La copossession du monde, vers la fin de l'ordre propriétaire. Avec Pierre Crétois sur Fréquence Paris Plurielle.


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14.02.2024

"La propriété ou le chaos !" s'écrient en chœur les thuriféraires de l'ordre propriétaire. Parce que, disent-ils, la propriété sépare le tien et le mien, elle protège la liberté individuelle et assure l'harmonie sociale. Condition de l'échange, elle fonde l'activité économique et favorise l'enrichissement collectif. À les écouter, elle n'aurait que des vertus...
C'est faire peu de cas de ses funestes conséquences – la pollution et l'épuisement des ressources naturelles, par exemple –, mais c'est aussi abandonner au marché des questions qui devraient relever de la délibération politique.
Or, Pierre Crétois le rappelle, l'intérêt économique ne se confond pas avec le bien commun. Pour endiguer le creusement des inégalités sociales et la destruction de la planète, on ne peut s'en remettre aux chimères du tout-marché ou de la démocratie de consommateurs. Un radical changement de perspective s'impose : il faut défendre des principes autonomes de justice pour remettre la propriété à sa place et l’envisager non plus comme le socle de la vie en communauté mais, au contraire, comme une modalité du commun intégrant les droits d'autrui et ceux des générations futures.

Reprendre possession du temps. Avec Pierre Caye pour le podcast Cracker l'époque.


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10.2024

Le philosophe Pierre Caye a conduit ses recherches au croisement de l'architecture, l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Il a écrit de nombreux livres dont Critique de la destruction créatrice (2015), Comme un nouvel atlasD'un état meilleur que la puissance en 2017 puis Durer. Éléments pour la transformation du système productif (2020).
Récemment, il a fait paraître Seul le temps nous appartient aux éditions Verdier. Il y propose une réflexion sur l'aliénation du temps dans le monde contemporain et sur la nécessité de recréer un espace de liberté face à l'accélération de nos vies.
La question du temps est éminemment politique : face à la capture du temps par le capitalisme et son économie de l’attention, Pierre Caye nous invite à reposséder quelque chose d'incorporel, peut-être la seule chose qui nous appartient, le temps.

Y a-t-il une politique cybernétique ? Avec Mathieu Triclot à l'Ecole Normale Supérieure.


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11.02.2025

Philosophe et maître de conférences à l'université de technologie de Belfort-Montbéliard, Mathieu Triclot se demande si on peut trouver dans la cybernétique américaine des ressources critiques pour penser le moment contemporain, entre autres en termes d'intelligence artificielle.
Après avoir définit la première cybernétique, il se demande ce que veut dire l'information pour les premiers cybernéticiens, étudie les préceptes pour une politique de l'information chez Wiener et termine en cartographiant les politiques cybernétiques.

Les croyances : entre causes et raisons. Avec Pascal Engel à la Bibliothèque nationale de France.


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20.03.2024

La croyance est un concept complexe qui touche à la psychologie, la philosophie, la logique et la sociologie. Le philosophe Pascal Engel en propose une analyse minutieuse en soulignant qu'elle est généralement un état passif de l'esprit, susceptible de degrés tout en manifestant une certaine cohérence rationnelle.
Critiquant les approches purement causales qui réduisent les croyances à des dispositions ou des informations encapsulées ou les théories qui considèrent les croyances comme de simples illusions ou des engagements sociaux, Pascal Engel rappelle que certaines croyances peuvent avoir des effets concrets sur les comportements et défend une conception rationaliste des croyances, où la raison et la délibération jouent un rôle central, et dans laquelle l'éducation est d'une extrême importance.

Deux concepts de liberté. Avec Olivier Boulnois aux Facultés Loyola Paris.


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01.01.2026

La question de la liberté est à la fois fondamentale et posée en des termes qui la rendent insoluble : comment penser une action libre si l'on admet que les phénomènes sont soumis à la causalité ?
En analysant l'émergence du concept de libre arbitre, Olivier Boulnois propose une autre généalogie de la morale. Sous un problème en apparence évident (la liberté de la volonté, née de l’idée de responsabilité, et la difficulté de penser cette liberté dans un monde régi par des rapports de cause à effet), il débusque une série de questions correspondant aux différents sens de la liberté : la liberté à l’égard d'une contrainte n'est pas la liberté à l'égard des causes extérieures ou internes ; elle peut viser la liberté d'agir, mais aussi la liberté de choisir entre plusieurs options et la liberté de vouloir ou de ne pas vouloir.
D'une liberté à l'autre, les questions ne sont pas les mêmes – ainsi, Aristote élabore une théorie cohérente de l'action sans poser la question de la liberté. Il fallait faire apparaître l' "impensé" des théories du libre arbitre pour poser correctement la question, et espérer la résoudre.

Sur les principes de la Philosophie du Droit de Hegel. Avec Franck Fischbach à la Librairie Tropiques.


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16.10.2025

S'inscrivant dans la continuité des travaux de Bernard Bourgeois, le philosophe Franck Fischbach analyse ici la structure des Principes de la philosophie du droit de Hegel, conçue initialement comme un manuel universitaire. Il se focalise sur le déploiement du concept de "volonté libre", qui permet à Hegel de dialectiser le passage du droit abstrait et de la conscience morale subjective vers l'éthicité concrète (Sittlichkeit), stade où l'individu se réalise au sein de la famille, de la société civile et de l'État.
Lors des développements, la vision hégélienne est confrontée à la critique marxiste, abordant la tension entre l'idéalisme de Hegel et le matérialisme historique. Il explore des concepts clés tels que l'universel concret, les dangers d'une liberté abstraite menant au fanatisme, et la distinction entre la morale individuelle et les mœurs sociales.
L'échange s'étend également aux interprétations politiques postérieures, évoquant les lectures de Lénine ou Kojève, pour questionner la pertinence de ces outils philosophiques dans l'analyse des rapports de pouvoir modernes.

Transhumanisme et sociéte : regards sociologiques critiques sur l'idéologie de l'humain augmenté. Avec Nicolas Le Devedec à l'Université du Québec à Montréal.


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19.04.2024

Le transhumanisme est un courant de pensée animé par l'ambition centrale d'augmenter, grâce aux nouvelles technologies, l'être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles en vue d'accéder ni plus ni moins qu'à un nouveau stade de l'évolution. Porté par une diversité d'acteurs (ingénieurs, entrepreneurs, philosophes, bioéthiciens, etc.) et appuyé par de grandes entreprises, le transhumanisme connaît aujourd'hui un rayonnement international en même temps qu'il nourrit de nombreux débats et controverses.
Faut-il condamner le transhumanisme au prétexte que la réalisation de ses idées mettrait en péril la nature même de l'être humain, comme le font valoir certains de ses opposants ? Faut-il au contraire envisager de l'encadrer en régulant les développements technologiques dont il se réclame, qui constituent aux yeux de beaucoup une révolution de toute façon inéluctable ? Et si le débat était ailleurs ?
À partir d'un regard sociologique critique, Nicolas Le Devedec invite à prendre du recul sur ce mouvement de pensée, en le resituant dans son contexte social et historique et en éclairant les enjeux sociaux, politiques et écologiques trop souvent invisibilisés qu'il soulève. 

Une conférence organisée par le Collectif Société.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2025

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.