Les guerres secrètes des grandes puissances contre Kadhafi. Avec Patrick Mbeko pour E&R à Paris.


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12.02.2017

Février 2011. Une insurrection armée éclate à l'Est de la Libye à la faveur de ce que la presse occidentale a baptisé le "printemps arabe". Plusieurs villes tombent aux mains de la rébellion, qui avec le soutien de l'OTAN, finit par renverser le colonel Mouammar Kadhafi, dirigeant de la Jamahiriya arabe libyenne. Le 20 octobre, les images épouvantables du corps ensanglanté, dénudé et sans vie du leader déchu seront fièrement exhibées dans les médias occidentaux comme un trophée. Comment en est-on arrivé là ?
Patrick Mbeko nous expose les logiques stratégiques qui ont guidé l'intervention militaire occidentale en Libye et démontre, à contrario de la rhétorique officielle et de nombreux "experts", que celle-ci est plutôt l'aboutissement d'un continuum historique qui prend son origine dès l'arrivée au pouvoir du colonel Kadhafi, le 1er septembre 1969.
Quatre décennies de guerres secrètes et de chasse à l'homme qui s’achèveront par l'exécution du leader libyen, au terme de sept mois de révolte savamment orchestrée par les pays de l'OTAN.

L'escamotage de la géopolitique. Avec Robert Charvin au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


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01.10.2016

L'Occidental n'aime plus personne - ni le Chinois, ni l'Arabe, ni l'Africain. Mais dans la hiérarchie des détestations, les Nord-Coréens et les Russes occupent une place particulière - toute société n'a-t-elle pas besoin de se fabriquer des ennemis ?
Dans un contexte de confusion idéologique, le discours sur les droits de l'homme se pare d'une indignation sélective : si le droit d'ingérence est invoqué pour justifier des interventions au nom de la liberté d'expression et de la démocratie, jamais il ne servira à libérer des syndicalistes emprisonnés ou à faire respecter les droits des travailleurs. Les régimes autoritaires alliés des Occidentaux peuvent continuer de bafouer impunément les libertés démocratiques.
La Russie, et depuis bien plus longtemps la Corée du Nord, sont soumises à des embargos occidentaux : ces peuples, assiégés, se sont dès lors constitués en citadelles. Leurs réactions sont logiques au regard des principes universels de la géopolitique, malheureusement oubliés dans les pays occidentaux. Ainsi, la Corée du Nord, pays de 25 millions d'habitants entouré de puissants voisins, marqué par le double drame de la colonisation japonaise et de la guerre de Corée, a développé des capacités d'autodéfense (y compris nucléaires), dans une logique obsidionale qu'on retrouve dans d'autres pays et à d'autres époques - par exemple en France dans les relations avec l'Allemagne entre 1871 et 1914. La géopolitique est ainsi la mise en oeuvre de ce qui est possible et souhaitable dans les relations entre puissances dans l'ordre international : pour garantir la paix, la sécurité internationale et le développement des nations, il est utile que se constituent des pôles de puissance qui garantissent des équilibres. La Russie aspire légitimement à constituer l'un de ces pôles, ce que contredit l'installation de troupes de l'OTAN directement à ses frontières. Moscou et Pyongyang ont ainsi mis l'accent sur la souveraineté des nations, qui n'est en aucun cas un repli sur soi mais l'affirmation par chaque Etat de son droit à maîtriser ses propres décisions de politique étrangère, sans ingérence extérieure. Contrairement aux Américains, les Russes et les Nord-Coréens n'entendent pas, quant à eux, imposer leur système politique à d'autres pays.
La reconstitution d'une puissance militaire russe n'a pas davantage à être condamnée que l'augmentation des budgets militaires américain ou français. Les Russes, contrairement aux Occidentaux, assument pour leur part pleinement leur histoire, qui s'inscrit dans un patriotisme incompris en Occident. Leur culture eurasiatique, spécifique, ne justifie pas qu'ils soient rejetés dans un autre "barbare", comme le font les prescripteurs d'opinion occidentaux. Manifestement, les Russes ne sont plus bolchéviques mais ont toujours le couteau entre les dents, étant stigmatisés comme "complices de la barbarie". Quand les victimes civiles des guerres occidentales (forcément des guerres justes et des guerres propres) sont escamotées par les médias, celles des interventions militaires russes sont mises au premier plan.
S'agissant des Nord-Coréens, qu'ils le veuillent ou non, qu'ils l'assument ou pas, leur culture politique est profondément empreinte de confucianisme - ce qui génère des relations paternelles entre les dirigeants et le peuple. Ils ont choisi de ne compter que sur leurs propres forces et ont érigé ce principe en règle majeure d'un travail idéologique jugé fondamental, refusant déjà, hier, d'être membre du Conseil économique d'Assistance Mutuelle (CAEM) ou de relier leur réseau d'électricité à celui soviétique, comme le leur proposait Nikita Khrouchtchev. Ils ont payé le prix de cette indépendance lors des difficultés des années 1990, mais ont maintenu leur système politique et social.
La Corée du Nord offre un terrain privilégié pour permettre à des journalistes d'affirmer n'importe quoi, sans risque d'être contredit. Le discours hostile à la République populaire démocratique de Corée a même gagné les rangs des partisans de ceux qui se disent partisans du socialisme, quitte à oublier que, par la propriété collective des moyens de production, la Corée du Nord est bien un Etat socialiste. La détestation de la Corée du Nord a aussi une logique qu'explique la géopolitique : la nécessité pour les Etats-Unis de maintenir des troupes dans des positions avancées en Asie de l'Est, à proximité de la Russie et de la Chine, au prix de compromissions avec les dirigeants sud-coréens en matière de droits de l'homme.
Quand la France se permet de donner des leçons sur le nucléaire nord-coréen, alors qu'elle assume l'héritage gaullien de l'arme nucléaire comme garantie de son indépendance, l'histoire des négociations sur la question nucléaire en Corée montre le besoin de dialogue et de négociations, pour anticiper et prévenir les conflits - selon des principes conformes au droit international - et non l'invocation de pseudo-négociations après des interventions militaires et des ingérences dans les affaires intérieures d'autres pays.

La France peut-elle redevenir une grande puissance ? Avec Bruno Gollnisch au Front National des Bouches-du-Rhône.


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13.01.2017

Le retour de la France comme acteur de premier plan sur la scène internationale devra passer par le choix d'une politique indépendante sur le plan extérieur et solide sur le plan intérieur. Redevenir une France forte, respectée, maîtresse de son destin et rayonnante dans le monde de part sa culture et son histoire, tels sont les objectifs que nous devrions nous fixer !
Recouvrer notre souveraineté par la maîtrise de nos frontières, l'exploitation de nos richesses territoriales, maritimes et intellectuelles : voilà les leviers de cette mission capitale.

Une évocation de Carl Schmitt. Avec Aristide Leucate et Alexandre Franco de Sa chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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07.2017

Une émission pour évoquer la personnalité du philosophe Carl Schmitt et étudier les aspects les plus essentiels de son oeuvre toujours très lue.
En effet, il se publie un ouvrage sur Carl Schmitt tous les dix jours à travers le monde !
Ce nouveau numéro des "Idées à l’endroit" nous permet d’explorer la pensée de ce brillant juriste, implacable philosophe du droit, théoricien rigoureux qui a forgé des outils de réflexion empruntés aussi bien à droite qu'à gauche.

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

L'Océan Pacifique, nouvelle Méditerranée ? Avec Bruno Gollnisch au Cercle Aristote.


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22.05.2017

Le Pacifique devient chaque jour un peu plus au centre des préoccupations du monde. C'est un espace fragmenté, jalloné de rivalités entre grandes puissances et qui peut devenir un espace conflictuel.
Pour comprendre les grandes lignes géopolitiques qui traversent cette région et les conflits actuels, Bruno Gollnisch, homme politique mais également professeur de droit international et japonisant, nous livre un exposé clair et érudit.

Histoire Mondiale de la guerre économique. Avec Ali Laïdi à l'Institut d'Administration des Entreprises de Paris.


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16.12.2016

La guerre économique est une vieille histoire. Elle est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique : un affrontement pour capter les ressources.
Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Egyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats prennent les rênes : Portugais, Espagnols, Hollandais, Anglais et Français se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats.
Ali Laïdi nous offre la première synthèse jamais effectuée sur la guerre économique. Il démontre l'enracinement des conflits de ce type dans l'histoire et l'on comprend, à l'écouter, pourquoi le mythe libéral du "doux commerce" a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence, mais le partage avec l'économie.

Une conférence organisée par le Club Intelligence Economique et Stratégique et le réseau Inter-Ligere Paris.

Géostratégie et polémologie. Avec Caroline Galactéros chez Régis Debray sur France Culture.


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21.10.2016

Caroline Galacteros, Colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées et directrice du cabinet d'intelligence stratégique Planeting, s'emploie à lire notre société à travers ses façons militaires : stratégie et anthropologie sont alors utilisés comme des miroirs.
Le constat est clair : notre occident possède une évidente supériorité technologique mais fait preuve, en même temps, d'une grande fragilité stratégique. Vivons-nous une utopie technologique globale ? Nos sociétés post-modernes peuvent-elles sortir du piège de la profusion matérielle et de l'appauvrissement éthique ?
Enfin, quelle cohérence existe-t-il entre l'instance politique et l'instance militaire ?

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.