Critique de la société de l'indistinction. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


(0)
237 Vues
0 commentaire
10.2019

Le fétichisme de la marchandise est l'universelle domination sociale du quantitatif indistinct qui partout désormais développe l'exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine.
Aujourd'hui, dans ce monde du falsifié triomphant et de l'inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l'économie spéculative s'annonce de plus en plus proche. Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n'a t-il rien d'autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coup montés terroristes de vaste ampleur, menés de l'intérieur même des services spéciaux de la provocation étatique.
Francis Cousin nous livre une critique de la société de l'indistinction qui provient de l'histoire radicale des radicalités historiques elles-mêmes.

L'identité. Avec Rémi Soulié sur Radio Courtoisie.


(0)
156 Vues
0 commentaire
23.10.2018

"Enracinement" dit le poète, là où le politicien parle simplement d' "identité". Or, c'est tout un pays que l'on perd en troquant l'enracinement contre l'identité. C'est une réalité vivante, quasi charnelle, qui s'efface alors au profit de la coquille vide du concept glacé tant martelé, dont le contenu est, par essence, soumis aux aléas de la volonté.
Loin de la tentation universaliste qui marque notre époque, il est donc temps de retourner au coeur de ces racines secrètes mais si fécondes, d'en retrouver le pouvoir symbolique et régénérateur en explorant leur cheminement tantôt obscur, tantôt éclatant. Rémi Soulié inaugure cette salutaire mission de reconnaissance sur le sol de son propre "pays".
En embuscade, nous assistons au surgissement du "mystère" quasi sacré des figures venues du grand fonds ancestral qui parfois reviennent lors des changements de règne retentissants, comme pour mieux conjurer l'ère de la tabula rasa qu'appellent de leurs voeux les mondialistes actuels.
C'est en compagnie de Hölderlin, de Heidegger, de Novalis, de Shelley, de Boutang et des poètes occitans que Rémi Soulié éclaire avec grâce l'inspiration unique que nous laisse la racination, cette "poussée" initiatique sans laquelle nous ne pourrions être au monde. Un voyage vers l'intérieur en forme de splendides méditations métaphysiques qui débouchent à la fois sur l'enquête, l'Histoire et le mythe.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par François Bousquet.

Y a-t-il un héroisme de l'amour ? Avec Eva Illouz aux Rencontres inattendues de Tournai.


(0)
166 Vues
0 commentaire
03.09.2017

Dans un monde qui consacre les valeurs de l'indépendance et de l'autonomie, de la réalisation de soi et du changement permanent, l'amour serait-il le nouvel espace de résistance héroïque à l'esprit du temps ?
C'est l'hypothèse que propose la sociologue et philosophe Éva Illouz, dans un entretien au cours duquel elle se nourrit des grands mythes, des grandes figures littéraires, mais aussi des grandes œuvres musicales dédiées à l'amour pour éclairer notre condition sentimentale contemporaine.

L'Etat-Entreprise. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


(0)
159 Vues
0 commentaire
19.09.2019

La forme contemporaine de l'Etat en Occident tend à s'hybrider avec l'Entreprise par un transfert d'hégémonie culturelle et politique entre ces deux institutions : l'Etat en crise et la très grande Entreprise en expansion. Ce transfert prend deux formes principales : l'intégration de la finalité managériale de l'efficacité - expression de "l'amour de l'entreprise" (relais de "l'amour de la patrie" analysée par E. Kantorowicz) -  et des normes managériales au nom de l'action efficace.
L'Etat-Entreprise, figure inversée et désymbolisée de l'Etat-Eglise du Moyen-Age,  est l'aboutissement de la "phobie d'Etat" (M. Foucault) inaugurée par les libéraux au milieu du XVIIIe siècle, contre l'Etat souverain et absolutiste, poursuivie et amplifiée par les industrialistes et les socialistes au siècle suivant, et qui atteint son apogée au XXe siècle après la seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin.

Hegel ou le festin de Saturne. Avec Romain Debluë sur Radio Courtoisie.


(0)
208 Vues
0 commentaire
14.01.2019

Saturne, c'est ici l'Absolu de Hegel, un Absolu pensé si seul qu'il ne vit que de la perpétuelle dévoration de ses propres enfants, craignant d'être détrôné de son absoluité s'il n'absorbe pas, à mesure qu'il la produit, sa propre altérité. C'est cette solitude de Dieu qu'interroge Romain Debluë en suivant au sein de l'œuvre hégélien l'évolution, puis le plein déploiement conceptuel de la notion de Singularité, qui n'est autre que le nom divin par excellence. Si Dieu, l'Absolu, est pour Hegel la Singularité même, ce n'est que parce qu'il est le mouvement de réflexion réciproque de l'Universel et du Particulier : l'Esprit est la réflexion du Logique dans la Nature, et de la Nature dans le Logique.
Hegel ou le festin de Saturne se présente alors comme une enquête destinée à dévoiler le meurtre rituel dont la Singularité est le nom dans le Système hégélien. Or, cette Singularité, que nous sommes habitués à entendre individuelle, s’y révèle être boulimique ou, justement, saturnienne. S’ouvrant sur la faillite spéculative des singuliers sensibles au début de la Phénoménologie de l'Esprit, le travail de Romain Debluë ne pourra se conclure qu'avec le triomphe de la Singularité dialectique ne laissant rien – pas même ou surtout pas – son Autre hors d'elle-même, lorsque ce triomphe sera mesuré à l’aune de la conceptualité chrétienne dont se revendique le protestant Hegel, mais qu'il trahit sur un point capital en voulant l'accomplir.
Mais Saturne, c'est aussi le "soleil noir" des alchimistes, que l'on a pu associer au soleil obombré au moment de la mort du Christ : quoi de plus naturel, dès lors, que d'en faire l'astre tutélaire d'un système qui se construit tout entier autour d'un "Vendredi-saint spéculatif" ? Car, comme Dante dut traverser les neufs cercles de l'Enfer avant d'espérer pouvoir s'élever au Purgatoire, puis au Paradis, l'homme pensant doit traverser le Système de la Science, en subir peut-être les glaçantes tentations, en méditer en tous cas la fascinante rigueur conceptuelle, pour pouvoir ensuite espérer voir scintiller devant lui les lueurs matinales d'un inattendu "dimanche de Pâques spéculatif".

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Qu'est-ce que l'homme ? Avec Rémi Brague sur Radio Courtoisie.


(0)
203 Vues
0 commentaire
15.04.2013

Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l'homme en tant qu'espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui, venant de l'homme lui-même, sapent son humanité propre. Ils ont beau être difficiles à saisir, c'est eux que Rémi Brague tâche de repérer à travers une analyse fulgurante et radicale de l'idée d'humanisme.
Car il ne s'agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain. La question, désormais, est plus profonde : faut-il vraiment promouvoir un tel humanisme ? Nous ne pouvons plus nous bercer d'illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ?
La pensée moderne est à court d'arguments pour justifier l'existence même des hommes. En cherchant à bâtir sur son propre sol, à l'exclusion de tout ce qui transcende l'humain, nature ou Dieu, elle se prive de son point d'Archimède. Est-ce une façon de dire que le projet athée des temps modernes a échoué ?
 
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Madame de Staël. Avec Lucien Jaume pour la Fondazione Primoli à Rome.


(0)
100 Vues
0 commentaire
17.04.2019

Germaine de Staël a joué un rôle décisif dans l'élaboration du libéralisme politique en Europe, particulièrement au sein du "Groupe de Coppet", terme désignant ses proches (Necker, Benjamin Constant, Sismondi, les Broglie). Ni anticipation de la vision doctrinaire et orléaniste, ni réplique de la philosophie politique anglaise, elle a diffusé un esprit spécifique dans la conception des institutions et au sein de la culture libérale
Ecrivant que "la liberté n'est autre chose que la morale en politique", comment Mme de Staël concevait-elle les règles de la politique en son temps et en Europe ? Et de quelle liberté parle-t-elle ?
L'interrogation staëlienne sur liberté, libéralisme et morale est encore d'actualité, et même plus que jamais..

Sur l'intelligence. Avec Françoise Bonardel et Idriss Aberkane sur RT France.


(0)
153 Vues
0 commentaire
16.10.2019

Si vous avez l'imprudence de dire que le niveau des acquis scolaires et de la vie culturelle est en baisse, attendez-vous à une levée de boucliers ou à ce qu'on vous réponde qu'il en a toujours été plus ou moins ainsi, et qu'il faut bien évoluer avec son temps !
Cette baisse apparente ne serait donc qu'un trompe-l'œil dû à l'évolution des critères permettant d'évaluer les fluctuations de ce niveau en fonction des époques et des circonstances. Ce qui était exigible d'un individu cultivé au Moyen Âge – lire et parler couramment le latin par exemple – ne l'est plus aujourd'hui où la maîtrise des outils informatiques est par contre devenue une nécessité.
Alors que la mise en service d'intelligences artificelles renouvelle ces questionnements, un débat entre une philosophe, Françoise Bonardel, et un enseignant et essayiste spécialiste des neurosciences, Idriss Aberkane, est de la plus grande nécessité.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï