Tradition sans traditionalisme ? Avec Dany-Robert Dufour, Philippe Simay et Marcel Gauchet sur France Culture.


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2004

Le diagnostic d'une crise de la transmission nous dispense souvent de définir exactement ce qui est transmis. Aveuglé par l'opposition usagée entre tradition et modernité, nous oublions ce que la tradition peut avoir de dynamique, et combien elle suppose de liberté (la réinvention, la réappropriation).
L'invocation de la tradition en symbole d'un passé perdu -de l'autorité, des pères, de la loi- la fige dans le traditionnalisme. Mais sans la fiction d'une origine dégradée, la tradition peut à l'inverse être comprise comme un processus qui met en jeu des allers-retours entre les générations.
Comment s'exerce ce mouvement aujourd'hui, alors que les liens inter-générationnels ont changé ? Quels sont les acteurs de la transmission des savoirs, de la mémoire, de la culture  ?
Face à de telles mutations, la philosophie peut choisir le ton apocalyptique, ou préférer l'analyse lucide du sens et des conditions du passage.

Émission des "Vendredi de la philosophie", présentée par François Noudelmann.

Modes de vie et écologie : les limites du libéralisme politique. Avec Mark Hunyadi à l'Université catholique de Louvain.


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01.12.2015

Dans cet exposé, le philosophe Mark Hunyadi nous parle de la tyrannie des modes de vie et du paradoxe moral qu'ils engendrent. Mais ce paradoxe : quel est-il ?
La prolifération des comités d’éthique en tout genre laisse impensée l'imposition de fait d'une série d'options (tehcnologiques et marchande) qui conditionnent nos modes de vie. La pluralité des "styles de vie" se développe sur la toile de fond de "modes de vie" qui s'imposent de facto.
Le modèle du libéralisme politique montre, à cet égard ses limites : notre éthique ne sert plus à critiquer le système ni les modes de vie, mais à les accompagner dans leur marche triomphale.

Une conférence organisée par le "Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur la Crise Ecologique".

Le regard politique. Avec Pierre Manent à Répliques sur France Culture.


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02.10.2011

Depuis une trentaine d'années, Pierre Manent creuse un sillon aussi original que discret dans le paysage intellectuel français. Cette conversation veut restituer ses principales conclusions dans le domaine de la philosophie politique, fruit d'une démarche personnelle : la lecture inlassable des grands auteurs, la conviction qu'une science politique demeure possible à l'ère du relativisme, un certain "regard politique", enfin, qui rend intelligible le monde contemporain.
Cet échange avec Alain Finkielkraut est une vivante introduction au travail de Pierre Manent, nous rappelant continuellement son ambition de chercheur : "Toute notre histoire, se déployant à partir de notre nature politique, voilà ce que je voudrais donner à voir et à comprendre".

Transmettre, à quoi bon ? Avec François-Xavier Bellamy pour Espérance Nouvelle à Bruxelles.


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10.03.2015

François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer, mais nous ne voulons plus transmettre. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, une rupture inédite : une génération s'est refusé à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage.
C'est pourquoi il n'est pas de plus urgente ni de plus belle mission que de transmettre l'héritage culturel qui peut seul constituer pour l'avenir l'unité de notre pays, en même temps que la liberté de ceux qui y vivront.
Ce n'est pas le choc des cultures que nous devons craindre, mais le choc des incultures.

Le dandysme philosophico-littéraire. Avec Daniel Salvatore Schiffer à l'Académie Royale de Belgique.


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10.2010

Le dandysme : une notion beaucoup plus profonde et articulée, tant sur le plan philosophique que littéraire, que ce qu’il y paraît à première vue. C’est cette thématique que Daniel Salvatore Schiffer va nous aider à mieux cerner tout au long de ces deux cours-conférences.
Ces leçons, aux confins de la philosophie, de l’art et de la littérature, se basent sur la réflexion, à travers quelques-uns de leurs concepts-clés, de deux des penseurs majeurs du XIXe siècle, Friedrich Nietzsche et Sören Kierkegaard, pour analyser, dans un deuxième temps, la manière dont deux des plus grands écrivains de ce même siècle, Charles Baudelaire et Oscar Wilde, ont appliqué, au sein de leur œuvre poético-littéraire, ces notions philosophiques.
La figure du "philosophe-artiste", tout d’abord. Elle jalonne l’œuvre de Nietzsche. De lui connaît-on surtout la critique des valeurs judéo-chrétiennes : ce qu’il appelle la "transmutation des valeurs". Avec, comme corollaire, l’avènement de ce qu’il qualifie le "surhomme". C’est ce type de "surhomme" qui se révèle être la préfiguration du "philosophe-artiste" : être à l’intelligence, comme à la sensibilité, évoluant constamment, en une sorte de synthèse existentielle, aux limites, justement, de la philosophie et de l’art.
L’esthétique de Kierkegaard, ensuite. Elle constitue le premier des trois stades, au sein de sa "dialectique qualitative", du développement humain : les stades esthétique, éthique et religieux. Il est fait également allusion du thème de la séduction, pivot existentiel et conceptuel de son "stade esthétique".
Ainsi examinenons-nous, ensuite, la manière dont deux des plus grands écrivains du XIXe siècle - Charles Baudelaire, en France, et Oscar Wilde, en Angleterre -, chantres du dandysme, ont appliqué, consciemment ou non, ces importants concepts nietzschéen et kierkegaardien au sein de ces deux chefs-d’œuvre de la littérature universelle que sont Le Peintre de la vie moderne de Baudelaire, et Le Portrait de Dorian Gray de Wilde. Car c’est dans ces deux œuvres, principalement, que l’on voit apparaître le plus clairement la figure du "dandy", dont le philosophe-artiste nietzschéen ainsi que le "séducteur" kierkegaardien sont les archétypes philosophiques.

Jean-Claude Michéa à voix nue, sur France Culture.


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01.2019

Issu d'une famille communiste de la banlieue de Paris, Jean-Claude Michéa nous raconte son parcours personnel qui l'aura vu devenir révolutionnaire davantage par fidélité à une tradition familiale que par volonté de rupture avec son milieu d'origine.
Après une enfance heureuse viennent les années de formation et son départ pour la ville de Montpellier, où il aura le bonheur de faire carrière dans l'enseignement.
Mais c'est autour de son autre carrière d'auteur, d'auteur cette fois-ci, que l'entretien se poursuit. Car si chacun des livres que Michéa écrit lui demande un immense effort, ses idées commencent à être largement diffusées... et entendues ! Revient fréquemment, en filigrane, le personnage et l'oeuvre d'Orwell.
Enfin, Michéa nous raconte sa dernière aventure, celle qui le voit retourner à une vie simple et campagnarde à la suite de son installation dans une petite ferme des Landes, depuis sa retraite. Pas de commerces, pas de richesse, mais un retour à la terre vécu comme l'expérience d'une ruralité authentique : la décroissance en acte !

Une émission animée par Guillaume Erner.

Les progrès technologiques et le discernement moral. Avec Olivier Rey pour la conférence Proclero.


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21.09.2018

Est-il légitime de poser des limites éthiques au progrès ? Alors que le progrès se résume aujourd'hui, dans un régime capitaliste et libéral, à un développement technologique guidé par le profit, toute procédé susceptible de rapporter de l'argent sera mise en œuvre.
Olivier Rey, mathématicien et philosophe, nous livre ses réflexions sur ce caractère apparemment inarrêtable et illimité du développement technologique.

Théorie du genre, différence des sexes. Avec Michel Schneider et Geneviève Fraisse à Répliques sur France Culture.


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08.10.2011

Les récentes polémiques qui sont apparues après l'introduction d'énoncés que l'on rattache aux études de Genre dans les manuels de Sciences de la vie et de la terre au collège méritent réflexion.
Car si spontanément l'on pense qu'il y a une différence de nature entre les hommes et les femmes, et que nombre de comportements en dérivent, il semblerait que le but de l'introduction de ces nouveaux outils conceptuels soit de déconstruire cette opinion commune. Qu'en est-il vraiment ?
Premiers éléments de réponse avec cet échange entre le psychanalyste Michel Schneider et la philosophe Geneviève Fraisse.