L'emprise étatique révolutionnaire sur l'individu. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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05.05.2013

Fin 1789, un "étonnant vieillard" chargé de cent vingt ans vient faire sensation à la Constituante. L'émoi qu'il y cause arbore les traits préromantiques, non dénués d'équivoque, de la sensiblerie d'alors. Un théoricien de la pédagogie prétend aussitôt, pour ses leçons de choses, "s'emparer de l'auguste vieillard", qu'en réalité ses proches manipulent pour en faire argent.
Au-delà de l'anecdote, l'affaire - à maints égards tragicomique - met en jeu les ressorts, visibles ou cachés, d'une autre facette de l'esprit du temps : l'utilitarisme. De fil en aiguille, ce qu'évoque Xavier Martin, c'est, avec ses saveurs inégalement douces, tout l'univers mental de la Révolution, au centre duquel un souci majeur et déterminant : s'approprier homme.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.

La culture contre la barbarie. Avec George Steiner à la Bibliothèque nationale de France.


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08.06.2006

Connaissons-nous George Steiner ? L'arpenteur de toutes nos cultures, présentes et passées, le philosophe qui nous convainc que penser c'est aussi dialoguer avec d'autres langues, d'autres cultures. Car pour Steiner, le don des langues dont il est doté c'est la jubilation de communiquer le savoir le plus érudit mais c'est aussi le talent sans égal de raconter la pensée, de la mettre en scène, d'en faire un événement.
Il est l'homme aussi bien de l'essai, du récit, de la critique que du roman - pour ce qui relève de la forme - ; quant à son "matériau", en définir les contours reviendrait à défier la Culture même.
Pour celui qui "a commis l'indiscrétion d'être juif", le cour de l'oeuvre est habité par "la volonté d'être présent", dans tous les sens du terme, "après la Shoah". Est-ce à cet héritage talmudique que nous lui devons ce statut de maître de lecture ? Un maître qui nous fait la courte échelle pour gravir des sommets autrement inaccessibles.

Une échange avec Pierre-Emmanuel Dauzat, modéré par Valérie Marin La Meslée.

Un cerveau pensant, entre stabilité et plasticité. Avec Dany-Robert Dufour et Jean-Pierre Lebrun à Bruxelles.


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20.04.2018

Les concepts aujourd'hui promus par les neurosciences permettent mais aussi obligent à réaborder autrement des questions anciennes comme les relations corps/esprit ou encore le débat nature/culture. Les progrès incontestables de ce champ scientifique ces dernières années mettent-elles en question la discipline que Freud a "inventée" et que Lacan a "réinventée" ? Leurs avancées ne contraignent-elles pas à revisiter les rapports du corps et du langage ?
Évitant tout réductionnisme, Dany-Robert Dufour discute les thèses de Jean-Pierre Lebrun et Marc Crommelinck autour du fonctionnement du cerveau pensant, loin des énoncés simplistes auxquels nous ont habitué les médias.

Une conférence organisée par l'Association Freudienne de Belgique.

Philosophies des Droits de l'homme. Avec Grégor Puppinck et Frédéric Worms à Répliques sur France Culture.


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15.12.2018

Certains s'en souviennent peut-être, jusque dans les années 70 du XXe siècle, le droit était considéré par les penseurs politiques les plus en vue, comme une superstructure idéologique, pure mystification destinée à protéger et à occulter par la fiction d'une loi supposée égale pour tous, la réalité de l'exploitation et celle de la domination.
Les choses ont changé sous l'effet de la dissidence dans les pays totalitaires. Il s'est produit un extraordinaire retour du droit, et cette réévaluation a pris la forme d'une référence retrouvée aux Droits de l'homme. Référence qui reste plus que jamais de mise.
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. Plusieurs conceptions des Droits de l'homme se font jour et s'affrontent. Si tout le monde parle en effet le même langage, ce langage recouvre des pensées et des politiques antagonistes.
Pour y voir plus clair dans ce dissensus paradoxal, Frédéric Worms, membre du comité consultatif national d'éthique et philosophe, débat avec Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice.

Qu'est-ce que le romantisme allemand ? Avec Georges Gusdorf, Roger Ayrault, Marcel Brion, Antoine Faivre, Michel Le Bris, Franklin Rausky, Gilles Lapouge, Jean Cassou, Daniel Fabre, Jean-Marie Gibbal et Roger Kempf sur France Culture.


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10.1978

Le romantisme allemand est l'expression en Allemagne du mouvement artistique appelé romantisme. Habituellement, on considère que ce mouvement a commencé au XVIIIe siècle et duré jusqu'aux années 1830. Il a aussi bien touché le domaine littéraire que celui de la musique ou des arts visuels.
Souvent vu comme une réaction hostile à la modernité (dont l'influence culturelle expliquerait la "voie allemande" du XIXe siècle), les divers intervenants nous montrent à quel point cette vision est réductrice, tant du point de vue temporel que géographique. Le cadre du romantisme doit être élargi afin d'en comprendre pleinement le sens et ses manifestations.

Émission "Nuits magnétiques", animée par Olivier Kaeppelin.

Les aventures d'une pensée. Avec George Steiner sur la RTS.


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1998

Critique, philosophe, professeur de littérature anglaise et comparée à Genève, écrivain, interprète de l'art et questionneur de la civilisation occidentale finissante, George Steiner se définit avant tout comme un "maître à lire".
Dans cette série de treize entretiens menée par Guillaume Chenevière, cet intellectuel érudit évoque ses thèmes de prédilection : le langage, la tragédie, la pensée et le pouvoir, le silence après la barbarie de la Shoah et le monde futur.

Demeure, pour échapper à l'ère du mouvement perpétuel. Avec François-Xavier Bellamy sur RFI.


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04.11.2018

Derrière l'accélération partout constatée de nos vies individuelles et de notre existence sociale, il est un phénomène plus essentiel encore, qui est devenu l'horizon absolu de la conscience occidentale : le changement était, à l'âge classique, une transition entre deux moments de stabilité. Mais notre civilisation semble entrée, avec la modernité, dans une nouvelle ère, qui fait du mouvement la loi universelle. Si la vie est évolution, si l'économie est croissance, si la politique est progrès, tout ce qui ne se transforme pas doit disparaître. S'adapter, se réformer, rester dynamique, voilà nos vertus cardinales ; la mode remplace tous nos critères, le flux prend la place de l'être, et le chiffre de la lettre.
Alors que la crise contemporaine qui touche le monde occidental porte le symptôme d'une forme d'épuisement intérieur, et alors que notre rapport à l'accélération actuelle des innovations technologiques sera le grand défi politique des années à venir, il importe d'interroger, de façon à la fois approfondie et concrète, le déséquilibre créé par cette incapacité au repos, par cet oubli des stabilités les plus nécessaires à nos vies. Afin de redécouvrir ce que notre fascination pour le mouvement nous avait fait oublier : l'essentiel de nos existences se trouve peut-être bien plus dans ce qui est reçu et transmis, que dans ce qui est transformé. Et ce qui donne sens aux changements que nous pouvons apporter, ce ne peut être que la stabilité d'un but qui seul mérite notre effort.
Il n'est pas de création spontanée qui s'épanouisse sans racines, pas de voyage vers l'ailleurs qui ne suppose un domaine familier, pas de société qui s'améliore sans chercher le bien dans ce qu'il a d'éternel. Ce qui rend possible le mouvement de toute vie, et ce qui lui donne un sens, c'est toujours ce qui demeure.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

L'idée d'humanité, à l'heure de la démocratie extrême. Avec Bérénice Levet, Alain Finkielkraut et Robert Legros pour la Règle du jeu.


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21.06.2014

En quoi consiste l’idée d’humanité ? Quelle est sa grandeur ? Quelles sont ses limites ?
Voici les questions qui sont abordées, des points de vue politique et philosophique, par les philosophe Robert Le Gros, Alain Finkielkraut et Bérénice Levet.