Culture et savoirs : la responsabilité de transmettre. Avec George Steiner à la Cité de la Réussite.


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21.10.2006

Notre cupidité, notre soif de massacre paraît sans fin. La puanteur de l’argent infecte nos vies.
Mais quand nous produisons un sonnet de Shakespeare, composons une messe en Si mineur, ou bataillons, au fil des siècles, aux prises avec la conjecture de Goldbach ou le problème des trois corps, nous nous transcendons.
Alors, en vérité, il n’est point de "plus grand prodige que l’homme".
À l'heure de l'éclatement des références culturelles, des ruptures entre les générations, nous reste-t-il la capacité de transmettre ces trésors et, plus que tout, le goût de l'effort nécessaire à leur appropriation ?

L'idée d'humanité, à l'heure de la démocratie extrême. Avec Bérénice Levet, Alain Finkielkraut et Robert Legros à pour la Règle du jeu.


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21.06.2014

En quoi consiste l’idée d’humanité ? Quelle est sa grandeur ? Quelles sont ses limites ?
Voici les questions qui sont abordées, des points de vue politique et philosophique, par les philosophe Robert Le Gros, Alain Finkielkraut et Bérénice Levet.

Préapparaître utopique, utopie concrète et praxis dans la pensée d'Ernst Bloch. Avec Arno Münster aux ateliers de la praxis à Paris.


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10.12.2016

La philosophie humaniste et utopique d'Ernst Bloch (1885-1977) se caractérise par la volonté de corriger les conceptions d'un matérialisme vulgaire en élaborant les bases théoriques d'une "nouvelle éthique".
L'utopie -principal concept de cette philosophie- n'est plus considérée comme une rêverie abstraite ou comme l'esquisse d'un État idéal, mais s'inscrivant dans le cadre général d'une ontologie du non-encore-être, qui s'appuie essentiellement sur la catégorie de la "potentialité de l'être" et sur la croyance dans l'activité incessante de la catégorie "possibilité" dans les horizons du réel.
Avec ce renouvellement profond du concept de l'utopie, Bloch parvient à déterminer les structures de la pensée utopique, des "images-souhait" et de l'activité de l'imagination utopique en général.
Sur la base d'une ontologie diamétralement opposée à celles existentielle ou existentialiste de Heidegger et de Sartre, Bloch fait renaître une pensée marxiste en tant qu'elle participe d'une "science de l'avenir du réel". Ce faisant, à toute conception qui prétend figer le rapport du savoir à la temporalité, Bloch oppose la relation privilégiée du savoir avec le futur, la vision d'une science nouvelle orientée courageusement vers la perception du non-encore-devenu.

Pierre Boutang. Avec Stéphane Blanchonnet à l'Action Française de Lyon.


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16.06.2017

"— Vous lisez l’Évangile de saint Marc ?
— Pas encore. Avant de plonger dans les Évangiles, je lis Pierre Boutang. C’est du lourd  ! Hier soir, je dînais avec François Hollande qui me dit  : “Vous lisez Boutang  ? C’est la passion de mon père  !”
Je lui réponds  : “Transmettez mon salut admiratif à votre père car un lecteur de Boutang, c’est un costaud.” Je suis paumé…
— Qu’est-ce qui vous attire chez Boutang  ?
— Le poison de la curiosité. Pourquoi suis-je ainsi happé  ? C’est d’un tel niveau philosophique que je n’ai pas les moyens de suivre. Pourtant j’y vais. Autant Nietzsche, je peux facilement m’y mettre, car c’est un styliste poète, autant ces philosophes qui mettent Kant en allemand face à Thomas d’Aquin en latin… je ne fais pas le poids  ! (…)"
Cette conférence nous introduit la personne et l'oeuvre de Pierre Boutang, l'un des philosophes les plus importants du XXe siècle.

Introduction à André Gorz. Avec Arno Münster et Christophe Fourel aux conférences Utopia.


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14.05.2009

André Gorz réalise, tout au long de son oeuvre, une synthèse entre Sartre, Marx et Illich. Ingénieur chimiste de formation, c'est en autodidacte qu'il étudie la philosophie, l'économie et la sociologie.
Il se considère comme un théoricien. Son rôle est de donner des clés de lecture pour guider afin qu’ensuite s’amplifient les mouvements. Ce n’est pas un homme d’action ni d’implication.
Il a été avec René Dumont et Edgar Morin le fondateur de l’écologie politique en France au début des années 70.
Gorz, critique du keynésianisme, se situe entre la social-démocratie et la gauche radicale dont il ne partage pas la croyance à la révolution au "grand soir".

Une conférence organisée à la librairie "Le comptoir des mots", Paris 20ème.

Georg Lukács, auteur d'un système philosophique. Avec Nicolas Tertulian au Centre Suzanne Masson à Paris.


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28.05.2016

Cette conférence se veut une introduction à l'oeuvre de Georg Lukács (1885-1971), dont la pensée esthétique et philosophique, dans le sillage de Karl Marx, est l'une des plus importantes du XXe siècle.
Nicolas Tertulian, qui aura dépensé beaucoup de temps et d'énergie à vulgariser, interpréter et diffuser l'oeuvre du grand penseur hongrois, s'emploie à la tâche dans cette conférence organisée par les Éditions Delga pour "Les ateliers de la praxis".

Le délire occidental et ses effets actuels dans la vie quotidienne. Avec Dany-Robert Dufour à la Librairie Quilombo.


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18.02.2015

Et si la raison occidentale était devenue délirante ? Si tel était le cas, alors il faudrait entreprendre séance tenante une "psychanalyse" de ce délire occidental.
Dany-Robert Dufour s'en donne les moyens. Il part de ce que Descartes proposait dans Le discours de la méthode, fondement de la raison moderne : que les hommes "se rendent comme maîtres et possesseurs de la nature". Un tournant dans l'aventure humaine qui a entraîné le développement progressif du machinisme et du productivisme, jusqu'à l'inflation technologique actuelle affirmée comme valeur suprême.
Si ce délire occidental fait aujourd'hui problème, c'est qu'il a gagné le monde (la mondialisation néolibérale qui exploite tout, hommes et environnement, à outrance) et qu'il est appelé, comme tout délire, à se fracasser contre le réel. D'une part, parce que la toute-puissance et l'illimitation des prétentions humaines qu'il contient ne peuvent que rencontrer l'obstacle : notre terre réagit déjà vigoureusement aux différents saccages en cours. D'autre part, parce que ce délire altère considérablement les trois sphères fondamentales de la vie humaine que sont le travail, le loisir et l'amour en les vidant de tout sens.
Mais tout n'est pas perdu : c'est à une nouvelle raison délivrée de ce délire que Dany-Robert Dufour en appelle pour une refondation de la civilisation occidentale, dont il esquisse les possibles contours.

Saint-Simon, penseur et prophète du nouveau monde industriel. Avec Pierre Musso, Juliette Grange et Philippe Régnier sur France Culture.


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30.11.2012

Huit ans. Il leur aura fallu huit ans pour réaliser leur rêve. Ils se sont mis à quatre pour mettre sur pied une édition des œuvres complètes de Henri Saint-Simon (1760-1825).
Cette entreprise éditoriale hors du commun arrive à point nommé. Car Saint-Simon est le premier grand penseur français du "changement social" et de la société industrielle. C’est un mutant qui voulait en finir avec la politique classique et mener à son terme la Révolution française. L’auteur du Catéchisme des industriels (1823-1824) est donc l’homme de la situation. Il peut nous aider après la tempête néolibérale à conserver et améliorer nos chaînes de valeur qui font appel à un capital humain d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs compétents il peut nous aider à recouvrer une confiance envers l’avenir.
C’est parce qu’il ne venait pas à bout de la crise politique, morale, et sociale qu’il traversait, que Saint-Simon a envisagé pour son époque – et aussi inventé – comment il était possible de régénérer la société, sans la détruire. L’œuvre de Saint-Simon est hors normes, c’est une œuvre de carrefour, que l’on confond souvent avec celle de son ancêtre, le mémorialiste, que l’on amalgame à ses disciples fidèles ou infidèles – les saint-simoniens de Ménilmontant ou des beaux quartiers.
Ceci est une profonde erreur. Car Saint-Simon est un pionnier, un vrai précurseur. En se prononçant pour un capitalisme industriel équitable, ainsi qu’une propriété sociale respectueuse du travail, il rétablit la compétence de tous, il décharge la société des consommateurs non producteurs, il réactive l’esprit du socialisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Philippe Petit.