L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

L'immaturité permanente. Avec Thomas Boussion sur ERFM.


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01.01.2026

Depuis quelques années, nous assistons à l'émergence d'une idéologie issue du gauchisme qui, sous prétexte de bienveillance, conduit à une volonté de destruction, d'effacement, de dénonciation de tout ce qui, dans nos sociétés, notre civilisation ou notre histoire, pourrait offenser des minorités éternellement désignées comme victimes. Cette idéologie, le wokisme, revêt ceux qui y adhèrent d'un manteau de pureté morale qui les place, dans la construction mentale qu'ils se font du monde, tout en haut de la hiérarchie : ils sont les "éveillés".
En réalité, cette idéologie fait des ravages au sein même de ses militants qui ne voient plus le monde que comme une série de rapports binaires et antagonistes, monde et civilisation dont ils sont issus et qu'ils haïssent. Mais qu’est-ce qui pousse vraiment ces chevaliers du bien à tant de violence contre tous ceux qui ne partagent pas leur vision, contre leurs ancêtres et finalement contre eux-mêmes ?
En réalité, ce mouvement s'inscrit dans un processus bien plus large et bien plus profond, un changement de paradigme qui affecte de plus en plus nos sociétés occidentales, un rapport au monde qui est celui de l'enfance, vue non pas comme un stade de l'évolution de l'individu, mais comme une matrice intellectuelle faite de catégories, de raisonnements et de valeurs, qui déterminent des choix, des actes ou encore des prises de position idéologiques.
Thomas Boussion se donne comme objectif de comprendre quelles sont les conséquences politiques de la persistance de cet état chez l'adulte, c'est à dire la manière dont une conception infantile de soi et du monde peut déterminer, au-delà des apparences et parfois à son insu, la place réelle d'un individu dans l'espace politique, en analysant le concept d'enfance, ses manifestations sur le plan sociétal et sur le plan psychologique, en décrivant la place qu'elle prend dans nos sociétés.

La sociologique dialectique de Michel Freitag et la théorie critique de la société cybernétique. Avec Maxime Ouellet à Lausanne.


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22.10.2024

Penseur critique encore trop méconnu, Michel Freitag dénonce l'impasse civilisationnelle engendrée par le capitalisme et la technoscience, qui menacent l'équilibre écologique, social et culturel. Sa théorie rejette les approches purement matérialistes ou individualistes pour proposer une vision dialectique de la société, fondée sur la médiation symbolique (langage, normes, institutions).
Il distingue trois modes de reproduction sociétale : le symbolique (sociétés traditionnelles, régies par des mythes et des rites), le politico-institutionnel (État moderne, où le politique légitime les normes) et le décisionnel-opérationnel (postmodernité, où l'économie et la technocratie dissolvent le politique, réduisant la société à un "système" déshumanisant).
Pour Freitag, la postmodernité marque une rupture : l'hyper-individualisme et la logique de contrôle érodent les fondements de l' "être-ensemble". Sa sociologie dialectique, à la fois critique et normative, vise à restaurer la réflexivité collective et la solidarité, face à un monde où l'urgence écologique et sociale exige une rupture avec le modèle dominant.

Une intervention qui prend place dans le cadre du séminaire sur la théorie critique dirigé par Olivier Voirol.

A-t-on perdu le désir de transmettre la vie ? Avec Olivier Rey pour Transmission.


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02.2026

Philosophe et mathématicien, Olivier Rey explore les raisons profondes du déclin de la natalité en Occident, interrogeant notre rapport à la vie, à la mort et à l’avenir.
Alors que l'humanité a toujours vécu dans la précarité, ce qui n'empêchait pas nos ancêtres de procréer, il semble qu'aujourd'hui, l'idée de maîtriser notre destin grâce au progrès s'effrite : les défis écologiques, les incertitudes économiques et une vision individualiste de la liberté rendent l'enfantement moins évident.
Comment la société moderne, obsédée par la survie et l'évitement des contraintes, en vient-elle à considérer l'enfant comme un frein plutôt qu'une source d'épanouissement ?

 - 0'00'00 : Pourquoi avoir écrit ce livre ? 
 - 0'01'49 : L'effondrement démographique qui vient
 - 0'09'30 : L'avenir sombre, ou incertain ?
 - 0'23'00 : Trop pauvres pour être parents, vraiment ? 
 - 0'26'43 : Le mode de vie individualiste
 - 0'33'19 : Plus de décès que de naissances
 - 0'36'52 : La quête de l'autonomie 
 - 0'43'41 : Les leçons du moment covidien
 - 0'49'00 : La sacralisation paradoxale de la vie 
 - 0'53'32 : La mentalité "survivaliste" 
 - 1'03'38 : Le désir d'immortalité
 - 1'11'19 : La société sans contact
 - 1'15'42 : Conseil de lecture d’Olivier Rey
 - 1'17'10 : Pourquoi lire ?

La gauche s'est-elle perdue ? Avec Nathalie Heinich et François Bégaudeau sur Quartier General.


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12.2025

Figure intellectuelle passée de Pierre Bourdieu à Pierre Nora, Nathalie Heinich prend régulièrement position sur les sujets brûlants du débat public. Contre le mariage pour tous, contre le néo-féminisme, contre l'islamo-gauchisme, contre le wokisme, elle prend parti, signe des tribunes, lance des observatoires.
En 2025, elle publie aux éditions Gallimard Penser contre son camp, un essai dans lequel elle revendique la liberté de s'opposer aux idées du milieu progressiste dont elle se revendique pourtant encore.
Ses prises de position, souvent situées à contre-courant de la gauche dite "radicale", sont ici au cœur d'un échange franc avec l'écrivain et essayiste François Bégaudeau, qui incarne une des formes de la gauche à laquelle elle s'oppose.

Émission "L'Explication", animée par Aude Lancelin.

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

La révolution culturelle de 1960-1990. Avec Jean-Pierre Le Goff pour le podcast Hérétiques.


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06.2024

Si les sociétés occidentales n'ont cessé d'évoluer au fil de leur histoire millénaire, la vitesse et l'ampleur des transformations qu'elles ont vécues au sortir de la seconde guerre mondiale sont sans précédent. Déferlements techniques, basculements sociaux, bouleversements idéologiques, métamorphoses des mœurs : comment penser ces mutations anthropologiques dont le "wokisme" et son ambition de rééducation populaire semble être l'ultime radicalisation ? Cette véritable révolution culturelle menée tambour battant et ses multiples implications n'ont toujours pas été pensées à leur juste mesure, civilisationnelle.
C'est ce à quoi se consacre depuis trente ans Jean-Pierre Le Goff, héritier de Claude Lefort et de Cornelius Castoriadis, sociologue et philosophe dont les multiples mais discrètes publications sur le monde du travail, la vie de village, l'héritage des années 60 ou la disparition de la Gauche, tentent de dresser le double portrait de cette France qui disparaît et de cette France qui advient.

Regards sur le sport. Avec Paul Yonnet pour l'INSEP.


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2009

Le sport n'est pas un art pour deux raisons majeures. Dans l'art, on ne juge  jamais de la qualité par la quantité. Être un grand sportif c'est entrer dans  l'ère de la mesure. D'autre part, l'art n'est pas organisé autour du principe d'incertitude ou de suspens. L'art est un temps accompli que l'on peut revisiter. C'est cela une œuvre d'art. Alors que le sport est un temps qui va s'accomplir... néanmoins parfois avec un certain art !

Un entretien mené par François L'Yvonnet.