Des Lumières à la Révolution avec Voltaire. Avec Marion Sigaut à Neuchâtel.


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15.09.2015

L’Histoire, telle qu’elle est enseignée dans nos écoles et relayée par nos médias, empêche de comprendre le monde actuel et de le saisir dans une critique globale. Une réécriture orientée dans le but de nous forcer à penser dans une seule direction : celle du progrès contre la tradition, de la raison contre l’esprit et de la liberté contre une supposée tyrannie. Combat contre la tyrannie qui nous amène, de façon bien plus certaine, à la "servitude volontaire".
Le travail de Marion Sigaut conduit à remettre en cause l’idée du progrès apporté par les Lumières, et particulièrement incarné dans la personne et l'oeuvre de Voltaire. 
Elle montre au contraire que la secte des philosophes permit l’émergence du monde bourgeois et libéral opposé à une monarchie et un ordre chrétien qui, loin d’opprimer le peuple comme on veut aujourd’hui nous le faire accroire, étaient le rempart des faibles contre les puissants et la consolation des plus pauvres.

Voltaire contre la France. Avec Marion Sigaut au Cercle de l'Aréopage.


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27.04.2015

Voltaire, souvent présenté comme l'incarnation de l'esprit français et républicain, serait-il vraiment celui que l'on croit être ?
C'est en se plongeant dans sa correspondance abondante que Marion Sigaut nous permet de mesurer l'écart abysal qui existe entre l'image qui nous est laissée du philosophe des Lumières et la réalité.
Bien loin de pratiquer la tolérance pour laquelle il a rédigé un traité, ce sont au contraire les (anti)valeurs de mensonge, de manipulation et de haine qui auront dominé sa vie d'agitateur mondain.

La philosophie morale. Avec Paul Ricoeur au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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25.10.1994

En partant de son oeuvre "Soi-même comme un autre", Paul Ricoeur nous introduit aux grandes questions de la philosophie morale.
Un parcours passionnant qui révèle la coeur de la pensée du grand phénoménologue, qui poursuit, envers et contre toutes les modes, la constitution d'une philosophie du sujet exigeante.

Voltaire et l'affaire Calas. Avec Marion Sigaut pour E&R Alsace à Mulhouse.


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07.03.2015

Figure emblématique de la France des Lumières, chef de file du parti philosophique, le nom de Voltaire reste attaché à son combat contre "l’Infâme" (nom qu’il donne au fanatisme religieux incarné à ses yeux par l'Église catholique), et pour la tolérance et la liberté de penser (comme lui!). 
Déiste en dehors des religions constituées, son objectif politique est l'établissement d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les "philosophes". 
Intellectuel engagé, il prend seul et en se servant de son immense fortune, la défense des victimes qui pourront servir ses visées : l'affaire Calas en est un exemple emblématique. Mensonges, diffamations et distorsion des faits lui permettront de manipuler l'opinion pour arriver à ses fins.

Qu'est-ce qu'un régime de travail réellement humain? Avec Alain Supiot à Paris Sciences&Lettres Research University.


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25.09.2014

Une excellente intervention offrant une synthèse critique sur l'état actuel du droit social mis en échec par des considérations extérieures au droit et d'inspiration "totalitaire", dont on retrouve la trace dans la motivation des discours politiques contemporains qui favorisent le "law shopping" (choisir la loi la plus avantageuse pour ses affaires) au détriment de la "rule of law" (une même loi pour tous).

A quelles conditions la critique de la démocratie est-elle légitime ? Avec Chantal Delsol, Jean-Marie Donegani, Olivier Postel Vinay et Blandine Kriegel sur France Culture.


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08.11.2010

La démocratie renvoie à plusieurs réalités distinctes :
  - c’est d’abord un mode d’organisation des pouvoirs (un peuple qui se gouverne lui-même selon des procédures à préciser : la souveraineté populaire)
  - c’est un mode d’exercice du pouvoir qui, par des techniques diverses, garantit les droits subjectifs des individus ; en particulier, il protège les citoyens contre l’arbitraire et les abus auxquels tend spontanément tout pouvoir (la liberté)
  - la démocratie est aussi un régime social dont l’idéal régulateur est l’égalité
La démocratie a toujours fait l’objet de critiques. On lui reproche de flatter la plèbe au détriment des hommes sages et raisonnables. On lui impute la médiocratie des goûts et des mœurs ou l’égoïsme et l’absence de sens civique. On l’accuse de diviser la société et ainsi d’affaiblir l’Etat. On la soupçonne d’être incapable d’effort prolongé, notamment dans le domaine diplomatique et guerrier. On veut y voir un simple théâtre d’ombres, derrière lequel, quelques individus appartenant aux élites sociale miment l’affrontement. On la soupçonne d’être corrompue et de protéger les intérêts des riches.
Voilà pour les critiques classiques. Mais la critique se renouvelle : la démocratie nourrit les haines ethniques et expose les minorités à la revanche des peuples majoritaires. La démocratie représentative est enfermée dans le cadre des Etats-nations, alors que les défis sont planétaires.
Puisqu’elle elle n’est plus adaptée, il faut la remplacer par des gouvernances régionales, comme l’Union Européenne, voire mondiale.

Emission "Du Grain à moudre".

Simone Weil, juriste du travail. Avec Alain Supiot à l'Université de Nantes.


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10.10.2009

Pourquoi travailler ou pourquoi faut-il travailler pour vivre ?
La question reste ambiguë et encore aujourd’hui d’actualité : soit le travail est nécessaire à l’expression de la dignité de l’homme, soit l’expression du travail est réduite à celle d’une activité aliénante à laquelle on se soumet pour vivre.
Alain Supiot tente avec nous de comprendre dans quelles circonstances le travail peut être expérience de la nécessité, ou comment l’organisation sociale peut s’accorder avec l’exercice de la pensée.

Conférence prononcée dans le cadre du colloque "Le travail ou l’expérience de la nécessité", à l’occasion du centenaire de la philosophe Simone Weil.

De Portalis à Carbonnier, le droit civil comme fondement. Avec Bertrand De Belval au Collège Superieur.


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22.01.2015

C'est à une étude de l'esprit du droit civiliste français que Bertrand De Belval nous convie, en retraçant le parcours et les idées de Jean-Etienne-Marie Portalis et Jean Carbonnier.
Loin de l'esprit du positivisme juridique, ces deux juristes nous rappellent que le droit est d'abord à comprendre comme une relation entre les personnes.
Une leçon de modération à méditer, en ces temps d'inflation juridique.

Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Les grandes doctrines du droit".Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Les grandes doctrines du droit".