La guerre économique : définition et applications. Avec Christian Harbulot pour le Cercle Henri Lagrange.


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04.2016

Depuis la fin de la guerre froide, les rapports de force entre les puissances s'articulent autour d'enjeux économiques. Les gouvernements de la planète, dans leur grande majorité, ne cherchent plus aujourd'hui à conquérir des terres ou à établir leur domination sur de nouvelles populations, mais à construire un potentiel industriel et une force de frappe commerciale capable d'apporter devises et emplois sur leur territoire. En parallèle, l'essor de la mondialisation a transformé la libre-concurrence "aimable", limitée et encadrée, en une "hypercompétition" généralisée.
Quelles sont les raisons qui ont amené le monde vers cette guerre économique ? Sous quelles formes se manifeste-t-elle ? Quels acteurs fait-elle s'affronter ? Et quelles conséquences peuvent en découler pour les nations, les collectivités, les organisations et les individus au XXIe siècle ?

La patrie, l’Europe et le Monde. Avec Pierre Le Vigan, Georges Feltin-Tracol, Jacques Marlaud, Jacques Delimoges et Philippe Forget aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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18.11.2009

L'apparition d'un nouveau désordre mondial et de nouvelles puissances sur l'échiquier international offre en Europe une nouvelle opportunité au modèle carolingien qui, à partir du célèbre noyau franco-allemand, pourrait être appelé à rayonner jusqu'aux confins de la Sibérie.

La Turquie, des frontiéres nationales aux aspirations néo-ottomanes. Avec Tancrède Josseran à l'Association pour l'Histoire.


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06.2015

"La politique d'un Etat est dans sa géographie, elle suggère, à la manière d'un portrait, une destinée". Sans conteste, la célèbre formule prêtée à Napoléon convient à la Turquie. Avancée de terre entourée de mers, aux confins de l'Europe et de l'Asie, la Turquie est un Janus géopolitique. A l'image du Dieu romain, elle associe deux visages antagonistes, l'un tourné vers l'Occident, l'autre profondément épris de sacré. L'histoire de la Turquie contemporaine est celle d'un conflit permanent entre Islam et laïcité, démocratie et autoritarisme, peuple et élite. Or, depuis 2002 et l'arrivée des islamistes aux affaires, une révolution silencieuse est en cours.
La marche vers l'Europe, la mondialisation, ont bousculé les clivages. Convertis, non sans arrière-pensée, au rêve européen, les islamistes turcs sont les plus ardents partisans de l'adhésion. Nationaliste, laïque, progressiste, la matrice kémaliste est démantelée au profit d'une synthèse originale alliant foi, démocratie et économie de marché. Ce processus est porté par une classe d'entrepreneurs islamiques dynamiques. La nouvelle élite entend aujourd'hui construire un nouveau contrat social à l'écoute des attentes réelles de la population. L'ancienne Turquie s'était bâtie sur l'oubli du passé impérial et le rejet de la théocratie, la nouvelle puise, sans complexe, ses racines dans l'histoire ottomane et la transcendance. Cette révolution verte clôt chaque jour davantage la parenthèse ouverte en 1923 par Mustapha Kemal.

Kirghizie, démocratie des confins et Suisse de l'Asie centrale. Avec René Cagnat au Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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23.11.2006

René Cagnat, écrivain, s’est retiré en Asie centrale à l’issue d’une carrière militaire et diplomatique. Dans cette conférence, il nous partage sa passion pour la Kirghizie.
En préambule, le journaliste Marc Decrey fait une présentation du conférencier. Puis, René Cagnat évoque la réalité géographique de la Kirghizie au travers de sa localisation, des diverses populations résidentes et des ressources naturelles existantes.
Nous pouvons percevoir la manière très libre de vivre des clans nomades, le sens de la démocratie face aux voisins menaçants, la beauté ineffable des paysages, le réel confort de la yourte, les traditions culturelles du pays, les ravages de l’alcoolisme, les diverses sensibilités religieuses, les créations artistiques et la misère apparente.
Le conférencier termine son intervention en racontant la dernière révolte du peuple kirghize qui a eu lieu au début de mois de novembre 2006.
Une invitation au voyage et à la découverte.

Sionisme : le plan messianique. Avec Youssef Hindi et Jean-Michel Vernochet pour Culture Populaire à Nice.


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12.03.2016

Jean Michel Vernochet commence son introduction en décrivant la situation politique en Israël et en Palestine. La dimension messianique du sionisme le plus ultra, incarné par le Likoud au pouvoir, apparaît régulièrement dans les prises de position, les déclarations et les indiscrétions de ses chefs. Ainsi, exemples à l’appui, il entend souligner que la dimension eschatologique des politiques poursuivies par les dirigeants hébreux ne relève pas d’un banal fantasme conspirationniste mais d’une réalité objective. En un mot, tout le projet sioniste de construction d’un État juif tendant à l’homogénéité ethnique est dès l’origine un projet messianique, celui de la construction d’un Grand Israël en accomplissement d’une hypothétique promesse divine.
Loin de l’histoire officielle du sionisme le décrivant comme un projet et une idéologie politique athéistes qui serait né au XIXe siècle, Youssef Hindi présente lui la thèse centrale de son ouvrage sur les origines mystiques, jusqu’ici méconnues, du projet sioniste et de la stratégie du Choc des civilisations ; projet messianique dont la naissance remonte au XIIIe siècle. Il fait, durant son exposé, un déroulé historique, des origines du messianisme actif à nos jours, en terminant sur ses implications géopolitiques.

Comment fonctionne l'Union européenne ? Avec Valerie Bugault à l'Université d'Evryle.


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02.2015

Valérie Bugault, avocate spécialisée en fiscalité internationale et militante à l'UPR, nous présente une double conférence où est exposé le fonctionnement des institutions de l'Union européenne.

Conférence n°1 : les institutions de l'UE
 1. Comparaison de la répartition et de l'exercice des pouvoirs exécutif, juridictionnel et législatif dans la Ve République française et dans l'UE
 2. Analyse juridique et géopolitique des pouvoirs "fédéralistes" spécifiques à l’UE : l’organisation régionale et le pouvoir financier
 3. Détails des processus décisionnels au sein de l’UE

Conférence n°2 : les grandes tendances de l’UE
 1. La liberté professionnelle
 2. La liberté de circulation des marchandises
 3. La liberté de circulation des capitaux et son corrolaire, l’organisation des paradis fiscaux
 4. L’assujettissement militaire à l’OTAN et ses conséquences pour la France

Les guerres franco-allemandes au service de l'empire. Avec Yves Caron pour E&R.


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01.2016

Le professeur Yves Caron, né dans la Somme entre les deux Grandes Guerres, est originaire d'un lieu façonné par sa géographie et son histoire. Durement touchée par le conflit franco-prussien de 1870 d’abord, par la Première Guerre mondiale ensuite, sa terre natale est parsemée de nécropoles, cimetières de la jeunesse européenne qu’il ne peut évoquer sans émotion. Ses recherches et sa carrière l’ont ensuite mené aux quatre coins de la France et ailleurs, mais c’est elle qui décida de sa vie et de son engagement.
Enfant balloté par la guerre, il ne va que très peu à l’école. Muni du seul brevet élémentaire, qui à l’époque donnait capacité d’enseignement, il devient instituteur, puis reprend en autodidacte ses études, passe son bac, obtient plusieurs licences, et soutient finalement une thèse de doctorat en histoire. Polyglotte, grand lecteur, Yves Caron a amassé une impressionnante quantité d’informations, puisées à différentes sources, qui l’ont mené à une certitude qu’un impérieux besoin de justice a transformée en combat : la réhabilitation de ceux qu’il appelle "nos cousins germains". Qui sont les véritables responsables du déclenchement des trois guerres qui nous ont opposés à eux ? La guerre de 14, "d’où vient tout le mal", était-elle évitable ? Quels en étaient réellement les enjeux ? Après avoir brossé le tableau des relations internationales d’alors, en particulier entre les grandes puissances de l’époque – France, Allemagne, Grande-Bretagne et Russie –, le professeur Caron nous rappelle que le terrain de leurs rivalités était en réalité bien plus grand que celui de la seule Europe. C’est en Afrique et dans la péninsule arabique que les plus importantes luttes impérialistes se jouaient. C’est là que se nouèrent pendant la Première Guerre mondiale, sur la dépouille de l’Empire ottoman, les drames qui sont la cause, aujourd’hui encore, des innombrables conflits qui émaillent la région. Déclaration Balfour, Traité de Versailles, cette guerre s’acheva en semant les graines de la suivante.
De même que deux générations de Français avaient été élevés dans la haine de leurs voisins avant la première Grande Guerre, on prépara les esprits pour la Seconde. La propagande américaine disposait pour cela d’une formidable machine : Hollywood. Une fois de plus, on attisa les foules pour les faire consentir au sacrifice suprême. Mais ceux qui ont vécu là, ceux qui ont vu, lorsqu’on les laisse parler, racontent parfois une tout autre histoire. Chercheur de vérité, le professeur a quitté ses livres et est allé dans les villages questionner ceux que l’on a fait taire ; criant dans le désert, résistant à sa manière, il veut faire entendre leurs voix devenues muettes.
Indigné par tous les silences de l’histoire – cette mythologie des vainqueurs – le professeur Caron nous rappelle aussi le martyre des Allemands. Ceux de la Volga d’abord, communauté piégée au sein de l’Union soviétique, considérée comme ennemie et déportée en août 41 en Sibérie. Mais le centre de ses intérêts, tellement tabou qu’il ne put trouver un professeur prêt à l’accepter comme sujet pour sa thèse de doctorat, concerne le calvaire des Allemands de Prusse orientale, Poméranie et Silésie, victimes de ce qu’il considère comme l’un des plus grands génocides de l’histoire. Le nettoyage ethnique de ces terres, planifié lors de la conférence de Yalta en janvier 45, fut mis en œuvre par l’Armée rouge. Beaucoup furent massacrés, les plus chanceux réussirent à fuir vers l’ouest, les autres furent déportés, les femmes violées, les maison pillées. Cette épuration, qui visait à vider ces régions de ses habitants pour les offrir aux Polonais, aux Russes et aux Tchèques, fut entérinée par les accords de Potsdam en 46. Seize millions d’Allemands en furent victimes. Seize millions, dont trois millions périrent et dont plus personne ne parle aujourd’hui.
Oubliés, comme ont été oubliées les victimes allemandes des troupes françaises et américaines après la Libération. Oubliés, comme ont été oubliées les victimes françaises de l’épuration. Ce sont tous ces oubliés, morts une seconde fois de ne pas exister dans nos mémoires, qui donnent à ce professeur si attachant la force de témoigner encore de ce qu’il a vu, de ce qu’il a entendu, de ce qu’il a compris. Entouré de ses 30'000 livres, vibrant à l’évocation de ses souvenirs, érudit et tellement sincère dans ses indignations comme dans ses attendrissements, le professeur Caron est lui-même un livre vivant, que nous avons l'honneur d'écouter.

L'échec de la politique arabe de François Mitterrand et ses conséquences. Avec Charles Onana au Cercle Aristote.


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07.03.2016

Réalisée à partir des archives de l'Élysée et du Parlement européen, l'enquête historique menée par Charles Onana relate la rencontre inédite entre François Mitterrand et Yasser Arafat en 1989, considérée à l'époque comme un acte de trahison par de nombreux membres des communautés juives et par Israël.
Partisan d'une politique étrangère équilibrée entre les pays arabes et l'Etat hébreu, le président Mitterrand résiste aux pressions et exige le respect de la liberté et de la souveraineté de la France.
Pourquoi la volonté du chef de l'Etat français de renouer le dialogue entre les parties en conflit a-t-elle provoqué tant d'hostilité chez les dirigeants israéliens et chez les Juifs de France ? Comment expliquer cette main tendue au chef de l'OLP alors que Mitterrand avait, jusque-là, été un fervent partisan de la cause israélienne ?
Le travail rigoureux de Charles Onana permet de comprendre pourquoi il est si difficile pour un président français de reconnaître l'Etat palestinien et de jouer un rôle décisif en faveur de la paix au Proche Orient.