La révolution qui vient : de l'imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906. Avec Aurélie Carrier sur Radio Libertaire.


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2019

À la fin du XIXe siècle, l'attente du Grand Soir exprime l'espoir d'un bouleversement violent et radical de l'ordre social existant. Cette croyance millénariste en l'éclosion d'un monde régénéré grâce à la révolution sociale est caractéristique de la mythologie libertaire qui se forme alors. Une vision insurrectionnelle qui influencera les syndicalistes révolutionnaires.
Aurélie Carrier se propose d'étudier les représentations qui composent l'imaginaire du Grand Soir, et leurs interactions avec celui de la grève générale.
La puissance d'attraction et la capacité de retentissement du Grand Soir débordèrent les cercles libertaires pour pénétrer les masses populaires. Repérer l'influence d'une telle construction imaginaire sur les pratiques sociales permet de questionner l'espace des possibilités entre la réalité sociale et ses représentations, et la généalogie des utopies, disparues ou renaissantes.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Soros et la société ouverte contre les populations. Avec Lucien Cerise et Pierre-Antoine Plaquevent pour E&R à Lille.


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19.01.2019

Comprendre l'influence de Soros, c'est comprendre que de nombreux processus politiques antinomiques de notre temps ont souvent un dénominateur commun : l'appui, aussi bien financier que logistique et idéologique des fondations de la Société ouverte.
Par son action et sa vision du monde, George Soros constitue à bien des égards la quintessence même de l'anti-conservatisme et du nominalisme politique. Un projet déployé avec une puissance et des moyens inédits dans l'histoire.
Le dévoilement de la trajectoire et du projet politique de George Soros par Pierre-Antoine Plaquevent et l'étude de cas que constitue l'Ukraine depuis quelques années par Lucien Cerise doivent contribuer au sursaut nécessaire face à l'assaut global que mènent depuis des décennies les réseaux de la société ouverte contre nos sociétés, nos modes de vie et notre avenir.

La dernière révolution du général De Gaulle. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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21.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

La France désindustrialisée : quelle potion magique ? Avec Bernard Conte à Talence.


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15.03.2016

Après la deuxième guerre mondiale débutent les Trente glorieuses, caractérisées par une croissance industrielle soutenue, par l'amélioration continue du niveau de vie des salariés et par la densification de la classe moyenne. C'est ce qu'on appelle le système fordiste caractérisé par la production et la consommation de masse ainsi que l'État-providence.
Les Trente glorieuses ont scellé un compromis temporaire entre la classe moyenne, essentiellement salariée, et le capital industriel. La coïncidence géographique de la production et de la consommation au Nord engendrait un cercle vertueux conduisant à un développement relativement autocentré.
Mais à partir des années 70, le capitalisme se financiarise et la production industrielle est relocalisée principalement sur le continent asiatique qui dispose d'une main d'œuvre à très bas salaires. Et si la désindustrialisation frappe les pays du Nord, elle touche également les pays du Sud qui avaient, dans le cadre du nationalisme–clientéliste, adopté des stratégies d'industrialisation par substitution des importations.
Alors, pourquoi un tel changement ? Comment le néolibéralisme s'est-il imposé comme le dogme économique de notre temps ?

La Foi Obscure. Avec Pierre Magnard au Cercle Retour au Réel.


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21.01.2019

Durant ses études, Pierre Magnard reçut de Jean Beaufret l'interpellation de Heidegger, qui fit vaciller ses certitudes et une certaine manière d'être chrétien. Ce vacillement le conduisit vers Pascal, dont l'angoisse colore la foi d'une manière inoubliable.
C'est de cette "foi obscure" dont nous parle Pierre Magnard : une foi faisant l'épreuve du néant en l'homme et du silence de Dieu, un christianisme fondé non sur l'usage d'une raison dogmatique mais d'une raison joueuse, laquelle, tout en sachant que c'est le coeur qui lui donne ses principes, se déploiera en toute liberté.

Libérer le travail ou se libérer du travail ? Avec Franck Fischbach à l'Université Nice Sophia-Antipolis.


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03.02.2011

Si le travail est une activité et une catégorie historiquement spécifique à la seule formation sociale capitaliste, ne faudrait-il non pas, plutôt que de libérer le travail du capital, se libérer du travail en tant que tel ?
Car on ne saurait confondre cette forme d'activité intrinsèquement capitaliste d'avec le métabolisme avec la nature, en ce sens que le travail structure une forme de vie sociale inédite et historiquement récente. Loin d'être extérieur et hétérogène au capital, le fétiche-travail est ainsi saisi comme l'autre face du rapport-capital : il en est son fondement social le plus profond.
Un dépassement révolutionnaire de la forme de vie sociale capitaliste doit désormais pointer au-delà de la totalité dialectique capitaliste, donc au-delà du travail.

Aéroports bradés et Union européenne antidémocratique ? Avec Coralie Delaume et David Cayla pour Le Fil d'Actu.


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04.2019

L'analyste politique Coralie Delaume et l'économiste David Cayla nous décrivent l'échec programmé du modèle économique de l'Union européenne, mis en oeuvre en France par Emmanuel Macron.
Privatisation des Aéroports de Paris, mouvement des Gilets jaunes : où quand les logiques conjointes du Marché unique et de l'Euro continuent à produire leurs effets...

Penser les élites culturelles et politiques françaises. Avec Pierre Mari pour l'Université Réelle à Montpellier.


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15.06.2019

"Élites" : le mot n'a que trop servi, et pourtant ce sont bien elles qui sont encore censées présider aux destinées de notre pays.
Dans le sillage de L'Etrange défaite de Marc Bloch, l'écrivain Pierre Mari dresse le portrait d'une caste au pouvoir qui a perdu le sens des réalités en abandonnant ce qui faisait pourtant sa substance, à savoir le lien particulier qu'elle entretenait avec la littérature, avec son histoire et avec la langue française.
Dans ces conditions, le face à face vindicatif des "élites" et du "peuple", illustré récemment par l'irruption de la crise des Gilets jaunes, ne peut qu'aller en s'exacerbant.

Aux origines de la guerre économique. Avec Ali Laïdi sur France Culture.


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12.12.2017

Les causes des guerres sont multiples : on se bat pour des enjeux politiques et de pouvoir, mais aussi pour contrôler des ressources et des moyens de production. Car aussi loin que l'on remonte dans l'Histoire -et même la préhistoire-, on peut identifier des causes économiques à l'origine des conflits.
Des causes souvent savamment dissimulées, derrières des raisons religieuses, politiques ou morales venues justifier la quête de ressources et de richesses.
Dans quelle mesure peut-on analyser et comprendre les guerres à l'aune de ce motif économique ? La guerre est-elle toujours au fond économique ?

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Maylis Besserie.

La Garde de Fer et le Mouvement Legionnaire. Avec Radu Creanga au Cercle Edouard Drumont.


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12.04.2019

C'est en compagnie de Radu Creanga, militant nationaliste roumain, ancien président des étudiants de Bucarest, qu'est évoquée l'histoire du Mouvement Légionnaire de Corneliu Zelea Codreanu (1899-1938) et son projet politique et social tout à fait original pour la Roumanie.
Haï par le roi et la classe politique de son pays, populaire auprès de ses compatriotes, le plus atypique des chefs politiques de l'entre-deux-guerres fut le centre de la vie politique roumaine jusqu'à sa tragique exécution de la nuit du 29 au 30 novembre 1938.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Le sabordage de la noblesse. Avec Fadi El Hage à la Nouvelle Action Royaliste.


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12.06.2019

L'historien Fadi El Hage nous présenter le livre qu'il a tout récemment consacré à la noblesse française au XVIIIème siècle. Ce groupe social, très divers, appuyait son statut sur son héroïsme militaire. Or la puissance militaire de la France décline sous Louis XV, une partie de la noblesse se détourne du métier des armes et le prestige des nobles décroît dans l'opinion publique.
Peut-on en conclure que le XVIIIe siècle fut celui du Sabordage de la noblesse, pour reprendre le titre du livre du conférencier ? Fadi El Hage nous aide à trier les mythes des réalités d'une décadence nobiliaire sanctionnée par la Révolution française, donnant également à réfléchir sur la manière dont les élites d'un pays font naufrage.