L'idée d'humanité, à l'heure de la démocratie extrême. Avec Bérénice Levet, Alain Finkielkraut et Robert Legros pour la Règle du jeu.


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21.06.2014

En quoi consiste l’idée d’humanité ? Quelle est sa grandeur ? Quelles sont ses limites ?
Voici les questions qui sont abordées, des points de vue politique et philosophique, par les philosophe Robert Le Gros, Alain Finkielkraut et Bérénice Levet.

Histoire du Fascisme. Avec Frédéric le Moal sur Radio Athena.


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27.06.2019

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission des "Jeudis du Carrefour de l'Horloge", animée par Henry de Lesquen.

Kafka, un message impérial. Avec Dominique Pagani sur Facebook Live.


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25.07.2019

Il faut rendre cette justice à Louis Althusser: dans son Lénine et la philosophie – dont on ne saurait trop recommander la lecture, comme efficace antidote au venin contre-révolutionnaire de sa vulgate le plus souvent commentée –, il évoque le formidable rire de Lénine, répercuté en écho parmi les splendeurs du golfe de Naples : c’était là sa réponse, face à l'invitation qu'il venait de recevoir, à y venir délivrer une "Communication philosophique". Et Althusser de conclure, en écho à ce rire, qu'il ne saurait y avoir, sans contradiction dans les termes, de "Communication philosophique" (sauf dérogation à produire), dans le sillage d'un matérialisme historique initié plus de deux générations avant Lénine, par l’auteur de Misère de la philosophie.
Le texte de Kafka intitulé Un message impérial semble étendre cette impossibilité jusqu'à la transmission des dernières velléités d'un mourant, voire même, déjà, d'un mort, fût-ce l'Empereur de Chine.
Le vaillant messager auquel un invraisemblable miracle aurait permis de franchir l'infinité des cours, escaliers, portes et enceintes de l'interdite cité impériale, serait en effet alors aux prises avec la Ville impériale, comme ce prisonnier dont Platon dit qu'il ressemble à chacun d'entre nous, à son retour (du détour) au fond de la caverne. "Et là, nul ne pénètre, même avec le message d'un mort".
Nous devinons qu'il est ici question de remettre et, incessamment, soumettre, nos propres efforts de transmission à la Question. Aussi bien, n'y avait-il jamais été question d’autre chose...

Il faut se battre pour sauver l'Europe ! Avec Julien Rochedy pour Sunrise.


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08.2019

Ancien président du Front national de la jeunesse, nietzschéen revendiqué, Julien Rochedy nous propose un entretien passionnant dans lequel il aborde de nombreux sujets politiques et civilisationnels, égratignant parfois sévèrement les conservateurs n'ayant pas pris la mesure de la rupture anthropologique portée par la modernité et des solutions à y apporter.

Sommaire :
 - 00'41 : que préparez-vous pour la rentrée ?
 - 04'43 : qu'est-ce qu'être européen ?
 - 07'55 : vous sentez-vous plus proche d'un Malien francophone que d'un Letton ?
 - 09'26 : l'Europe composée de 70 % d'extra-européens parfaitement assimilés serait-elle toujours l'Europe ?
 - 13'43 : va-t-on assister au retour de la biologie en politique ?
 - 18'40 : faut-il mettre en place la préférence de civilisation ?
 - 21'46 : que peuvent apporter aux Européens vos travaux sur la psychologie évolutionniste ?
 - 27'58 : cette reconnexion avec la nature est-elle possible dans le contexte actuel ?
 - 32'14 : les Européens doivent-ils renouer avec la virilité ?
 - 38'39 : qu'est-ce qu'être nietzschéen en 2019 ?
 - 44'04 : que faire pour sauver l'Europe ?
 - 49'58 : quels conseils de drague pour les jeunes Européens ?

Nietzsche et l'histoire, Nietzsche dans l'histoire. Avec Dorian Astor sur Le Média.


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07.2019

L'histoire est indispensable pour comprendre le présent : assurément... et voilà un lieu commun somme toute rassurant. Mais quelle(s) histoire(s), faite(s) par qui, et comment ? Y-a-t-il une manière neutre d'aborder le passé, ou plus recommandable que d'autres qui seraient trop orientées ou militantes ? Les historiens peuvent-ils s'ériger en arbitres des usages du passé – en particulier de ses usages ou instrumentalisations politiques ? Le savoir et l'érudition sont-ils en mesure de dire le dernier mot sur ce qui a eu lieu, et quelles seraient les conséquences de cette prétention ?
La pensée d'un philosophe du XIXe siècle, Friedrich Nietzsche (1844-1900), peut aider à poser ces problèmes très actuels. En 1874, dans sa deuxième Considération inactuelle, intitulée "De l'utilité et des inconvénients de l'histoire pour la vie", Nietzsche mettait en évidence les enjeux cruciaux de la "science historique" et de notre rapport au passé.
C'est en compagnie de Dorian Astor, philosophe, germaniste et spécialiste de Nietzsche, que ces questions sont traitées.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Cornelius Castoriadis : un titan dans le labyrinthe (1922-1997). Avec Myrto Gondicas, Edgar Morin, Enrique Escobar, Manuel Cervera-Marzal, Florence Giust-Desprairies et Olivier Fressard sur France Culture.


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08.12.2018

Né à Constantinople en 1922, mort à Paris en 1997, ce grec en marge plus qu'en exil, a traversé le XXe siècle en prenant des chemins de traverse. Une pensée qui n'adhère pas à un parcours académique classique, une carrière tout en rebondissements : résistant trotskiste en Grèce jusqu'en 1946, fondateur du groupe révolutionnaire Socialisme ou Barbarie en 1948, économiste à l'OCDE jusqu'en 1970, philosophe, directeur d’études à l'EHESS en 1980, psychanalyste, mélomane par sa mère pianiste. Marxiste avec ou contre Marx, longtemps son engagement fut suspecté de contradiction voire d’échec ; il fallut du temps pour qu’apparaisse la cohérence d’une trajectoire qui se sédimente brique par brique.
N'appartenant à aucune discipline, ou plutôt à toute, il cherchait à penser l'ensemble du pensable, dans la filiation antique des penseurs grecs qui lui étaient chers. Un éclectisme qui lui valut cette reconnaissance difficile mais qui aujourd'hui nous interpelle plus que jamais, dans une période d'aspiration à la transdisciplinarité, où l'hyperspécialisation des savoirs reste très forte. Sa manière d'articuler individu et société, révolution et liberté, reste brûlante d'actualité.
Accomplissant lui-même l'autonomie qu'il souhaitait pour tous, ce démocrate plaça sa vie sous le signe de l'engagement, son œuvre sous le signe de la création. Dévorant la vie avec appétit, il ne fut pas qu'une pensée, et ses textes, sous la forme de fragments partant toujours de l'expérience et de l'actualité, révèlent encore aujourd’hui, à ceux qui le découvrent, le caractère malicieux, résolu, charismatique, de cet éternel bâtisseur de ponts.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Clémence Mary.

Le déchaînement du monde. Avec François Cusset pour Citéphilo à Lille.


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14.11.2018

Le monde est déchaîné. La violence n'y a pas reculé, comme le pensent certains. Elle a changé de formes, et de logique, moins visible, plus constante : on est passé de l'esclavage au burn-out, des déportations à l'errance chronique, du tabassage entre collégiens à leur humiliation sur les réseaux sociaux, du pillage des colonies aux lois expropriant les plus pauvres... L'oppression sexuelle et la destruction écologique, elles, se sont aggravées.
Plutôt qu’enrayée, la violence a été prohibée, d'un côté, pour "pacifier" policièrement les sociétés, et systématisée de l'autre, à même nos subjectivités et nos institutions : par la logique comptable, sa dynamique sacrificielle, par la guerre normalisée, la rivalité générale et, de plus en plus, les nouvelles images. Si bien qu'on est à la fois hypersensibles à la violence interpersonnelle et indifférents à la violence de masse. Dans le désastre néolibéral, le mensonge de l'abondance et la stimulation de nos forces de vie ont fait de nous des sauvages d'un genre neuf.
Pour sortir de ce circuit infernal des nouvelles luttes d'émancipation, encore minoritaires, certaines forces politiques détournent ces flux mortifères d'énergie sociale. Quand le camp progressiste milite pour un avenir collaboratif, d'autres convertissent cette énergie en haines identitaires et en replis patriotes. Qui l'emportera ? De quel côté échappera toute la violence rentrée du monde ?

Argent, travail, liberté. Avec Dominique Pagani à l'Université Populaire de Saint-Dizier.


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15.12.2018

Avec son talent de passeur de connaissances et son souci de la transmission, le philosophe et proche collaborateur de Michel Clouscard Dominique Pagani évoque les relations entre le travail et l'argent.
On peut considérer que l'argent est ce qui donne la possibilité de se rendre libre. Mais n'est-il pas aussi un instrument de l'aliénation ? Quelles relations entretient l'argent avec le travail ? Ce dernier n'est-il pas plutôt ce qui émancipe l'être humain ? Si le travail rend libre, quelle est la place de l'argent dans ce jeu dialectique entre travail et liberté ?