La lutte des classes : une histoire politique et philosophique. Avec Domenico Losurdo au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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03.12.2016

La crise économique fait rage et l’on parle de plus en plus du retour de la lutte des classes. Celle-ci n’est pas seulement le conflit entre les classes propriétaires et le travail dépendant. C’est également "l’exploitation d’une nation par une autre", comme le dénonçait Marx. C’est aussi l’oppression "du sexe féminin par le masculin" comme l’écrivait Engels.
Nous sommes donc en présence de trois formes différentes de lutte des classes, appelées à modifier radicalement la division du travail et les rapports d’exploitation et d’oppression.
La lutte des classes s’avère aujourd’hui plus vitale que jamais, à condition qu’elle ne devienne pas un populisme facile qui réduit tout entre humbles et puissants, ignorant tout de la multiplicité des formes du conflit social.

La crise historique du capitalisme à partir de l'oeuvre de Marx. Avec Francis Cousin chez E&R à Nantes.


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25.06.2016

Notre histoire contemporaine ressemble à une suite ininterrompue de crises qui ne cessent d'éroder nos puissances de vivre et nos communautés enracinées. Y-a-t-il une logique à l'oeuvre derrière ce chaos apparent ?
En revenant aux enseignements de Karl Marx, Francis Cousin nous révèle le sens de l'histoire, dont le Capital est aujourd'hui l'acteur -immanent et impersonnel- central. Saurons-nous le comprendre ?

La démocratie est-elle la religion du mondialisme ? Avec Maxence Hecquard chez Philippe Maxence sur Radio Courtoisie.


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24.05.2016

La démocratie est aujourd’hui une valeur sacrée, une véritable religion. Dans son dernier ouvrage où toute l’histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître, Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière.
L’antique ordre du monde s’est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un État de droit fondé sur une "vérité scientifique" : le Progrès. Qui contesterait un tel régime ?
La cohérence remarquable du système apparaît ainsi à l’énoncé de la métaphysique sous-jacente : celle d’un univers en évolution peint par Condorcet et Teilhard de Chardin, mais véritablement pensé par Kant, Hegel et Darwin.
La démocratie est le moment politique de ce progrès. Hasard et liberté, droit et morale, intérêt et bien commun forment désormais autant de couples indissolubles. Le lien social devient essentiellement économique.

Lutte des classes contre lutte des minorités. Entretien de Francis Cousin avec Bhû.


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08.11.2016

Alors que le pouvoir en place semble accorder beaucoup d'importance aux combats contre la stigmatisation des "minorités" (femmes, étrangers, migrants, LGBT), il est important de prendre du recul et, dans une optique radicale et révolutionnaire, de comprendre comment ces actions s'inscrivent dans la dynamique de développement du capitalisme afin de masquer les antagonismes de classe.

Le populisme. Avec Vincent Coussedière au Club Gutenberg à Strasbourg.


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22.11.2016

Si un éloge du populisme reste possible, c’est parce que le populisme n’est pas ce phénomène de ressentiment identitaire critiqué par les experts, confondant populisme du peuple et démagogie populiste. Le populisme est d’abord une affirmation, l’affirmation d’un attachement profond à une tradition qu’il s’agit d’imiter. Ce que le peuple veut conserver, ce n’est pas son identité, car il n’a pas d’identité et il le sait. Ce qu’il veut conserver, c’est sa capacité d’imiter une tradition et de reconnaître la similitude de ceux qui l’imitent avec lui. C’est très maladroitement que les mouvements populistes expriment leur revendication dans un langage identitaire, tombant ainsi dans le piège des démagogues. Etre conservateur ne consiste pas à vouloir conserver une identité mais à vouloir conserver une liberté.
A rebours de cette interprétation méprisante du "populisme", Vincent Coussedière propose une réévaluation du phénomène. Le populisme n’est plus rabattu sur une forme de démagogie et d’appel au peuple, mais il est repensé comme la réaction, saine en elle-même, d’un peuple politique à sa destruction. Car il y a plus de mémoire politique dans le populisme du peuple que dans les interprétations que proposent les experts de "la tentation" populiste ou de "l’illusion" populiste. C’est cette mémoire politique, retenue encore dans le peuple populiste, et perdue par les élites, qui ménage paradoxalement un avenir aux peuples de nos pays.

L'imposture de la démocratie : vers un nouveau régime politique ? Avec Eric Guéguen et Christophe Buffin de Chosal sur TV Libertés.


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06.2016

Le philosophe Eric Guéguen et l'historien belge Christophe Buffin de Chosal nous propose un débat de haut vol sur notre émocratie et les maux qui en découlent.
Tous deux partagent l’idée selon laquelle notre gouvernement représentatif est un régime moribond incapable d’assurer le bien commun.
A travers le prisme du libéralisme, ils reviennent sur la notion d’opinion publique, proposent une critique des mouvements populistes en Europe et tentent de donner des pistes pour élaborer un régime taillé pour la France.

Autorité et émancipation : Horkheimer et la théorie critique. Avec Katia Genel pour Citéphilo à Lille.


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15.11.2013

Reprenant les problématiques originelles de l’Ecole de Francfort, Katia Genel suit le cheminement des travaux de Max Horkheimer, ses débats avec Adorno, Fromm, Marcuse, mais aussi Walter Benjamin.
La problématique de l’autorité est centrale. Tout d’abord elle fait l’objet de recherches pluridisciplinaires : il s’agissait d’éclairer, dans le cadre de la famille, de la vie professionnelle et politique, la soumission à l’autorité du chef, du père, du maître. Par-là on cherchait à comprendre le processus de servitude volontaire par lequel les masses ouvrières, brisées par l’échec de la révolution spartakiste, se sont ralliées à Hitler.
Mais la question de l’autorité n’est pas seulement une réalité psychologique et sociale, c’est aussi une réalité épistémologique. Très tôt Horkheimer dénonce le "faitalisme", la soumission à l’autorité du "c’est un fait", du "c’est comme ça" par lequel on interdit d’avance toute légitimité à une théorie critique.
L’autorité, définie comme l’ "approbation de fait d’un rapport de dépendance donné", est ce phénomène complexe qui regroupe aussi bien des attitudes dogmatiques, des positions idéalistes, que les phénomènes les plus triviaux et les plus routiniers de l’asservissement quotidien.
On découvrira en "excursus" un rapprochement entre les analyses de Hannah Arendt sur la crise de l’autorité et les travaux de l’Ecole de Francfort.
Comment lever les obstacles que toutes les formes d’autorité, qui ne sont pas nécessairement réductibles les unes aux autres, posent sur la voie de l’émancipation ? Quand l’autoritarisme s’épanouit dans l’espace public, quand les théories critiques ne font plus autorité, et quelles sont nos chances d’émancipation ?

Justice : bien juger pour bien agir. Avec Michael Sandel sur France Culture.


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22.04.2016

Qu'est-ce qu'une société juste ? Celle où l'on maximise le bien-être du plus grand nombre ? Celle dans laquelle on respecte la liberté et les droits des individus ?
Pour Michael Sandel, c'est une troisième voie qu'il faut adopter : la société juste est celle qui favorise la vertu.

Emission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Géraldine Mosna-Savoye.