Un philosophe agent secret du Roi des Rois : Jacques Maritain. Avec Stanislas Fumet sur France Culture.


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17.07.1973

Jacques Maritain s'est converti au catholicisme à vingt ans, en même temps que sa femme Raïssa. Ce couple fut le centre de gravité de la vie spirituelle et littéraire durant le premier XXe siècle, point de ralliement de nombreux intellectuels, littéraires et poètes.
Confidents de Mauriac, Green, Cocteau et Maurice Sachs, amis de Péguy, Bloy, Mounier et Paul VI, Jacques Maritain se fit mendiant du ciel au nom d'un nouvel humanisme chrétien.
Ce philosophe fut aussi un acteur engagé dans un monde en proie à la tragédie, et livrason existence à Dieu.
Retour sur un itinéraire sublime et fascinant en compagnie de nombreux amis.

Une émission animée par Stanislas Fumet, avec Robert Debré, Georges Cattaui, André Frossard, Michel Riquet, Olivier Lacombe, Georges Auric, Julien Green et Pierre Manent.

Le pouvoir politique en Russie. Avec Jean-Robert Raviot à la Nouvelle Action Royaliste.


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10.10.2018

À l’occasion de la réélection de Vladimir Poutine le 18 mars 2018, le professeur de civilisation russe Jean-Robert Raviot nous explique le fonctionnement du pouvoir politique dans la Fédération de Russie et l'évolution récente de son organisation.
Car les admirateurs français du président russe comme ses adversaires ignorent pour la plupart la structure du gouvernement, ses contradictions internes, le renouvellement des élites dirigeantes, la structure du parti majoritaire et les diverses formes d’opposition.
C’est à la suite de cette exploration du pouvoir politique en Russie que l’on peut envisager de la définir. Démocratie illibérale ? Monarchie présidentielle ? Démocratie administrée ? Prétorianisme ?

Clive Staples Lewis (1898-1963). Avec Suzanne Bray, Irène Fernandez, Daniel Warzecha et Anne-Frédérique Mochel-Caballero sur France Culture.


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03.07.2008

On ne peut voir qu'une troublante coïncidence dans le fait que l'auteur du Meilleur des Mondes, Aldous Huxley, ainsi que celui des Chroniques de Narnia, C. S. Lewis, se soient tous deux éteints le jour même où l'on assassinait John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963. Et ne pas trouver étrange que cet Irlandais, professeur de littérature du Moyen-Age et de la Renaissance d'apparence austère, touché par la foi à l'aube de ses trente ans, ait partagé une longue et profonde amitié avec J. R. R. Tolkien, et ... imaginé s'amuser à se cacher dans des armoires.
Auteur de nombreux ouvrages de réflexion chrétienne, de critique littéraire ainsi que de romans pour adultes et enfants en passant par la science-fiction avec sa Trilogie cosmique, C. S. Lewis connut une très grande popularité dans les milieux anglophones mais dut attendre que les studios Disney s'en emparent pour que son ironie et ses réflexions sur les rapports entre mythes et religion atteignent véritablement la France. Un humour qui culmine dans La Tactique du diable, où il donne la parole à un vieux démon tentateur qui partage son expérience avec une nouvelle recrue sur les détours secrets de l'âme humaine.
Ainsi, toute l'oeuvre de C. S. Lewis nous conduit à visiter les doubles fonds du réel, ramenant la réalité à une croyance comme une autre, et par la magie de son écriture repeuplant les forêts sacrées de leurs créatures mythiques, tous les pays imaginaires se mettent à exister aussi intensément que l'enfance en nous.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Lydia Ben Ytzhak.

La vraie actu de Michel Drac : S02E03.


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10.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu du mois de septembre 2018 :
 - 0'00'00 : faits majeurs et postérisé du mois (Jair Messias Bolnsonaro)
 - 0'01'15 : démographie et flux migratoires
 - 0'12'30 : ressources et technologies
 - 0'23'00 : géopolitique
 - 0'56'15 : économie et écologie
 - 1'10'15 : Union européenne
 - 1'23'00 : politiques intérieures
 - 1'45'15 : cultures et sociétés

Le peuple contre la démocratie. Avec Yascha Mounk, Gilles Finchelstein et Nicolas Baverez à la Fondation Jean Jaurès.


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05.09.2018

La démocratie libérale est à un point critique de son histoire. Pris entre les deux extrêmes de nos systèmes politiques – des démocraties illibérales, dirigées par des démagogues populistes, et des libéralismes non démocratiques gouvernés par des élites technocrates –, les citoyens, surtout les jeunes, perdent confiance et la démocratie s’étiole.
Un débat se tient sur ce sujet à l'occasion de la venue en France de Yascha Mounk, professeur à Harvard et auteur du récent et roboratif Le peuple contre la démocratie (Éditions de l'Observatoire). Il est interrogé par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, et Nicolas Baverez, historien et économiste, au cours d'une soirée animée par Raphael Bourgois.

Le retour du fait nucléaire dans les rapports de force internationaux. Avec Thierry Fortin au Cercle Jean Bodin.


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05.10.2018

Longtemps, un club restreint de grandes puissances (États-Unis, Union Soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine) est resté seul détenteur de l'arme nucléaire. Depuis, de nouvelles bombes ont fait leur apparition sur l'échiquier géopolitique : israélienne, indienne et pakistanaise. D'autres encore sont incertaines et inquiètent (Corée du Nord, Iran).
On en sommes-nous vraiment ? Faut-il redouter une prolifération des armes nucléaires ? La doctrine d'utilisation de telles armes a-t-elle évoluée ?
Alors que les grandes nations continuent de se mesurer sur le terrain des relations internationales, il se pourrait que le fait nucléaire revienne au centre des enjeux de puissance.

Sur la Chine. Avec Simon Leys sur France Culture.


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10.01.1977

Simon Leys, écrivain, essayiste, critique littéraire, traducteur et sinologue belge, a publié en 1971 Les habits neufs du président Mao et en 1974 Ombres chinoises. Alors qualifié d'écrivain "réactionnaire", il raconte par le menu cette Chine qu'on ne pouvait décrire que par le pamphlet.
Pourtant, l'on pourrait utiliser à son sujet la phrase du célèbre écrivain chinois Lu Xun : "aussi, s’il se trouvait aujourd’hui quelque étranger qui, tout en ayant été admis à s’asseoir au banquet chinois, n’hésiterait pourtant pas à vitupérer en notre nom contre la présente condition de la Chine, voilà ce que j'appellerais un homme vraiment honnête, un homme vraiment admirable".

Une émission animée par Claude Hudelot, en compagnie de Marie-Claire Bergère, Lucien Bianco, Jean-Philippe Béja et Siwitt Aray.

La lutte des classes pendant la Révolution française. Avec Sandra sur Radio Vosstanie.


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2018

Le XVIIIe siècle est marqué dans une large partie de l'Europe occidentale par l'enrichissement et la montée en puissance de la bourgeoisie, et le début d'un processus de mutation dans le mode de production qui va amener à la première révolution industrielle. En France, la bourgeoisie développe à certains endroits une production manufacturière et de nouvelles formes de travail mais se heurte aux structures socio-économiques de l'Ancien Régime reposant essentiellement sur la réglementation, et à la noblesse, ordre privilégiée et classe dominante de la société. Celle-ci voit ses revenus baisser face à la montée des prix, mais surtout ne réinvestit pas ou très peu sa richesse issue essentiellement de l’exploitation de la terre. Afin de conserver son prestige lié à son rang, elle se réfugie dans une attitude réactionnaire. Refusant tout changement, notamment les projets de réformes fiscales mais vains de la monarchie, elle exaspère le conflit de classe avec la bourgeoisie qui espère des réformes : égalité juridique, libertés individuelles, système politique fondé sur la séparation des pouvoirs, libertés économiques et unification du marché national. Par ailleurs, la noblesse s'attire de plus en plus dans les campagnes l'hostilité des paysans, nombreux à voir leurs conditions de vie se dégrader et qui espèrent la fin du système seigneurial.
Aux tensions entre bourgeois et nobles, entre nobles et paysans, mais aussi entre bourgeois et travailleurs dans les quelques pôles manufacturiers existants, se greffe une crise économique généralisée. Les mauvaises récoltes en 1787-1788 entraînent une forte montée des prix qui fragilise les conditions d'existence des travailleurs. Leurs revenus en grande partie accaparés par l'achat de denrées alimentaires, ne leur permettent plus d'acheter des produits manufacturés, la crise touche alors le secteur industriel naissant, ce qui entraîne un chômage important. Cette situation engendre un climat d'émeutes généralisé dans toute la France, au moment où la monarchie, en proie à une grave crise de surendettement, propose une solution ultime afin de résoudre celle-ci : la convocation des Etats Généraux. Cette réunion qui débute le 5 mai 1789 ne satisfait aucunement le désir de réformes des députés bourgeois. Disposant seulement de l'appui des travailleurs urbains et ruraux, tout autant opposés à la noblesse, ils réussissent le 17 juin 1789 un coup de force en se proclamant Assemblée nationale.
La monarchie se révèle impuissante à réprimer le processus révolutionnaire en marche. La bourgeoisie proclame que ses intérêts sont universels, notamment par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (août 1789), et s'empare dans tout le pays des pouvoirs locaux. Dans le même temps, en organisant une force armée, la Garde nationale, et par la loi martiale qui permet de réprimer toute réunion en place publique, elle tente de contenir les luttes des travailleurs qui aspirent à de meilleures conditions de vie. Dans les campagnes, dès l'été 1789, les paysans veulent en finir avec l'exploitation et le pouvoir des seigneurs nobles qui durent depuis des siècles et incendient les châteaux. La question de l'accès aux subsistances, dans une situation économique difficile, devient encore plus pressante et contribue à amplifier les luttes par des actions de taxation sur les denrées de première nécessité, des pillages et des grèves pour obtenir des augmentations de salaire.
Les faits montrent comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution, et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche de la période révolutionnaire française entend rappeler que la lutte des classes n'est pas un concept construit de toute pièce. Aujourd'hui, face aux ravages du capitalisme, qui puise ses racines dans ce moment-charnière que constitue la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d'ici et d'ailleurs ne peuvent rien attendre d'un réformisme qui n'en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour "humaniser" ce système.

La vraie actu de Michel Drac : S02E02.


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09.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu du mois d'août 2018 :
 - 0'00'00 : faits majeurs et postérisé du mois (Narendra Modi)
 - 0'07'45 : démographie et flux migratoires
 - 0'32'15 : ressources et technologies
 - 0'42'45 : géopolitique
 - 1'32'45 : économie et écologie
 - 1'51'30 : Union européenne
 - 2'05'15 : politiques intérieures
 - 2'34'30 : cultures et sociétés

Le nouveau tournant économique mondial. Avec Charles Gave au Cercle Aristote.


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08.10.2018

Regardons cette première réalité en face : l'euro est un échec et une aberration économique qui accentue les déséquilibres entre des économies nationales hétérogènes par nature. L'euro est une monnaie sans nation, solution qui n'est pas viable sur le long terme. Enfin, malgré toutes les interventions de la Banque Centrale Européenne, le système continuer à diverger, et est donc appelé à exploser à un moment donné.
Comment devons-nous donc envisager le futur européen ? Le  "saut fédéral" européen, préconisé par quelques-uns, est-il politiquement possible et serait-il économiquement efficace ? Devons-nous lui préférer une dissolution ordonnée de la zone euro ? Et quels en seraient les risques ?

De quoi Mai 68 est-il le nom ? Avec Robert Steuckers et Jean-Michel Vernochet pour E&R à Lille.


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28.04.2018

Mai 68 fut une véritable révolution et non un chahut d'étudiants. Une révolution mondiale qui à, l'opposé de 1917, a pleinement réussi et vu le triomphe posthume de Trotsky. À savoir l'échec du marxisme-léninisme qui avait érigé la classe ouvrière en idole messianique. Le joli mois de Mai consacra, lui, les théories freudo-marxistes d'Herbert Marcuse et ultra libérales de Milton Friedman, les Écoles de Francfort et de Chicago s'étant combinées pour former un mélange détonnant et changer la face du monde.
Les minorités agissantes devinrent les forces subversives porteuses de l'assomption eschatologique. Le messianisme révolutionnaire n'a en vérité jamais visé l'émancipation des hommes, mais uniquement la destruction de l'ordre existant. La révolution libérale-libertaire, elle, conduit à l'élimination des classes laborieuses par le déclassement et le chômage de masse.
Cinquante ans après, les protagonistes de l'émeute soixante-huitarde, trotskistes et maoïstes, sont devenus les grands passeurs de l'hédonisme californien, se faisant les agents les plus actifs de l'américanisation du vieux continent et au-delà, de sa tiers-mondisation. Ils furent aussi généralement d'ardents promoteurs idéologiques des guerres destinées, au nom de la Démocratie et des Droits de l'Homme, à diffuser le monothéisme du marché, nouvelle religion annonciatrice d'une gouvernance mondiale en progestation assistée. Tous ou presque occupent aujourd'hui des postes de contrôle politiques, culturels, universitaires, médiatiques d'où ils ont avec succès engagé la grande mutation du paradigme sociétal et culturel du monde occidental. Soit la négation absolue de toutes les références métaphysiques ayant servi, jusqu'à ce jour, de base à la civilisation.

Hier, aujourd'hui, et demain. Avec Régis Debray et Henri Weber chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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30.06.2018

Henri Weber, co-fondateur de la Jeunesse Communiste révolutionnaire, a publié en 1988 un livre intitulé Vingt ans après, que reste-t-il de 1968 ? Cet essai a été réédidé sous des titres différents tous les 10 ans jusqu'en 2008.
À l'approche du cinquantième anniversaire des célèbres évènements , Régis Debray a conseillé à l'auteur de se garder de tout nouvel opus théorique: "ce n'est pas comme cela qu'on aborde ces sujets aujourd'hui" lui a-t-il dit, "les idées d'Henri Weber on s'en fout, mais la vie d'Henri Weber nous en dira beaucoup plus sur le temps écoulé".
Le conseil a été suivi à la lettre et Henri Weber a publié le premier volume de ses mémoires sous le titre Rebelle Jeunesse.
Au même moment, Régis Debray revient sur son propre parcours dans une lettre ouverte à son fils Antoine qui parait sous le titre Bilan de Faillite.
Deux traversées du siècle qui se confrontent : peut-on en tirer des leçons profitables ?