L'enjeu des frontières au Moyen-Orient. Avec Olivier Hanne au Cercle Aristote.


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19.06.2017

Au Moyen-Orient, les frontières héritées du XXe siècle sont fragiles. En témoignent les drames vécus par les populations locales et l'avènement de Daech.
Le problème est ancien, tant la mosaïque ethnique et religieuse est complexe. La région a une histoire plurimillénaire : les premiers États sumériens, la conquête d'Alexandre le Grand, les Empires perse, arabe et ottoman y ont laissé des traces.
Lieu de fractionnements permanents, de frontières mouvantes, de conflits incessants, le Moyen-Orient est cependant un espace de construction d'États et de systèmes politiques puissants. Ici, les frontières ne sont pas de simples traits sur une carte, mais définissent des territoires, des communautés et des identités changeantes. L'étude de cette histoire millénaire permet une meilleure compréhension des fractures culturelles et géopolitiques contemporaines.
Olivier Hanne nous invite à un voyage à travers l'histoire et la géographie du Moyen-Orient pour en dévoiler les "seuils", c'est-à-dire les barrières mentales et géographiques.

Du génocide vendéen à la crise de la représentation actuelle : deux siècles de régime républicain. Avec Patrick Buisson au Cercle Pol Vandromme.


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31.01.2018

Essayiste, historien et politologue, le patron de la Chaîne Histoire brosse ici la fresque de plus de deux siècles de régime républicain.
En partant des guerres de Vendée -qu'il qualifie de premier génocide idéologique de l'Histoire- Patrick Buisson tente de dégager l'essence de la République française et relie cet épisode dramatique à une réflexion très actuelle sur la légitimité du pouvoir.

L'Union européenne est morte, vive l'Europe ! Introduction à la souveraineté. Avec Jacques Sapir et Coralie Delaume à Sciences-Po Lille.


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19.01.2018

Cette conférence est l'occasion de revenir sur un malentendu majeur : celui qui fait de l'opposition à l'Union européenne un refus de l'Europe en général. Plus globalement il s'agit d'émettre un bilan de l'Union européenne et de débattre de la notion de souveraineté, indispensable pour la démocratie bien que mal connue, mise au banc par les élites politiques et diabolisée dans les médias.
Coralie Delaume, essayiste, revient sur l'impasse de la construction européenne à partir d'un point de vue historique et en prenant en compte l'influence délétère du triptyque BCE-Commission-CJUE.
L'économiste Jacques Sapir, quant à lui, établit une approche historique et philosophique de la souveraineté. Il rappelle son rapport essentiel au politique et ses modalités d’application dans le champ démocratique à partir des "trois souverainismes" (social, politique et identitaire).

Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".

Le mandat impératif, de la Révolution française à la Commune de Paris. Avec Pierre-Henri Zaidman sur Radio Libertaire.


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12.06.2017

En cette période d'élections et d'appels au "devoir citoyen", on veut nous faire croire que le régime représentatif en place, garant de la continuité de l'État-nation, est le modèle indépassable de la démocratie.
Pourtant, aussi bien dans des périodes historiques révolutionnaires que dans les mouvements sociaux actuels, des propositions de contrôle et de révocabilité des mandatés ressurgissent régulièrement.
Pierre-Henri Zaidman, auteur du livre Le mandat impératif De la révolution française à la Commune de Paris, nous montre la richesse historique de cette tradition de contrôle des représentants politiques.

Les guerres de religions, un épisode destructeur de l'histoire de France. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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18.07.2017

Les Occidentaux pensaient en avoir fini avec les guerres de religion : c’était méconnaître grandement les sociétés humaines et les héritages spirituels dans lesquels elles plongent leurs racines. Et pour comprendre la résurgence des violences religieuses contemporaines, quoi de mieux que de se tourner vers les périodes de l’histoire qui, bien avant la Révolution française, ont vu les Européens s’affronter au nom de la foi ?
L’Église médiévale s’était bien dressée contre l’hérésie, mais l’unité de la Chrétienté latine avait été préservée malgré les difficultés qu’elle avait connues à la fin du Moyen Âge : des effets de la Grande Peste aux attentes de réformes, du grand schisme d’Occident qui avait opposé Avignon à Rome, à l’éveil de nouvelles aspirations spirituelles.
L’éveil de la modernité, qui va de pair avec la découverte des nouveaux mondes, l’essor de l’humanisme et la diffusion de l’imprimerie créait un terrain favorable à l’apparition de la Réforme. S'en suivit la rupture avec Rome qui est à l’origine du protestantisme et qui a bouleversé, en quelques décennies, la carte politique et religieuse de l’Europe.
En France, le luthéranisme ne rencontre initialement qu’un succès limité. Puis, Jean Calvin, inspirateur de la théocratie genevoise, va s’imposer comme le maître spirituel des réformés dans le royaume des Valois, si profondément divisé qu’il va connaître, dans la seconde moitié du XVIe siècle, une longue litanie de "guerres de Religion".
L’image des derniers Valois – du faible Charles IX à Henri III et à ses "mignons", sans oublier Catherine de Médicis, la mégère florentine responsable de la Saint-Barthélemy – a été aussi lourdement chargée. Puis intervient le règne réparateur du "bon roi Henri", magnifié par la tradition monarchiste comme le souverain rassembleur et restaurateur de la paix, mais aussi par l’histoire républicaine faisant de lui, au prix d’un lourd anachronisme, le champion d’une "tolérance" dont on cherche en vain la trace à la fin du XVIe siècle. Un manichéisme assez élémentaire tend à opposer les catholiques majoritaires à leurs "victimes" protestantes. Mais notre époque entend aussi valoriser les "justes", tel Michel de L’Hospital, tenant d’un tiers parti favorable au compromis.
Trop souvent confisquée par "l’historiquement correct", la mémoire des guerres de Religion se doit d'être revisitée, au risque de remettre en cause certains des tabous de la bien-pensance aujourd’hui dominante.

Émission "Les mardis de la mémoire" animée par Dominique Paoli.

L'Odyssée du philosophe : d'Ulysse à Dédale. De la répétition à la libération ? Avec Dominique Pagani au centre d'animation René Goscinny.


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2017

Plutôt qu'une reconstitution linéaire de l'histoire de la philosophie, les interventions de Dominique Pagani portent surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l'interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs sert à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés : du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.
Et alors que le séminaire en est à sa 3e année d'existence, l'intitulé de l'atelier, censé fixer le cap auquel il faut revenir par-delà chaque détour, subit une évolution. Celle-ci affecte moins son contenu que sa formulation : au lieu de la résonance historique du titre précédent ("Entre crise et guerre : philosopher ?"), il sera essayé d'affronter les mêmes périls selon une connotation plus mythologique...

L'État islamique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à comprendre ce qu'est l'Etat islamique.
Les origines, les divers acteurs et la structuration de cette entité assez improbable sont étudiés au travers de plusieurs notes de lecture afin de comprendre quels sont les enjeux derrière ce que représente Daesh.

Le sacrifice des paysans, une catastrophe sociale et anthropologique. Avec Pierre Bitoun sur Radio Libertaire.


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25.09.2017

Depuis 1945, nous avons connu les "Trente glorieuses", suivies des "Quarante Honteuses". Pendant toute cette période, la modernité capitaliste liquide les paysans en avantageant une minorité d'agriculteurs productivistes, voire d' "entrepreneurs agricoles".
Ce "progrès", dont les conséquences sociales, sanitaires, écologiques sont désastreuses, a été cogéré par la FNSEA, l'État, la Politique Agricole Commune européenne (PAC) et les firmes privées maîtres des différentes filières.
Pourtant des résistances se développent, dénonçant les impasses du productivisme et renouant avec les valeurs paysannes de lutte et de solidarité...