Les grandes idées du XXe siècle. Avec Normand Baillargeon sur Radio Canada.


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19.02.2020

Le XXe siècle aura été un riche incubateur d'idées et d'approches novatrices, dont les répercussions se font encore sentir aujourd'hui.
Accompagné de plusieurs spécialistes, le philosophe Normand Baillargeon aborde les problématiques de l'école pour tous comme idéal de démocratisation de l'éducation, de l'écologie et du mouvement environnemental, discute d'intelligence artificielle ou encore d'économie de marché.
Tout au long de cette série d'émissions, il souhaite offrir des clés de compréhension afin que chaque citoyen puisse saisir les enjeux des grandes idées scientifiques, politiques et philosophiques qui façonnent le monde d'aujourd'hui et de demain.

1969 : les philosophes américains entrent en guerre. Avec Mathieu Hauchecorne sur France Culture.


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02.10.2019

En 1969 aux Etats-Unis, Richard Nixon devenait président des Etats-Unis le 20 janvier, Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune le 20 juillet, Janis Joplin chantait à Woodstock en août, 250'000 personnes manifestaient contre la guerre au Vietnam à Washington en novembre et le poète Jack Kerouac mourrait le 21 octobre en s'interrogeant sur la place qu'il occupait en tant qu'écrivain dans la société...
Comment, alors, les contestations étudiantes ont-elles remis en cause le primat de la philosophie analytique ? En quoi l'ouvrage Théorie de la justice de John Rawls, publié dans ce climat d'émeutes, a-t-il marqué le basculement de la pensée américaine vers une philosophie politique et engagée ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Léon Chestov (1866-1938). Avec Martin Steffens au Collège des Bernardins.


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02.12.2015

Philosophe russe installé à Paris, Léon Chestov cherche à déconstruire le rationalisme des Lumières et défend la part spirituelle de l'existence à travers une oeuvre riche et originale.
Il est lié à tous les grands penseurs de son temps et joue un rôle important dans l'entre-deux guerres.
Martin Steffens, professeur agrégé de philosophie, revient sur la trajectoire et l'oeuvre de cet auteur si étranger à la pensée occidentale.

Une conférence de l'Observatoire de la modernité.

Propriété et pouvoir. Avec Frédéric Lordon et Thomas Piketty pour le Journal l'Humanité.


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31.01.2020

Ils ont en commun d'avoir refusé l'enfermement des labos de recherche pour s'engager dans le débat public. Thomas Piketty creuse avec acharnement la question des inégalités. Soucieux de faire partager le fruit de son travail, il parvient, grâce à un remarquable effort d'écriture à faire passer des pavés de 1'200 pages pour des livres de chevet. A l'étroit dans une matière, l'économie, qui se rêve une science dure, Frédéric Lordon se pique de philosophie. Il revisite Marx et Spinoza. Si ces livres restent peu accessibles au grand public, de Nuit debout aux usines en grève, il sait chauffer les AG.
Ni l'un ni l'autre ne se satisfont de la société actuelle. Ils veulent la transformer, ou tout au moins fournir des armes intellectuelles aux forces sociales qui s'y attèlent. Pourtant, de l'analyse des causes de l'inacceptable aux solutions de son dépassement, tout les oppose. Frédéric Lordon réaffirme la nécessité de sortir du capitalisme, l'inéluctabilité d'une révolution. Il prévient que le capital ne va pas "gentiment rendre les clés". Thomas Piketty veut refonder la social-démocratie, mais prévient pourtant que ce ne sera "pas un processus paisible".  L'un et l'autre ont mis au cœur de leur réflexion la question de la propriété privée, de son lien avec le pouvoir et la domination.
Mais de quoi parlent-ils l'un et l'autre ? Des patrimoines privés ou du capital comme rapport social ? Du pouvoir de l'argent dans la société ou d'un mode de production qui a formaté la société à sa main ? Faut-il exproprier, taxer, nationaliser, socialiser, permettre aux salariés de cogérer les entreprises ? Peut-on s'en sortir en multipliant les expériences locales de coopératives ou d'autogestion ? Peut-on ainsi éluder la question de la prise de pouvoir ?

Philosophie des sciences humaines. Avec Sylvain Auroux à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.


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06.2007

L'histoire et la géographie, la sociologie et l'anthropologie, l'économie et la linguistique, la psychologie et la psychanalyse font toutes partie des sciences humaines. Ces disciplines trouvent-elles leur unité dans l'usage de certains concepts, dans un objet commun aux contours définis ou en raison d'un certain leg historique lié aux entreprises de savoir ?
Le philosophe et linguiste Sylvain Auroux, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire des sciences du langage, la philosophie et l'épistémologie des sciences humaines, se propose d'étudier les sciences humaines dans ses problématiques philosophiques afin d'en mesurer la cohérence et la pertinence sur le plan scientifique.
Une étude aussi vaste que passionnante.

Une histoire souterraine du capitalisme. Avec Dany-Robert Dufour au Cercle Aristote.


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18.11.2019

Le dernier essai du philosophe Dany-Robert Dufour Baise ton prochain. Une histoire souterraine du capitalisme résulte d'une sidération. Celle qui l'a saisi lorsqu'il est tombé sur un écrit aujourd'hui oublié, Recherches sur l'origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville. C'est en 1714, à l'aube de la première révolution industrielle, que Mandeville, philosophe et médecin, a publié ce libelle sulfureux, en complément de sa fameuse Fable des abeilles. Cet écrit est le logiciel caché du capitalisme car ses idées ont infusé toute la pensée économique libérale moderne, d'Adam Smith à Friedrich Hayek.
Fini l'amour du prochain ! Il faut confier le destin du monde aux "pires d'entre les hommes" (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s'accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c'est là le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre. Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner - flatter les uns, stigmatiser les autres - qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l'instauration d'un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l'homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble à l'enfer.
Trois siècles plus tard, il s'avère qu'aucune autre idée n'a autant transformé le monde. Nous sommes globalement plus riches. À ceci près que le ruissellement aurait tendance à couler à l'envers : les 1% d'individus les plus riches possèdent désormais autant que les 99% restants. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte faustien : la destruction du monde. Peut-on encore obvier à ce devenir ?

Jean-François Revel ou les illusions perdues de la philosophie. Avec Henri de Monvallier à l'Université Populaire d'Issy-les-Moulineaux.


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2019

De l'enfance marseillaise à l'Académie Française, en passant par la khâgne du lycée du Parc à Lyon, l'ENS, la Résistance, les voyages, les expériences professionnelles dans la presse et dans l'édition, Henri Monvallier nous dresse le portrait de Jean-François Ricard dit "Revel" (1924-2006), un homme engagé dans son siècle.
L'idée centrale étant de dégager les grandes articulations de sa trajectoire biographique et de son œuvre et de s'arrêter un peu plus longuement sur deux ouvrages : Pourquoi des philosophes ? (1957),  réquisitoire impitoyable contre les illusions que la philosophie entretient sur elle-même, et Descartes inutile et incertain (1976), dans lequel l'auteur s'efforce de défaire le lien établi entre l'adjectif "cartésien" et la notion de rationalité.
Jean-François Revel, un hommes aux visages multiples, indépendant, libéral et rationaliste, en butte aux obscurantismes de son siècle.

La Laïcité et le messianisme républicain. Avec Youssef Hindi à Bruxelles


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16.11.2019

Le travail de Youssef Hindi retrace l'histoire politico-religieuse de France sur la longue durée pour en venir à celle de la Révolution de 1789 qui, loin de l'idée répandue, ne fut pas seulement animée par les idéaux de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, mais par un virulent anticléricalisme de nature religieuse.
Car le projet révolutionnaire et républicain est mystique avant d'être politique. Et pour nous aider à saisir le fond de la crise actuelle, Youssef Hindi prend le parti d'analyser la formation, l'évolution et l'éventuelle fin de la République en historien des religions. On découvre alors comment et qui a forgée cette religion de la République, la laïcité, qui fut recherchée dès le lendemain de la Révolution par les jacobins et leurs successeurs républicains du XIXe siècle afin d'asseoir définitivement le nouveau régime.
Du kabbaliste jacobin Junius Frey (1753-1794) à Vincent Peillon en passant par Ferdinand Buisson (1841-1932), Youssef Hindi suit à la trace les mystiques et prophètes auto-proclamés de l'ère moderne qui ont élaboré cette religion composite de la République sous le règne duquel les Français vivent et dont ils ignorent jusqu'à l'existence.