Libérer le travail ou se libérer du travail ? Avec Franck Fischbach à l'Université Nice Sophia-Antipolis.


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03.02.2011

Si le travail est une activité et une catégorie historiquement spécifique à la seule formation sociale capitaliste, ne faudrait-il non pas, plutôt que de libérer le travail du capital, se libérer du travail en tant que tel ?
Car on ne saurait confondre cette forme d'activité intrinsèquement capitaliste d'avec le métabolisme avec la nature, en ce sens que le travail structure une forme de vie sociale inédite et historiquement récente. Loin d'être extérieur et hétérogène au capital, le fétiche-travail est ainsi saisi comme l'autre face du rapport-capital : il en est son fondement social le plus profond.
Un dépassement révolutionnaire de la forme de vie sociale capitaliste doit désormais pointer au-delà de la totalité dialectique capitaliste, donc au-delà du travail.

Pour une théorie matérialiste du racisme. Avec Armel Campagne et Zaschia sur Radio Libertaire.


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01.2018

Le racisme, pour être bien compris, appelle une théorisation matérialiste comme fait social structurel, au-delà de l'antiracisme essentialiste du PIR et de l'antiracisme idéaliste, moral et réformiste des anti-racialisateurs (républicains de gauche et libéraux).
Le racisme peut alors être défini comme comme division inégalitaire, matérielle et idéologique de l’humanité en "races", construction sociales réellement agissantes.
Il est important également de présenter les écueils potentiels d'une telle approche : le réductionnisme idéaliste, qui absolutise "la race" comme un champ séparé du réel et comme principalement un fait de discours ; le réductionnisme économique, qui au contraire déduit "les races" des catégories du capital ; le fonctionnalisme, qui déduit les processus de racialisation par leur fonction dans la lutte des classes, oubliant complètement l'autonomie relative du racisme comme idéologie ; et enfin l'objectivisme intégral, faisant des groupes racisés des objets passifs du racisme, alors qu'il s’agit plutôt d'acteurs d’un rapport de pouvoir antagonique, éventuellement susceptibles de s'abolir en tant que "race" en abolissant le système raciste lui-même.

Émission "Sortir du capitalisme".

Quelle heure est-il en Occident ? Retour sur Oswald Spengler. Avec Steven Cornu pour Le club du Mercredi à Nancy.


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24.04.2019

A travers un exposé de la philosophie d'Oswald Spengler, auteur du célèbre Déclin de l'Occident, le doctorant à la faculté de droit de Nancy Steven Cornu nous entretient des grands cycles historiques qui dictent l'évolution des civilisations et des différentes perceptions philosophiques à leur sujet.
Cette perspective d' "histoire longue" que commencent à réintégrer dans le débat public des personnalités aussi variés que Michel Onfray, Eric Zemmour ou Michel Houellebecq, nous offre un autre regard sur les évolutions actuelles de nos sociétés occidentales et sur les perspectives d'avenir de notre civilisation.

L'art et l'histoire, trois entretiens. Avec André Malraux sur France Culture.


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1974

André Malraux, écrivain et homme d'action, ministre d'État chargé des Affaires culturelles, revient dans ces entretiens sur plusieurs épisodes marquant et nous fait part des réflexions qu'il a mûries toute sa vie durant.
De l'expérience de la révolution à la rencontre de grands hommes (de Gaulle, Mao Zedong), de l'histoire de l'art à l'avenir des religions, autant de thèmes que l'auteur des Antimémoires développe ici.

1. Entretien avec Pierre de Boisdeffre (1967)
 - 0'00'00 : Le sens des Antimémoires
 - 0'08'30 : Le Général de Gaulle et la révolution
 - 0'13'11 : La Révolution culturelle chinoise, Mao Tsé Toung
 - 0'25'03 : Influence de la révolution chinoise sur le Tiers-Monde
 - 0'29'49 : L'Inde (Gandhi, Nehru)
 - 0'33'50 : La prison, la torture, la servitude

2. Entretien avec Guy Suarès (1973)
 - 0'40'53 : Le projet de ses vingt ans
 - 0'43'11 : Les civilisations, le cosmos, le christianisme
 - 0'50'45 : Valeurs et mythes de notre civilisation
 - 1'00'20 : Le héros et les saints, le prophète
 - 1'11'48 : Les mots-pièges et les mots-clés
 - 1'11'33 : La peinture extrême-orientale
 - 1'19'33 : La sculpture grecque
 - 1'21'59 : Saint François d'Assise, l'art réconcilié, la peinture italienne
 - 1'27'07 : La création artistique, l'histoire de l'art
 - 1'37'29 : Des fresques de Giotto à Pise à l'esquisse ancienne
 - 1'39'56 : L'art moderne après Picasso
 - 1'42'44 : Incertitudes et perspectives du spirituel
 - 1'51'23 : Evolutions et complexité des rapports Orient-Occident
 - 1'56'58 : L'Union soviétique et les Etats-Unis

3. Entretien avec Jean-Marie Drot (1974)
 - 2'04'25 : Lazare : la maladie, le "je", la problématique de l'art
 - 2'13'34 : Le suicide, la mémoire

Les luttes de classes en France apres les européennes. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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06.2019

Alors que les forces politiques du capital se recomposent après les dernières élections européennes, Francis Cousin nous aide à déceler les lignes de force et de fracture du point de vue de la lutte des classes.
Car au-delà des idéologies à la mode, des mensonges spectaculaires du faux omniprésent, c'est bien le prolétariat en lutte contre la dictature démocratique de la marchandise qui constitue l'acteur historique en devenir vers la communauté de l'être.

Les intellectuels français sont-ils des imposteurs ? Avec Alan Sokal et Michel Deguy à Répliques sur France Culture.


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11.10.1997

Le professeur de physique Alan Sokal a réussit, courant 1996, à faire publier dans une revue américaine un article intitulé : Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique. Cette mystification visait notamment à dénoncer l'usage intempestif de la terminologie scientifique par les sciences humaines. Il a depuis explicité son geste dans un ouvrage intitulé Impostures intellectuelles, co-écrit avec Jean Bricmont et publié en 1997.
À l'occasion de sa parution, il débat avec le philosophe et poète Michel Deguy des problèmes réccurents que présentent certains intellectuels français.
Abus de concepts et de termes scientifiques, le fait de jeter des mots savants à la tête du lecteur dans un contexte où ces mots n'ont aucune importance : ce sont des penseurs aussi prestigieux que Lacan, Kristeva, Latour, Baudrillard, Deleuze ou Guattari qui se retrouvent sur le banc des accusés...

Portrait de Joseph de Maistre. Avec Rémi Soulié, Axel Tisserand et Luc-Olivier d'Algange chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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06.2019

Homme politique, philosophe, magistrat, historien et écrivain, Joseph de Maistre est considéré comme l'un des pères de la philosophie contre-révolutionnaire.
Pour s'attaquer à ce monument de l'histoire et de la littérature à la postérité diverse (et surprenante), Alain de Benoist reçoit Rémi Soulié, Axel Tisserand et Luc-Olivier d'Algange dans ce nouveau numéro des "Idées à l'endroit".

Affects et croyances : finance, économie, politique. Avec Frédéric Lordon et André Orlean pour Citéphilo à Amiens.


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07.11.2017

Que la politique soit en proie aux "passions", tout le monde l'accordera. Autrement malaisé serait de faire entendre qu'elle ne connaît que cela, que les affects sont son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, protestera-t-on, et les "passions" que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
Spinoza bouscule ces fausses évidences. En soustrayant la catégorie d' "affect" à ses usages de sens commun – les "émotions" – il en fait le concept plus général de l'effet que les hommes produisent les uns sur les autres : ils s'affectent mutuellement. Il n'y a alors plus aucune contradiction entre les "idées" et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un – pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Autrement, elles nous laissent indifférents.
La politique, idées comprises, n'est-elle pas un grand jeu d'affects collectifs ?