Aux origines de l'eschatologie biblique : Grand Israël et gouvernance mondiale. Avec Youssef Hindi pour E&R à Strasbourg.


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03.11.2018

Loin de remettre en cause le monothéisme, Youssef Hindi nous livre un récit historique inédit du dévoiement de l'idée monothéiste par un groupe d'Hébreux qui a cru bon d'adopter puis d'imposer au peuple d'Israël une divinité qui lui était alors inconnue, Yahvé. Celui-ci s'est substitué, à la suite d'un lent processus, à El, le Dieu d'Abraham, des Patriarches et des prophètes. Car contrairement à une idée répandue, les Hébreux n'ont pas inventé le monothéisme, mais une partie d'entre eux l'a dévoyé.
C'est ce que démontre Youssef Hindi, après avoir remonté la trace de la croyance en un Dieu Unique dans l'Antiquité la plus reculée.
L'enquête nous mène aux tous débuts de l'Histoire, aux deux extrémités du Croissant fertile, de Sumer à l'Égypte, en passant par Canaan. Il nous fait découvrir les preuves écrites de la croyance en Dieu, Unique et Universel, antérieures à la Torah de plus d'un millénaire.
Malheureusement le monothéisme, présent dans la Torah originelle, fut perverti par la confusion opérée entre un dieu tribal, Yahvé, et le Dieu Universel, El. Cette usurpation a donné naissance au judaïsme et à son paradoxe théologique : l'universalisation d'un dieu tribal, avec des conséquences historiquement dévastatrices.

La vraie actu de Michel Drac : S02E06.


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01.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu des mois de décembre 2018 et janvier 2019 :
 - 0'01'00 : Le postérisé du mois (Bachar el-Assad)
 - 0'03'45 : Démographie et flux migratoires
 - 0'14'45 : Energies et technologies
 - 0'19'45 : Géopolitique
 - 0'38'00 : Economie et écologie
 - 0'55'15 : Eurocrise
 - 1'09'15 : Politiques intérieures
 - 1'09'30 : Cultures et société

Quel internationalisme ? Avec Frédéric Lordon et Olivier Besancenot pour la Revue Ballast à Aubervilliers.


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30.03.2017

L'Internationale, on le sait depuis la chanson, sera le genre humain. Oui, mais comment ? Et tout se gâte, sinon s'enraie, ici. Nul n'oublie, depuis la boucherie de 1914, que les prolétaires eurent pourtant une patrie : des Français et des Allemands s'entretuèrent.
Le camp de l'émancipation brandit haut l'idéal internationaliste, de l'Espagne antifasciste des années 1930 au Che lançant, du Congo à la Bolivie, que "tout être humain véritable doit sentir dans son visage le coup donné au visage d’un autre être humain".
Mais l'internationalisme induit-il le dépassement des nations ou la coopération solidaire de ces dernières ? La question fâche et charrie son lot d'injures et de malentendus.
Pour en débattre et tâcher d'en clarifier les enjeux, un débat est organisé entre le philosophe Frédéric Lordon et l'un des porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot. Le premier jure qu'il n'est d'internationalisme que "de la contagion" et déplore l'abstraction d'une frange de la gauche radicale à ce sujet ; le second s'inquiète de la "grande régression" à laquelle nous assistons, celle de l'éloge des frontières ou de l'État, fût-ce à des fins socialistes.
Une urgence plus qu'une question, donc.

Macron et l'Allemagne, "souveraineté européenne" ou servitude volontaire ? Avec Coralie Delaume et Pierre Manent à Sciences-Po.


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27.11.2018

Emmanuel Macron a des milliers de gilets jaunes aux trousses, mais il nous l'assure : il garde le cap ! Et pour cela il a une recette magique, qu'il utilise presque quotidiennement depuis son élection : son "projet européen".
C'est grâce à lui qu'il tente d'avancer, et d'affirmer qu'un espoir existe encore dans le macronisme. C'est aussi au nom de cette "souveraineté européenne" qu'il entretient cette relation si particulière avec l'Allemagne, et qu'il espère coûte que coûte obtenir des concessions de ce pays pour faire avancer ce "rêve européen". Un rêve européen qui est donc profondément lié à sa relation avec Angela Merkel et à l'état de santé du "couple franco-allemand".
Coralie Delaume vient justement de publier Le couple franco-allemand n'existe pas : elle nous explique pourquoi il est illusoire de croire en cette relation et nous parle du poids démesuré de l'Allemagne dans l'Union européenne. Elle reviend également sur la politique européenne d'Emmanuel Macron et aborde la question de l'état actuel d'une Union qui ne manque pas de montrer chaque jour un peu plus les prémisses de son effondrement.
Dans un second temps, Pierre Manent se pencher sur la persistance de la germanolâtrie de nos élites et examine cet OVNI conceptuel qu'est la "souveraineté européenne" dont Emmanuel Macron nous vante les mérites. Avec en creux un enjeu fondamental : si cet ultime carte du macronisme n'est qu'une escroquerie intellectuelle pure et simple, que reste-il à Emmanuel Macron ?

Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".

Mises au point, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, donne son opinion sur des points d'actualité, en essayant de les comprendre des points de vue historique et politique.

La France interdite. Avec Laurent Obertone au Cercle Aristote.


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05.11.2018

"L'immigration est une chance pour la France." Voilà ce que l'on nous répète en boucle, depuis des décennies. Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron ont tous prononcé cette phrase. Et si on vérifiait ?
Pour la première fois, Laurent Obertone l'a fait. Pulvérisant le plus grand des tabous français, il révèle les chiffres de l'immigration, tous les chiffres, en détaille les causes, l'ampleur, l'évolution, et les conséquences. Sans concession, il répond à la question que beaucoup se posent : l'immigration a-t-elle vraiment rendu notre pays plus prospère, plus compétent, plus heureux, plus civique et plus sûr ?
Au-delà des clivages politiques, nous avont le droit de savoir si cette France que l'on prétend meilleure et inéluctable a un avenir, et si nous en feront partie. Nous avons le droit d'exiger un bilan transparent de ce "vivre ensemble", plutôt qu'en subir la perpétuelle apologie, plutôt que se voir ignorés, méprisés, criminalisés dans nos inquiétudes.

L'anticapitalisme de droite. Avec Julien Langella chez Academia Christiana.


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2018

La critique du capitalisme a longtemps été l'apanage de la gauche. Pourtant, à l'heure de la marchandisation globale du monde, il est indispensable d'en faire une analyse d'un point de vue traditionnel.
Julien Langella, auteur notamment de La Jeunesse au pouvoir (Ed. du Rubicon, 2014) et Catholiques et identitaires (DMM, 2017), propose ici une critique de la domination du système capitaliste sur nos vies et notre identité.

Le mythe du couple franco-allemand. Avec Coralie Delaume au Cercle Jean Bodin.


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14.12.2018

En France, on se prévaut d'appartenir à un "couple franco-allemand" qui serait la locomotive de l'Europe. On sous-entend ainsi que les deux pays sont à égalité au sein de l'Union européenne et qu'ils la conduisent main dans la main. Pourtant, cela n'a jamais été vrai !
Si l'Europe a d'abord été française, pendant les périodes gaulliste et post-gaulliste, elle est désormais allemande. La réunification, l'erreur historique qu'a représenté l'introduction de l'euro, les élargissements à l'Est après la chute du mur de Berlin, ont signé l'avènement d'une sorte de nouvel "Empire central" piloté depuis Berlin.
La République fédérale l'a-t-elle voulu ? Probablement pas, ou pas de manière si nette. L'Allemagne demeure un "hégémon réticent" et se fait même chaque jour plus "souverainiste". Mais les structures de l'Union européenne telles qu'elles existent entraînent une consolidation paradoxale de son poids chaque fois qu'elle agit dans le sens de l'affirmation ou de la préservation de ses intérêts nationaux. Or c'est ce qu'elle fait de manière systématique désormais, à l'exact inverse de la France, qui s'inscrit davantage dans une perspective post-nationale.
Loin de former un couple avec l'Allemagne, notre pays est aujourd'hui à sa remorque. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux élites complaisantes qui le gouvernent, et utilisent l'argument allemand pour faire régner en France un certain ordre.
Alors, quel avenir pour l'Europe, à l'heure où la France européiste d'Emmanuel Macron fait face au retour des nations, en Allemagne comme ailleurs ? Une conférence corrosive – et salutaire – sur l'amitié tourmentée des deux principaux partenaires de l'Union européenne.