peuples barbares qui se pressaient alors aux porte de l'empire, il analyse sur la longue durée le processus qui vit la montée en puissance des populations germaniques à l'intérieur du monde romain, en ne négligeant ni l'histoire militaire, ni les circonstances politiques, économiques et sociales qui réduisirent les autorités romaines à l'impuissance.
Il inscrit, surtout, l'ensemble de son analyse dans une double réflexion sur la grandeur et les limites de la civilisation antique et sur les causes de la mort des empires.