Poésie de la pensée. Avec George Steiner sur France Culture.


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04.2012

George Steiner est un esprit libre qui agace certains et en fascine d'autres par sa culture encyclopédique, sa connaissance des langues anciennes et son amour de la philosophie. Cet auteur d'une œuvre complexe, prolifique, qui navigue entre poésie, linguistique et métaphysique, Laure Adler a souhaité dans des entretiens réalisés chez lui à Cambridge, l’interroger sur les chaos du monde, la montée des intégrismes, le bonheur de l’existence.
Au cours de ces émissions, il revient sur son adolescence au moment de la montée du nazisme, évoque son apprentissage de la science, sa fascination pour les grands mythes qui structurent notre pensée occidentale, évoque les figures de Gershom Scholem, Walter Benjamin, Heidegger, avoue son sens de la contemplation qu’il assouvit dans l’amour infini de la lecture et de la musique lui qui, en raison d'un handicap, fut un musicien contrarié.
George Steiner, un intellectuel insoumis, insolent, luttant contre toutes les modes.

Redécouvrir le sujet du féminisme : pour une phénoménologie du féminin. Avec Camille Froidevaux-Metterie à la Sorbonne.


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17.12.2013

Le mouvement féministe a produit bien plus qu'une dynamique d'égalisation des conditions féminine et masculine. Il a contribué, montre Camille Froidevaux-Metterie, à réorganiser en profondeur notre monde commun, à la faveur d'un processus toujours en cours qui voit les rôles familiaux et les fonctions sociales se désexualiser. Par-delà les obstacles qui empêchent de conclure à une rigoureuse égalité des sexes, il faut ainsi repérer que nous sommes en train de vivre une véritable mutation à l'échelle de l'histoire humaine. Plus d'attributions sexuées ni de partage hiérarchisée des tâches : dans nos sociétés occidentales, la convergence des genres est en marche.
La similitude de destin des hommes et des femmes ne renvoie pourtant à aucune homogénéisation. Dans un monde devenu mixte de part en part, les individus se trouvent plus que jamais requis de se définir en tant qu'homme ou en tant que femme. Or ils ne peuvent le faire sans prendre en considération la sexuation des corps. S'évertuer à la nier, comme le fait un certain féminisme, c'est heurter de plein fouet cette donnée nouvelle qui veut que la maîtrise de sa singularité sexuée soit la marque même de la subjectivité.
Camille Froidevaux-Metterie entreprend ainsi de réévaluer la corporéité féminine pour en faire le vecteur d'une expérience inédite englobant l'impératif universaliste des droits individuels et l'irréductible incarnation de toute existence. Le sujet féminin contemporain se révèle alors être le modèle d'une nouvelle condition humaine.

Une intervention dans le cadre du séminaire ANR de philosophie politique du Centre International de Philosophie Politique Appliquée, organisé par Alain Renaut et Jean-Cassien Billier.

L'authentique pensée de Karl Marx. Avec Francis Cousin à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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13.06.2016

Index chronologique :
0:00:00 : Introduction
0:01:06 : Comment définir la pensée de Francis Cousin ?
0:03:20 : Marx : des positions radicales et indépassables
0:06:49 : La crise terminale du capital
0:10:05 : Vers une "grande insurrection" de l’être ?
0:11:34 : Manipulations terroristes : le gouvernement du spectacle mondial
0:12:07 : Où la crise nous mènera-t-elle ?
0:13:10 : Grèves, syndicats et radicalité
0:17:35 : L’abolition du salariat
0:21:54 : Le "grand remplacement"
0:25:25 : La "fédération mondiale des communes émancipées"
0:30:33 : "Division du travail" ou "harmonie complémentaire des fonctions" ?
0:33:30 : La pathologie narcissique du "je" et de la concurrence
0:36:03 : "La fête est née lorsque l’homme est devenu triste"
0:38:00 : La religion, ou le sacré comme caricature du sacral
0:39:16 : L’invalidation du capital par lui-même
0:42:31 : Marx réel contre Marx falsifié
0:44:14 : Chavez, Obama, Poutine : les luttes de libération nationale et la "solution à zéro État"
0:49:34 : La loi au secours des plus faibles ?
0:50:30 : L’histoire ne repasse pas les plats
0:55:13 : Que faire ?
0:59:00 : "La vérité s’inscrit en négatif des apparences" : l’exemple du 11 Septembre
1:02:17 : Chaman’Jo, "Non", album Et après, Kontre Kulture musique

Penser et agir la puissance au XXIe siècle. Avec Frédéric Lordon et Bernard Stiegler pour Ars Industrialis au Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis.


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21.05.2016

On ne saurait aujourd'hui penser une puissance publique sans penser la puissance en tant que telle, et on ne saurait penser la puissance au XXIe siècle sans passer par Spinoza - qui passe lui-même par Aristote, dont le concept de puissance inspire sans doute aussi Simondon, le penseur du préindividuel et de l'individuation.
La puissance devient privée et technologique au cours du XIXe siècle, et, jusqu'à nos jours, ne cesse de se transformer : cette puissance se nomme alors le capitalisme, dont l'organisation économique aussi bien qu'épistémique est constituée par les technologies du calcul et à travers ce que nous appelons le processus de grammatisation en tant que processus de discrétisation - c'est à dire d'abstraction.
C'est depuis ces perspectives très générales que Frédéric Lordon est invité à s'exprimer.

Traduction des présocratiques et Savoir absolu. Entretien de Francis Cousin avec Bhû.


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02.09.2016

La réappropriation des textes présocratiques fait partie du processus d'émancipation que nous nous devons de conduire. Francis Cousin nous introduit à certains de ces textes pour nous en montrer toute la saveur et le potentiel subversif, et poursuit ensuite avec l'exposition du concept de Savoir absolu chez Hegel.
Une invitation à la lecture et à la méditation afin de retrouver le sens de la communauté de l'être.

La Suisse, la démocratie, le socialisme et la nation : David L'Epée répond aux questions de Dominique Bianchi.


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08.2016

Répondant aux nombreuses questions qui lui sont posées, David L'Epée revient sur les rapports entre démocratie et souveraineté, et analyse les arguments des anti-démocrates (notamment ceux issus du PS). Il constate la baisse d'influence des médias officiels, évoque le dévoiement du processus démocratique par l'argent, et appelle à réhabiliter un patriotisme humaniste, en défendant l'existence de frontières et d'Etats-nations sur des bases socialistes.
Dans un second temps, l'intellectuel neuchâtelois rappelle que le modèle démocratique suisse ne saurait s'exporter par la force et que la patrie doit toujours l'emporter sur l'idéologie. C'est tout le sens de la neutralité suisse, que le gouvernement viole hélas régulièrement (pendant la guerre froide et plus récemment dans l'affaire russo-ukrainienne). Il explique ensuite pourquoi la gauche a perdu le combat des idées, faute d'ouverture d'esprit et de tolérance : nous assistons bien à une reconfiguration du paysage politique, qui peut à terme constituter un espoir pour tous les peuples européens désireux de s'extraire des carcans de l'Union européenne (Brexit).
Enfin, David L'Epée rappelle la distinction à faire entre critique de l'islam et critique de l'immigration et dénonce la russophobie des élites européistes en leur opposant un rapprochement souhaitable avec l'Est. Il conclut en évoquant la faillite des média officiels et en rappelant l'importance du combat métapolitique.

Faut-il haïr le communautarisme ? Avec François Bousquet et Olivier François aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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29.04.2015

Les communautés, qu’elles soient anciennes ou récentes, de nature ethnoculturelle, linguistique, religieuse, sexuelle ou autre, sont des dimensions naturelles d’appartenance.
Pourtant, de la droite à la gauche en passant par toutes les nuances politiques intermédiaires, le "communautarisme" semble aujourd’hui faire l’unanimité contre lui : pourquoi ?

La pensée de Jean-François Mattéï. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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22.05.2016

La Rame à l'épaule est une expression que le devin Tirésias utilise pour signifier à Ulysse que ce dernier devra repartir, une fois de plus, après l'épisode du massacre des prétendants. Tout comme l'exil crée la nécessité du retour, le retour appelle inéluctablement un nouvel exil, de telle sorte que le pas de deux de l'éternel retour caractéristique la vision authentiquement grecque du monde.
Par cet emprunt à la mythologie, Baptiste Rappin qualifie l'Odyssée philosophique du penseur Jean-François Mattéi (1941-2014) qui, grand spécialiste de Platon dont il renouvela profondément l'interprétation, fut l'héritier d'un hellénisme qu'il porta, par sa maîtrise et son génie, à sa pleine incandescence.
Baptiste Rappin pointe vers le centre de la pensée de Mattéi pour surprendre le surgissement de la mythologie au sein même de la philosophie, et détecter la secrète présente du symbole au coeur de la raison. S'ouvre alors un renouvellement de la compréhension de l'histoire de la philosophie dont la trame s'entrelace infatigablement, par le jeu du retour et de la répétition, dans la chaîne de l'Être pour tisser les motifs du monde.

Émission du "Libre journal des auditeurs", animée par Didier Rochard.