Qu'est-ce que les Classiques grecs ont à nous dire ? Avec Luigi-Alberto Sanchi pour le Cercle Aristote.


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27.09.2021

Helléniste franco-italien reconnu, Luigi-Alberto Sanchi vient nous présenter une anthologie de la littérature grecque d'Homère à Justinien dont il a dirigé l'édition.
Parcourant treize siècles de littérature, il revient sur les différentes époques et auteurs qui se succèdent et dont les textes illustrent la diversité, la richesse et la pérennité de la littérature en grec ancien.

Du déconstructivisme à la silencieuse reconstruction. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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02.09.2021

Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault : tels sont certainement des noms qui résonnent à l'oreille de nos contemporains. Et il s'agit, en effet, des philosophes les plus connus d'un courant de pensée que l'on peut raisonnablement qualifier de "déconstruction".
Toutefois, loin de se limiter à l'étude de ces trois figures, le dernier livre de Baptiste Rappin Abécédaire de la déconstruction aborde également les idées et les concepts développés par Maurice Blanchot, Roland Barthes, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Giorgio Agamben, Judith Butler et par bien d'autres encore.
C'est le succès rencontré par la déconstruction dans les milieux intellectuels, tant à l'Université que dans la sphère politico-médiatique, qu'il s'agit de comprendre afin de le combattre, et de participer à la reconstruction du monde.

Émission du "Libre Journal d'Aude de Kerros".

L'obsolescence de la pensée à l'époque des robots. Avec Maxime Ouellet et Eric Martin à l'Université du Québec à Montréal.


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29.11.2019

L'industrie serait-elle la liaison médiatrice qui assemble les opposés dans la nouvelle civilisation industrielle ? Ou une nouvelle orientation remplacerait-elle la dialectique, comprise comme logique formelle, par une nouvelle raison fondée sur les arts mécaniques ? Maxime Ouellet, dans un premier temps, s'appuie sur ces deux hypothèses pour analyser l'émergence de l'intelligence artificielle au XXe siècle. Cette nouvelle ère de résulte d'une triple révolution : managériale, cybernétique et néolibérale, qui est au fondement de l'actuel passage d'un capitalisme d'organisation vers un capitalisme tantôt nommé cybernétique ou de plateforme. Au plan sociologique, ces transformations donnent lieu à une nouvelle forme algorithmique de régulation de la pratique sociale reposant sur l'automatisation de la connaissance.
Au moyen de la méthode dialectique de déduction sociale des catégories de la pratique, les nouvelles théories postmodernes, comme celles des acteurs-réseaux ou du nouveau matérialisme, consistent en l'expression théorique acritique de cette nouvelle forme de régulation sociale. Les implications épistémologiques, politiques et économiques de la régulation algorithmique sont alors présentées à travers l'exemple de la stratégie québécoise de développement de l'intelligence artificielle axée sur les partenariats entres les universités et les acteurs dominants du capitalisme de plateforme.
Dans un second temps, c'est à partir, notamment, de Michel Freitag, Cornelius Castoriadis et Eric Sadin, qu'Eric Martin s'intéresse à la prolifération des discours "éthiques" et des "éthiciens" en intelligence artificielle, dans l'université et dans l'espace public, qui prétendent baliser le développement technoscientifique au moyen de principes devant prémunir contre ses dérives. Or, cette éthique apparaît plutôt comme un sous-produit de la mise en place d'un mode de reproduction opérationnel-décisionnel. Le développement technoscientifique autonomisé produit "en face" de lui (Freitag) un ensemble de droits ou principes transcendantaux ou formels, notamment à partir de théories issues de la philosophie politique libérale, avec la prétention que ces balises pourront encadrer une puissance fondée sur l'illimitation qui viendra au contraire les dissoudre, quand ce n'est pas déjà fait. Ici, l’éthique libérale et formelle apparaîtra comme la forme contemporaine de la "misère de la philosophie" (Marx).
Est plutôt proposé de lier les considérations éthiques à une démarche politique globale visant à la réinstitution des conditions pédagogiques et politiques permettant d'aller à contre-courant du mouvement de robotisation du jugement et de dissolution de l'espace public politique permettant l'auto-institution de la société plutôt que la domination systémique. Cette démarche doit elle même s'appuyer sur une conversion cognitive reconnaissant notre dépendance envers certaines conditions ontologiques qui, bien qu'étant le résultat d'un développement marqué par la contingence, sont essentielles au maintien dans l'existence du monde et appellent une forme d'autolimitation, alors que la rationalité technoscientifique systémique est précisément fondée sur l'émancipation et l'autonomisation de la production et du faire à l'égard de toute reconnaissance de cette dépendance ontologique.

Une conférence organisée par le Collectif Société.

Sous le soleil du Management. Avec Baptiste Rappin pour le Cercle Jean Mermoz.


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09.2021

"Les temps contemporains se caractérisent par un double mouvement chiasmatique de devenir-monde des organisations et de devenir-organisation du monde : l'expression "mouvement panorganisationnel" réunit ces deux dimensions sous son étendard. L'organisation est le site de notre époque : nul lieu sans organisation, nul collectif qui ne prenne la forme d'une organisation. L'être au monde du XXIe siècle est un être-jeté-dans-les-organisations." Baptiste Rapin, Au fondement du management, Ovadia, p31
L'œuvre philosophique de Baptiste Rappin, maître de conférence à l'Université de Lorraine, est indispensable. Il démêle avec une érudition et un style d'écriture unique le fil historique et philosophique de la parole viciée managériale.

 - 0'00'00 : Armature philosophique de Baptiste Rappin
 - 0'06'52 : La condition de l’homme moderne
 - 0'16'46 : Retour sur les termes : Management, performance, cybernétique
 - 0'36'47 : Ré-enrôlement dans l'Ordre managérial : la figure du Coach
 - 0'55'33 : Un Autre management possible ?
 - 1'05'16 : L'impossible Civilisation Industrielle
 - 1'11'34 : L'essence proprement apocalyptique du management
 - 1'19'56 : Quel recours aux forêts ?
 - 1'24'37 : Si la France était un Livre ?

Antispécisme, le nouveau front de la déconstruction. Avec Olivier Rey et Paul Sugy pour l'Institut Thomas More.


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09.06.2021

En matière de déconstruction, on avait déjà fort à faire avec les injonctions sociétales de la "théorie du genre" et l'obsession raciale du décolonialisme. Mais un troisième front s'est déjà ouvert et commence à prendre de l'ampleur : celui de l'antispécisme, qui récuse la notion d' "espèce" et s'élève contre toutes "discriminations" faites aux animaux.
Si l'on ne peut que souscrire au meilleur traitement possible fait aux animaux, il convient de se demander quels sont les ressorts de cette nouvelle radicalité, qui ne fait pas mystère de vouloir remettre en cause la dignité supérieure de l'homme. Car, avec l'antispécisme, la défense des animaux se mue en procès de l'homme et de son humanité.
D'où vient ce nouveau courant de pensée déconstructeur qui s'ajoute aux autres ? Quels sont ses fondements philosophiques ? Que nous dit-il de la mutation profonde du rapport de l'homme à l'animal et, au-delà, à la nature à l'œuvre dans nos sociétés ? Comment expliquer qu'une partie significative de la jeunesse le regarde avec sympathie ? Comment éviter qu'il se diffuse plus avant dans l'université, les milieux intellectuels et, au-delà, dans la société ?

L'anthropologie des Lumières. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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24.10.2020

Chaque jour dans les médias, sur la scène politique et dans notre enseignement, l'on entend dire que les "Lumières", fierté française, ont découvert et apporté à l'univers l'idée majeure d'une unité du genre humain. Exorbitante anomalie : car c'est l'inverse ; mettant en doute cette unité, en réalité elles ont disloqué la famille humaine, ou obstinément incliné à le faire.
Que les Diderot, Voltaire, Helvétius et consorts aient clairement nié la consistance d'un genre humain, était logique en fait, selon certains principes dont ils étaient imbus, et dont ils étaient fiers, car c'était du "progrès". Par voie de conséquence, ils en sont arrivés à sous-humaniser de nombreux "appelés hommes". Plus souvent qu'à leur tour, les gens de couleur, les femmes, les gens du populaire notamment paysans, ont fait les frais de ce traitement désobligeant.
L'affaire est surprenante. Erreur ou ignorance, ou autre chose encore, les meilleurs historiens cautionnent le contresens, qu'avec simplicité les travaux de Xavier Martin s'essaient à établir et à analyser.
Purgées du lourd malentendu qui de la sorte les obère, les fameuses "valeurs de la République", que déjà l'univers nous enviait, n'en rayonneront, possiblement, que davantage.

Émission "Libre Journal de la plus grande France", animée par Philippe Pichot-Bravard.

L'autre Onfray. Avec Youssef Hindi et Jonathan Sturel pour Des Paluches et des Bouquins.


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07.2021

Puisque Michel Onfray a changé et qu'il partage désormais, avec les contestataires du progressisme, des adversaires communs, il apparaît intéressant de comprendre ce qui a motivé cette évolution.
Entre prises de positions opportunistes et réagencement des forces politiques, les essayistes Jonathan Sturel et Youssef Hindi exposent leurs analyses respectives du parcours du "philosophe médiatique" Michel Onfray qui semble porter l'étendard d'un nouveau néoconservatisme de gauche.

Guy Debord, l'art de la subversion. Avec Boris Donné, Christophe Bourseiller, Anselm Jappe, Michèle Bernstein et Gérard Berréby sur France Culture.


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20.04.2013

Astre noir de la littérature, cultivant le paradoxe et la provocation, Guy Debord demeure aujourd'hui plus célèbre et fascinant encore que de son vivant.
Son œuvre, dont le titre le plus connu est La Société du spectacle, ouvrage prophétique, a trouvé des millions de lecteurs dans le monde.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Matthieu Garrigou-Lagrange.