Philosophies des Droits de l'homme. Avec Grégor Puppinck et Frédéric Worms à Répliques sur France Culture.


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15.12.2018

Certains s'en souviennent peut-être, jusque dans les années 70 du XXe siècle, le droit était considéré par les penseurs politiques les plus en vue, comme une superstructure idéologique, pure mystification destinée à protéger et à occulter par la fiction d'une loi supposée égale pour tous, la réalité de l'exploitation et celle de la domination.
Les choses ont changé sous l'effet de la dissidence dans les pays totalitaires. Il s'est produit un extraordinaire retour du droit, et cette réévaluation a pris la forme d'une référence retrouvée aux Droits de l'homme. Référence qui reste plus que jamais de mise.
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. Plusieurs conceptions des Droits de l'homme se font jour et s'affrontent. Si tout le monde parle en effet le même langage, ce langage recouvre des pensées et des politiques antagonistes.
Pour y voir plus clair dans ce dissensus paradoxal, Frédéric Worms, membre du comité consultatif national d'éthique et philosophe, débat avec Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice.

Qu'est-ce que le romantisme allemand ? Avec Georges Gusdorf, Roger Ayrault, Marcel Brion, Antoine Faivre, Michel Le Bris, Franklin Rausky, Gilles Lapouge, Jean Cassou, Daniel Fabre, Jean-Marie Gibbal et Roger Kempf sur France Culture.


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10.1978

Le romantisme allemand est l'expression en Allemagne du mouvement artistique appelé romantisme. Habituellement, on considère que ce mouvement a commencé au XVIIIe siècle et duré jusqu'aux années 1830. Il a aussi bien touché le domaine littéraire que celui de la musique ou des arts visuels.
Souvent vu comme une réaction hostile à la modernité (dont l'influence culturelle expliquerait la "voie allemande" du XIXe siècle), les divers intervenants nous montrent à quel point cette vision est réductrice, tant du point de vue temporel que géographique. Le cadre du romantisme doit être élargi afin d'en comprendre pleinement le sens et ses manifestations.

Émission "Nuits magnétiques", animée par Olivier Kaeppelin.

Les aventures d'une pensée. Avec George Steiner sur la RTS.


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1998

Critique, philosophe, professeur de littérature anglaise et comparée à Genève, écrivain, interprète de l'art et questionneur de la civilisation occidentale finissante, George Steiner se définit avant tout comme un "maître à lire".
Dans cette série de treize entretiens menée par Guillaume Chenevière, cet intellectuel érudit évoque ses thèmes de prédilection : le langage, la tragédie, la pensée et le pouvoir, le silence après la barbarie de la Shoah et le monde futur.

Demeure, pour échapper à l'ère du mouvement perpétuel. Avec François-Xavier Bellamy sur RFI.


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04.11.2018

Derrière l'accélération partout constatée de nos vies individuelles et de notre existence sociale, il est un phénomène plus essentiel encore, qui est devenu l'horizon absolu de la conscience occidentale : le changement était, à l'âge classique, une transition entre deux moments de stabilité. Mais notre civilisation semble entrée, avec la modernité, dans une nouvelle ère, qui fait du mouvement la loi universelle. Si la vie est évolution, si l'économie est croissance, si la politique est progrès, tout ce qui ne se transforme pas doit disparaître. S'adapter, se réformer, rester dynamique, voilà nos vertus cardinales ; la mode remplace tous nos critères, le flux prend la place de l'être, et le chiffre de la lettre.
Alors que la crise contemporaine qui touche le monde occidental porte le symptôme d'une forme d'épuisement intérieur, et alors que notre rapport à l'accélération actuelle des innovations technologiques sera le grand défi politique des années à venir, il importe d'interroger, de façon à la fois approfondie et concrète, le déséquilibre créé par cette incapacité au repos, par cet oubli des stabilités les plus nécessaires à nos vies. Afin de redécouvrir ce que notre fascination pour le mouvement nous avait fait oublier : l'essentiel de nos existences se trouve peut-être bien plus dans ce qui est reçu et transmis, que dans ce qui est transformé. Et ce qui donne sens aux changements que nous pouvons apporter, ce ne peut être que la stabilité d'un but qui seul mérite notre effort.
Il n'est pas de création spontanée qui s'épanouisse sans racines, pas de voyage vers l'ailleurs qui ne suppose un domaine familier, pas de société qui s'améliore sans chercher le bien dans ce qu'il a d'éternel. Ce qui rend possible le mouvement de toute vie, et ce qui lui donne un sens, c'est toujours ce qui demeure.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

L'idée d'humanité, à l'heure de la démocratie extrême. Avec Bérénice Levet, Alain Finkielkraut et Robert Legros pour la Règle du jeu.


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21.06.2014

En quoi consiste l’idée d’humanité ? Quelle est sa grandeur ? Quelles sont ses limites ?
Voici les questions qui sont abordées, des points de vue politique et philosophique, par les philosophe Robert Le Gros, Alain Finkielkraut et Bérénice Levet.

Histoire du Fascisme. Avec Frédéric le Moal sur Radio Athena.


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27.06.2019

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission des "Jeudis du Carrefour de l'Horloge", animée par Henry de Lesquen.

Kafka, un message impérial. Avec Dominique Pagani sur Facebook Live.


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25.07.2019

Il faut rendre cette justice à Louis Althusser: dans son Lénine et la philosophie – dont on ne saurait trop recommander la lecture, comme efficace antidote au venin contre-révolutionnaire de sa vulgate le plus souvent commentée –, il évoque le formidable rire de Lénine, répercuté en écho parmi les splendeurs du golfe de Naples : c’était là sa réponse, face à l'invitation qu'il venait de recevoir, à y venir délivrer une "Communication philosophique". Et Althusser de conclure, en écho à ce rire, qu'il ne saurait y avoir, sans contradiction dans les termes, de "Communication philosophique" (sauf dérogation à produire), dans le sillage d'un matérialisme historique initié plus de deux générations avant Lénine, par l’auteur de Misère de la philosophie.
Le texte de Kafka intitulé Un message impérial semble étendre cette impossibilité jusqu'à la transmission des dernières velléités d'un mourant, voire même, déjà, d'un mort, fût-ce l'Empereur de Chine.
Le vaillant messager auquel un invraisemblable miracle aurait permis de franchir l'infinité des cours, escaliers, portes et enceintes de l'interdite cité impériale, serait en effet alors aux prises avec la Ville impériale, comme ce prisonnier dont Platon dit qu'il ressemble à chacun d'entre nous, à son retour (du détour) au fond de la caverne. "Et là, nul ne pénètre, même avec le message d'un mort".
Nous devinons qu'il est ici question de remettre et, incessamment, soumettre, nos propres efforts de transmission à la Question. Aussi bien, n'y avait-il jamais été question d’autre chose...

Il faut se battre pour sauver l'Europe ! Avec Julien Rochedy pour Sunrise.


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08.2019

Ancien président du Front national de la jeunesse, nietzschéen revendiqué, Julien Rochedy nous propose un entretien passionnant dans lequel il aborde de nombreux sujets politiques et civilisationnels, égratignant parfois sévèrement les conservateurs n'ayant pas pris la mesure de la rupture anthropologique portée par la modernité et des solutions à y apporter.

Sommaire :
 - 00'41 : que préparez-vous pour la rentrée ?
 - 04'43 : qu'est-ce qu'être européen ?
 - 07'55 : vous sentez-vous plus proche d'un Malien francophone que d'un Letton ?
 - 09'26 : l'Europe composée de 70 % d'extra-européens parfaitement assimilés serait-elle toujours l'Europe ?
 - 13'43 : va-t-on assister au retour de la biologie en politique ?
 - 18'40 : faut-il mettre en place la préférence de civilisation ?
 - 21'46 : que peuvent apporter aux Européens vos travaux sur la psychologie évolutionniste ?
 - 27'58 : cette reconnexion avec la nature est-elle possible dans le contexte actuel ?
 - 32'14 : les Européens doivent-ils renouer avec la virilité ?
 - 38'39 : qu'est-ce qu'être nietzschéen en 2019 ?
 - 44'04 : que faire pour sauver l'Europe ?
 - 49'58 : quels conseils de drague pour les jeunes Européens ?