Le modernisme à son comble. Avec Maxence Hecquard au Cercle de l'Aréopage.


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2019

La culture moderne s'enfonce dans un nihilisme moral et social dont limites et contradictions éclatent à notre époque. Mais une remise en question des principes philosophiques sur lesquels l'Europe vit depuis plusieurs siècles est désormais possible.
Pour être effective et fructueuse, cette interrogation suppose de prendre la pleine mesure de la "modernité" et du "modernisme", deux concepts distincts, bien que liés. Le philosophe Maxence Hecquard se propose de nous guider dans cette grande interprétation d'ensemble

La crise de la civilisation occidentale. Avec Henri Guaino au Cercle Aristote.


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08.07.2019

L'Occident est engagé sur une pente qui pourrait bien lui être fatale à brève échéance. Il ne s'agit pas d'une prophétie mais d'un diagnostic sur l'état mental, moral, intellectuel de nos sociétés, sur le mal qui les ronge et qui détruit sous nos yeux un idéal humain auquel ont travaillé des millénaires d'histoire, de religion et de civilisation. L'Occident n’est pas menacé par le déclin de sa puissance relative face aux puissances émergentes qui le concurrencent dans un monde qu'il avait l'habitude de dominer sans partage. Le plus grand danger n'est pas dehors mais dedans, dans l'obstination d'une majorité des élites occidentales à penser que le progrès économique, scientifique et technique a changé la nature de l'homme et dans leur orgueil démesuré à croire qu'elles sont les architectes d'un Nouveau Monde où les leçons du passé n'ont plus aucune valeur.
Ce n'est pas la première fois que l'idéologie de la table rase s'attaque à ce que la civilisation a construit pour canaliser les instincts sauvages qui demeurent éternellement au plus profond de la nature humaine. Ne pas prendre conscience de ce qui est en train de s'effondrer dans l'homme occidental, c'est laisser se tendre à nouveau le ressort des grandes tragédies. Et une fois que le ressort est tendu, la tragédie, implacablement, va jusqu'à son terme.
Le but du travail d'Henri Guaino : nous forcer à ouvrir les yeux avant qu'il soit trop tard.

Marx, misère de la politique. Avec Franck Fischbach sur France Culture.


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16.05.2016

Autonomisation de la politique et de de l'Etat de la société civile, comment pouvons-nous reprendre la main sur cette activité qui fait la noblesse de l'homme ? Et quelles solutions Marx nous propose-t-il ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Géraldine Mosna-Savoye.

Histoire et signification de la République en France. Avec Thomas Branthôme pour La France insoumise.


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23.02.2019

La République est un idéal, gorgé du désir d'un monde meilleur, plus juste, plus démocratique et plus égalitaire. En ce sens, elle est aussi une promesse.
Pourtant, le concept de "République" apparaît aujourd'hui vidé de son sens pour bon nombre de nos concitoyens : à force d'entendre les mêmes grandes déclarations faites d'un assemblage d'éléments de langage désincarnés, tout ceci apparaît comme de la comédie.
Il faut, pour revitaliser la République, procéder à un travail de resignification. Dire d'où elle vient, quelle est sa spécificité, ce qu'elle engage et qu'elle exige.
C'est ce à quoi s'emploie l'historien du droit Thomas Branthôme, afin que la République retrouve son sens perdu et que ceux qui s'en réclament participent à une transformation réelle du monde.

Orwell et la décence ordinaire. Avec Bruce Bégout sur France Culture.


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14.02.2017

C'est un paradoxe rarement souligné : bien rares sont les intellectuels de gauche à avoir glorifié les vertus ordinaires, en les attribuant au mode de vie des gens simples.
George Orwell, lui, croyait à l'existence d'un sens moral inné chez les gens ordinaires. En 1939, à la veille de l'entrée de son pays à reculons dans la guerre la plus effroyable de l'histoire européenne, il écrit : "Tout le message de Dickens tient dans une constatation d'une colossale banalité : si les gens se comportaient comme il faut, le monde serait ce qu'il doit être". Et quelques dizaines de pages plus loin dans le même texte, on lit : "en dernier ressort, Charles Dickens n'admire rien, si ce n'est la common decency, l'honnêteté des mœurs". Cette "décence commune", cette décence ordinaire, est la pierre angulaire sur laquelle Orwell a bâti sa propre vision de la politique.
Orwell, qui se proclamait socialiste différait radicalement du léninisme alors triomphant. Il ne croyait pas que les masses étaient aliénées par l'idéologie des classes dirigeantes. Il n'adhérait nullement à l'idée qu'il fallait "conscientiser" les opprimés, afin qu'ils entrent en lutte. Il misait, au contraire, sur les croyances spontanées et les manières de vivre des gens simples ; il les opposait à la fois aux élites dirigeantes traditionnelles – égoïstes et incapables - et aux intellectuels donneurs de leçons.
De ces derniers, il écrit dans Le lion et la licorne, ce sont "des gens qui vivent dans le monde des idées et ont très peu de contacts avec la réalité matérielle". Il pensait que la méfiance spontanée des gens simples envers l'autorité ferait barrage à la montée des régimes autoritaires et totalitaires dont il était l'un des témoins les plus lucides de son temps.

Marx, Proudhon et la misère de la philosophie. Avec Eric Martin à l'Université du Québec à Montréal.


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22.05.2018

À l'occasion d'une célèbre polémique avec Proudhon, Marx règle en 1847, dans Misère de la philosophie, ses comptes avec une certaine idée du socialisme et de l'économie, très bien incarnée par Proudhon. Critiquant le socialisme "petit-bourgeois", il précise ses thèses et en donne une version très accessible dans un texte brillant et caustique qui peut servir d'introduction à son oeuvre.
Ce texte ne doit pas cependant être pris pour argent comptant et les thèses de Proudhon, intéressantes par bien des aspects, méritent d'être redécouvertes, au-delà des caricatures...

Nancy Fraser, philosophe et militante féministe. Avec Estelle Ferrarese sur France Culture.


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12.11.2018

Née en 1947, Nancy Fraser est professeure de philosophie et de sciences politiques à la New School for Social Research. À l'époque de sa thèse à l'université de New-York, dans les années 60, peu de femmes étudiaient la philosophie. Avec ses quelques camarades femmes, elle formait un bastion de résistance féministe.
C'est à la fin des années 60 qu'elle commence à militer dans le milieu politique trotskiste. Elle concilie alors l'activité théorique philosophique avec la pratique politique militante qui devient l'origine de ses objets d'étude de philosophie : les espaces publics, les fondements de la justice sociale, la reconnaissance et l'évolution du mouvement féministe.
Aujourd'hui, son travail à la fois politique et militant, présenté par la philosophe Estelle Ferrarese, porte sur le féminisme et la justice sociale.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

La portée critique de la sociologie de Michel Freitag. Avec Eric Duhaime à l'Université Nice Sophia-Antipolis.


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10.04.2010

Sociologue d'origine suisse, né à la Chaux-de-Fonds en 1935, Michel Freitag, après des études de droit et d'économie à l'université Neuchâtel, s'est tourné vers la sociologie. Après un doctorat à Paris dans les années soixante sous la direction d'Alain Touraine, il rejoint le département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal, tout juste fondée, et y enseignera de 1970 à 2001.
Pour Michel Freitag, il appartient aux sciences sociales, notamment à la sociologie, d'élucider la nature, le sens et la portée des transformations sociales et sociétales en cours, et d'en expliciter les enjeux sociaux et normatifs. Il s'agit là d'une tâche à la fois urgente et cruciale, si l'on considère les divergences théoriques et idéologiques profondes qui existent sur l'ensemble de ces questions.
Et Eric Duhaime, dans cette conférence, d'expliciter les fondements théoriques de son projet ambitieux en revenant sur son ontologie, sa théorie du symbolique et de la pratique sociale, et sa critique de la postmodernité.
La sociologie dialectique Michel Freitag, où l'une des dernières grandes tentatives intellectuelles de penser et d'apporter une réponse qui soit à la hauteur des enjeux civilisationnels qui sont les nôtres.

Une intervention qui s'inscrit dans le séminaire de Franck Fischbach "Connaissance et critique du social".