Etat d'urgence, géopolitique, médias, Gilets Jaunes. Avec Bernard Stiegler sur ThinkerView.


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17.04.2019

Relations internationales, médias, guerre économique, Gilets Jaunes, changement climatique : nous visons une crise sans précédent qui nous oblige à agir. Reste donc à construire, inventer, bifurquer, bref, à produire de la raison face au délire d'un monde condamné.
Pour évoquer ces enjeux, nous retrouvons le philosophe Bernard Stiegler, ancien directeur général adjoint de l'INA et fondateur du collectif Ars industrialis, formé dans les rangs du Parti Communiste et tombé pour braquage à la fin des années 1970, qui s'impose aujourd'hui comme l'un des penseurs majeurs de la technique.
Une oeuvre exigeante à ambition anthropologique, sur laquelle nous pouvons nous appuyer afin de comprendre les temps qui sont les nôtres et "panser" le monde.

Charles Maurras et ses héritiers. Avec Olivier Dard et François Huguenin à Répliques sur France Culture.


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07.02.2015

Avant d'être un mouvement politique, l'Action française fut une école de pensée dotée d'une étonnante force d'attraction. Née en pleine affaire Dreyfus, elle fut animée par Maurras, Daudet et Bainville. Elle compta dans ses rangs Bernanos, Maulnier et Boutang, eut comme compagnons de route Massis, Maritain ou encore Blondin. Elle attira un temps Blanchot, Roy, Gide et Malraux. Elle fascina Proust et Montherlant ; influença de Gaulle et Mitterrand.
Sans indulgence vis-à-vis des dévoiements de l'antisémitisme ou du ralliement à Vichy d'une partie des intellectuels d'Action française, Olivier Dard et François Huguenin dévoilent ici un pan méconnu de l'histoire des idées et nous proposent de (re)découvrir cette pensée riche et complexe qui marqua profondément le premier XXe siècle.

La nouvelle lutte des classes. Avec Yvan Blot à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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2018

Le paysage politique est bouleversé depuis une vingtaine d'années mais les politiciens n'ont en général pas compris ce qui se passe : l'ancienne lutte des classes, patrons contre ouvriers, a pratiquement disparu mais une nouvelle lutte des classes est apparue selon de nouveaux clivages où la dimension culturelle l'emporte sur l'économique. Car les trois maux qui affectent la grande majorité de la population sont, aujourd'hui, l'immigration de masse, l'insécurité et la relégation.
Entre la France des parasites et celle qui travaille, il y a une incompréhension croissante. Ceux qui souffrent s'abstiennent ou votent pour les partis populistes. Au contraire, ceux qui profitent des avantages de la mondialisation ont un mépris croissant à l'égard de la France périphérique (Christophe Guilluy) qu'elle juge xénophobe, raciste, inculte et repliée sur un passé mythifié.
La clé pour comprendre la nouvelle sociologie politique est donc celle de la souffrance : ceux qui ne souffrent pas ne comprennent pas et jugent ceux qui souffrent en les condamnant moralement. Cette situation nous prépare de grands bouleversements politiques devant lesquelles les élites restent aveugles...
La parole du peuple sera-t-elle entendue ? Les politiques courageuses qui doivent être mises en oeuvre seront-elles entreprises ?

L'art contemporain, une révolution artistique ? Avec Nathalie Heinich pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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06.05.2015

L'épistémologue Thomas Kuhn utilisa le terme de "paradigme" pour désigner une structuration générale des conceptions admises à un moment donné du temps à propos d'un domaine de l'activité humaine : en l'occurrence, l'activité scientifique, où le progrès procède selon lui par "changements de paradigmes", qui sont autant de "révolutions".
Cette analyse est transposable à l'histoire de l’art, en y incluant non seulement la création des oeuvres mais aussi leur perception et leur réception, tant par les spécialistes que par le grand public. Ainsi prennent sens les grandes controverses artistiques, et notamment celle de l'art contemporain, en tant qu'il rompt, sur tous les plans, avec le paradigme de l'art classique et, surtout, avec celui de l'art moderne...

Gilets Jaunes, bilan et perspectives. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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04.2019

Tenter de faire croire que le prolétariat deviendrait fascisant lorsqu'il cesse de marcher dans les clous de l'organisation totalitaire du mensonge spectaculaire démocratique, c'est la dernière et piteuse mystification  mise en œuvre par la classe capitaliste pour tenter d'échapper à la grande correction sociale qui se prépare.
Retour avec Francis Cousin sur les dernières évolutions du mouvement des Gilets Jaunes, animé d'une rage insurrectionnelle qui ne s'est pas encore manifestée dans son essence radicale.

La vraie actu de Michel Drac : S02E13.


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04.2019

Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, vient d'annoncer le report jusqu'à fin 2019 au moins de toute hausse de ses taux directeurs. Pourquoi une telle décision ?
L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac, après un rappel du fonctionnement de cette institution centrale de l'Union européenne, nous explique les raisons du maintient de la BCE de ses taux à zéro.

Les droits de l'homme dénaturé. Avec Grégor Puppinck aux mardis de Politique Magazine.


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08.01.2019

Les droits de l'homme ? Après la Seconde Guerre mondiale, ils apparaissaient comme une promesse universelle de paix et de justice. Aujourd'hui, ils sont devenus un champ de bataille idéologique, le terrain sur lequel se confrontent les civilisations en lutte.
Car les droits de l'homme sont d'abord le reflet de notre conception de l'homme. Or, celle-ci a beaucoup changé depuis la rédaction de la Déclaration universelle, en 1948.
Alors que cette déclaration d'après-guerre s'inspirait encore des droits naturels, l'affirmation de l'individualisme a généré de nouveaux droits antinaturels, conduisant aujourd'hui à l'émergence de droits transnaturels qui promettent le pouvoir de transformer la nature.
À l'oeuvre au coeur de cette transformation : la réduction de la dignité humaine à la seule volonté individuelle, au mépris du corps. Au-delà, les droits de l'homme accompagnent discrètement le transhumanisme, oeuvrant au dépassement de la démocratie représentative.

L'Europe fantôme. Avec Régis Debray sur Mediapart.


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23.03.2019

Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport.
Le philosophe Régis Debray, dans une conversation menée par Edwy Plenel, revient sur le grand mythe politique structurant de notre temps : l'Union européenne.

La lose de droite. Avec Olivier Maulin pour Fréquence Camisole sur Radio Libertés.


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06.10.2017

Existe-t-il une dimension ontologique de la défaite chez l'homme droite ?

 - 01'20 : Fréquence Camisole face aux poids lourds de YouTube et des réseaux sociaux : une extension du domaine de la lose de droite ?
 - 02'50 : En attendant l'invité...
 - 03'40 : L'hypocrisie de la société de marché
 - 04'10 : Séguéla, Macron... les winners et les losers selon The Big Lebowski
 - 05'07 : Présentation des chroniqueurs, tout particulièrement qualifiés
 - 05'25 : Toujours pas d'invité : la lose en direct live ?
 - 06'00 : Perspectives sociales des chroniqueurs : une lueur d'espoir pour Clovis Deforme ?
 - 06'40 : Présentation et tentatives de définitions du thème du jour : la droite et la lose, une vieille affaire...
 - 07'00 : Clovis Deforme définit le loser
 - 07'20 : Olivier Maulin débarque dans le studio après un parcours erratique dans Paris
 - 09'00 : Des modèles de réussite standardisés ? Une approche quantitative de la réussite
 - 09'45 : Présentation de l'invité, Olivier Maulin
 - 10'30 : La lose, essai de typologie à partir de grandes figures littéraires. Retour vers les personnages de Bukowski et Houellebecq
 - 12'30 : Ceux qui avaient tout... et n'arrivent à rien aussi ! François Fillon dans le rôle titre
 - 13'30 : La droite est-elle condamnée à perdre ?
 - 14'00 : Anthologie de campagnes ratées et/ou sabordées à droite : Balladur, Fillon, Séguin...
 - 15'20 : Le CNIP, cas d'école.
 - 16'20 : Algérie Française, causes perdues, figures oubliées et autres barbouzeries...
 - 16'40 : Philippe Rivet : si le coup de force est possible à la Baule (avec une chaîne Hi-fi piégée)
 - 18'05 : Encore la campagne de Fillon, une fin digne de la Chute ? Ambiances crépusculaires et projets de putsch
 - 19'00 : Olivier Maulin évoque D'un château l'autre
 - 20'20 : Hector Burnouf sur la lose de droite : refus de l'efficience et sublimation de l'échec
 - 21'00 : Vers les romans d'Olivier Maulin et ses personnages : des losers réprouvés, inaptes à la vie en société, contraints à la sécession ? Rabelais et Frédéric Dard comme références
 - 23'00 : Maulin analyse ses personnages: des marginaux "à coté" et non participatifs, plus que des losers
 - 24'19 : Évocation de Gueule de Bois. La critique sociale de Maulin. Vers la sécession de personnages inadaptés
 - 26'20 : Un monde vaincu, en voie de disparition
 - 26'45 : La fête est finie : campings-car, alcool, pitbulls et échec dans la France des marges
 - 28'20 : Des losers innocents, aristocratiques dans leur indifférence et dans leur pureté face au monde moderne
 - 29'45 : Le roman picaresque
 - 30'20 : Que vont devenir les héros de Maulin, dans un monde toujours plus hostile ?
 - 32'00 : Pause musicale
 - 35'00 : Reprise. Bernard Tapie, emblème des "années fric"
 - 37'00 : Les romans de Maulin : des témoignages en révolte contre le monde actuel et contre le libéralisme, qui déconstruisent aussi les normes consensuelles
 - 40'00 : Le patois alsacien, la question linguistique
 - 44'20 : La nostalgie d'un royaume franc, d'un chaos organisé
 - 46'00 : L'aspect carnavalesque, Le Bocage à la nage : la révolte des losers et des "chouans en campings-car"
 - 48'40 : Contre l'État. L'anarchisme de droite : un chaos qui fait de l'ordre ?
 - 50'00 : L'expérience concrète chez Maulin : de la "protection de la planète" à l'amour des siens et de sa terre
 - 50'50 : Des communautés locales affectives, qui font penser au village médiéval : une vraie communauté socialiste !
 - 52'20 : Partager du commun, créer un communautarisme harmonieux qui protège tous les membres du groupe
 - 53'30 : Dépasser le ressentiment et la mélancolie : les personnages de Maulin n'ont que faire de l'échec, ils sont dans un autre monde

De Congar à Bergoglio, genèse et actualité de la religion "conciliaire". Avec Adrien Abauzit à la Chapelle Saint Pie V de Rennes.


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17.03.2019

Bien que tout catholique soit censé se soumettre, sans exception aucune, aux dogmes enseignés par l'Église sous peine de tomber dans l'hérésie, nombreux sont ceux qui ont été niés ou dénaturés lors du concile Vatican II, privant ainsi le plus grand nombre des fidèles de pouvoir comprendre ce qui est appelé -à tort- la "crise de l’Église".
Adrien Abauzit se propose donc de présenter quelques-unes de ces impostures et d'en révéler les acteurs pour nous inviter à revenir aux enseignements traditionnels de l'Église, tels qu'exposés par les différents textes du Magistère.

La gauche à l'épreuve de l'Union européenne. Avec Morvan Burel à la Nouvelle Action Royaliste.


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03.04.2019

Depuis bientôt quarante ans, les partis politiques de gauche croient pouvoir réaliser leur programme dans le cadre de l'Union européenne et sans remettre en cause les principes du libéralisme économique inscrits dans les traités.
Les socialistes ont promis "l’Europe sociale", voire un fédéralisme européen à la mode social-démocrate, mais se sont heurtés à un système de normes juridiques, au carcan monétaire et à la dynamique du capitalisme financier. Les trotskystes dénoncent le libre-échange mais refusent le protectionnisme. La France insoumise propose une stratégie en deux temps – les plans A et B – peu crédible tant elle est floue.
Morvan Burel nous présente son ouvrage La gauche à l'épreuve de l'Union européenne, co-écrit avec Aurélien Bernier. Il révèle notamment que c'est cette épreuve qui met aujourd'hui l'existence de la gauche en question. En examinant les propositions et les échecs de la gauche, nous sommes invités à réfléchir aux différentes stratégies qui pourraient permettre de sortir de l'impasse européiste.

Maurice Sachs (1906-1945), la mauvaise réputation. Avec Barbara Israël, Henri Raczymow, Thomas Clerc, Jacques de Castilla et Anne Perez-Franchini sur France Culture.


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11.03.2017

Né Maurice Ettinghausen à Paris, le jeune Sachs (du nom de sa mère) fréquente les pensionnats anglais puis, très vite, Le Bœuf sur le toit, ce lieu inventé par Cocteau où défile toute l'avant-garde de 1925. Maurice Sachs est un mondain, un futur écrivain, un séducteur, un amoureux des garçons, un voleur, un tricheur, un voyageur, un alcoolique, un homme tenté par le mysticisme (il se convertit au catholicisme avant de renoncer).
Maurice Sachs aura mille vies. Ami de Max Jacob, des Maritain, des Castaing, en affaires avec Chanel, brouillé avec Cocteau, sous la protection de Gide, Sachs traverse l’Atlantique, se fait conférencier aux Etats-Unis, se marie, abandonne sa femme, vivote sans le sou avec un jeune Californien à Paris, siège au comité de lecture de la NRF, et il écrit, il écrit, il écrit sans cesse, souvent, quand il peut... il rêve de devenir un écrivain. Ce ne sont que quelques péripéties.
Il rencontre Violette Leduc et l'incite à écrire. Il adopte un enfant juif qu'il abandonne. C'est la guerre, il n'a plus un sou, il revient à Paris, pendant l'Occupation et fait du trafic. Ce n'est pas très clair, mais il mène la grande vie à Paris, vit quai Conti, au 15 exactement : dans cet appartement où grandira, plus tard, le jeune Patrick Modiano. Et puis Maurice part en Allemagne, désargenté, il est traqué, il se fait grutier.
Un juif au cœur de la machine nazie. Il trahit, espionne pour les Allemands, protège ceux qui lui plaisent. Il est arrêté, mis à l'écart, les Alliés bombardent Hambourg. Sa prison est évacuée, il marche sur une route d'Allemagne. On lui tire une balle dans la tête. Il s'écroule. La légende, le mythe de Maurice Sachs viennent de commencer.
On le retrouvera plus tard, après la Libération, après la guerre. On dit qu'il aurait survécu, qu'il serait revenu, qu'il se serait enfui, sur un autre continent, qu'il aurait changé d'identité. Ses livres, magnifiques, paraissent alors : Le Sabbat, La Chasse à Courre (avant-guerre, il n'avait que peu publié).
C’est une voix unique, un témoignage des Années folles, des Années noires. Les années 20, 30, 40 – et tous les héros de ce temps. C’est un auteur "autofictif", un "autobiographe", juif, homosexuel, voleur, collabo, hystérique, génial, alcoolique, désespéré. Un personnage, une étrange figure qui hante La Place de l'Etoile, le premier livre de Patrick Modiano. Comme le fantôme de l'Occupation, d'une époque qui n'en finit pas de passer...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Julien Thèves.