Hors-champs. Avec Sylviane Agacinski sur France Culture.


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20.01.2011

D'abord pigiste pour Paris Match lorsqu'elle monte à Paris, c'est finalement à l'enseignement que Sylviane Agacinski se consacre. Agrégée de philosophie après avoir notamment suivi les cours de Gilles Deleuze, elle pratique bientôt dans les environs de la région parisienne.
Revenue dans la capitale, elle participe alors à la fondation et à la direction du Collège international de philosophie, aux côtés notamment de Jacques Derrida, son époux de l'époque, avant, en 1991, d'obtenir un statut de chercheur à l'école des hautes études en sciences sociales.
Marqués par un certain existentialisme, ses ouvrages prônent une philosophie concrète, qui ne doit délaisser ni la pensée, ni l'expérience. Sa philosophie politique est avant tout celle du choix et de la décision, une philosophie ouverte riche en perspectives.
Femme d'hommes exposés, puisqu'elle a, en 1994, épousé Lionel Jospin, elle traite également, au fil de ces essais, des rapports entre les sexes.

Émission "Hors-champs", animée par Laure Adler.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2022

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Du ressentiment au mécanisme victimaire. Avec René Girard et Jean-Pierre Dupuy au Centre Pompidou.


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11.10.2004

Au sein de la théorie mimétique de René Girard, le mécanisme victimaire, sacrificiel, vient instaurer de l'ordre lorsque la crise indifférenciée est à son comble. Ce mécanisme, c'est le sacrifice : l'homme est donc fils du religieux.
Alors que l'actualité est marquée par une poussée des actes de racisme, les concepts girardiens peuvent nous aider à analyser ce phénomène en recrudescence, tout comme ils nous donnent une explication convaincante des mythes ou des textes sacrés – fût-ce avec l'angoisse qu'engendre le caractère apparemment inévitable du sacrifice du bouc émissaire.

Ethique minimale d'Ogien ou éthique de la praxis de Clouscard ? Avec Romain Roszak à l'Institut Humanisme Total.


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07.2022

S'appuyant notamment sur les travaux de Ruwen Ogien et de Michel Clouscard, Romain Roszak intervient sur les questions d'éthique et de morale.

Conférence :
 - 0'00'00 : Introduction de Loïc Chaigneau
 - 0'05'15 : Introduction Romain Roszak
 - 0'08'43 : Principes de l'éthique minimale d'Ogien
 - 0'18'51 : Principes de l'éthique de la praxis
 - 0'22'21 : Quel lien y a-t-il entre l'éthique et les rapports de production-consommation ? À propos de quoi l'éthique de la praxis s'oppose-t-elle à l'éthique minimale (et à l'ambiance morale dominante en général) ?
 - 0'31'33 : Explicitation du rapport entre plaisir et exploitation. Pourquoi le minimalisme est intenable
 - 0'42'10 : L'éthique de la praxis comme suppression et accomplissement de la morale (répressive ou émancipatrice)
Questions :
 - 0'55'11 : Le Frivole et le Sérieux de Clouscard est-il idéaliste ?
 - 1'06'29 : Quelle application individuelle de l'éthique de la Praxis ?
 - 1'12'01 : Quel rapport entre l'éthique minimale et certaines activités amorales visant uniquement le gain ?
 - 1'17'18 : La polarisation et la décadence morale de la bourgeoisie est-il annonciateur de sa fin proche ?
 - 1'26'01 : Clouscard réalise t-il un retour marxiste à l'impératif catégorique kantien ?
 - 1'33'32 : Clouscard met-il à jour le marxisme-léninisme ?

Les vertus chrétiennes devenues folles. Avec Rémi Brague pour l'Action Française.


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2020

Critique impitoyable de son époque, Chesterton n'hésitait pas à voir dans les valeurs du monde moderne des "vérités chrétiennes devenues folles". Dans le sillage de l'écrivain anglais, Rémi Brague n'hésite pas à reprendre cette expression. Car le problème avec la modernité, selon lui, c'est que nous ne considérons plus le monde créé et l'humanité comme un don intrinsèquement précieux. Nous ne savons plus pourquoi nous poursuivons le Bien, privés que nous sommes de toute référence ultime.
Les développements positifs de la modernité dont nous bénéficions - la santé, la liberté, la connaissance ou la paix - n'obéissent plus à une dynamique rationnelle, car même la notion d'existence humaine est remise en question.
Face à cela pourtant, un sursaut est possible, le désespoir n'a rien d'une fatalité. Se référant aux auteurs médiévaux, Rémi Brague plaide ici, non pour un retour à un Moyen Âge obscur, mais pour que nous retrouvions un sens plus juste de l'homme et du monde, sans évacuer la question de Dieu.
Oui, il est possible de guérir les "vérités folles"...

La révolution de l'authenticité à l'âge du romantisme. Avec Claude Romano à l'Université Libre de Bruxelles.


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02.05.2022

Le philosophe Claude Romano tente de cerner les apports de la pensée romantique et post-romantique à l'émergence de l'idéal d'authenticité personnelle qui s'est affirmé toujours davantage, depuis lors, dans nos démocraties occidentales et au-delà d'elles. Cette idée d'authenticité articule deux dimensions: tout d'abord, l'idée d'une vérité sur soi-même qu'il s'agit d'atteindre ou plutôt de faire dans sa vie elle-même ; ensuite, l'idée de libre épanouissement de soi ou de réalisation personnelle, ouvrant sur un perfectionnisme moral.
Plusieurs aspects de l'époque romantique permettent de comprendre comment se cristallisent ces deux thèmes : un recul des repères religieux traditionnels, dans le sillage des Lumières, qui ôte à la foi sa sécurité et plonge l'individu dans une forme de désarroi ; solidaire de cette évolution, un vacillement de tout l'univers moral favorisant l'émergence de nouvelles figures interlopes, de nouveaux héros (Faust, Manfred, Vautrin) brouillant la distinction du bien et du mal et tendant à la rendre inopérante ; une nouvelle mobilité sociale, qui efface progressivement les limites entre les classes et inaugure le grand mouvement d'égalisation des conditions souligné par Tocqueville à propos de la démocratie américaine ; en même temps, la montée de ce que le penseur français appelle pour la première fois l' "individualisme" contemporain.
Du fait de ce vacillement général des repères religieux, éthiques, sociaux, l'individu se retrouve seul face à lui-même, en proie à une interrogation angoissée : qui suis-je ? Qui veux-je être ? Que veux-je faire de ma vie ?
Tandis que la question de l'identité personnelle appelait jusqu'au XVIIIe siècle une réponse relativement simple, elle devient une énigme que chaque individu est sommé de résoudre dans une certaine angoisse. Il s'agira de considérer comment la pensée philosophique, mais aussi la littérature et l'art donnent forme à cette interrogation et esquissent différentes voies pour penser l'adéquation à soi-même et l'authenticité.

Produire pour durer. Avec Pierre Caye pour l'Institut National des Sciences Appliquées.


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08.10.2020

La crise en cours remet à l'ordre du jour la volonté de transformer notre système productif de façon à le rendre plus protecteur et plus durable. Les bonnes volontés ne manquent pas, mais disposons-nous des outils et en particulier des outils intellectuels nécessaires ?
Il s'agit de prendre au sérieux la notion de développement durable : non seulement un développement qui se déploie à travers le temps, ce qui est une tautologie, mais qui construit de la durée et dont les principes mêmes – le capital, le travail, la technique – sont commandés par le sens de la durée. La question économique s'en trouve profondément renouvelée.

Une conférence qui s'inssère dans le cycle "Ralentissements" des discussions de la Chocolaterie.

Lumières de la gauche. Avec Stéphanie Roza à la Librairie Tropiques.


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2022

Le récent divorce d'une partie de la gauche avec le legs rationaliste, universaliste et progressiste des Lumières peut donner le sentiment que l'émancipation au sens moderne n'a qu'un lointain rapport avec ce qu'elle signifiait au XVIIIe siècle, voire qu'elle lui est franchement opposée.
Stéphanie Roza entend revenir sur un lien historique parfois remis en question de nos jours. Pas à pas, elle s'efforce de retracer l'histoire des relations des gauches égalitaristes, féministes et anticolonialistes à l'héritage du XVIIIe siècle, depuis la Révolution française jusqu'aux années 1960-1970, période où commencent à s'élever des critiques d'une virulence inédite contre cet héritage.
Par là, on constate que les principaux courants idéologiques d'émancipation ne peuvent se comprendre que comme des prolongements critiques des combats politiques et sociaux des penseurs des Lumières. Des prolongements, en ce qu'ils visent fondamentalement à approfondir, à élargir et à concrétiser les promesses des Lumières ; critiques, en ce qu'ils s'efforcent d'en surmonter les limites et les contradictions, portant l'idéal d'autonomie et de liberté humaines à un niveau de radicalité jamais atteint.