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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.


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S'appuyant sur les travaux pionniers de Robert Brenner et Ellen Meiksins Wood concernant les origines du capitalisme, Xavier Lefrance et Armel Campagne expliquent comme le capitalisme a d'abord émergé dans les campagnes anglaises (le capitalisme agraire) avant d'évoquer en détail la transition vers le capitalisme de la France.
Une analyse détaillée qui permet de comprendre l'origine et la diffusion mondiale du système économico-social si particulier qu'est le capitalisme.


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L'utopie néolibérale d'une croissance globale et continue des richesses est désormais derrière nous. Mais le capitalisme n'est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n'est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d'un monde "fini", borné et limité, qu'il faut s'accaparer dans la précipitation.
Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers, un "commerce" monopolistique et rentier qui s'exerce au sein d'empires territoriaux, l'appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes.
Arnaud Orain dévoile ce "capitalisme de la finitude" et en éclaire les mécanismes aux trois périodes où il s'épanouit : XVIᵉ-XVIIIᵉ siècle, 1880-1945, 2010 à nos jours.
Une toute nouvelle perspective sur l'histoire mondiale qui éclaire les grands enjeux de notre temps.


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Comment et quand le monde a-t-il basculé dans ce système que l'on appelle "capitalisme" ? C'est dans cette discussion que s'inscrit le Brenner Debate, du nom de l'historien américain Robert Brenner.
À l'origine de ce débat important parmi les historiennes et historiens du capitalisme, les travaux de Robert Brenner ont exercé une influence majeure sur le développement de la pensée marxiste à partir des années 1970.
Nicolas Brisset retrace et contextualise les principales étapes de ce débat ayant mené aux travaux de Robert Brenner et montre ainsi que la manière d'aborder l'histoire du capitalisme est intimement liée au regard que l'on porte sur ce système économique.
Un échange qui constituer une excellente porte d'entrée sur la pensée d'un économiste méconnu dans l'espace francophone, qui pourtant mérite, au regard de son importance dans l'historiographie anglo-saxonne, toute notre attention.


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Théoricien du courant dit de la critique de la valeur (Wertkritik), Anselm Jappe a grandi à Cologne et dans le Périgord. Après des études à Rome et à Paris, il développe une pensée qui fait le lien entre l'École de Francfort, la théorie Situationniste et les productions d'auteurs comme Robert Kurz, dans l'orbite des revues Krisis et Exit.
Introducteur en France de la critique de la valeur, il se propose d'approfondir la pensée de Marx pour comprendre notre monde contemporain : c'est le fétichisme de la valeur et le narcissisme de l'individualisme qui provoque une crise non pas financière mais une crise de la valeur.
L'occasion d'évoquer avec lui cette analyse de la crise contemporaine et de revenir sur son parcours.
Un entretien mené par Michel Sourget.


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La colonisation, c'est un sujet qui revient régulièrement dans l'actualité. Mais en général, on ne sait pas vraiment comment elle s'est passée : quels étaient les États présents avant l'arrivée des Européens, comment l'invasion s'est déroulée, et ce qui a été mis en place après. Camille Lefebvre, spécialiste de l'histoire de la colonisation et de la décolonisation de l'Afrique de l’Ouest, en particulier de la région du Sahel, ainsi que de la question des frontières, nous en dit plus !
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'02 : Comment en vient-on à travailler sur ce sujet ?
- 0'05'01 : Qu'est ce que le Sahel ?
- 0'07'14 : Le Jihad au début du XIXe siècle
- 0'13'00 : Les grandes routes de commerce trans-sahariennes
- 0'16'42 : L'activité culturelle trans-saharienne au début du XIXe siècle
- 0'20'04 : Le cas du Niger et les régions alentours avant la colonisation
- 0'24'10 : L'arrivée des Européens
- 0'27'28 : La conférence de Berlin
- 0'34'37 : Un racisme qui domine tous les discours
- 0'40'24 : Pourquoi coloniser ce territoire en particulier ?
- 0'42'51 : Qui sont les militaires envoyés en mission sur ces territoires ?
- 0'46'44 : Le processus de conquête et la mission Voulet-Chanoine
- 0'55'29 : Le tracé des nouvelles frontières
- 1'00'06 : Les alliances avec les élites locales
- 1'03'38 : Des stratégies de conquête différentes en fonction des territoires
- 1'09'20 : La gestion de l'administration coloniale
- 1'12'45 : L'évolution du nombre de colons au Niger
- 1'14'58 : La confrontation des colonisés, nombreux, avec un colonisateur en sous-nombre
- 1'23'23 : Les stratégies des locaux face aux colons
- 1'29'08 : La décolonisation
- 1'33'05 : Et la colonisation dans les autres pays de la région ?
- 1'40'10 : Le sort des femmes pendant la colonisation
- 1'41'44 : Les conséquence de ces colonisations sur les pays africains
- 1'44'33 : Les conséquences pour les pays européens
- 1'46'46 : Conclusion et recommandations bibliographiques


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L'engouement croissant pour la biologie du cerveau tient à la conviction qu'elle serait la mieux placée pour expliquer les troubles mentaux, les difficultés scolaires et les inégalités sociales. Pourtant, selon les scientifiques les plus reconnus, les neurosciences n'ont, jusqu'à présent, guère éclairé les pratiques en psychiatrie, en pédagogie ou pour lutter contre les inégalités.
Il y a en effet un écart considérable entre le discours triomphant délivré au grand-public et la réalité des avancées scientifiques. Ce double discours favorise une conception neuro-essentialiste des comportements humains. En mettant l'accent sur le cerveau individuel, cette conception occulte les responsabilités collectives, notamment vis-à-vis des enfants et des familles défavorisées. En célébrant la plasticité cérébrale, le discours des neurosciences contribue aussi à renforcer l'idéal néolibéral d'autonomie et d'adaptabilité.
Parmi tous les discours d'experts, celui des neurosciences est particulièrement difficile à critiquer sur le fond en raison de sa technicité. François Gonon en propose un examen critique.




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Est-il légitime de tuer les animaux ? Peut-on ignorer ce que révèlent les enquêtes menées dans les abattoirs ? Et surtout : que signifie prendre au sérieux la question morale animale dans une société qui consomme des milliards d’animaux chaque année ?
Autant de questions pour lesquelles Dominic Hofbauer, membre de l'association L214, nous donne des réponses.
Un entretien mené par Charles Robin.




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Hormones, cerveau, psychologie, comportements : depuis des décennies, la science documente des différences indéniables entre hommes et femmes. Mais à l'université, le simple fait d'en parler est devenu tabou. Chercheurs, psychologues, philosophes qui invoquent la biologie ou l'évolution sont accusés, menacés, parfois réduits au silence par des activistes militants. Cette négation de la nature humaine dépasse aujourd'hui le seul monde académique : elle contamine les institutions, les médias et les réseaux sociaux, au point de fragiliser le débat démocratique lui-même.
À rebours des dogmes, Peggy Sastre rétablit des vérités scientifiques passionnantes sur la morphologie, la psychologie, les goûts et les sentiments – qu'il s’agisse de jalousie, de préférences amoureuses révélées par les applications de rencontre, ou encore des choix de carrière et d'orientation professionnelle. Autant de différences qui, loin de contredire l'égalité, la rendent intelligible.
- 00'20 : A l'origine de ce livre, une conférence annulée à Sciences Po
- 05'11 : Qu'est-ce que la psychologie évolutionnaire ? Comment Peggy Sastre s'y est intéressée ?
- 12'42 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences observées entre les sexes ?
- 17'27 : La psychologie évolutionnaire est-elle sexiste ?
- 25'42 : Les critiques de la psychologie évolutionnaire
- 29'32 : Peut-on dire qu'il existe un cerveau masculin et un cerveau féminin ?
- 33'41 : Peut-on opposer les facteurs biologiques et les facteurs environnementaux ?
- 36'09 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences H/F en matière de sexualité ?
- 38'40 : Peut-on dire que les femmes se sont faites berner par certains mythes de la révolution sexuelle ?
- 42'19 : Infidélité féminine et infidélité masculine
- 45'01 : Le slut shaming
- 48'54 : Pourquoi le viol perdure ?
- 50'40 : Les applications de rencontre
- 56'12 : Les faux procès de la psychologie évolutionnaire
Un entretien mené par Élodie Messéant.


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Thème en vogue, la violence est une notion qui a connu bien des vicissitudes théoriques, notamment une métaphorisation poussée (ne parle-t-on pas d'un regard violent, d'une couleur violente ?), si bien que tout phénomène ou presque peut être taxé de violent. Dans cette mesure, il est courant de la confondre avec la force, ou encore avec l'agressivité.
Un amalgame règne entre la violence et la force : on dit que faire violence à quelqu'un, c'est le forcer. Par exemple, l'extorsion illicite d'un accord sous la contrainte est conçue comme une forme de violence. Alors, malgré leurs ressemblances, faut-il dissocier violence et force ?
L'autre assimilation à examiner concerne la violence et l'agressivité : à première vue, rien ne semble décisivement dissocier la violence de l'agressivité, attitude hargneuse et querelleuse qui manifeste une volonté d'entrer en lutte. En outre, la violence dans son déroulement s'accompagne le plus souvent d'agressivité (cris, menaces, paroles de défi), tant et si bien qu'il est ardu de démêler la part exacte qui revient à l'une et à l'autre. Dans ces conditions, la violence commence-t-elle dès la phase de l'agressivité ? Menacer quelqu'un, est-ce déjà à strictement parler être violent ?
Hervé Vautrelle essaie de distinguer la violence des concepts-satellites qui gravitent autour d'elle.




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Auteur du récent Savoir ou Périr (Seuil), Bernard Lahire développe une critique sévère sur l'état de l'enseignement, de l'école primaire jusqu'à l'université. Il montre que l'école, et le partage des savoirs de manière générale, sont une affaire de survie pour l'humanité, et pas uniquement une option culturelle. Sans connaissance, impossible de s'adapter à son environnement, c'est donc une question de vie ou de mort pour notre espèce d'organiser un système éducatif à la hauteur de l'enjeu. Or, loin de répondre à cette mission, l'école détruit la curiosité, l'imagination, et l'intelligence au nom de la compétition et de l'évaluation.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'33 : L'éducation et la biologie
- 0'12'03 : Quelles différences avec les animaux ?
- 0'22'27 : L'état de l'école aujourd'hui
- 0'37'37 : Les grands chercheurs et l'école
- 0'45'48 : La notion d'intelligence
- 0'50'50 : La pertinence des classements (PISA, Shanghaï...)
- 0'55'52 : L'état actuel de la recherche
- 1'02'47 : Les déterminismes sociaux à l'école
- 1'09'00 : Un apprentissage inné chez l'enfant ?
- 1'12'35 : Quelle politique pour l'enseignement ?
- 1'20'19 : Question finale
Un entretien mené par Clara Costantini.



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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.