Le monde en 2050. Avec Alain Soral pour Ni pute ni chômeur !


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02.2017

Les bouleversement technologiques vont-ils radicalement changer la condition de l'homme et notre rapport au politique ?
Dans ce 8e épisode de l'émission, le sociologue controversé Alain Soral s'interroge sur les grandes évolutions que nos sociétés vont vivre d'ici 2050.

Ni morale, ni critique, une "pensée radicale" : Jean Baudrillard (1929-2007). Avec François L’Yvonnet, Sylvère Lotringer, François Cusset, Jacques Donzelot et Robert Maggiori sur France Culture.


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13.09.2014

Rendre au monde son étrangeté, l’appréhender avec un regard séducteur, telle fut l’entreprise de Baudrillard. Sociologue, philosophe, poète ? Baudrillard est inclassable, et s’est toujours tenu à la marge des institutions académiques, créant son propre style.
Ni morale, ni critique, il ne conçut jamais sa pensée comme édificatrice. En revanche, concepts féconds, réflexion visionnaire, il a toujours été un observateur hors norme de notre temps. Au risque de l’hostilité, de la polémique, il s’est emparé d’événements historiques aussi délicats que la Guerre du Golfe ou les attentats du 11 septembre.
Reconnu comme une icône, un gourou à l’étranger, traduit dans une trentaine de langues, il est méconnu en France. Cette émission traque les traces de celui qui a toujours cherché à les effacer et à faire de la pensée un jeu de piste.

Emission "Une vie, une oeuvre", produite par Martin Quenehen.

Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2013

Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul.
Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement.
Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation.
Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.

Le sacrifice des paysans. Avec Yves Dupont et Pierre Bitoun à l'Université de Caen.


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08.12.2016

Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ?
Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, Yves Dupont et Pierre Bitoun montrent comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l’ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie.
Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes.
Yves Dupont et Pierre Bitoun analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d' "ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales.
De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.

Des nombres peuvent-ils dire le monde ? Avec Olivier Rey chez Etienne Klein sur France Culture.


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07.01.2017

Une mesure, de quelque nature qu’elle soit et à quelque objet qu’elle s’applique, aboutit toujours à des nombres. Dès lors, simple relation de cause à effet, à mesure que les mesures se font plus nombreuses, les nombres se font toujours plus envahissants. Ils engendrent quotidiennement des myriades de courbes et de graphiques, ils se déguisent en indices, en pourcentages, en taux, et ils alimentent à haute cadence toutes sortes de statistiques. Cet empire ou cette emprise du nombre est un fait, et même un "fait social total", eut dit Marcel Mauss : les statistiques règnent désormais sur la société, régentent les institutions, colonisent la politique et affectent la vie sociale sous tous ses aspects.
Une entité aussi dépouillée qu’un nombre serait-elle capable d’emporter avec soi, comme dans un filet, quelque chose de la substance dont il est issu ? À première vue, la "nombrification" du monde semble plutôt pulvériser le réel pour ne plus nous laisser que la cendre des chiffres. Mais ne devrions-nous pas plutôt lire la situation dans l’autre sens, c’est-à-dire considérer que c’est notre façon d’habiter le monde qui l’a transformé en un simple reflet de la statistique ?
Retour sur la question avec Olivier Rey, mathématicien et philosophe, et son dernier essai Quand le monde s'est fait nombre (Stock).

Emission "La conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

Louis Dumont (1911-1998). Avec Stéphane Vibert au Collège des Bernardins.


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01.06.2016

Anthropologue, spécialiste de l'Inde, Louis Dumont a nourri toute une réflexion sur les sociétés occidentales. Partant de l'étude des castes, il procède par "détour anthropologique" : confrontation avec des mondes humains radicalement différents qui induit une compréhension renouvelée de la culture occidentale, de son histoire et de son originalité. Aussi, toute l'entreprise de Dumont - dont l'œuvre traverse les domaines les plus variés : philosophie, histoire, droit, sciences politiques, sociologie, anthropologie - tente-t-elle de mieux appréhender les contours d'une modernité centrée autour de l'individualisme, en contraste avec le holisme porté par d'autres civilisations, dont l'Inde constitue le paradigme.
Car même dans les régimes démocratiques, la prééminence en valeur de l'individu libre, moral et rationnel, ne reste pas moins soumise à l'existence d'une société comme "sens, domaine et condition du sens", dont les significations partagées contribuent à définir le "bien commun".

Parcours. Avec Alain Soral pour Ni pute ni chômeur !


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04.2016

Une voix d’en bas, ex-journaliste encarté, a décidé de rencontrer, par curiosité, Alain Soral et de le questionner sur différentes thématiques. Et pour ce 1er épisode de l'émission, la rencontre se concentre sur le parcours professionnel et politique d’Alain Soral.
Comment est-il devenu tour à tour écrivain, journaliste, scénariste ? Quels sont les événements qui l’ont poussé vers le PC puis le FN ? Sa sœur Agnès a-t-elle contribué à sa popularité ? Pourquoi a-t-il fait une quenelle devant le mémorial de la Shoah ? Est-il antisémite ? Etc.
Autant de questions, 18 pour être précis, qui remettent en question la biographie Wikipédia de ce personnage !

Quand le monde s'est fait nombre. Avec Olivier Rey à la Bibliothèque nationale de France.


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03.12.2016

Dans son dernier livre, Quand le monde s'est fait nombre (Stock, 2016), Olivier Rey (mathématicien et philosophe​, chargé de recherche au CNRS​) s'intéresse au symptôme que constitue le déferlement des statistiques.
Moyen au service d'une mesure du monde, ​ces dernières sont devenues une fin en soi. C'est parce que nous nous accrochons ​furieusement ​à nos différences que ​nous les avons fait disparaître.
Nous sommes ainsi devenus la proie du nombre. Le règne des statistiques ne nous a pas été imposé, il est le fruit de notre individualisme​, ou​ le tyran que nous nous sommes choisi.