La souveraineté et le peuple. Avec Jacques Sapir à l'Institut pour la Démocratie Directe en Europe.


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05.2016

Jacques Sapir donne un long entretien pour l'Institut pour la Démocratie Directe en Europe, fondation européenne dont le projet est de découvrir, promouvoir et vulgariser les outils politiques et toutes les composantes institutionnelles relatives à la démocratie directe dans les Etats membres de l’Union européenne. Cet institut est par ailleurs très critique envers le tournant fédéraliste que l’Union européenne prend actuellement et promeut une Europe des États-nations souverains.

PARTIE I
00:11 : La souveraineté.
06:49 : Autorité légitime et fondation du légal.
11:46 : Le peuple, définition.
23:11 : Vie privée et vie publique de nos jours.

PARTIE II
00:11 : Le ciment commun d'un peuple.
05:45 : Multiculturalisme.
08:43 : L'idée d'un peuple européen.
13:47 : Ordre démocratique contre ordre marchand.
22:53 : Démocratie directe.

Le phénomène religieux. Avec Jean Baubérot sur Radio Libertaire.


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14.03.2008

Jean Baubérot, historien et sociologue, est l'invité de cette émission qui comprend deux parties distinctes :
 1. l’une sur le phénomène religieux lui-même : l’homme est-il un animal religieux ? à quoi servent les religions ?
 2. l’autre sur la laïcité sous ses différentes formes (géopolitique, historique) et sur les différences entre les processus de laïcisation et de sécularisation.

Émission "Raison présente" proposée par l'Union rationaliste, présentée par Bernard Graber et Nicole Delattre.

La crise de l'égalité. Avec Alain Ehrenberg à Sciences-Po Bordeaux.


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10.12.2015

En 2010, le sociologue Alain Ehrenberg, directeur de recherche au CNRS, publie La Société du malaise (Odile Jacob, 2010). Il n’en faut pas plus pour faire d’Alain Ehrenberg l’un des penseurs de la société française confrontée à une crise profonde, celle de l’égalité.
Cette "crise de l’égalité" serait, selon lui, à rechercher dans l’incapacité de "la société à répondre au renouvellement des inégalités". La réponse d’Ehrenberg se trouve dans l’individualisme devant permettre de retrouver des capacités d’action et d’assumer pleinement les choix personnels.
Ce que dit Alain Ehrenberg des inégalités illustre l’essentiel de sa démarche intellectuelle : mise en perspective historique, compréhension des facteurs psychologiques, relations entre les individus et la société. "Les inégalités, écrit-il, concernent toujours les mêmes populations qu'auparavant mais avec une différence notable : alors qu'elles étaient vécues auparavant comme un destin collectif, elles sont désormais endossées comme un échec personnel".
Penseur complexe, auteur d’une œuvre âprement discutée et débattue, Alain Ehrenberg répond aux questions d’un jury étudiant pour son grand oral dans le cadre de la série "Demain les savoirs".

Mai 68, l'héritage impossible. Avec Jean-Pierre Le Goff à l'Université Populaire d'Arcueil.


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21.10.2013

Mai 68 est sans conteste l’événement social et culturel le plus important qu’ait connu la société française depuis 1945. Et pourtant, plus de quarante ans après, il est toujours très loin d’être assumé en tant que tel : à la différence d’événements historiques antérieurs, l’héritage de 68 reste aujourd’hui impossible.
Pour comprendre les effets souterrains considérables de Mai dans la France contemporaine, il faut revenir sur son utopie première et sur son échec, sur ces années où la passion des soixante-huitards s’est investie massivement dans un gauchisme aux mille facettes.

René Girard, Emmanuel Levinas : du sacré au saint. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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04.11.2013

René Girard a élaboré depuis son premier livre, en 1961, une théorie du sacré dans la culture occidentale. Cette théorie repose sur trois postulats fondamentaux :
 1) le désir est emprunté à l’autre, qui joue le rôle du médiateur ou du modèle (approche inspirée par des écrivains comme Dostoïevski) ;
 2) la culture étant définie comme un système de différences, les cultures archaïques "gèrent" le désir mimétique en refaisant sans cesse la distinction entre les violences légales et illégales, le sacré et la violence ; elles se servent, pour ce faire, du "mécanisme sacrificiel" ;
 3) le monde moderne est né du délitement de l’institution sacrificielle, d’où le besoin de trouver une alternative au sacrifice, afin que la culture puisse survivre sans s’autodétruire, alternative apparue dans les Écritures juives, puis dans les Évangiles.
Emmanuel Levinas construisit, en particulier depuis Totalité et Infini, publié lui aussi en 1961, ce qu’on peut appeler une théorie de l’éthique. Peu convaincu par le concept de subjectivité et de moralité développé de Kant à Heidegger, en passant par Hegel et Husserl, concept qui met un sujet conscient face à des objets de connaissance, Levinas propose une compréhension de la subjectivité humaine fondée sur une responsabilité éthique première et sans limite devant autrui, dont le visage donne un accès à l’infini. Menant de front plusieurs projets, conjointement dans les études juives et dans la tradition philosophique à partir de Platon, Levinas voulut faire revenir l’hébreu dans le grec. Puisant dans les écrits de Martin Buber et de Franz Rosenzweig, il construisit une éthique "descriptive" qui inverse le rapport kantien traditionnel entre l’éthique et le politique : cette configuration nouvelle subordonne toute rencontre médiatisée (l’universel, le juridique, le catégorique, le politique) à la rencontre personnelle immédiate entre le moi et autrui, par lequel nous sommes pour ainsi dire pris en otage.
Le propos de Jean-Luc Marion est d'évaluer en quoi ces deux pensées se répondent, se complètent ou s'opposent : si Girard déploie une théorie du sacrifice en tant que tel, il n’a en revanche pas de théorie éthique ; Levinas propose, lui, une théorie de l’éthique tout à fait compatible avec la lecture anti-sacrificielle que Girard fait du sacré, même si elle ne se pense pas dans les mêmes termes.
L’articulation de ces deux pensées pourrait-elle aider à une compréhension plus large des théories du sacré et de l’éthique ?

Survivre, de la BAD au Kolkhoze. Avec Lucien Cerise et Piero San Giorgio à Lille.


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22.05.2016

L'expérience du "socialisme réel" au XXe siècle n'a-t-elle finalement pas consisté à la mise en place d'une gigantesque Base Autonome Durable ?
Au-delà de l'idéologie marxiste-léniniste, l'étude de l'histoire nous pousse à relativier notre jugement qui identifie le communisme au progrès et le capitalisme à la réaction.
Le survivalisme n'est peut-être pas là où on le croit...

La figure de Julien Freund. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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16.02.2008

Qu’est-ce que la politique ? Quels sont ses moyens ? Sa finalité ? C’est à ces questions que le sociologue et le théoricien du politique Julien Freund, prolongateur de l'oeuvre de Carl Schmitt, s’est employé à répondre tout au long de sa vie.

Les forces politiques et le malaise identitaire français. Avec Laurent Bouvet pour Questions Publiques à Nantes.


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10.03.2015

La crise économique ne suffit pas à expliquer le malaise français. Face aux bouleversements de l’ordre du monde et aux difficultés du pays, la montée du populisme et du Front national témoigne d’une inquiétude identitaire et culturelle. Comment vivre ensemble malgré nos différences ?
Laurent Bouvet examine l’origine de cette angoisse et ses effets. En décortiquant les représentations, vraies ou fausses, que nos concitoyens se font de la mondialisation, de l’Europe, de l’immigration, de l’islam ou des élites, il montre comment des dimensions culturelles se mêlent étroitement aux conditions matérielles.
Rompant avec l’aveuglement et le conformisme, Laurent Bouvet propose des pistes pour combattre ce mal qui ronge la société française : l’insécurité culturelle.

Une intervention qui prend place dans le cycle de conférences organisé par la revue Place Publique, le Conseil de déloppement de Nantes Métropole et le CCO.