Les croyances : entre causes et raisons. Avec Pascal Engel à la Bibliothèque nationale de France.


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20.03.2024

La croyance est un concept complexe qui touche à la psychologie, la philosophie, la logique et la sociologie. Le philosophe Pascal Engel en propose une analyse minutieuse en soulignant qu'elle est généralement un état passif de l'esprit, susceptible de degrés tout en manifestant une certaine cohérence rationnelle.
Critiquant les approches purement causales qui réduisent les croyances à des dispositions ou des informations encapsulées ou les théories qui considèrent les croyances comme de simples illusions ou des engagements sociaux, Pascal Engel rappelle que certaines croyances peuvent avoir des effets concrets sur les comportements et défend une conception rationaliste des croyances, où la raison et la délibération jouent un rôle central, et dans laquelle l'éducation est d'une extrême importance.

Deux concepts de liberté. Avec Olivier Boulnois aux Facultés Loyola Paris.


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01.01.2026

La question de la liberté est à la fois fondamentale et posée en des termes qui la rendent insoluble : comment penser une action libre si l'on admet que les phénomènes sont soumis à la causalité ?
En analysant l'émergence du concept de libre arbitre, Olivier Boulnois propose une autre généalogie de la morale. Sous un problème en apparence évident (la liberté de la volonté, née de l’idée de responsabilité, et la difficulté de penser cette liberté dans un monde régi par des rapports de cause à effet), il débusque une série de questions correspondant aux différents sens de la liberté : la liberté à l’égard d'une contrainte n'est pas la liberté à l'égard des causes extérieures ou internes ; elle peut viser la liberté d'agir, mais aussi la liberté de choisir entre plusieurs options et la liberté de vouloir ou de ne pas vouloir.
D'une liberté à l'autre, les questions ne sont pas les mêmes – ainsi, Aristote élabore une théorie cohérente de l'action sans poser la question de la liberté. Il fallait faire apparaître l' "impensé" des théories du libre arbitre pour poser correctement la question, et espérer la résoudre.

Sur les principes de la Philosophie du Droit de Hegel. Avec Franck Fischbach à la Librairie Tropiques.


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16.10.2025

S'inscrivant dans la continuité des travaux de Bernard Bourgeois, le philosophe Franck Fischbach analyse ici la structure des Principes de la philosophie du droit de Hegel, conçue initialement comme un manuel universitaire. Il se focalise sur le déploiement du concept de "volonté libre", qui permet à Hegel de dialectiser le passage du droit abstrait et de la conscience morale subjective vers l'éthicité concrète (Sittlichkeit), stade où l'individu se réalise au sein de la famille, de la société civile et de l'État.
Lors des développements, la vision hégélienne est confrontée à la critique marxiste, abordant la tension entre l'idéalisme de Hegel et le matérialisme historique. Il explore des concepts clés tels que l'universel concret, les dangers d'une liberté abstraite menant au fanatisme, et la distinction entre la morale individuelle et les mœurs sociales.
L'échange s'étend également aux interprétations politiques postérieures, évoquant les lectures de Lénine ou Kojève, pour questionner la pertinence de ces outils philosophiques dans l'analyse des rapports de pouvoir modernes.

Transhumanisme et sociéte : regards sociologiques critiques sur l'idéologie de l'humain augmenté. Avec Nicolas Le Devedec à l'Université du Québec à Montréal.


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19.04.2024

Le transhumanisme est un courant de pensée animé par l'ambition centrale d'augmenter, grâce aux nouvelles technologies, l'être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles en vue d'accéder ni plus ni moins qu'à un nouveau stade de l'évolution. Porté par une diversité d'acteurs (ingénieurs, entrepreneurs, philosophes, bioéthiciens, etc.) et appuyé par de grandes entreprises, le transhumanisme connaît aujourd'hui un rayonnement international en même temps qu'il nourrit de nombreux débats et controverses.
Faut-il condamner le transhumanisme au prétexte que la réalisation de ses idées mettrait en péril la nature même de l'être humain, comme le font valoir certains de ses opposants ? Faut-il au contraire envisager de l'encadrer en régulant les développements technologiques dont il se réclame, qui constituent aux yeux de beaucoup une révolution de toute façon inéluctable ? Et si le débat était ailleurs ?
À partir d'un regard sociologique critique, Nicolas Le Devedec invite à prendre du recul sur ce mouvement de pensée, en le resituant dans son contexte social et historique et en éclairant les enjeux sociaux, politiques et écologiques trop souvent invisibilisés qu'il soulève. 

Une conférence organisée par le Collectif Société.

Théologie et philosophie médiévales. Avec Olivier Boulnois et Cyrille Michon sur Radio Courtoisie.


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1995

Qu'est-ce que la toute-puissance ? Dieu peut-il vraiment tout ? Peut-il marcher, mentir, faire le mal ? Peut-il faire que ce qui a été n'ait pas été ? Ou, au contraire, ne peut-il faire que le meilleur et le plus rationnel ? Peut-il faire autre chose que ce qu'il fait ? Créer d'autres mondes ?
Autant de questions qui ébranlent les limites du possible et du pensable, qui organisent le partage entre la puissance et son ombre, cette obscure limite qui lui permet d'exister, entre la contingence et la nécessité, la liberté et la bonté, le pouvoir absolu et l'ordre du monde, construisant le cadre conceptuel des débats de l'âge classique.
Olivier Boulnois et Cyrille Michon nous présentent une spéculation continue sur la toute-puissance divine sur plus de trois siècles, qui forme une sorte d'introduction à la philosophie médiévale : Pierre Lombard, évêque de Paris vers 1150, auteur des Sentences, maître livre qui a donné lieu à plus de mille quatre cents commentaires théologiques, puis ceux qui l'ont repris et discuté, notamment Albert le Grand, Bonaventure, Thomas d'Aquin, Duns Scot, Ockham et Luther.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2025

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Sur Pic de la Mirandole. Avec Pierre Legendre au Lycée Henri-IV.


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17.01.2018

En 1486, Jean Pic de La Mirandole publiait à Rome l'ouvrage intitulé Conclusiones sive Theses DCCCC, les 900 Conclusions ou Thèses. Pierre Legendre, avec sa 901e conclusion, se donne pour ambition d'en prolonger la geste. Il choisit de se coller à ce titre, par le forçage d'une addition qui n'en est pas une. Ce à quoi s'autorisaient les glossateurs scolastiques, à quoi s'autorisent encore les publicitaires et les militants - coller son propre texte au discours d'un autre -, pourquoi ne s'y aventurerait-il pas ?

L'Europe des Lumières. Avec Monique Cottret sur StoriaVoce.


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01.2024

"Nous voilà dans un siècle qui va devenir de jour en jour plus éclairé", écrit dès 1684 le philosophe Pierre Bayle. De proche en proche et d'ouest en est, la lumière, singulière puis plurielle, gagne l'ensemble du continent européen : Enlightenment, Lumières, Aufklärung, Illuminismo..., le mouvement se décline dans toutes les langues au XVIIIe siècle, pénètre les esprits et modifie les comportements.
C'est la fin d'une histoire, et le commencement d'une autre, où la raison, la science, le droit, la tolérance, la liberté et le bonheur individuel dessinent un horizon nouveau. Même déchirée par les guerres, deux années sur trois, l'Europe se constitue en conscience collective, conçoit et met en oeuvre, dans des réalisations multiples, l'idée de progrès.
Sans être une histoire sainte des Lumières, le récit de Monique Cottret, ancré dans les écrits comme dans les faits, accorde une large part aux destins individuels des philosophes, des rois, des inventeurs, des écrivains et des artistes ; de Newton à Kant, entre Voltaire et Frédéric II, avec Emilie du Châtelet et Angelica Kauffman, des dévots de la Grande Catherine aux partisans du Contrat social, de Lumières en Révolutions...
Alors qu'aujourd'hui les Lumières subissent des remises en cause et des assauts critiques, il fallait convoquer ce passé et le mobiliser au service d'un humanisme universaliste plus actuel et nécessaire que jamais.