Fascisme et bloc bourgeois. Avec Stefano Palombarini pour Lundi matin.


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06.2024

Dans leur livre L'illusion du bloc bourgeois, Stefano Palombarini et Bruno Amable citent L'Art de la guerre de Machiavel : "Celui-là est rarement vaincu, qui sait mesurer ses forces et celles de l'ennemi." À partir de cette prise de position "néoréaliste", essayons de mesurer la dynamique et l'histoire des forces de l'ennemi en dissipant les nuages du chaos apparent.
La crise que nous traversons semble, désormais, se réduire et se résumer dans la "décision" devenue presque arbitraire du président Macron. Elle semble atteindre une forme paroxystique. Voire extatique. Les stratagèmes électoraux du macronisme, devenus inopérants, font place à ce qu'il reste lorsque la stratégie semble morte : le pur pari – l'action votive – le coup de poker.
Ce qui est en jeu dans cette dissolution, c'est bien tout le paradoxe d'une victoire par deux fois d'un président dont le soutien est une base sociale minuscule, obligé d'essayer de se rallier non seulement le "bloc bourgeois", ni de droite ni de gauche, mais, à terme, le "bloc identitaire" - seul bloc "populaire" encore compatible avec le libéralisme autoritaire.
En bref : il y a, depuis 40 ans, une vaste crise d'hégémonie et de dominance sociale.

Valeur Ajoutée. Avec André Orléan à la FIAC.


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19.10.2012

La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n'a su ni prévoir les désordres à venir, ni même mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d'un profond dysfonctionnement qui exige, pour être corrigé, un renouvellement radical des approches et des concepts, au premier rang desquels celui de valeur économique.
La tradition économique conçoit la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme une grandeur objective qui s'impose aux acteurs à la manière d'un fait naturel. Or il n'existe pas de "vraies valeurs". Dans un monde incertain comme le nôtre, plusieurs prix sont possibles car plusieurs avenirs sont possibles. Pour cette raison, l'évaluation n'a rien de neutre. Elle n'est jamais la mesure de ce qui est mais toujours l'expression d'un point de vue au service d'intérêts. Elle est l'acte par lequel la société s'engage en décidant quelles voies seront explorées et quelles autres rejetées.
C'est cette vision nouvelle de l'économie que l'économiste André Orléan propose à la réflexion.

L'Empire n'a jamais pris fin. Avec Pacôme Thiellement sur Blast.


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2023

Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.

Le jeune Marx, ou comment Marx est devenu révolutionnaire. Avec Michael Löwy et Isabelle Garo pour ContreTemps.


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02.2022

C'est en compagnie des philosophes Isabelle Garo et Michael Löwy que nous revenons sur le parcours de Marx des années 1840 à 1848, de son arrivée dans le Paris révolutionnaire jusqu'à la publication du Manifeste du parti communiste.
Et l'on découvre que ce jeune rhénan en colère n'est pas né marxiste ! Il est alors intéressant de retracer son itinéraire, depuis ses positions démocratiques mais réformistes alors qu'il est à la tête de la Gazette Rhénane (un journal d'opposition libérale), à son appel à une "révolution radicale" pour l'Allemagne et à sa première évocation du prolétariat.

Émission "En avant Marx", animée Marina Garrisi.

Cybernétique et Amérique : la postmodernité selon Michel Freitag. Avec Baptiste Rappin au Cercle Aristote.


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01.07.2024

Le nom de Michel Freitag, en dehors de quelques cercles restreints, n'est guère connu. Pourtant, son œuvre, toujours en cours d'édition près de quinze ans après sa disparition (2009), est monumentale, tant par le volume physique des ouvrages que par l'envergure théorique qui s'y déploie.
Le philosophe Baptiste Rappin nous propose ici de découvrir un sociologue discret et marginal, pour ne pas dire méconnu ou ignoré : il est l'un des rares intellectuels francophones à n'avoir pas succombé à la pulvérisation méthodologique des savoirs et, par conséquent, à n'avoir pas renoncé à l'entreprise d'une théorisation générale de la société.

Curée de campagne. Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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06.2024

Suite à l'annonce, par le président de la République après le résultat des élections européennes, de la dissolution de l'Assemblée nationale, le monde politique français est en ébullition.
Entre guerre des partis, trahisons, calculs de boutiquers, manipulations, alliances et coups bas, il s'agit de garder la tête froide pour comprendre le sens de la recomposition du paysage politique.
C'est ce que Pierre-Yves Rougeyron se propose de faire, en commentant, semaines après semaines, l'évolution des rapports de forces au sein d'une 5e République moribonde.

Robert Kurz et la question de l'Etat. Avec Johannes Vogele et Clément Homs à la Librairie Terra Nova.


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02.06.2022

Quelles relations lient intrinsèquement l'État moderne et le capitalisme ? En quoi peut-on dire que tout mouvement émancipateur conséquent ne saurait écarter de ses objectifs une dissolution de l'État ? Sans renoncer à une argumentation systématique, c'est sous la forme de thèses que Robert Kurz examine ces questions dans L'Etat n'est pas le sauveur suprême (Crise & Critique, 2022).
Il revient sur les principales pensées politiques tant fondatrices et apologétiques que critiques et oppositionnelles, en cherchant à établir des fondements nouveaux pour une théorie critique de l'État.
Son point de départ étant tout autant les limites de la critique anarchiste de l'État chez Bakounine, que la réflexion fragmentaire et conceptuellement incohérente de Marx et Engels, telle qu'elle apparaît dans la confrontation avec les partisans de Bakounine et à propos de la Commune de Paris.

Du jardin d'Eden à aujourd'hui : le travail et les catholiques. Avec Jean-Marie Salamito sur Radio Courtoisie.


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09.05.2023

La Bonne Nouvelle n'est pas une théorie économique, et cependant, révélant Dieu, elle redécouvre plus profondément l'humain, jusque dans les conditions matérielles de son existence. Ainsi le christianisme, prêchant un Verbe fait charpentier, a-t-il transformé en profondeur la vision du travail héritée des Grecs et des Romains, et affirmé la dignité du manouvrier.
Au-delà d'une critique frontale des valeurs sociales, il s'est agi d' abord de manifester le besoin de tout homme d'être sauvé - l'aristocrate aussi bien que l'esclave - et de conduire, indirectement ou de surcroît, à une économie de la communion et de l'humilité.

Émission du "Libre Journal de la Réaction", animé par Philippe Mesnard.

Les apports civilisationnels du christianisme. Avec Jean-François Chemain sur Radio Courtoisie.


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26.07.2023

Dans un espace géographique occidental limité, le catholicisme "romain" a su participer au développement d'une civilisation originale : unité de l'Europe, primauté de la paix et limitation de la guerre, laïcité, droits de l'Homme, égalité femmes-hommes, condamnation de l'esclavage, souci de l'enseignement, possibilité de la science, notamment, en sont les fruits.
Par l'action conjointe et souvent conflictuelle de deux acteurs - l'Église et l'État -, les énergies ainsi libérées ont permis à l'Europe chrétienne d'acquérir, à l'époque moderne, une supériorité technique qui l'a conduite à dominer le monde et à prétendre y imposer sa civilisation.
Mais l'Occident se trouve désormais au banc des accusés. À l'extérieur, on conteste son hégémonie, invoquant des griefs présents et passés. À l'intérieur, les uns, surenchérissant sur le monde, exigent qu'il fasse repentance de ce qu'il a été - conquérant, dominateur, homogénéisateur... tandis que d'autres, nostalgiques de la "chrétienté", lui font grief de ce qu'il ne serait plus assez "chrétien".
À l'heure du doute, Jean-François Chemain nous livre une réflexion puissante et originale sur les apports civilisationnels du christianisme et la légitimité de leur devenir.

Émission "Au fil des pages", animée par Virgile Tercia.

Paris et Berlin sont-elles encore capables de dialoguer avec Moscou ? Avec Laurent Ozon et Edouard Husson à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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19.06.2024

L'axe Paris-Berlin-Moscou pourrait-il bientôt avoir une nouvelle actualité ? Laurent Ozon, chef d'entreprise et prospectiviste, accompagné d'Edouard Husson, historien spécialiste de l'Allemagne, nous dressent le portrait d'une Europe en difficulté et reviennent sur l'histoire et l'avenir des relations franco-russe-allemandes.

 - 0'00'30 : Paris-Berlin-Moscou
 - 0'02'04 : La relation franco-russe s'est construite sur les alliances géostratégiques
 - 0'03'25 : La puissance maritime anglo-saxonne
 - 0'05'18 : Washington-Londres-Bruxelles ou l'Occident
 - 0'07'10 : L'Allemagne
 - 0'08'30 : La place de l'Europe
 - 0'09'08 : Le plan Schlieffen
 - 0'10'00 : La Russie, les Etats Unis et la Chine
 - 0'11'00 : L'Occident choisit la guerre de 2e génération contre la Russie
 - 0'15'40 : Les Etats-Unis tentent d'installer le scénario coréen en Ukraine
 - 0'17'00 : Le terrorisme intellectuel
 - 0'19'20 : La France va mal
 - 0'21'05 : L'état profond américain et les néoconservateurs
 - 0'24'10 : La guerre de la 4e génération
 - 0'25'06 : Les guerres de l'opium
 - 0'27'30 : Les budgets militaires russe et otanien
 - 0'30'20 : La guerre est le résultat de la nature d'une société
 - 0'31'40 : La déstabilisation des sociétés par l'Occident
 - 0'32'30 : L'Occident mène une guerre permanente contre sa population
 - 0'35'40 : L'espoir donné par la Russie
 - 0'38'40 : Sur le plan optico-politique, la Russie c'est le point fixe
 - 0'39'45 : L'axe Paris-Berlin-Moscou ne peut pas être restauré
 - 0'41'35 : Les axes Paris-Alger/Berlin-Ankara/Moscou-Pékin vont dominer d'ici 10-20 ans
 - 0'44'21 : Le seul exemple de la coopération Paris-Berlin-Moscou : la guerre de l'Irak
 - 0'45'45 : Chirac, Schröder et Poutine en 2003
 - 0'47'42 : Une lutte féroce entre les Français et les Allemands autour du gazoduc
 - 0'50'20 : Paris-Moscou vs. Moscou-Berlin
 - 0'52'30 : Le pacte germano-soviétique
 - 0'53'23 : Les années 1960-1970
 - 0'57'17 : La France comme nation politique, l'Allemagne comme nation économique
 - 1'00'45 : Les affrontements France/Russie vs. Allemagne/Russie
 - 1'02'53 : L'Allemagne de l'Ouest et la guerre germano-soviétique
 - 1'05'10 : Poutine et les messages à l'Allemagne et à la France
 - 1'06'40 : Les Etats-Unis cassent les relations russo-allemande et franco-allemande
 - 1'08'06 : La transition écologique
 - 1'09'50 : L'avenir des relations Russie-Allemagne
 - 1'11'05 : La France et sa politique indépendante, le réveil ?
 - 1'14'34 : Pourquoi nous pouvons être intéressants pour la Russie ?
 - 1'15'39 : Comment dialoguer avec la première puissance militaire du monde ?
 - 1'17'37 : Deux partis principaux en Allemagne

Le mythe du progrès en sociologie. Avec Julien Mattern sur Radio Zinzine.


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2016

Pour Julien Mattern, maître de conférence en sociologie, l'idée que la société occidentale était dans une forme d'extase progressiste jusque dans les années 1980 est une idée reconstruite. En effet, dès le XIXe siècle, les sociologues classiques constatent les effets néfastes du progrès tout en se résignant à l'embrasser.
Il illustre ce rapport paradoxal de la sociologie au progrès en revenant d'abord à la pensée d'Émile Durkheim : alors que ce sociologue français observe l'explosion du taux de suicides à son époque, il établit que le progrès est une loi de la nature qui s'impose aux hommes. Et si le présent semble si chaotique, c'est parce que le monde est en transition. C'est ensuite dans l'oeuvre de Georges Friedmann que l'on déplore la perte de contact avec la Nature, même s'il juge lui aussi qu'elle est inéducable.
Pour Julien Mattern, l'adhésion des classiques au mythe du progrès relève plutôt d'un pari : celui d'une transition la plus harmonieuse possible humanisant le progrès.

La religion woke. Avec Jean-François Braunstein sur RFI.


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09.10.2022

Au nom de la lutte contre les discriminations, une vague d'intolérance submerge le monde occidental. Venue des universités américaines, la religion woke, la religion des "éveillés", emporte tout sur son passage : médias et culture, entreprises, écoles, universités.
De la théorie du genre à la théorie critique de la race, le but des wokes est de "déconstruire" tout l'héritage culturel d'un Occident accusé d'être "systémiquement" sexiste, raciste et colonialiste. Leur enthousiasme évoque bien plus les "réveils" religieux protestants américains que la philosophie française des années 1970. C'est la première fois dans l'histoire moderne qu'un culte prend naissance dans les universités. Tout est réuni pour que se mette en place une dictature au nom du "bien" et de la "justice sociale" et que naisse une religion nouvelle et destructrice pour la liberté.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.