La post-modernité : crise du sens et déconstruction de la culture. Avec Jean-François Mattéï au Collège des Bernardins.


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2010

Le philosophe Jean-François Mattéï nous offre deux conférences pendant lesquelles il se penche sur le sens -ou l'absence de sens- de la post-modernité :

 1. La notion de "crise" a saisi notre civilisation à la fin du XIXe siècle et influe désormais tous les domaines de la société (la pensée, les arts, la politique, la religion, l’industrie), au point où nous ne parvenons plus à nous en détacher. Retour sur les origines du problèmes.

 2. Au XXe siècle, la culture est ébranlée après les chocs successifs de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que de la découverte de la Shoah. Elle entre alors dans une phase d'auto-destruction. Pouvons-nous comprendre les raisons de cette déconstruction méthodique en explorant les grandes textes de la philosophie ?

Extension du domaine de la lutte des classes. Débat entre Domenico Losurdo et Bernard Bourgeois à la Librairie Tropiques.


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02.12.2016

La crise économique fait rage et l’on parle de plus en plus du retour de la lutte des classes. Celle-ci n’est pas seulement le conflit entre les classes propriétaires et le travail dépendant. C’est également "l’exploitation d’une nation par une autre", comme le dénonçait Marx. C’est aussi l’oppression "du sexe féminin par le masculin" comme l’écrivait Engels. Nous sommes donc en présence de trois formes différentes de lutte des classes, appellées à modifier radicalement la division du travail et les rapports d’exploitation et d’oppression.
La lutte des classes s’avère aujourd’hui plus vitale que jamais, à condition qu’elle ne devienne pas un populisme facile qui réduit tout entre humbles et puissants, ignorant tout de la multiplicité des formes du conflit social.
À l'occasion de la parution en français de son ouvrage sur la lutte des classes, Domenico Losurdo répond aux questions d'un autre hegelien, Bernard Bourgeois, qui a accepté de jouer le rôle du candide et de questionner Domenico Losurdo sur ce non-dit du sens de l'histoire.

Mort d'une idole, celle de Dieu. Avec Jean-Luc Marion sur Canal Académie.


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29.03.2009

Jean-Luc Marion, philosophe, spécialiste de Descartes et phénoménologue, nous parle de Dieu et du retrait du divin, de l’amour et de son absence en philosophie, ou encore de la charité. Mais en nous invitant à penser autrement ces notions.
Ce professeur à la Sorbonne et à Chicago a développé une nouvelle approche de Dieu, débarrassée des pesanteurs de l’Etre, pour mieux reprendre cette question. Il écrit : L’idole et la distance (1977) et Dieu sans l’être (1982). Jean-Luc Marion occupe, dans la philosophie française, une place de choix, une place singulière. Un peu à contre-courant de la philosophie dominante dans les années 1968, il cherche à :
 - Réhabiliter la philosophie, son histoire et sa fonction. Il eut comme maître Jean Beaufret et Ferdinand Alquié, le premier étant "l’introducteur" de Heidegger en France et le second, LE spécialiste de Descartes à la Sorbonne. Il deviendra, à son tour, spécialiste de Descartes, lui consacrant cinq livres.
 - Penser autrement "la mort de Dieu", objet de L’Idole et la distance (1977) en considérant cette mort comme, avant tout, la mort d’un concept, d’une certaine primauté de l’Etre et du "Dieu moral". Il considère ce retrait du divin comme l’ultime figure de la révélation. En somme, dit-il 1/ Le Dieu qui est mort est une représentation (une idole) contre lequel il faut lutter 2/ Dieu, lui, est mort sur la croix et est donc en retrait – manière, pour nous, d’éprouver la filiation.
 - Penser autrement l’amour et la charité. Dans Le phénomène érotique (2003) il indique, au début de son livre, que la "philosophie ne dit aujourd’hui plus rien de l’amour, ou si peu", qu’elle "n’aime pas l’amour" et que nous constatons un "divorce" entre la philosophie et l’amour, que nous vivons "dans un grand cimetière érotique". Il y a, dit-il, une "rationalité érotique" et l’amour en relève.

Vers une Civilisation mondiale. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de Lausanne.


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03.03.2009

Peter Sloterdijk, au travers de plusieurs questions qui lui sont posées, revient sur son dernier ouvrage Colère et Temps et plus généralement sur l'ensemble de son oeuvre.
Il explore particulièrement les notions de colère, fierté, besoin de se faire valoir et ressentiment et situe ces affects dans le domaine des "énergies thymotiques", le thymos étant ce lieu dans la poitrine du héros homérique d'où partent les grands élans. La vaillance, le courage, l'exigence de justice ou encore l'ambition y logent. Dans certains cas, ces impulsions peuvent se révéler productives sur le plan individuel et social.
Chez Aristote, si on ne se laisse pas déborder par elle, la colère est positive lorsqu'elle se manifeste pour repousser les injustices. Chez Platon, le thymos incarne cette part de l'âme qui peut se dresser contre la personne elle-même lorsque celle-ci court le risque de perdre le respect de soi.
Il analyse ce qu'il considère comme deux systèmes d'écrasement de la fierté, le christianisme et le communisme, et rappelle que grande est la colère du Dieu monothéiste, contre l'ennemi et contre son propre peuple. Mais si la haine est un patrimoine entretenu dans l'Ancien Testament, le christianisme, lui, en appelle au contraire au pardon et à l'humilité. Saint Augustin condamne la fierté, perçue comme la matrice de la rébellion contre le divin et les êtres humains doivent renoncer à la colère pour mieux déguster leur joie vengeresse lors du Jugement dernier. Alors, il sera temps de savourer le spectacle de la cruauté infligée aux suppliciés...

Une rencontre animée par Sylvain Guillaume, Gabriel Dorthe, David André et Emanuel Landolt et présentée par Alain Kaufmann et Thomas Römer.

Pour une anthropologie chrétienne. Avec le père Jean Boboc au Cercle de l'Aréopage.


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14.09.2015

Le travail du père Jean Boboc est une œuvre de grande ampleur et de grande portée : il propose une nouvelle anthropologie – une onto-théo-anthropologie, en accord à la fois avec la théo-anthropologie orthodoxe et les acquis de la science contemporaine (la cosmologie, l’embryologie et la génétique).
Son audace théologique est de lier l’approche apophatique et l’approche transdisciplinaire, en démontrant la pertinence, sur le plan théologique, de la logique du tiers inclus et de la notion de niveaux de Réalité. La clé de voûte de son anthropologie est la présence permanente du Tiers Caché, qui permet d’établir la relation entre la raison et le mystère. La catastrophe dualiste, qui menace l’existence-même de l’espèce humaine, peut être évitée par l’adoption de l’anthropologie tripartite, pneumatique et eschatologique.
Il était temps de récapituler les fondamentaux de l’onto-théo-anthropologie qui insiste sur le sens sacré de la vie et de la téléologie de la personne pour répondre au désarroi de nos contemporains longtemps trahis par les clercs qui se sont contentés d’un langage politiquement correct et relativiste. Car ce n’est pas en baissant la garde que le message évangélique sera mieux entendu. Toutes les questions actuelles sur l’avortement, la refondation de la famille, la procréation médicalement assistée, la manipulation génétique, le suicide assisté et l’euthanasie, sans oublier la responsabilité de l’activité anthropique sur l’écologie, devraient trouver les éléments de réponses dans l’onto-théo-anthropologie bien comprise. Il semble que cette invitation à la métamorphose dont parle l’Apôtre Paul, fasse son chemin, et que beaucoup trouvent leur chemin de Damas.

Que peut la philosophie face aux catastrophes ? Avec Jean-Pierre Dupuy sur France Culture.


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28.03.2016

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy réfléchit à nos attitudes collectives face aux catastrophes, et à la place du sacré dans nos sociétés. Écologie, économie, terrorisme, quelles sont les catastrophes contemporaines ? Comment la philosophie peut-elle nous éclairer ? Et a-t-on besoin de sacré ?
Deux grandes idées traversent les travaux du philosophe Jean-Pierre Dupuy. Premièrement, face au danger collectif, face à une catastrophe imminente, nous refusons de croire qu’il soit possible qu’elle advienne. Et une fois qu’elle se produit, elle devient banale. Deuxièmement, nous pensons nous être affranchis du sacré, mais ce faisant, nous nous retrouvons sans protection face à notre propre violence. Catastrophes, sacré, violence : autant de réflexions qui peuvent nous aider à penser l’actualité.
Le terrorisme est-il en train de devenir une catastrophe banalisée ? Comment les travaux de René Girard sur la violence et le sacré peuvent-ils nous éclairer ?
Les errements de l’économie montrent-ils l’échec et la violence d’une approche technique de la réalité ? Les chiffres du chômage sont-ils notre nouveau sacré ?
Le réchauffement climatique est-il l’exemple type d’une catastrophe vers laquelle nous courrons, sans vouloir croire qu’elle soit possible ?
Finalement, la philosophie serait-elle aujourd’hui le meilleur moyen d’action ?

Emission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

Simondon, Leroi-Gourhan et la préhistoire. Avec Eric Boëda à l'Université de technologie de Compiègne.


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20.01.2016

Dans toute leur diversité, les techniques ne peuvent être considérées sur le modèle de l’ustensile, c’est-à-dire comme de simples moyens d’action qui seraient asservis à la réalisation de fins humaines.
Elles doivent au contraire être reconnues dans leur valeur "anthropologiquement constitutive et constituante", dans la mesure où elles médiatisent d’emblée les relations que l’humain entretient au monde naturel et social.  
Telle est la  thèse qui est défendue et approfondue à l’occasion du séminaire annuel PHITECO (Philosophie, Technologie, Cognition).
Eric Boëda entend porter une attention particulière aux concepts de la technique, c’est-à-dire aux concepts qui ont permis, permettent ou pourraient permettre de penser le fait et le faire technique en revenant notamment sur les apports de Simondon et Leroi-Gourhan.

Le droit naturel. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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23.04.2010

A-t-on le droit de dire qu'une loi est injuste ?
Ce qui est injuste est tranché par la justice qui le fait en s’appuyant sur l’édifice des lois, qui sont elles-mêmes validées si elles ont été édictées en suivant les procédures du système juridique en vigueur. Si une décision est conforme à la loi et si la loi a été adoptée sans faute de procédure et si elle est conforme à la constitution, alors la décision est juste. Qu’est-ce qui justifie un acte de droit ? Le droit. Le droit réussit l’exploit du baron de Munchhausen qui réussit à se sortir du marécage en tirant lui-même sur ses propres botte !
Retour critique sur la doctrine dominante de notre époque avec Denis Collin, doctrine qui ne se conçoit pas comme découlant d’une morale ou d’idées religieuses, mais comme le produit de procédures neutres organisant les rapports sociaux.

PS: la qualité audio de l'enregistrement est médiocre.