La politique et l'économie : deux faces d'une même pièce. Avec Clément Homs chez les Amis du Monde diplomatique à Montpellier.


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09.06.2017

Pour beaucoup de nos contemporains, l'État serait au coeur de la régulation de la société moderne, la "démocratie" (réelle !) serait l'espace politique de la "libre décision consciente et collective" et la politique serait la sphère sociale permettant d’imposer des "limites" au marché, à la finance et au ravage de la planète. On oppose ainsi le politique à l’économique. Et pour se rassurer et mieux affirmer avec nostalgie la nécessité d’un "retour" à ce qui serait cette noblesse de la "vraie politique", on se remémore ce bon vieux temps où le petit jeu des politiciens n'avait pas encore dénaturé cette sphère de la politique par ces politiques néolibérales. Au nom du peuple, de la nation, d'une politique anti-libérale ou de la sage et juste gouvernance, on critique la mondialisation capitaliste et l'on dénonce le cirque lamentable des êtres pitoyables qui prétendent nous "gouverner".
Mais cette vision est radicalement fausse : nous sommes ici au cœur d'une illusion politique qui constitue aujourd'hui un obstacle majeur à toute transformation réelle du capitalisme et de son monde...

L'impasse de la gauche radicale espagnole. Avec Nicolas Klein pour l'Université Réelle à Montpellier.


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17.06.2017

Alors que le parti Podemos a pris place au sein des instances gouvernementales espagnoles, qui et comment sera gouverné le pays ? Car le résultat des dernières élections modifie profondément le paysage politique et témoigne d'abord de la division du pays.
La "gauche radicale" est-elle la solution pour permettre à l'Espagne de relever les défis auxquels elle est confrontée ?

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

Le néolibéralisme, genèse revisitée et étrange postérité. Avec François Denord, Jean Solchany et Thibaut Rioufreyt au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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15.03.2016

Ce séminaire est organisé autour de deux communication qui sont ensuite discutées par François Denord :

 - Jean Solchany, d'abord, vient nous parler de Wilhelm Röpke (1899-1966), l'un des grands fondateurs du néolibéralisme. Il nous propose une lecture orginale d'un phénomène trop souvent réduit à ses manifestations les plus contemporaines et les plus anglo-saxonnes, alors qu'il plonge ses racines dans la crise des années 1930 et prend forme en Suisse au lendemain immédiat de la Seconde Guerre mondiale. Il entend ainsi redonner son importance à une figure étonnamment délaissée par les chercheurs. Incontournable en Suisse et en Allemagne, très lié aux nouveaux conservateurs américains, pourfendeur du "collectivisme" sous toutes ses formes, préoccupé du sort de l'Amérique latine et de l'Afrique, publiant dans toutes les langues, Wilhelm Röpke a incarné la variante néolibérale de l'intellectuel engagé. Au-delà de la dénonciation du keynésianisme, de l'interventionnisme et de l'Etat-providence, ses écrits et ses réseaux permettent de cerner le néolibéralisme comme un regard global sur le monde, comme une philosophie politique et sociale ambivalente dans son rapport à la modernité, comme une mobilisation de combat et d'influence à l'échelle occidentale. L'écho rencontré par Wilhelm Röpke illustre la renaissance des idées libérales et conservatrices dans la seconde moitié du XXe siècle et le rôle majeur joué dans leur fermentation et leur diffusion par les intellectuels émigrés d'origine germanique.

 - Thibaut Rioufreyt, ensuite, nous présente ses travaux qui permettent de mieux comprendre le virage social-libéral engagé par le Parti Socialiste, mais aussi de savoir où il va. Il retrace la relation ambigüe des socialistes français à la "Troisième voie" britannique dont Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000.

Curée de campagne. Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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2017

Du début de la campagne électorale de l'élection présidentielle jusqu'au deuxième tour des législatives 2017, les citoyens français seront appelés à renouveler leurs représentants.
Alors que les idées souverainistes continuent de gagner du terrain, l'offre politique va-t-elle suivre cette demande ? Les classes dirigeantes, majoritairement opposées à l'indépendance française, arriveront-elles à conserver leurs prébendes ?
Pierre-Yves Rougeyron commente pour nous, semaines après semaines, l'évolution des rapports de forces du monde politique français.

Les affects de la politique. Avec Frédéric Lordon sur France Culture.


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21.10.2016

Les idées mènent-elles le monde ? Ou, à l'inverse, la politique n'est-elle qu'une affaire d'affects ? Ni l'une ni l'autre ! ou les deux ! Car une idée n'a de puissance que si elle nous affecte.
Et si les principes, les valeurs et les arguments politiques étaient alors les manifestations par excellence de notre vie passionnelle ? Et si sans affects, on ne pouvait pas changer le monde ?
De la chemise déchirée du DRH d'Air France à la littérature engagée de George Orwell, réponse avec le spinoziste Frédéric Lordon...

Emission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Bureaucratisation néolibérale et réformes permanentes : de quelle crise parle-t-on ? Avec Béatrice Hibou à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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08.12.2014

Qu’est-ce que la problématique de la bureaucratisation peut apporter à la compréhension de la "crise" que nous serions en train de vivre ? A partir d’une analyse wébérienne de l’une des facettes du néolibéralisme (l’inflation de "formalités" issues du marché et de l’entreprise managériale, ce que Béatrice Hibou nomme la "bureaucratisation néolibérale"), sa conférence propose une lecture alternative à celle de "crise".
Il s’agit moins pour elle d’expliquer des points de rupture, des déséquilibres fondamentaux, l’épuisement de modèles, l’exacerbation de problèmes ou tensions, bref d’identifier les caractéristiques d’une hypothétique crise, que de tenter de nommer des faits et des relations causales, de mettre en évidence des logiques d’actions, des "conduites de vie", des "styles" et des processus de "quotidianisation" qui permettent de comprendre ce qui est souvent perçu comme un ou des symptômes de crise.
En mettant en exergue la participation diffuse et fragmentée de tous aux formes renouvelées de rationalisation pragmatique liées au capitalisme contemporain dans le quotidien de chacun, dans le monde professionnel comme dans la vie en société, l’exposé suggère que la "crise" est le nom donné aux tensions entre différentes rationalités ou logiques d’action, à l’évolution incertaine de rapports de force, aux prétextes pour des réformes ou des changements de regard en faveur de la diffusion de ce type de bureaucratisation mais aussi bien à l’expression d’un rejet de ces mêmes réformes.
En somme, la construction de la "crise" est un processus politique inégalitaire qui se réalise le plus souvent au profit de ceux qui énoncent de tels discours même s’il n’est rendu possible que par la participation massive de ceux qui en sont la cible.

Le spectacle comme illusion et comme réalité. Avec Gérard Briche au Parlement des Philosophes à Strasbourg.


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22.02.2007

La notion de "spectacle", dont les situationnistes ont fait leur concept critique le plus connu, est une notion équivoque. Sa banalité apparente a été pour beaucoup dans le fait qu’elle soit employée par nombre de coquins, qui s’autorisent de Guy Debord en toute inconscience ou en toute imposture.
Les propos de Gérard Briche ne sont pourtant pas de préciser la théorie situationniste du spectacle. Ils sont à la fois plus modeste et plus ambitieux. Modestes, car ils vont se limiter à situer le concept situationniste de spectacle. Ambitieux, car ils prétendent en montrer le développement en articulant l’analyse du spectacle à l’analyse de la marchandise.
Guy Debord a donné une consistance rigoureuse à la société du spectacle (désignée comme société spectaculaire-marchande, rappelons-le), mais il ne va pas au bout du chemin...

Une conférence prononcée lors du colloque "Dérives pour Guy Debord", organisé pour célébrer les 40 ans des "événements de Strasbourg".