La justice selon Michael Sandel. Avec Dominique Jouault à l'Université Populaire d'Évreux.


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10.11.2017

Si un homme réclame la possibilité de vendre un de ses organes, certains répondront que cela est juste parce que cela ne nuit pas à autrui et que cela peut même sauver une vie. Cependant d'autres s’opposeront à la décision de vendre ses organes en disant que cela est immoral.
La personne humaine ne peut faire l'objet d'un marché mais seulement se donner. Elle ne peut être échangée contre de l'argent. Les religions et l'humanisme  nous commandent de respecter le corps humain en affirmant que cela est juste et ils interdisent de vendre des organes humains ou de les acheter.
Mais si toutes les personnes ne sont pas d’accord pour dire ce qui est juste, comment savoir ce qu'est la justice ? Comment exiger la justice si nous ne savons pas ce qu'elle est ?
Autant de questions qu'affronte Michael Sandel en développant une philosophie morale réhabilitant le bien commun, en rupture avec les conceptions libérale et utilitaire qui fondent le droit moderne.

Race, Sexe et Culture. Avec Patrick Tort à la Librairie Tropiques.


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2014

Dans le petit livre d'entretiens avec Régis Meyran qui vient d'être publié, Patrick Tort nous propose un point de vue matérialiste et rationaliste, darwinien et marxiste, sur le vieux débat Nature/Culture, également présenté dans l'opposition Inné/Acquis. 
Cette veille question a malheureusement tourné dernièrement à la pantalonnade sociétale, au fil d'une instrumentalisation politicienne "de tous bords" par les trissotins des obédiences politico-médiatiques "en vogue".
Une mise au point était donc nécessaire.

Julien Freund et l'essence du politique. Avec Rémi Soulié et Patrick Tacussel chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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05.2018

Le philosophe Alain de Benoist, dans ce nouveau numéro des "Idées à l’endroit", consacre son émission au philosophe, sociologue et père de la polémologie moderne Julien Freund. Celui-ci s'est imposé dans le monde intellectuel avec son maître ouvrage L'essence du politique et son oeuvre est traduite en près de 20 langues.
Pour en parler, l'essayiste Rémi Soulié et le professeur de sociologie Patrick Tacussel -tous deux ayant connus personnellement Julien Freund- viennent souligner les lignes de force de son oeuvre intellectuelle.

Les désarrois d'une jeunesse sans passé. Avec Olivier Rey sur Radio Courtoisie.


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26.05.2014

A y regarder de près, il est peu de débats contemporains, qu'ils portent sur l'école, la crise de l'autorité ou le délitement du lien social, qui ne se ramènent, chaque fois, à un affrontement entre deux grandes conceptions de la liberté humaine. Pour l'une, l'individu est tout fait : il est donc à libérer des chaînes qui entravent sa pleine expression. S'émanciper, dans cette optique, ce sera d'abord s'affranchir du passé et du donné, en finir avec le fini en même temps qu'avec la tutelle abusive des générations antérieures. C'est ce qu'Olivier Rey, tout à la fois romancier, essayiste et mathématicien, appelle le désastreux "fantasme de l'homme auto-construit". L'autre conception part du principe selon lequel l'individu est à faire, à cultiver, à éduquer. Dans cette perspective, "les individus ne naissent pas libres : ils naissent destinés à la liberté".
Ainsi comprise, l'accession à l'autonomie requiert en outre un détour, chacun devant "en passer par une phase où il reçoit de ceux qui précèdent le capital accumulé". Il ne s'agit pas là d'attenter à la liberté, mais de la permettre. Un homme rivé à sa culture est privé du pouvoir de la questionner. Un homme sans culture l'est tout autant.
L'inquiétant, pour Olivier Rey, vient justement de ce que cette seconde conception -l'autonomie entendue comme une conquête progressive, voire une ascèse- est en train de perdre la partie. Au point de nous confronter au vertige d'une raison qui, loin de "civiliser l'infantile en nous", s'est désormais mise à son service...

Émission "Psychologie et littérature", animée par Quentin Debray.

Qu'est-ce qu'une éducation républicaine ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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12.01.2018

La question de l’éducation comme question politique est au centre des philosophies, antiques, chez Platon comme chez Aristote, autant que modernes, chez Rousseau ou chez Hegel.
Le républicanisme français du XIXe et du début du XXe siècle en fait le socle de la République. Au contraire, de nos jours, la finalité de l’éducation semble beaucoup plus centrée sur la réussite individuelle dans le cadre d’une égalité des chances toujours plus difficile à cerner. La crise patente de l’école pose à nouveau frais la question des rapports entre éducation et république.
Trop souvent cette crise est abordée sous l’angle de la pure déploration ce qui ouvre la voie à d’interminables polémiques. Pour éviter de s’enliser dans ces chemins sans issue, il semble nécessaire de reprendre la question sur le fond, c’est-à-dire en partant de la philosophie et spécialement de la philosophie politique républicaniste.
En premier lieu, Denis Collin essaie de distinguer éducation et instruction, une distinction qui semble indispensable si l’on veut délimiter les tâches qui incombent proprement au politique de celles qui renvoient à la responsabilité des citoyens, en tant que parents ou en tant que simple membre de la société civile.
En second lieu, il est montré que la conception républicaniste de la liberté comme non-domination implique un certain de nombre de tâches politiques incombant à l’État mais aussi aux citoyens raisonnables.
En troisième lieu, enfin, l'on rappelle comment le gauchisme antirépublicain a, de fait, labouré le terrain de la destruction de l’école républicaine mais aussi, plus largement, rendu plus difficile toute éducation.

Ortega y Gasset : penser la modernité. Avec Luc Roche au Cercle Aristote.


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16.04.2018

Comment penser la Culture, la Civilisation et l'Histoire avec rectitude ? Comment se départir des condamnations faciles, des illusions rétrospectives, de la nostalgie d'âges d'or imaginaires, de l'obsession de la décadence ?
Ces questions, et bien d’autres, furent au fondement des réflexions de José Ortega y Gasset, lorsqu'il entreprit de penser les grands bouleversements (Renaissance, Lumières) qui nous précédèrent. Il en tira une lecture de l'Histoire plus actuelle que jamais, entre étude des ruptures et analyse des permanences.
Loin du manichéisme qui se répand aujourd'hui, il montre, dans chaque époque, le visage de l'invariant et celui du changeant, rétablissant la grande chaîne de l'Histoire. Cette vision féconde est à notre portée pour comprendre notre passé, appréhender notre présent et entrevoir notre avenir.
Luc Roche, professeur de philosophie et hispanisant, nous introduit à l'oeuvre de ce grand penseur dont il vient de traduire Autour de Galilée pour les éditions Perspectives Libres.

La France contre les zombies. Avec Lucien Cerise pour le Cercle Rébellion à Toulouse.


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13.04.2018

Créature emblématique du cinéma d’horreur depuis les années 1970, le zombie n’a conservé de l’être humain que l’enveloppe, et encore dans un état de dégradation avancée. Il erre sans but sinon celui de consommer la chair de ceux qui n’ont pas encore été contaminé. On notera que le zombie haïtien, duquel celui de George Romero et consorts s’inspire très librement, est la victime d’un prêtre vaudou marionnettiste usant de diverses techniques pour diriger ses mouvements.
Toute ressemblance avec l’habitant moyen des grandes villes modernes est-elle fortuite ? Car le capitalisme mondialisé zombifie les populations qu’il touche, c’est-à-dire qu’il généralise un profil psychologique de type "zombie", fondé sur l’incapacité à dire "non" et à se rebeller.
Quelles sont les ressources de la culture et de l’identité françaises qui permettent de se prémunir contre cette épidémie de zombies ?
Lucien Cerise, spécialiste de l’ingénierie sociale, nous parle de cette sorcellerie d’un nouveau genre et de ses effets sur nos contemporains.

Populisme ou retour des peuples européens ? Avec Vincent Coussedière à l'Académie des sciences morales et politiques.


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27.03.2017

Depuis la sortie courant 2012 de L'Eloge du populisme par Vincent Coussedière, ce que les médias appellent le "danger" du populisme, ou la "marée noire" du populisme, n'a cessé de prendre de l'ampleur.
Car le populisme est souvent défini comme la démagogie dans la démocratie. C'est à peu de chose près la définition qu'en donne Pierre-André Taguieff. Et s'il était autre chose ? Et si c'était l'irruption du peuple dans la politique, quand le peuple juge que ses dirigeants ne sont pas à la hauteur ?
C’est l'hypothèse défendue par Vincent Coussedière qui a sorti récemment Le retour du peuple, livre dans lequel il continuer de s'interroger sur la signification du phénomène populiste. En deux livres pénétrants, ce professeur agrégé de philosophie, également élu local, s'est imposé comme l'un des penseurs incontournables de notre époque. Rencontre avec un républicain rafraîchissant.