Notre histoire en image. Avec Régis Debray aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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13.10.2018

Johnny Halliday enterré en grande pompe par la République et ses bikers, Emmanuel Macron, président de la "Start-up Nation", qui chante la Marseillaise à l'américaine, la main sur le cœur ou bien encore qui apostrophe un jeune homme insolent...
Certaines images témoignent d'un changement d'époque, voire de civilisation, et illustrent le glissement de l'écrit à l'écran, le passage de la graphosphère à la vidéosphère, du peuple au people, du catholicisme au néoprotestantisme.
À partir d'un choix de photographies d'actualité qu'il commente, l'écrivain et philosophe Régis Debray s'attache à penser le temps présent à partir des images marquantes de notre modernité.

Une conférence modérée par Nicolas Truong.

Philosopher avec Pier Paolo Pasolini. Avec Hervé Joubert, Nathalie Castagné, René de Ceccatty et Olivier Rey sur France Culture.


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06.2019

De Pasolini, les Français ont surtout retenu son oeuvre cinématographique. Mais en Italie, c'est le Pasolini poète qui est célébré. Poète, mais aussi romancier, critique d'art, engagé politique, Pasolini est extrême, excessif, scandaleux, mais jamais provocateur. Gare aux âmes sensibles !
En quatre temps, ces émissions nous emmènent aux limites du figurable avec le film Salò ou les 120 Journées de Sodome de Pasolini, dans sa poésie, ses écrits autobiographiques, et enfin sa pensée philosophique.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Vivre Sans. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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10.10.2019

Vivre Sans : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent. Être "ingouvernables". C'est peut-être le discours le plus dynamique dans l'imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d'attraction est aussi ce qu'il a de plus problématique.
La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d’une "antipolitique", entendue soit comme politique restreinte à des intermittences ("devenirs", "repartages du sensible"), soit comme politique réservée à des virtuoses ("sujets", "singularités quelconques"). Soit enfin comme politique de "la destitution".
Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer - mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s'exerce nécessairement et que, par "institution", il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d'être même du collectif. S'il en est ainsi, chercher la formule de "la vie sans institutions" est une impasse. En matière d'institution, la question pertinente n’est pas "avec ou sans ?" - il y en aura. C'est celle de la forme à leur donner.
Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D'autres que nous pouvons faire régresser (l'argent). D'autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas "vivre sans", mais vivre différemment.

Les communs et la souveraineté. Avec Pierre Dardot à la Librairie Ombres Blanches.


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23.05.2019

Les communs sont d'abord et avant tout des pratiques collectives consistant à soustraire des espaces à la propriété pour les réserver à l'usage commun. Or, la logique de la souveraineté s'est imposée en Occident comme logique de la souveraineté de l'État.
On a donc affaire à deux logiques difficilement compatibles : la première, celle des communs, est fondamentalement plurielle, multiforme, et non centrée ; la seconde, celle de la souveraineté étatique, est indissociable de l'unicité d'un centre qui a pour caractère d'être indivisible et absolu.
Et c'est en compagnie du philosophe Pierre Dardot que nous sommes invités à réfléchir aux enjeux politiques d'une telle question.

Julius Evola. Avec Rémi Soulié, Christian Bouchet, Jean-Marc Vivenza et Jean-Luc Coronel de Boissezon chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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02.2020

Dans ce nouveau numéro des "Idées à l'endroit", Alain de Benoist se penche, en compagnie de Rémi Soulié, Christian Bouchet, Jean-Marc Vivenza et Jean-Luc Coronel de Boissezon, sur l'oeuvre et la personnalité de Julius Evola.
Philosophe mais aussi poète et peintre, ce penseur italien influencé en partie par l'école traditionaliste suscite encore aujourd'hui de très nombreux débats et études.

Pourquoi le capital n'est-il pas immortel ? Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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16.02.2020

"Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapport soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que les probèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir." Critique de l'économie politique, Préface, Karl Marx

Darwin et la morale. Avec Patrick Tort sur France Culture.


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09.03.2011

Une interprétation expéditive du darwinisme a fait trop souvent de la "survie du plus apte" l'argument des manifestations ordinaires de la loi du plus fort : élitisme social, domination de race, de classe ou de sexe, esclavagisme, élimination des faibles.
Le spécialiste de l'oeuvre de Darwin Patrick Tort nous montre qu'en réalité la civilisation, née de la sélection naturelle des instincts sociaux et de l'intelligence, promeut au contraire la protection des faibles à travers l'émergence – elle-même sélectionnée – des sentiments affectifs, du droit et de la morale.
Une contribution pour en finir avec la tentation toujours présente d'utiliser Darwin pour justifier l'injustifiable.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Raphaël Enthoven.

Faut-il faire la morale aux intellectuels ? Avec Pascal Engel sur France Culture.


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11.06.2019

Le philosophe Pascal Engel publie Les vices du savoir, essai d'éthique intellectuelle (Agone, 2019), dans lequel il tente de réhabiliter la notion de vérité, trop souvent dénigrée par les pensées relativistes, pour délimiter les contours d'une éthique intellectuelle.
Car si une forme de relégation de la vérité a toujours existé, notre époque est caractérisée par un rapport particulier à cette notion. Dans son ouvrage, Pascal Engel décrit la figure du bulshitter, le "producteur de foutaise", à partir de la notion théorisée par Harry Frankfurt. Paradoxalement, celui-ci ne sort pas à proprement parler de l'opposition entre le vrai et le faux, puisqu'il s'attache malgré tout à démontrer la vérité de son discours. En revanche, c'est le rapport de ses assertions avec la vérité que le bullshitter dénigre.
Cette dimension ambivalente de notre rapport à la vérité rend d'autant plus nécessaire la réhabilitation de cette notion dans le cadre d'une éthique intellectuelle. Pascal Engel montre la spécificité d'une telle démarche, qui associe deux dimension de la vie humaine longtemps divisées : la connaissance et l'éthique.

Émission "La Grande table des idées", animée par Olivia Gesbert.