Les robots : avec ou sans nous ? Avec Paul Jorion à la Médiathèque d'Antony.


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22.04.2017

Après avoir annoncé la crise financière en 2007 avant qu’elle n’éclate en 2008, Paul Jorion nous met aujourd’hui en garde contre l’extinction de l’humanité.
Pourquoi ? Il estime que l’homme est à la fois génial et stupide. Seuls les génies peuvent inventer des machines plus intelligentes qu’eux-mêmes. N’est-ce pas génial d’avoir inventé des machines capables de nous libérer du “travail tripalium”, de toutes ces tâches répétitives et fastidieuses qui nous empêchent de déployer notre créativité ? Mais n’est-ce pas stupide d’inventer une Intelligence Artificielle (IA) qui dépasse l’intelligence humaine jusqu’à être capable de nous dominer ?
Pour Paul Jorion le moment de la singularité est imminent. C’est ainsi qu’on appelle le tournant de la prise de pouvoir de l’IA sur les humains. Selon lui le problème de la prise de conscience des robots n’est qu’une question de quelques années, le temps de mettre au point le bon logiciel qui fait éprouver aux robots affects et émotions.
Le genre humain ne parvient pas à se représenter sa propre extinction collective. Déjà l’individu n’arrive pas à se représenter sa propre mort, dit-il. Toutes les civilisations avant nous n’ont-elles pas construit des récits pour en quelque sorte inventer une autre vie – le paradis, la réincarnation ? De même l’homme actuel n’arrive pas à concevoir qu’il est lui-même responsable de la destruction de la planète et de ses ressources vitales.
En attendant cette catastrophe, Paul Jorion propose des solutions pour le temps qui nous reste avant que les robots ne nous remplacent entièrement.

À quel prix ? Philosophie de la marchandisation. Avec Michael Sandel sur France Culture.


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22.11.2014

L'essai que présente Michael Sandel est le résultat d'une enquête menée pendant une quinzaine d'années à partir de la lecture de coupures de presse et d'articles de journaux aux Etats-Unis à propos du rôle de l'argent dans la société, des travers de la marchandition à outrance, et la perte des valeurs qu'elle entraîne dans notre société.
Nous savons bien que l'argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse.
Mais c'est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s'ils ont de bonnes notes ; les entreprises paient les travailleurs qui font des efforts pour améliorer leur santé... Serions-nous à l'abri de ces dérives ici ?

Emission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.

Contre Frédéric Lordon : analyse critique d'une position spinoziste, altercapitaliste keynésienne et nationale-étatiste. Avec Benoit Bohy-Bunel et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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12.09.2016

Une émission d’analyse critique des thèses proposées par Frédéric Lordon, penseur auto-proclamé du mouvement Nuit Debout, et -plus sérieusement- représentant de l'école de la régulation. Car l'altercapitalisme keynésien qu'il propose comme solution (solution commune aux "économistes atterrés") est basé sur une analyse tronquée du capitalisme.
C'est dans une optique libertaire que son national-étatisme est ensuite rejeté au travers d'une lecture critique de son livre Imperium.
Enfin, et en suivant son livre précédent Capitalisme, désir et servitude, son rapport et sa lecture de Spinoza sont décortiqués.

Entre crise et guerre : philosopher ? Avec Dominique Pagani à la Commune libre d'Aligre à Paris.


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2015

Plutôt qu’une reconstitution linéaire de l’histoire de la philosophie, l’intervention portera surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l’interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs servira à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés: du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.

Le capital ou le travail mort. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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10.03.2017

En tant qu’il est la soumission du travail vivant au travail mort, le capital est éminemment mortifère. Marx le dit : il détruit les deux sources de la richesse, la terre et le travail. Le seul horizon qu’il laisse est celui d’une planète dévastée par la voracité du capital qui ne connaît pas d’autre loi que l’accumulation pour l’accumulation et, en même temps, il annonce l’obsolescence de l’homme – ce que nous disent à leur manière tous ceux qui nous invitent à entrer dans le "post-humain".
C'est en se plaçant de ce point vue fondamental, celui de la structure de la société contemporaine, que l'on peut tenter de répondre aux querelles actuelles sur le travail et la prétendue fin du travail.

Naissance de la biopolitique : contextes, lectures, réceptions, disputes. Avec Christian Laval au Centre Culturel International de Cerisy.


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16.06.2015

Le cours de Michel Foucault de l’année 78-79 (qui se déroule en fait de janvier à avril 79) est l’un des plus lus, et aussi l’un des plus controversés. Il sert d’appui à tous ceux qui, pour des raisons variées, entendent faire de Michel Foucault, sinon un théoricien néolibéral avoué, du moins un sympathisant plus ou moins honteux du néolibéralisme.
Christian Laval voudrait d’abord montrer que le double contexte de production de ce cours, son actualité politique et sa place dans la recherche de Foucault, permet de faire un sort à ces imputations. Il voudrait ensuite faire voir que le cours, aussi zigzaguant soit-il, donne du néolibéralisme comme art de gouverner une cohérence originale qui sera largement validée par son extension ultérieure. Enfin, il voudrait interroger les effets paradoxaux d’une publication qui vient, trente ans plus tard, heurter un certain sens critique qui avait tendance à faire du néolibéralisme ce que Foucault considérait comme la plus grande erreur, à savoir une simple répétition du libéralisme classique.

Une conférence donnée dans le cadre du colloque "Foucault au Collège de France : une aventure intellectuelle et éditoriale".

L'impuissance française. Avec Christian Harbulot et Eric Delbecque au Cercle Aristote.


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18.04.2017

Tandis qu'en France la haine de soi et le malaise identitaire ont pris le dessus sur le désir d'assumer son héritage et de faire évoluer ce qui mérite d'être rénové ; tandis que nos élites veulent sortir de l'Histoire et nous offrir la triste jouissance d'un éternel présent faussement festif ; tandis que l'on répète à tort que la France est un pays malade, en déclin, voire en état de mort imminente... Eric Delbecque et Christian Harbulot montrent que le mal dont elle souffre relève plutôt d'une incapacité à penser son avenir, paralysée qu'elle est par une véritable idéologie de l'impuissance, répandue dans nos élites, qui empêche toute élaboration stratégique de grande envergure.
Aussi nous invitent-ils à entrer en résistance pour renouer avec une logique positive d'accroissement de puissance. Pour cela, il s'agit avant tout de refaire nation et de forger une cohésion fondée sur une éthique de responsabilité, qui réconcilie les élites et les citoyens ; il s'agit aussi de se libérer de la confusion acharnée qui est faite entre morale et stratégie diplomatique.
Car cette France riche de ces siècles d'histoire, cette France qui est à la fois un héritage, un présent et un horizon, fait partie de ces nations qui peuvent porter un autre regard sur la mondialisation, éloigné des caricatures de la "destruction créatrice" tout comme des impasses du repli sur soi vindicatif.

Une critique radicale de l'économie de la santé. Avec Jean-Pierre Dupuy au Collège des Bernardins.


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15.10.2010

L’actualité économique et les débats de politique publique en matière de santé nous rappellent que les ressources allouées à la médecine et aux soins sont limitées. Mais simultanément, la demande de nos contemporains en matière de gain d’espérance de vie et de qualité de la santé semble croître de façon exponentielle.
Afin de concilier ces deux impératifs, de nombreuses techniques d'estimation économique du coût de la vie en vue d'une optimisation de l'allocation des ressources ont été entreprises.
Jean-Pierre Dupuy nous explique la logique de ces approches et adresse une critique virulente à ce type de choix politiques en matière de gestion économique de la santé.