Hors-champs. Avec Sylviane Agacinski sur France Culture.


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20.01.2011

D'abord pigiste pour Paris Match lorsqu'elle monte à Paris, c'est finalement à l'enseignement que Sylviane Agacinski se consacre. Agrégée de philosophie après avoir notamment suivi les cours de Gilles Deleuze, elle pratique bientôt dans les environs de la région parisienne.
Revenue dans la capitale, elle participe alors à la fondation et à la direction du Collège international de philosophie, aux côtés notamment de Jacques Derrida, son époux de l'époque, avant, en 1991, d'obtenir un statut de chercheur à l'école des hautes études en sciences sociales.
Marqués par un certain existentialisme, ses ouvrages prônent une philosophie concrète, qui ne doit délaisser ni la pensée, ni l'expérience. Sa philosophie politique est avant tout celle du choix et de la décision, une philosophie ouverte riche en perspectives.
Femme d'hommes exposés, puisqu'elle a, en 1994, épousé Lionel Jospin, elle traite également, au fil de ces essais, des rapports entre les sexes.

Émission "Hors-champs", animée par Laure Adler.

Le leg de Napoléon, homme d'Etat. Avec Patrice Gueniffey pour la Société des membres de la Légion d'honneur.


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24.09.2021

Le bicentenaire de la mort de Napoléon a été marqué par des polémiques qui laisseront des traces dans la mémoire collective. Non que le souvenir des créations napoléoniennes ait disparu, mais certainement il demeurera entaché par le rappel obsédant, partiel et partial, du rétablissement de l'esclavage en 1802. Sans doute ne s'agit-il pas d'un "détail", et certainement ce fut une faute, mais cet épisode controversé aura eu le mérite, au moins, de rappeler que l'histoire est complexe, et qu'elle doit plus souvent être peinte en gris qu'en blanc ou en noir.
Le paradoxe de l'épisode napoléonien de notre histoire, c'est que s'il a légué à la postérité un riche ensemble de souvenirs dans lequel l'épopée a longtemps fait oublier les pertes humaines et l'émancipation des Juifs le rétablissement de l’esclavage, il n'a légué à la France aucun régime politique. L'empire et son "kitsch" carolingien a disparu avec Napoléon. Autant dire que si l'Empereur a consolidé la société issue de la Révolution française, il n'a pas fait mieux que la Constituante, la Convention ou le Directoire pour donner à la France un nouveau gouvernement. Deux siècles d'instabilité chronique ont suivi la chute de l'Empire. La Révolution n'était pas terminée, et ne l'est peut-être toujours pas.
En revanche, Napoléon a légué à la France la constitution administrative qui lui a permis de surmonter les crises politiques qui n'ont cessé depuis d'émailler son histoire. C'est à cet aspect de l'héritage napoléonien qu'est consacrée l'intervention de Patrice Gueniffey, avec quelques aperçus sur l'art de gouverner par lequel Napoléon fut la dernière incarnation historique du despote éclairé si cher à la tradition des Lumières.

Kropotkine et l'actualité de l'anarchisme. Avec Renaud Garcia pour le Centre international de recherches sur l'anarchisme à Marseille.


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08.06.2019

1886. Suite à un second exil en Angleterre, Pierre Kropotkine, figure de proue du mouvement anarchiste international, participe à la création du journal "Freedom". En parallèle à de multiples autres travaux théoriques et activités militantes, il en sera pendant plus de vingt ans le contributeur principal. Le volume Agissez par vous-mêmes (2019, nada éditions), rassemble les articles que Kropotkine y a écrits, où le théoricien envisage l'organisation d'une société anarchiste à l'échelle de l'Angleterre.
L'occasion de revenir, en compagnie de son traducteur Renaud Garcia, sur les fondamentaux politiques de l'anarchisme, la signification véritable du communisme et le le sens et la valeur du travail dans une société émancipée.
L'occasion également de constater la surprenante fraîcheur de ces écrits au regard de la situation sociale actuelle en France, où nombre de Gilets jaunes font leurs, que cela soit conscient ou non, les idées présentées par le "prince de l'anarchisme".
Aujourd'hui comme hier, avoir le courage d'agir par et pour soi-même en se méfiant des intermédiaires demeure la voie la plus sûre pour l'émancipation.

Histoire et pensée de l'Action française. Avec Stéphane Blanchonnet pour l'Action Française.


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2020

Auteur du Petit dictionnaire maurrassien, Stéphane Blanchonnet se prète au jeu des questions/réponses sur l'histoire et la pensée de l'Action française que l'on peut ramener au triptique suivant : empirisme organisateur, nationalisme intégral et politique naturelle.
Une excellente entrée en matière pour se familiariser avec un courant politique important de l'histoire contemporaine.

La littérature, pour quoi faire ? Avec Antoine Compagnon au Collège de France.


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30.11.2006

Auprès de la question théorique ou historique traditionnelle : "Qu'est-ce que la littérature ?", se pose avec plus d'urgence aujourd'hui une question critique et politique : "Que peut la littérature ?". Quelle valeur la société et la culture contemporaines attribuent-elles à la littérature ? Quelle utilité ? Quel rôle ?
"Ma confiance en l'avenir de la littérature, déclarait Italo Calvino, repose sur la certitude qu'il y a des choses que seule la littérature peut nous donner." Ce credo sera-t-il encore le nôtre ?

La radicalité écologiste. Avec Nicolas Casaux pour Hic&Nunc.


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02.2022

Sur son site partage-le.com, Nicolas Casaux développe un discours écologiste radical et propose une analyse résolument technocritique. L'occasion de partager une conversation autour du progrès et de ses méfaits, des "exigences des choses plutôt que l’intention des hommes", des éco-charlatans, du transhumanisme et du transgenrisme, mais aussi de féminisme, de littérature, de nature et de la quête vers l'autonomie.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2022

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Anatomie politique de la domination. Avec Béatrice Hibou pour le Séminaire Sophiapol.


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06.02.2012

Qu’est-ce que la domination ? Comment s'exerce-t-elle ? Par quels mécanismes se reproduit-elle ? Quels sont les critères et les pratiques qui permettent aux pouvoirs de se légitimer ? De quelles manières y participons-nous ?
En relisant Weber, Bourdieu ou Foucault, Béatrice Hibou s'affronte à son tour à l'une des questions centrales de la théorie politique et sociale, celle de l'exercice de la domination d'État.
Elle en renouvelle la problématique avec une approche alliant comparatisme, analyse du quotidien et économie politique en mettant en évidence les dispositions, les compréhensions et les pratiques qui rendent la domination concevable, supportable, voire acceptable ou rassurante. Celle-ci apparaît d'autant plus insidieuse et indolore qu'elle renvoie souvent à la question du désir d'État.
L'occasion enfin de fournir les instruments nécessaires à l'élaboration d'une critique renouvelée des dérives du politique dans la cité contemporaine.

L'effondrement des récits. Avec Christian Salmon et Sébastian Dieguez sur France Culture.


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03.02.2019

Si, du fait des technologies de communication, l'humanité produit autant d'information toutes les deux ou trois heures qu'elle en a produit depuis sa naissance, le sentiment de chaos qui nous saisit chaque matin sitôt qu'on allume la télé ou son ordinateur n'est peut-être pas étonnant.
Comment, dans le désordre général, faire entendre quoi que ce soit d’autre que son propre désordre ? Comment raconter quelque chose qui fasse sens ? Que reste-t-il même de la notion de récit dans un tel brouhaha ? Est-on en train de sortir de la société de l'écrit pour celle du bavardage, du bulshitt ou du clash ?
Telles sont les questions auxquelles se confrontent Christian Salmon et Sébastian Dieguez, à l'heure où l'explosion de l'information ruine tout crédit dans la notion même de récit.

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.

Yougoslavie-Ukraine : les guerres de l'Union européenne. Avec Romain Bessonnet et Alexis Troude au Cercle Aristote.


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30.05.2022

De Sarajevo à Marioupol, est-ce que les guerres de Yougoslavie auraient quelque chose à nous dire du destin de l'Ukraine ?
Alors que le rôle de l'OTAN dans la genèse et l'extension du conflit russo-ukrainien est de plus en plus reconnu, le spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique Romain Bessonnet et le spécialiste des Balkans Alexis Troude dressent un parallèle entre les guerres de dissolution de l'ex-Yougoslavie et la guerre en cours en y voyant la marque de l'impérialisme américain, aidé en cela par l'Union européenne et certains de ses états membres.

René Barjavel (1911-1985), le monde dans le pétrin. Avec Natacha Vas-Deyres, Danielle Martinigol, Jean Barjavel et Pierre Creveuil sur France Culture.


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19.12.2020

René Barjavel est né en 1911 à Nyons, dans la Drôme. Ses parents sont boulangers, ses grands-parents agriculteurs, mais il préfère les appeler "paysans". Des racines rurales, manuelles, dont il s'arrache avec tristesse, lui qui part étudier à la ville et écrire à Paris.
Il va alors devenir un incontournable de la science-fiction française, même si, quand les éditions Denoël publient Ravage et Le Voyageur imprudent, en 1943 et 1944, le terme de science-fiction n'existe pas. Appelons alors ses ouvrages des romans d'anticipation ou, comme le sous-titre l'indique sur les éditions originales : romans extraordinaires. Chacun d’entre eux répond à une question, celle que se pose la science-fiction : Que se passerait-il si… ?. Que se passerait-il si l'électricité disparaissait ? Que se passerait-il si l'on tuait son ancêtre ? Que se passerait-il si l'on trouvait une civilisation sous la glace de l’Antarctique ? C'est que René Barjavel raisonne par induction.
Et dans tout ce qu'il imagine, ou presque, il y a un cataclysme, une apocalypse, une fin du monde… Et une nouvelle société qui, après avoir réussi à se frayer un chemin dans les cendres de l'ancienne, survit comme elle peut. Barjavel est peut-être un collapsologue avant l'heure. Et les mondes qu'il imagine sont de drôles d'utopies. Parce qu'elles sont régressives. C'est celle du retour à la terre, de la polygamie et du repeuplement du monde dans Ravage.
Ses romans se terminent mal. Parce qu'il s'inspire du monde qu'il voit, et qu'il y voit la destruction du vivant. Il voit l'industrialisation à outrance, le travail qui disparaît et l'Homme qui se coupe de la nature. Et pourtant, contrairement à ce qu'il laisse penser, René Barjavel n'est pas un pessimiste… Parce qu'à chaque horreur qu'il imagine, à chaque monstruosité qu'il anticipe, il colle une pointe d’humour, un trait d'ironie, un peu de sarcasme. Et qu'il trouve toujours des raisons d'espérer. Parce que si le monde est dans le pétrin, il reste toujours du temps pour le pétrir.

Émission "Toute une vie", produite par Romain Weber.

La Russie sans oeillères. Avec Aymeric Monville à Nice.


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06.08.2022

La censure de l'ensemble des médias russes, phénomène qui n'avait pas d'équivalent en France depuis au moins la guerre d'Algérie, nous ramène au temps des ciseaux d'Anastasie de la guerre de 14, des "bobards" pour l'arrière et de la propagande de guerre, alors que c'est précisément dans ces temps critiques que nous aurions le plus besoin d'informations.
Aymeric Monville nous aide à porter un regard critique sur nos médias dominants et rétablir les faits concernant la Russie actuelle, la russophobie, la guerre en Ukraine, ses origines, les sanctions qui se retournent contre nous-mêmes, le tournant monétaire, politique, géopolitique actuel.
Pourtant, il ne donne pas en exemple le système politique ayant Vladimir Poutine à sa tête. Il n'est pas pro-russe, il est pro-vérité. Il ne prône aucune guerre mais rappelle, comme le disait Goya que "le sommeil de la raison enfante les monstres" et que, plus que jamais, nous avons besoin d'analyser et de comprendre.

Une conférence organisée par la fédération de la jeunesse communiste de France des Alpes-maritimes.