Du savoir à la connaissance de la pauvreté. Avec Alain Supiot et Martine Le Corre à l'Institut de France.


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04.06.2018

Deux conceptions opposées de la pauvreté continuent de structurer la manière dont nous approchons ce phénomène : celle qui y voit un fléau social, dont on peut combattre les effets mais pas les causes ; et celle qui y voit la manifestation d'une injustice sociale qu'il faut combattre à sa racine.
N'oublions pas aussi que ces conceptions sont imposées aux pauvres eux-mêmes, et qu'ils ne s'y reconnaissent pas forcément. En procédant de la sorte, nous les condamnons à croire qu'ils n'ont ni expérience, ni pensée.
Alors comment pourrions-nous profiter de leur expérience pour apprendre de la pauvreté ? Comment un partage commun des connaissances peut-il nous faire grandir ? Arriverons-nous à sortir du paternalisme et à faire cesser la connaissance institutionnelle violente ?

Un académicien engagé. Avec Alain Finkielkraut sur KTOTV.


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25.10.2019

Alain Finkielkraut est l'un des intellectuels français les plus médiatiques, engagé dans le débat public depuis une trentaine d’années. Philosophe, essayiste prolifique, longtemps enseignant à Polytechnique, animateur depuis 1985 de l’émission Répliques sur France Culture, il est aussi membre de l'Académie française.
Venu de l'extrême gauche soixante-huitarde, Alain Finkielkraut est devenu le chantre de la défense de la culture française au point que certains le cataloguent comme conservateur, voire réactionnaire.
Echanges avec l'intéressé sur un parcours hors norme et une pensée foisonnante.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

L'absolu. Avec Stéphane Barsacq sur Radio Courtoisie.


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17.12.2018

L'écrivain, éditeur et journaliste Stéphane Barsacq publie Mystica, un ensemble de pensées, d'aphorismes et de réflexions diverses qui visent à cerner au plus près certains états d'âme : l'amour, la grâce, la joie.
Dans cette quête d'une parole qui soit salutaire, tient la balance entre le Non et le Oui, le silence et le verbe, le cri et la musique : une réponse à ceux qui ont fait de "la mort de Dieu" un Dieu de la mort.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Critique de la société de l'indistinction. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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10.2019

Le fétichisme de la marchandise est l'universelle domination sociale du quantitatif indistinct qui partout désormais développe l'exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine.
Aujourd'hui, dans ce monde du falsifié triomphant et de l'inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l'économie spéculative s'annonce de plus en plus proche. Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n'a t-il rien d'autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coup montés terroristes de vaste ampleur, menés de l'intérieur même des services spéciaux de la provocation étatique.
Francis Cousin nous livre une critique de la société de l'indistinction qui provient de l'histoire radicale des radicalités historiques elles-mêmes.

L'identité. Avec Rémi Soulié sur Radio Courtoisie.


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23.10.2018

"Enracinement" dit le poète, là où le politicien parle simplement d' "identité". Or, c'est tout un pays que l'on perd en troquant l'enracinement contre l'identité. C'est une réalité vivante, quasi charnelle, qui s'efface alors au profit de la coquille vide du concept glacé tant martelé, dont le contenu est, par essence, soumis aux aléas de la volonté.
Loin de la tentation universaliste qui marque notre époque, il est donc temps de retourner au coeur de ces racines secrètes mais si fécondes, d'en retrouver le pouvoir symbolique et régénérateur en explorant leur cheminement tantôt obscur, tantôt éclatant. Rémi Soulié inaugure cette salutaire mission de reconnaissance sur le sol de son propre "pays".
En embuscade, nous assistons au surgissement du "mystère" quasi sacré des figures venues du grand fonds ancestral qui parfois reviennent lors des changements de règne retentissants, comme pour mieux conjurer l'ère de la tabula rasa qu'appellent de leurs voeux les mondialistes actuels.
C'est en compagnie de Hölderlin, de Heidegger, de Novalis, de Shelley, de Boutang et des poètes occitans que Rémi Soulié éclaire avec grâce l'inspiration unique que nous laisse la racination, cette "poussée" initiatique sans laquelle nous ne pourrions être au monde. Un voyage vers l'intérieur en forme de splendides méditations métaphysiques qui débouchent à la fois sur l'enquête, l'Histoire et le mythe.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par François Bousquet.

Y a-t-il un héroisme de l'amour ? Avec Eva Illouz aux Rencontres inattendues de Tournai.


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03.09.2017

Dans un monde qui consacre les valeurs de l'indépendance et de l'autonomie, de la réalisation de soi et du changement permanent, l'amour serait-il le nouvel espace de résistance héroïque à l'esprit du temps ?
C'est l'hypothèse que propose la sociologue et philosophe Éva Illouz, dans un entretien au cours duquel elle se nourrit des grands mythes, des grandes figures littéraires, mais aussi des grandes œuvres musicales dédiées à l'amour pour éclairer notre condition sentimentale contemporaine.

L'Etat-Entreprise. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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19.09.2019

La forme contemporaine de l'Etat en Occident tend à s'hybrider avec l'Entreprise par un transfert d'hégémonie culturelle et politique entre ces deux institutions : l'Etat en crise et la très grande Entreprise en expansion. Ce transfert prend deux formes principales : l'intégration de la finalité managériale de l'efficacité - expression de "l'amour de l'entreprise" (relais de "l'amour de la patrie" analysée par E. Kantorowicz) -  et des normes managériales au nom de l'action efficace.
L'Etat-Entreprise, figure inversée et désymbolisée de l'Etat-Eglise du Moyen-Age,  est l'aboutissement de la "phobie d'Etat" (M. Foucault) inaugurée par les libéraux au milieu du XVIIIe siècle, contre l'Etat souverain et absolutiste, poursuivie et amplifiée par les industrialistes et les socialistes au siècle suivant, et qui atteint son apogée au XXe siècle après la seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin.

Hegel ou le festin de Saturne. Avec Romain Debluë sur Radio Courtoisie.


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14.01.2019

Saturne, c'est ici l'Absolu de Hegel, un Absolu pensé si seul qu'il ne vit que de la perpétuelle dévoration de ses propres enfants, craignant d'être détrôné de son absoluité s'il n'absorbe pas, à mesure qu'il la produit, sa propre altérité. C'est cette solitude de Dieu qu'interroge Romain Debluë en suivant au sein de l'œuvre hégélien l'évolution, puis le plein déploiement conceptuel de la notion de Singularité, qui n'est autre que le nom divin par excellence. Si Dieu, l'Absolu, est pour Hegel la Singularité même, ce n'est que parce qu'il est le mouvement de réflexion réciproque de l'Universel et du Particulier : l'Esprit est la réflexion du Logique dans la Nature, et de la Nature dans le Logique.
Hegel ou le festin de Saturne se présente alors comme une enquête destinée à dévoiler le meurtre rituel dont la Singularité est le nom dans le Système hégélien. Or, cette Singularité, que nous sommes habitués à entendre individuelle, s’y révèle être boulimique ou, justement, saturnienne. S’ouvrant sur la faillite spéculative des singuliers sensibles au début de la Phénoménologie de l'Esprit, le travail de Romain Debluë ne pourra se conclure qu'avec le triomphe de la Singularité dialectique ne laissant rien – pas même ou surtout pas – son Autre hors d'elle-même, lorsque ce triomphe sera mesuré à l’aune de la conceptualité chrétienne dont se revendique le protestant Hegel, mais qu'il trahit sur un point capital en voulant l'accomplir.
Mais Saturne, c'est aussi le "soleil noir" des alchimistes, que l'on a pu associer au soleil obombré au moment de la mort du Christ : quoi de plus naturel, dès lors, que d'en faire l'astre tutélaire d'un système qui se construit tout entier autour d'un "Vendredi-saint spéculatif" ? Car, comme Dante dut traverser les neufs cercles de l'Enfer avant d'espérer pouvoir s'élever au Purgatoire, puis au Paradis, l'homme pensant doit traverser le Système de la Science, en subir peut-être les glaçantes tentations, en méditer en tous cas la fascinante rigueur conceptuelle, pour pouvoir ensuite espérer voir scintiller devant lui les lueurs matinales d'un inattendu "dimanche de Pâques spéculatif".

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.