Idéaux d'autonomie, santé mentale, psychologie. Avec Alain Ehrenberg pour l'Association des Conseillers d'Orientation Psychologues de France.


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20.09.2017

La création du corps unique des psychologues de l’Éducation Nationale s’inscrit dans la dynamique d’ascension des questions qu’on appelle de "santé mentale". Celles-ci ne relèvent plus seulement de la psychopathologie des maladies mentales, elles se sont élargies à des enjeux de socialisation, donc de désocialisation, et traversent de part en part la vie sociale, dont l’école.
La conférence d'Alain Ehrenberg porte sur le grand changement sociologique qui en constitue le contexte moral et social : nous sommes passés, entre les années 1970 et le tournant du 21e siècle, d’une société où l’on protégeait par des statuts à une société où il s’agit de sécuriser des parcours de vie en les accompagnant.
Cela tient à ce que nous vivons désormais dans un individualisme de capacité imprégné par les idées et valeurs de l’autonomie.

Une conférence qui se tient lors des 66èmes journées nationales d’étude à Lyon.

Le rôle du religieux dans la culture humaine. Avec René Girard à ENS Paris.


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04.12.2007

René Girard, philosophe et historien des religions, nous présente ses réflexions sur le rôle et les origines de la violence, en particulier la façon dont les sociétés humaines tentent de la limiter.
Il revient également sur sa théorie du désir mimétique qui semble trouver une confirmation récente par la découverte scientifique des neurones miroirs.
Enfin, il explique en quoi les religions sont le moyen que ce sont donnés les hommes pour contenir la violence, et revient sur l'originalité du christianisme comme révélation du mécanisme sacrificiel.

La pensée du politique : histoire et perspectives. Avec Claude Lefort au Collège de France.


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16.04.2008

Claude Lefort se propose d’éclairer la nature de la démocratie moderne à travers la distinction entre la politique (essentiellement tournée vers la considération du régime) et le politique, qui veut en penser les conditions sociales.
La science politique méconnaît la nature profonde de la démocratie parce qu’elle laisse dans l’ombre la société dans laquelle elle s’est formée.
La démocratie n’est pas localisable dans la société : elle est une forme de société. Dans l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique était incorporé dans la personne du prince. La démocratie introduit dans cette perspective un bouleversement : le pouvoir n’est plus incorporé, c’est un lieu vide.
Le conflit est alors institutionnalisé, le pouvoir dans une démocratie ne peut exister qu’en quête de sa légitimité. La démocratie n’est pas réductible à un certain nombre d’institutions.

La conférence est suivie d'une session de questions posées par Pierre Rosanvallon auxquelles Claude Lefort répond.

Introduction à André Gorz. Avec Arno Münster et Christophe Fourel aux conférences Utopia.


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14.05.2009

André Gorz réalise, tout au long de son oeuvre, une synthèse entre Sartre, Marx et Illich. Ingénieur chimiste de formation, c'est en autodidacte qu'il étudie la philosophie, l'économie et la sociologie.
Il se considère comme un théoricien. Son rôle est de donner des clés de lecture pour guider afin qu’ensuite s’amplifient les mouvements. Ce n’est pas un homme d’action ni d’implication.
Il a été avec René Dumont et Edgar Morin le fondateur de l’écologie politique en France au début des années 70.
Gorz, critique du keynésianisme, se situe entre la social-démocratie et la gauche radicale dont il ne partage pas la croyance à la révolution au "grand soir".

Une conférence organisée à la librairie "Le comptoir des mots", Paris 20ème.

Saint-Simon, penseur et prophète du nouveau monde industriel. Avec Pierre Musso, Juliette Grange et Philippe Régnier sur France Culture.


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30.11.2012

Huit ans. Il leur aura fallu huit ans pour réaliser leur rêve. Ils se sont mis à quatre pour mettre sur pied une édition des œuvres complètes de Henri Saint-Simon (1760-1825).
Cette entreprise éditoriale hors du commun arrive à point nommé. Car Saint-Simon est le premier grand penseur français du "changement social" et de la société industrielle. C’est un mutant qui voulait en finir avec la politique classique et mener à son terme la Révolution française. L’auteur du Catéchisme des industriels (1823-1824) est donc l’homme de la situation. Il peut nous aider après la tempête néolibérale à conserver et améliorer nos chaînes de valeur qui font appel à un capital humain d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs compétents il peut nous aider à recouvrer une confiance envers l’avenir.
C’est parce qu’il ne venait pas à bout de la crise politique, morale, et sociale qu’il traversait, que Saint-Simon a envisagé pour son époque – et aussi inventé – comment il était possible de régénérer la société, sans la détruire. L’œuvre de Saint-Simon est hors normes, c’est une œuvre de carrefour, que l’on confond souvent avec celle de son ancêtre, le mémorialiste, que l’on amalgame à ses disciples fidèles ou infidèles – les saint-simoniens de Ménilmontant ou des beaux quartiers.
Ceci est une profonde erreur. Car Saint-Simon est un pionnier, un vrai précurseur. En se prononçant pour un capitalisme industriel équitable, ainsi qu’une propriété sociale respectueuse du travail, il rétablit la compétence de tous, il décharge la société des consommateurs non producteurs, il réactive l’esprit du socialisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Philippe Petit.

Le numérique, quelles conséquences pour l’école ? Avec Michel Desmurget pour les Alternatives Catholiques à Lyon.


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14.12.2016

Existe-t-il une nouvelle école numérique qui se distingue réellement de l' "école d'avant", celle qu'incarne le maître et l'apprentissage des savoirs fondamentaux ?
A bien y réfléchir, la réponse ne va pas de soi. Il n'est pas certain que ce que l'on appelle banalement l' "école numérique" soit autre chose que du bricolage, car "l'entrée de l'école dans le monde numérique" semble surtout... impensée.
Michel Desmurget ne se contente pas de questionner notre époque, il cherche à éclairer "l'avenir numérique" de l'école et ses conséquences concrètes sur les processus d'apprentissages de nos chères têtes blondes, confrontées de plus en plus tôt et de plus en plus longtemps au monde envoûtant des écrans.

Sortir de la société bourgeoise. Avec Maurice Gendre et Pierre de Brague chez E&R à Paris.


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28.05.2016

"Hier, disons jusqu’à la fin des années soixante-dix, le mot bourgeois était considéré comme une injure, tant par le prolo que par l’artiste ou l’aristo déchu.
Il a aujourd’hui disparu du vocabulaire, au profit du riche, du people, du jet set, prouvant ainsi que l’argent, et les valeurs qui vont avec, ne sont plus honteuses ni suspectes.
Ni honteuses ni suspectes aux anciennes élites du gotha, que l’on peut voir rivaliser de vulgarité avec les nantis du show-biz dans Gala.
Ni honteuses ni suspectes aux classes populaires qui rêvent elles aussi de réussite individuelle fulgurante en grattant leur ticket de Loto et en regardant "Saga", la "Nouvelle Star".
Ni honteuses ni suspectes au sous-prolétariat immigré qui ne rêve lui-aussi que maille, custom et bimbo...
Anciens riches, moyens pauvres, nouveaux pauvres… chez tous, partout, l’idéologie libérale a triomphé, car quand on parle de bourgeois, c’est d’abord de ça qu’il s’agit..." Alain Soral

La guerre des droites aura-t-elle lieu ? Avec Guillaume Bernard et Robert Ménard pour les Eveilleurs d'Espérance à Versailles.


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23.02.2017

Le maire de Béziers Robert Ménard et le politologue Guillaume Bernard sont conviés à débattre des nouveaux clivages politiques qui traversent la droite.
Car pour Guillaume Bernard, la droite est coupée artificiellement en deux depuis plus de trente ans, entre la droite dite parlementaire et le front national. Cette scission savamment entretenue par le système médiatique a pour conséquence de permettre à la gauche de diriger un pays majoritairement conservateur. Ce phénomène est d’autant plus saugrenu que la gauche sociale et culturelle est en grande perte de vitesse à la différence de la droite qui mène le combat des idées depuis une dizaine d’années.
Robert Ménard, quant à lui, confirme l'analyse et insiste en soutenant que Marine Le Pen est la seule candidate capable d’assumer deux changements radicaux qu’il appelle de ses vœux : un arrêt définitif de l’immigration et rendre à la France sa souveraineté.
La grande porosité entre l’électorat des Républicains et celui du Front National, que tout le monde peut constater, mènera-t-elle à une recomposition des forces politiques à droite ?