Georg Lukács face à la destruction de la raison. Avec Aymeric Monville à la Librairie Tropiques.


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08.06.2017

En dépit des efforts des adeptes du "dévoilement de l'Être" heideggerien, l'oeuvre de Georg Lukács n'a pas été totalement occultée par le succès de celle de la métaphysique des Panzer-divisions (parmi les clercs de l'université française).
Grâce soit rendue aux éditions Delga -représentés ici par Aymeric Monville- pour le travail éditorial essentiel qu'elles ont réalisé ces dernières années et qui culmine aujourd'hui dans la publication du troisième volume de l'oeuvre que Lukacs a consacré à la lutte politique, sociale, philosophique et esthétique contre l'idéologie la plus prisée des élites bourgeoises occidentales depuis les années 30... avec les résultats que l'on sait.

Mots de passe, par Jean Baudrillard.


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1999

En analysant, depuis plus de trente ans, les liens qu'entretiennent les grands mouvements de société et l'obsession contemporaine de la production, Jean Baudrillard s'est placé au coeur de la problématique d'une génération rebelle aux repères imposés par la toute-puissance du marché.
A la "virtualisation" de notre monde, à l'univocité du "commerce" des signes, aux vertus illusoires de la transparence et aux mystifications de la valeur marchande, il oppose la prodigalité de l'échange symbolique, le défi de la séduction, le jeu infini de l'aléatoire, la réversibilité du destin.
Opérateurs de charme d'une pensée qui se revendique provocatrice et paradoxale, douze mots de passe - de l'"Echange symbolique" à la "Valeur", de l'"Obscène" à la "Transparence du mal", du "Crime parfait" au "Virtuel" - cristallisent ici les idées clefs de son oeuvre.

0'00'00 : Du langage
0'02'53 : L'objet
0'08'04 : La séduction
0'17'02 : La valeur
0'24'06 : L'échange impossible
0'30'54 : L'obscène
0'35'28 : Le virtuel
0'40'23 : L'échange symbolique
0'46'37 : La transparence du mal
0'54'14 : La fin
1'02'09 : Le crime parfait
1'09'03 : Le destin
1'15'11 : La dualité
1'21'32 : La pensée


Un documentaire réalisé par Pierre Bourgeois et Leslie F. Grunberg.

Une analyse du Politiquement Correct. Avec Henri Hude au Collège des Bernardins.


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04.11.2009

Henri Hude, professeur à l'Ecole Saint-Cyr Coëtquidan, nous propose une analyse du politiquement correct considéré comme un fait universel de la pression sociale. Celui-ci se caractérise par une pression à la fois contrôlable et excessive, tendant à inculquer des conceptions en parties utopiques et aboutissat à un déni de soi-même.
Il convient de voir alors comment fonctionne le politiquement correct et le principe d’autonomie ainsi que sa relation avec le libéralisme.

L'avènement de l'être humaine. Avec Camille Froidevaux-Metterie pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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13.04.2016

On ne mesure pas bien la fulgurance du mouvement d'émancipation des femmes, ni toujours la profondeur des transformations à l'œuvre. En quelques décennies, sur fond de disparition du partage privé-féminin/public-masculin, nous avons assisté à l'enracinement d'une condition féminine totalement inédite. Être une femme aujourd'hui, c'est être à la fois un individu de droits pleinement légitime dans la sphère sociale et un sujet de sexe féminin toujours requis dans l'espace intime des relations affectives et familiales.
C'est cette dualité qu'il s'agit de penser, en saisissant ce que recouvre la dimension incarnée de l'existence féminine par-delà la stigmatisation séculaire du corps des femmes.
Et Camille Froidevaux-Metterie de nous proposer ainsi une approche féministe renouvelée qui intègre les transformations de la condition masculine et qui repère la contribution décisive de celle qu'il convient d'appeler l'être humaine.

Serions-nous en train de perdre la raison ? Avec Bernard Stiegler chez Etienne Klein sur France Culture.


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25.06.2016

Si on fait un tour dans une librairie pour lire les quatrièmes de couverture des livres qui s’y trouvent, on ne tarde pas à reconnaître l’air du temps : ce n’est pas la joie dans les rayons. Les réflexions sur la catastrophe sont devenues un genre littéraire à part entière. L’actualité y aide en pourvoyant au renouvellement des exemples. Le monde ne nous lâche plus. Il déferle en funestes accélérations qui défient toute maîtrise. Chaque jour, le présent projette ses terreurs sur l’avenir, et remet ainsi une couche supplémentaire de noir sur l’obscurité générale. On dirait du Soulages, en continu et à tous les étages.
Mais on voit quand même resurgir çà et là l’hypothèse – ou la conviction – qu’un salut est possible. Preuve que les temps mauvais donnent du bon temps à la fois aux Apocalypses et aux Annonciations, même si c’est en proportions inégales. Et c’est ainsi que nous nous retrouvons ballottés entre discours pessimistes et discours optimistes, tous débités sur un ton d’oracle, alors même qu’ils ne sont peut-être que des états d’âme.
Devons-nous conclure que nous ne serions plus capables d'espérer ? Convenons de définir l'espérance comme "ce sentiment humain qui règle notre relation avec l'avenir". Les sombres perspectives écologiques, les limites de la croissance, la crainte du chômage, l'accroissement des inégalités ou encore la crise des solidarités illustrent notre sentiment de malaise face à l'avenir. Elles traduisent également la mauvaise relation que nous entretenons avec un futur appréhendé non plus comme le lieu d'une configuration possible, mais comme une réalité qui pose des problèmes de plus en plus difficiles à résorber.
La question qui se pose est la suivante : quelle est la part et le rôle de la technique dans la fabrication de cette situation ?

Emission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

La question de l'identité en politique. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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29.05.2017

Spartacus était-il obsédé par son identité ? Non, il luttait pour sa liberté. Maintenant, le bavardage politicien s'affole entre "conflits identitaires" et "crises identitaires", identités "heureuses" ou "malheureuses". C'est autour des thèmes de liberté et de souveraineté que s'est nouée l'histoire politique de l'Occident moderne ; et c'est au travers des figures renaissantes de leur culture que les nations ont affirmé leur caractère. De quoi alors l'obsession identitaire est-elle le signe quand elle s'empare du discours politique au détriment de la liberté et de la créativité ?
La réflexion de Philippe Forget nous permet de comprendre comment les bouleversements migratoires et le retour du pouvoir religieux affectent notre conscience de la liberté.
Mais plus profondément, autant derrière l'assignation à l'origine que derrière le culte oblatif de l'Autre, il décrypte une crise de la volonté. Pour qui n'attend plus rien du monde, reste l'unique négation de soi.
Les puissances prométhéennes de la liberté et de la créativité surmonteront-elles le nihilisme que révèle l'obsession identitaire ?

Notre attention est-elle une ressource limitée ? Avec Matthew B. Crawford sur France Culture.


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06.06.2016

Notre attention est devenue un bien monétisable - la publicité l’a bien compris. Face à ces sollicitations permanentes, mais aussi à l’explosion des possibilités d’objets d’attention, démultipliées par la technologie, notre capacité d’attention est-elle menacée ?
Alors que peu de penseurs ont tenté une définition de ce concept, le philosophe-mécanicien Matthew B. Crawford la considère à la fois comme une expérience de l’intime et un bien commun. Il nous propose dans Contact : pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver de tenir une position médiane entre une attention qui ne soit ni un retrait complet du monde, ni une posture excessivement volontariste.

Emission "La Grande table", animée par Caroline Broué.

Hannah Arendt. Avec Bérénice Levet au Collège des Bernardins.


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08.10.2015

Philosophe, disciple de Husserl et de Heidegger, Hannah Arendt est d’abord connue en France pour Les Origines du totalitarisme, ouvrage majeur où elle remonte le fil de l’histoire de la modernité européenne et s’enquiert des éléments qui ont "cristallisé" pour aboutir au nazisme et au stalinisme. Elle s’impose désormais comme un penseur capital de la condition humaine.
Rebelle à tout étiquetage idéologique, elle sait penser ensemble l’aspiration au nouveau et le besoin de stabilité et de continuité historique.