La dé-réalité, stade suprême du spectacle. Avec Vincent Chapin pour Café Noir.


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10.12.2021

Autant la guerre civile européenne qui s'étend de 1914 à 1945 est une crise du système politique, autant la Grande Récession qui a commencé en 1929 est une crise du système économique, autant la crise commencée en 2020 est une crise mondiale du système informationnel. La science politique, la science économique sont réduites à l’impuissance pour comprendre notre monde.
Les politiques, les secteurs économiques indépendants du système informationnel ont couru derrière la production informationnelle, ont été réduit à réagir, toujours en retard et à bout de souffle. La politique et l'économie ont perdu la maîtrise du temps.
La crise de 2020 est à ce titre aussi structurelle dans l'histoire du monde que l'ouverture des combats de la guerre industrielle en 1914. Le décrire et le comprendre demande de nouveaux concepts, de nouveaux mots, un élargissement de la vision, très loin du bourrage de crâne, des sélections simplistes et de l'économie de l'attention comptée en secondes du système informationnel.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'09 : Présentation de l’auteur
 - 0'03'19 : Présentation du livre
 - 0'06'35 : Kant : Que puis-je savoir?
 - 0'15'06 : Kant : Qui suis-je?
 - 0'17'43 : Kant : Que m’est-il permis d’espérer?
 - 0'19'27 : Géopolitique : Qu’est ce que le monde libre?
 - 0'27'33 : Géopolitique : Qu’est ce que la politique?
 - 0'32'36 : Que signifie le dédoublement dans une perspective traditionnelle?
 - 0'36'03 : Conclusion

Un entretien mené par Gilbert Dawed.

Hegel et la négation. Avec Jean-François Kervegan sur France Culture.


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15.10.2013

Professeur de philosophie et auteur de l'ouvrage L'effectif et le rationnel, Hegel et l'esprit objectif, Jean-François Kervégan nous éclaire sur le statut du négatif et de la négativité dans le système hégélien.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Résister à la modernité. Avec Matthieu Giroux sur la Radio Chrétienne Francophone.


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16.12.2020

L'écrivain Georges Bernanos nous avait averti en 1946 dans La France contre les robots : "On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure."
Car si la modernité est une période historique définie, elle désigne également un parti-pris philosophique dont les conséquences esthétiques et politiques structurent toujours le monde dans lequel nous vivons. Cette modernité suscite néanmoins des résistances chez ceux qui, penseurs et artistes, refusent le combat qu'elle mène contre toute forme de mystère, de sacré et d'intériorité.
C'est en compagnie de Matthieu Giroux que nous partons à la rencontre de ces rebelles qui, regroupés sous le nom d'antimodernes et loin de former une école de pensée homogène, de Maistre à Guénon et de Chateaubriand à Dostoïevski, contestent l'hégémonie d'un corpus philosophique que ni la critique, ni les contradictions ne semblent épuiser.

Émission "Tu m'en liras tant", animée par Eloi de Villeneuve.

Identité et ipséité : l'apport de Paul Ricoeur et ses prolongements. Avec Claude Romano à la Sorbonne.


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23.11.2013

Paul Ricoeur revendique trois influences majeures : la philosophie réflexive française, la phénoménologie husserlienne et l'herméneutique philosophique. En la remettant dans son contexte d'élaboration, il s'agit ici pour Claude Romano d'interroger la cohérence du concept d'ipséité en sa dimension pathique, opposée à la conception heideggérienne qui insiste sur sa dimension transcendantale.
Car chez Ricoeur, la notion d'ipséité renvoie à une forme de fiabilité, à un savoir-exister de manière fiable pour les autres et devant les autres : cette identité-ipséité demande à être clarifiée.

Une intervention qui prend place lors du colloque "Paul Ricœur : de la phénoménologie à l'herméneutique et retour".

Ernst Jünger, philosophe et homme de guerre. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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08.08.2021

Lié de nombreuses années avec le grand écrivain allemand Ernst Jünger (1895-1998), Alain de Benoist passe ici au crible près d'un siècle de création littéraire (journaux, souvenirs, essais, romans) habitée par un cheminement de poète tout à la fois libre et fidèle à une double aspiration vers la nature et l'âme, le réel et le sacré.
Anti-individualiste, théoricien de la révolution conservatrice revenu de sa mystique de la guerre et de sa foi en une industrie prométhéenne, la pensée de Jünger transparaît dans toute son acuité et actualité d'écosystème affranchi de la loi de l'argent et du désenchantement matérialiste.
Tout cela à travers le remarquable décryptage systématique effectué par Alain de Benoist des figures du Soldat du front, du Travailleur, du Rebelle, et de l'Anarque, invitation à un voyage à travers l'univers symbolique et enraciné de celui dont François Mitterrand dit qu'il fut "l'un des plus grands Européens du XXe siècle".

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Marxismes et études post-coloniales, un débat. Avec Benjamin et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2021

Suite à la parution du livre de Vivek Chibber La théorie postcoloniale et le spectre du Capital (Asymétrie, 2018), charge assez forte d'un marxiste orthodoxe, il était temps de faire un bilan des apports empiriques et théoriques du débat qui s'en est suivi.
L'occasion de revenir sur le statut des révolutions bourgeoises, de l'hégémonie culturelle et idéologique des classes dominantes, du travail abstrait, des dominations non-capitalistes, du caractère contraignant du marché mondial pour les pays formellement délivrés de leur tutelle coloniale et de l'importance relative des intérêts économiques et des valeurs culturelles au sein des classes populaires.

Émission "Sortir du capitalisme".

La critique sociale de Raymond Ruyer. Avec Jacques Carbou pour le Cercle Aristote.


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11.2021

Raymond Ruyer (1902-1987) est l'auteur d'une œuvre considérable : 23 livres et quelques 116 articles témoignent d'une activité de recherche sur plus de 50 ans (de 1930 à 1981). Depuis quelques années il existe un intérêt grandissant pour les travaux du philosophe de Nancy. Le travail de Jacques Carbou tend à présenter ce qu'il appelait lui-même sa "critique sociale", une première dans les études de l'œuvre de Ruyer.
La critique sociale, selon le mot de Louis Vax, n'est pas la partie la plus connue de l'œuvre de Ruyer, mais elle pourrait bien être la plus actuelle. Peu après Mai 68, dans une collection dirigée par Raymond Aron, Ruyer osait publier un ouvrage au titre provocateur à l'époque : Eloge de la société de consommation. Ce livre lui donna un certain succès auprès du grand public. Quelles sont les origines de sa critique sociale et comment s'articule-t-elle avec ses autres travaux de philosophie des sciences ?
Ruyer a fait preuve d'une vision de l'avenir qui nous aide à penser le monde et la société de manière bien plus pertinente que bien des auteurs à la mode...

La difficulté de panser. Avec Bernard Stiegler pour le Collège international de philosophie.


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04.10.2018

Dans un contexte que l’on dit à présent marqué par la "post-vérité" et la "post-démocratie", dont la sidérante incarnation est le président Trump, et qui nous donne à croire que l'Anthropocène parvenant à son destin eschatologique s'accomplit comme nihilisme absolu en lieu et place du "savoir absolu" – ce que Bernard Stiegler présenter comme un processus de dénoétisation, c'est-à-dire de prolétarisation totale, qui affecte tout le monde, et Trump plus que quiconque, et ses électeurs comme les nôtres, et nous avec eux –, il est légitime de se demander à nouveau : qu'appelle-t-on penser ?
La pensée doit cependant être ici conçue et soignée d'abord – et elle-même avant tout – comme un pansement sur une blessure qui ne guérit jamais tout à fait. Cette blessure, qui est ce que le mathématicien et biologiste Alfred Lotka aura décrit comme un processus d'exosomatisation, exige de repanser la pensée comme "Sorge", comme soin, au sens d'une therapeia, de ce que Foucault appelait une "technique de soi et des autres", mais sans se laisser enfermer ni dans ce qui aura conduit Heidegger au pire, ni dans l’eau tiède du "care".