Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2021

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Le temps de l'Etat-Entreprise (Berlusconi, Trump, Macron). Avec Pierre Musso à la Librairie Ombres Blanches.


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06.11.2019

Personnages ayant surgi comme par effraction à la présidence de leur pays, perçus comme des "politiques" improbables, Berlusconi, Trump et Macron ont été bien rapidement étiquetés "populistes", "élitistes", "néo-libéraux". Si ces trois figures, pourtant en phase avec l'époque, restent incompréhensibles, c’est qu'ils méritent que l'on formule d'autres hypothèses d'interprétation du phénomène qu'ils représentent.
Berlusconi, Trump et Macron, antipolitiques en politique, sont des figures pionnières de l'État-Entreprise. Cette institution double se manifeste et apparaît aujourd'hui, tandis que l'État est plus affaibli que jamais, et à sa suite la politique et le système de la représentation. L'Entreprise, en premier lieu la grande Entreprise (big corporation), triomphe. Elle est à l’apogée de sa puissance.
Le travail de Pierre Musso met en perspective, sur la longue durée, la mutation profonde du politique en Occident et donne à voir ce qui se joue à l'arrière-plan, entre l'État (institution de la religion du politique) et l'Entreprise (institution de la religion industrielle) : un lent processus de neutralisation de l'État qui s'accélère depuis la fin du XXe siècle et semble tendre à son démantèlement, au profit de l'Entreprise… À tout le moins assistons-nous à un transfert d'hégémonie.
Le temps de l'État-Entreprise advient, temps de la mutation du pouvoir et du rapport de force entre les deux institutions désormais hybridées.

Philosophie de la résonance. Avec Hartmut Rosa sur France Culture.


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28.09.2018

La philosophie est-elle une vocation ? Comment vient une idée en philosophie ? À quoi ressemble l'atelier du philosophe ? Comment se fabrique un concept ? Et quel rôle le philosophe choisit-il d'endosser face à l'actualité ? C'est en compagnie du philosophe et sociologue Hartmut Rosa que ces questions commencent à trouver une réponse.
Un portrait se dessine au fil de l'échange, portrtai d'Hartmut Rosa qui tient la philosophie comme indissociable des sciences sociales et dont la pensée met en son centre les concepts d'accélération de notre rythme de vie et de résonance, une façon de se connecter au monde en débranchant ce qui nous en éloigne...

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Soral répond sur ERFM !


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2021

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

La gauche et l'héritage des Lumières. Avec Stéphanie Roza sur France Culture.


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06.09.2020

C'est dans les situations de chaos collectif que le besoin de penseurs calmes et rationnels se fait le plus sentir. Le problème est que c'est dans ces moments-là qu'ils se font le plus rare. Le problème en d'autres termes, c'est que la raison a besoin de la raison pour penser. Quand le monde devient fou, les tenants de la raison, les Intellectuels sont souvent les premiers à entrer dans la danse.
L'ouverture du procès des attentats de Janvier 2015 à rouvert à gauche les débats autour des caricatures et de la délicate balance entre liberté d'expression et ce que tout le monde appelle le "respect" que l'on dit dû aux minorités ; minorités qui deviennent si nombreuses avec le temps que l'on risque de se trouver vite dans la situation qui prédomine aux Etats-Unis où il devient impossible de ne pas offenser quelqu'un sitôt que l'on prend la parole.
Ce débat sur l'actualité en cache un autre, plus profond. Selon un courant de pensée de plus en plus puissant des deux côtés de l'Atlantique, c’est la philosophie occidentale des Lumières, qui permettait croyait-on la libre expression de chacun, qui serait en fait l'ultime responsable des dérives de cette même liberté. Sous couvert de liberté et d'universalisme, les Lumières auraient permis l'esclavage, la colonisation, le racisme, le capitalisme mondial et même Hitler. Etre vraiment de gauche aujourd'hui se serait donc déboulonner les statues de Voltaire et Montesquieu en plus de celles des grands navigateurs et commerçants...

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.

La nouveauté de Platon. Avec Pierre Le Vigan pour le Cercle Aristote.


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01.2021

La philosophie n'est pas une forme supérieure de la pensée. C'est la pensée même. Mais c'est la pensée avec du recul, sur soi et sur le monde. C'est la mise à distance du réel pour mieux le voir et le comprendre. Tel est le travail que les grands philosophes nous ont légué.
L'urbaniste et essayiste Pierre Le Vigan nous invite ici à regarder à Platon et à la nouveauté qu'il a apporté dans la philosophie grecque. Un moment pivot dans l'histoire des idées qui n'aura eu de cesse d'influencer les penseurs après lui.

Un entretien mené par Marianne Corvellec.

Nietzsche contre le progressisme. Avec Julien Rochedy pour Le Média Pour Tous.


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01.2021

Et si la philosophie nietzschéenne était un outil majeur pour affronter les aberrations de notre modernité ? C'est en tout cas l'analyse que fait Julien Rochedy de ce philosophe populaire mais souvent mal compris qu'est Friedrich Nietzsche.
Accusé d'être le philosophe des régimes totalitaires par certains, encensé comme le philosophe des "surhommes" par d'autres, il est temps de se plonger dans cette pensée originale et peut-être très... actuelle.

Émission "Eurêka", animée par Vincent Lapierre.

La tradition, penser après et d'après. Avec Jean-Luc Marion à l'Université de Caen.


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16.10.2019

Le terme de tradition est d'un usage fréquent en philosophie, et pourtant même là il se trouve rarement défini ; on peut même dire que très souvent le terme de tradition ne reçoit pas la dignité d'un concept, et sert avant tout d'arme idéologique. Ainsi, pour affirmer un nouveau commencement en philosophie, on cherche, par exemple, à faire table rase de la tradition passée. Autrement dit, on se donne souvent la facilité d'opposer le nouveau concept (de nature, d'histoire, d'homme, de société etc.) avec un concept "traditionnel" que l'on se garde bien de définir et qui devient en quelque sorte un fourretout. Cela souligne déjà qu'il ne suffit pas de tout ignorer pour pouvoir commencer quelque chose de nouveau.
De ce point de vue, le rapport de la philosophie à la tradition peut servir d'analyse "exemplaire" pour tenter d'élucider le sens de la tradition en général, dans la mesure où la philosophie se comprend et se vit comme une tradition. En effet, afin qu'une pensée neuve puisse apparaître, il est nécessaire de parvenir à identifier, le plus clairement possible, la thèse que l'on veut réfuter, et dont la réfutation va servir de fondement à de nouvelles analyses. Il est alors possible de dire, au-delà du seul exemple de la philosophie, qu'il n'y a d'innovation possible qu'à partir d'une démolition radicale, et c'est pourquoi tout commencement est un recommencement.
Néanmoins, une thèse nouvelle ne peut se poser qu'en constituant en plus une autre tradition dont elle va se comprendre comme étant l'aboutissement. En un sens, cela semble être une loi d'essence de toute pensée commençante qu'elle constitue deux traditions : celle qu'elle refuse et celle dont elle se réclame. Même si bien évidemment, dans les deux cas, la tradition passée peut être déformée à partir des questions présentes, quitte à projeter sur les textes des expressions anachroniques. Néanmoins, c'est dans cette reprise, même déformante, que la tradition n'est pas la mémoire morte des vivants, mais la mémoire vivante des morts. De ce point de vue, il y a bien un lien d'essence entre innovation et tradition ; c'est même une exigence méthodologique de l'innovation que de se construire à partir de véritables désaccords, et non bien sûr à partir de simples disputes contingentes liées à l'air du temps.
En fin de compte, il est possible de dire que dans tout acte de pensée véritable, il y a toujours trois traditions : celle que l'on refuse, celle dont on se réclame, et enfin celle qui se trouve ouverte. Ainsi, c'est à partir de l'avenir que le sens du passé peut-être constitué, et cela sans tomber dans un simple relativisme. En conséquence, ceux qui font abstraction de la tradition, ou qui ont un rapport très léger avec elle, ne font finalement que répéter ce qui a déjà été dit. Il n'y a pas de philosophie sans une authentique histoire de la philosophie. La question se pose alors de savoir s'il est possible d'avoir accès à l'origine d'une tradition et donc de savoir si une tradition est véritablement achevable, ou bien si le propre d'une tradition est d'être inachevable, même si elle meurt un jour.

Une communicatin donnée dans le cadre du séminaire "Enjeux de l'écriture".