La sociologie dialectique de Michel Freitag. Avec Eric Martin pour le Groupe Modernité et Sociologie.


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17.01.2022

Le sociologue et philosophe québécois Michel Freitag distingue, au sein de sa "sociologie dialectique", trois modes formels de reproduction : le "culturel-symbolique", le "politico-institutionnel" et le "décisionnel-opérationnel". La modernité, qui correspond au second de ces modes, est aujourd'hui en crise alors qu'il est acculé par le nouveau mode de reproduction cybernétique propre à la post-modernité.Comment devons-nous comprendre cette évolution de la société prise comme totalité à la fois réelle et subjective ?

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

La place de l'enfant. Avec Alain Ehrenberg sur la RTS.


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15.11.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.

La Revolution française des années 60. Avec Antoine Compagnon et Jean-François Sirinelli sur France Culture.


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31.01.2026

Une révolution a eu lieu dans les années 60 du XXᵉ siècle. Pourquoi choisir 1966 plutôt que 1968 pour en comprendre la dynamique ?
Antoine Compagnon avance deux raisons à son choix. D'abord une raison personnelle, relevant de ce que Pierre Nora appelait "l'ego-histoire" : "C'est l'année où je me suis éveillé au monde, aux idées (...). C'est l'année où j'ai découvert la France." Mais surtout, 1966 lui apparaît comme "le début de cette seconde Révolution française". Selon lui, "la France a été en guerre entre 1914 et 1962" et ce n'est qu'après cette longue période que les choses commencent à changer. Il compare ainsi 1966 au "89 de la Révolution française", quand 1968 en serait "93, la véritable explosion"...
Jean-François Sirinelli partage ce diagnostic tout en l'élargissant. Pour l'historien, dès "le milieu des années 1960", la révolution est à l'œuvre, et 1968 agit avant tout comme "un accélérateur de particules historiques". Les ferments sont déjà là : télévision dans la moitié des foyers, transformations politiques issues du scrutin de 1965, rupture dans le monde intellectuel et premières avancées décisives pour les droits des femmes.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

L'immaturité permanente. Avec Thomas Boussion sur ERFM.


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01.01.2026

Depuis quelques années, nous assistons à l'émergence d'une idéologie issue du gauchisme qui, sous prétexte de bienveillance, conduit à une volonté de destruction, d'effacement, de dénonciation de tout ce qui, dans nos sociétés, notre civilisation ou notre histoire, pourrait offenser des minorités éternellement désignées comme victimes. Cette idéologie, le wokisme, revêt ceux qui y adhèrent d'un manteau de pureté morale qui les place, dans la construction mentale qu'ils se font du monde, tout en haut de la hiérarchie : ils sont les "éveillés".
En réalité, cette idéologie fait des ravages au sein même de ses militants qui ne voient plus le monde que comme une série de rapports binaires et antagonistes, monde et civilisation dont ils sont issus et qu'ils haïssent. Mais qu’est-ce qui pousse vraiment ces chevaliers du bien à tant de violence contre tous ceux qui ne partagent pas leur vision, contre leurs ancêtres et finalement contre eux-mêmes ?
En réalité, ce mouvement s'inscrit dans un processus bien plus large et bien plus profond, un changement de paradigme qui affecte de plus en plus nos sociétés occidentales, un rapport au monde qui est celui de l'enfance, vue non pas comme un stade de l'évolution de l'individu, mais comme une matrice intellectuelle faite de catégories, de raisonnements et de valeurs, qui déterminent des choix, des actes ou encore des prises de position idéologiques.
Thomas Boussion se donne comme objectif de comprendre quelles sont les conséquences politiques de la persistance de cet état chez l'adulte, c'est à dire la manière dont une conception infantile de soi et du monde peut déterminer, au-delà des apparences et parfois à son insu, la place réelle d'un individu dans l'espace politique, en analysant le concept d'enfance, ses manifestations sur le plan sociétal et sur le plan psychologique, en décrivant la place qu'elle prend dans nos sociétés.

La sociologique dialectique de Michel Freitag et la théorie critique de la société cybernétique. Avec Maxime Ouellet à Lausanne.


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22.10.2024

Penseur critique encore trop méconnu, Michel Freitag dénonce l'impasse civilisationnelle engendrée par le capitalisme et la technoscience, qui menacent l'équilibre écologique, social et culturel. Sa théorie rejette les approches purement matérialistes ou individualistes pour proposer une vision dialectique de la société, fondée sur la médiation symbolique (langage, normes, institutions).
Il distingue trois modes de reproduction sociétale : le symbolique (sociétés traditionnelles, régies par des mythes et des rites), le politico-institutionnel (État moderne, où le politique légitime les normes) et le décisionnel-opérationnel (postmodernité, où l'économie et la technocratie dissolvent le politique, réduisant la société à un "système" déshumanisant).
Pour Freitag, la postmodernité marque une rupture : l'hyper-individualisme et la logique de contrôle érodent les fondements de l' "être-ensemble". Sa sociologie dialectique, à la fois critique et normative, vise à restaurer la réflexivité collective et la solidarité, face à un monde où l'urgence écologique et sociale exige une rupture avec le modèle dominant.

Une intervention qui prend place dans le cadre du séminaire sur la théorie critique dirigé par Olivier Voirol.

A-t-on perdu le désir de transmettre la vie ? Avec Olivier Rey pour Transmission.


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02.2026

Philosophe et mathématicien, Olivier Rey explore les raisons profondes du déclin de la natalité en Occident, interrogeant notre rapport à la vie, à la mort et à l’avenir.
Alors que l'humanité a toujours vécu dans la précarité, ce qui n'empêchait pas nos ancêtres de procréer, il semble qu'aujourd'hui, l'idée de maîtriser notre destin grâce au progrès s'effrite : les défis écologiques, les incertitudes économiques et une vision individualiste de la liberté rendent l'enfantement moins évident.
Comment la société moderne, obsédée par la survie et l'évitement des contraintes, en vient-elle à considérer l'enfant comme un frein plutôt qu'une source d'épanouissement ?

 - 0'00'00 : Pourquoi avoir écrit ce livre ? 
 - 0'01'49 : L'effondrement démographique qui vient
 - 0'09'30 : L'avenir sombre, ou incertain ?
 - 0'23'00 : Trop pauvres pour être parents, vraiment ? 
 - 0'26'43 : Le mode de vie individualiste
 - 0'33'19 : Plus de décès que de naissances
 - 0'36'52 : La quête de l'autonomie 
 - 0'43'41 : Les leçons du moment covidien
 - 0'49'00 : La sacralisation paradoxale de la vie 
 - 0'53'32 : La mentalité "survivaliste" 
 - 1'03'38 : Le désir d'immortalité
 - 1'11'19 : La société sans contact
 - 1'15'42 : Conseil de lecture d’Olivier Rey
 - 1'17'10 : Pourquoi lire ?