L'anthropologie critique dans les filets du relativisme. Avec Francis Wolff et Philippe Descola à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


(0)
455 Vues
0 commentaire
11.06.2014

L’anthropologie du "tournant ontologique" occupe une place paradoxale dans le paysage des sciences de l’homme, entre d’un côté un paradigme "structuraliste" dont elle est l’héritière (avec ses présupposés conceptuels et ses conséquences méthodologiques) alors qu’elle en refuse le concept fondateur, celui de l’opposition nature et culture ; et d’un autre côté le nouveau paradigme "naturaliste", dont elle partage certaines des positions théoriques (notamment le refus de la frontière homme/animal — on a pu ainsi parler de son "tournant animaliste") alors qu’elle en refuse le fondement universaliste.
Cette position instable lui permet-elle de faire le pont entre les deux paradigmes qui se disputent actuellement le champ des sciences de l’homme ? Ou condamne-t-elle ses concepts, et notamment ceux de "nature" et de "culture", à une tension insurmontable entre universalisme et relativisme ?

Injonctions de la mode : la figure de Kate Moss. Avec Christian Salmon à l'Institut Français de la Mode.


(0)
555 Vues
0 commentaire
18.10.2011

Avec le corps maigre et mobile de Kate Moss, c'est une nouvelle figure qui apparaît au tournant du XXIe siècle, celle d'un sujet idéal, adaptable en toutes circonstances, capable de se réinventer sans cesse à travers la mise en scène et la narration de soi.
La figure de Kate Moss nous enjoint à devenir stratèges de nous-mêmes, en sujets aguerris capables de faire un usage intensif de nos compétences et de nos affects, dans le but de donner la meilleure image possible. Qu'il n'y a pas d'autre rapport à soi que ce travail de mise en valeur, assisté par toutes sortes d'experts du développement personnel. Que les individus n'ont plus le choix qu'entre une vie échangeable et donc stylisée, relookée et coachée, et une vie non stylisée mais qui ne vaut rien et dont personne ne veut.
Dans cette logique exclusive, nous sommes tous des mannequins anglais...

Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ? Débat entre Raymond Boudon et Marc Guillaume sur Canal Académie.


(0)
417 Vues
0 commentaire
2005

Etre qualifié de "libéral" est souvent assimilé à une insulte.
Utilisé par les anglais du XVIIIe siècle pour parler de la gauche en terme peu élogieux, il désigne aujourd’hui une partie de la droite.
Pourquoi observe-t-on une attitude générale de rejet de la part des intellectuels alors que ce mouvement d’idée fut activé par de grands noms tels que Tocqueville ou Adam Smith ?
Réponses contradictoires du sociologue Raymond Boudon et de l'économiste Marc Guillaume

Au fondement des sociétés humaines. Avec Maurice Godelier sur Canal Académie.


(0)
454 Vues
0 commentaire
12.2008

Dans son dernier livre, Maurice Godelier bouscule les idées reçues sur l'anthropologie et s'élève contre quelques grandes figures de la discipline.
De son bureau de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, il nous parle à bâtons rompus d’un monde en perpétuelle métamorphose.

La laïcité falsifiée. Avec Jean Bauberot à Bruxelles.


(0)
427 Vues
0 commentaire
28.01.2013

Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viré à droite, voire à l'extrême droite ? La question se pose depuis le "débat sur la laïcité" de l'UMP et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l'État.
Comment réfuter cette dérive ? Protester contre la "stigmatisation" des musulmans qui est souvent le vrai motif de cette nouvelle posture "laïque" ne suffit pas, car cette "nouvelle laïcité" de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l'égalité des sexes et la liberté d'expression.
Il est donc urgent d'analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on lui fait dire aussi facilement le contraire de son message fondateur et émancipateur.

La conférence est organisée par les associations "Bruxelles-Laïque" et "Tayush".

Max Weber, la cage d'acier du capitalisme. Avec Michael Löwy sur France Culture.


(0)
725 Vues
0 commentaire
03.03.2014

De Max Weber, l’un des fondateurs de la sociologie moderne, le 21ème siècle a retenu quelques formules : la cage d’acier, allégorie de la civilisation capitaliste industrielle moderne, qui désigne l’enfermement de la liberté individuelle au sein de structures impersonnelles gouvernées par le règne du calcul ; l’idéal-type, outil méthodologique nécessaire qui immobiliserait la pensée dans l’abstraction ; et l’opposition entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. Weber serait ainsi le Karl Marx de la bourgeoisie et le penseur du désenchantement du monde, qui aurait sacrifié l’idéal révolutionnaire sur l’autel du pessimisme critique.
Mais Weber est avant tout le penseur des tensions et des ambivalences. La cage d’acier est autant le fruit de la rationalité que de l’irrationalité, l’idéal-type est avant tout, selon ses propres termes, un moyen de penser "la réalité de la vie", et bien loin de s’opposer, l’éthique de responsabilité et l’éthique de conviction doivent se penser ensemble pour obtenir les conditions d’une action politique digne de ce nom.
Avec Weber, la sociologie doit avant tout se garder d’être normative, et penser les corrélations entre le matériel et le spirituel en termes d’affinités électives. Un concept n’est rien sans la prise en compte du contexte et de la subjectivité, de la culture et des passions qui animent chaque individu.
Dans cette émission, c'est Michaël Lowy qui vient évoquer le texte le plus connu du sociologue, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.

Le programme du nouveau parti politique Réconciliation nationale. Avec Alain Soral sur Médias-Presse-Info TV.


(0)
457 Vues
0 commentaire
11.2014

Le polémiste Alain Soral accorde une interview exclusive à Médias-Presse-Info TV pour exposer les fondamentaux du nouveau parti politique qu’il vient de créer avec Dieudonné : "Réconciliation Nationale".
S'ensuit une session de questions/réponses, où les digressions d'Alain Soral en surprendront plus d'un...

Qu'est ce que la gauche ? Avec Jean-Claude Michéa et Jacques Julliard à Répliques sur France Culture.


(0)
590 Vues
0 commentaire
11.10.2014

À l'heure où la gauche peut mourir et où les électeurs se détournent des urnes, il est plus que temps d'interroger et de clarifier notre alphabet politique. 
Que signifie "être de gauche" ? Qu'est-ce que "le peuple" en 2014, et est-il encore de gauche ? Quelle est la raison du divorce actuel entre le peuple et les milieux dirigeants ? 
Alors que notre société est de plus en plus atomisée, acculée par la double logique d'atomisation de l'individualisme capitaliste et de l'immigration massive, comment comprendre la question de l'identité dans le combat politique ?
Au fil de ces questions, Jacques Julliard et Jean-Claude Michéa échangent et tentent de dresser un état des lieux qui permet de penser un futur possible pour notre communauté politique.