La France des travailleurs pauvres. Avec Denis Clerc à la Bibliothèque municipale de Lyon.


(0)
443 Vues
0 commentaire
15.01.2009

La pauvreté s'est en quelque sorte rapprochée du salariat. C'est ce constat implacable que l'économiste Denis Clerc dresse de la situation des salariés français aujourd'hui.
La toute récente crise financière vient encore aggraver le tableau, en bloquant la croissance économique, déjà limitée, et en faisant peser une lourde menace sur l'emploi.
Les inégalités sociales ne cessent de se creuser.
Lorsque le chômage tend à diminuer, la pauvreté, elle, ne recule pas. Bien au contraire, elle frappe maintenant des travailleurs, des jeunes, qui très souvent subissent des temps partiels imposés, des périodes de chômage, et pour lesquels la protection sociale s'avère impuissante, malgré tout un arsenal d'aides.
Pour Denis Clerc, il est temps de remettre en marche l'état-providence, capable de renouer la cohésion sociale et de réinvestir dans l'emploi.

Inégalités, humiliation, ressentiment. Avec Jean-Pierre Dupuy à l'ENS Paris.


(0)
1015 Vues
0 commentaire
24.10.2005

Jean-Pierre Dupuy nous explique pourquoi, après avoir été l'un des principaux introducteur de John Rawls en France, il a rompu avec sa célèbre théorie de la justice.
En effet, les différents mécanismes sociaux servant à contenir les passions égalitaires ne font finalement que les déchaîner. Ainsi en est-il de la hiérarchie (Louis Dumont), de la démysthification (Pierre Bourdieu) et de la contingence (John Rawls) qui font toutes l'impasse sur la logique du mal absolu qu'est l'envie (l'amour-propre chez Rousseau).
C'est donc à un dépassement de l'idéologie victimaire que nous invite Jean-Pierre Dupuy, où les contextes faisant naître l'humiliation serait à combattre en premier lieu. Francis Wolff résume ensuite le propos de Jean-Pierre Dupuy et l'interroge sur les thèses qu'il avance.

Le propre de l'homme. Avec Rémi Brague sur Radio Notre-Dame.


(0)
332 Vues
0 commentaire
16.05.2013

Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l’homme en tant qu’espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui viennent de l’homme lui-même, visant à saper son humanité propre. Ces facteurs ont beau être plus difficiles à saisir, c’est eux que Rémi Brague tâche de repérer à travers une analyse fulgurante et radicale de l’idée d’humanisme.
Car il ne s’agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain, en luttant contre toutes les figures de l’inhumain. Il s’agit désormais de savoir s’il faut vraiment promouvoir un tel humanisme. C’est l’humanisme lui-même qui est mis à mal.
Nous ne pouvons plus nous bercer d’illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ? La pensée moderne est à court d’arguments pour justifier l’existence même des hommes. Est-ce une façon de dire que le projet athée des temps modernes a échoué ?

L'identité. Avec Zygmunt Bauman à l'Université de tous les savoirs.


(0)
674 Vues
0 commentaire
07.05.2000

Il y a eu une véritable explosion discursive ces dernières années autour du concept d' "identité" : aucun autre aspect de la vie contemporaine, n'attire, semble-t-il, autant d'attention de la part des philosophes, des spécialistes des sciences humaines et des psychologues.
Les "études d'identité" ne sont pas les seules à devenir rapidement une industrie florissante, cela va bien au delà - on peut même dire que "l'identité" est devenue maintenant un prisme par lequel d'autres aspects de la vie contemporaine sont reconnus, compris et examinés.
Par exemple, le débat sur la justice et l'égalité tend à être conduit en termes de "reconnaissance", on parle de culture en termes de différences, de créolisation et d'hybridité individuelles, de groupes ou de catégories, alors que le processus politique est encore plus souvent théorisé autour des problèmes liés aux droits de l'homme et aux "politiques de vie".
A l'ère de la "modernité liquide", Zygmunt Bauman se propose d'essayer de cerner ce concept tant invoqué d' "identité".

Du système formel au système spectral : itinéraire d'une économie politique spinoziste. Avec Frédéric Lordon au séminaire Sophiapol.


(0)
442 Vues
0 commentaire
26.06.2010

Une conférence passionante qui vise à clarifier les relations entre la philosphie et les sciences sociales, illustrées par l'essai d'approche spinoziste du fait social entreprit par Frédéric Lordon, essai bien évidemment conceptualisé et systèmatisé.

Journée d'étude : "Comment peut-on être systématique ?"

Sondages et manipulations. Avec Alain Garrigou et Jean-Pierre Sueur aux conférences Utopia.


(0)
800 Vues
0 commentaire
13.09.2011

Alain Garrigou met ici à nu les outils de manipulation sondagière de notre démocratie d'opinion.
Les sondages se révèlent en effet davantage des outils de fabrication de l'opinion qu'un rouage nécessaire au bon fonctionnement d'une démocratie. Ceux-ci sont -pour la plupart- commandités et payés par des appareils politiques (état, partis) ou des acteurs privés (entreprises), plutôt que par des organes de presse en quête d'informations véridiques.
Comment donc évaluer le phénomène des sondages et son évolution ? Pourrait-on envisager des lois encadrant leur exercice ?

Réflexions sur le mariage homosexuel. Par Philon sur le LibreTeamSpeak.


(0)
504 Vues
0 commentaire
04.09.2012

Un long argumentaire destiné à prévenir les problèmes familiaux qu'entraineraient la légalisation du mariage homosexuel.
L'exposé se base principalement sur les travaux d'Aldo Naouri et de Tony Anatrella, et s'interroge sur la pertinence, pour la construction psychique des enfants, d'un modèle de couple niant la différence sexuée (homosexualité).

Finitude et ouverture : vers une éthique de l'espace. Sur les fondements de la société. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de tous les savoirs.


(0)
315 Vues
0 commentaire
25.11.2000

"La différence topologique originelle entre l'intérieur et l'extérieur s'impose dans un premier temps sans jalons matériels massifs ; sur elle repose l'univers magique des identités qui, dans la plénitude démesurée de ses réalisations isolées, répète constamment la loi de la production d'espace dominée par l'endosphère."
Dans cette constatation, le philosophe Peter Sloterdijk trouve matière à une réflexion sur la manière dont un groupe humain parvient à créer, sans même avoir recours aux murs, la "serre relationnelle" qui mènera les individus du groupe à leur optimum relatif. Il s'interroge sur la notion "d'intérieur", et sur le rôle de l'étrangeté dans la création des cultures au sein de "sphères" d'où l'on a exclu le mal.
Une réflexion hors du commun sur la genèse de la sphère sociale et sur le rôle du "bien" et du "mal". Pour tenter de répondre à ces questions, l'exposé prendra appui sur le repérage des ruptures qui ont caractérisé, entre l'Antiquité et le XXe siècle, la longue histoire du livre, de l'édition et de la lecture.