1945-2020, le "monde d'après" la victoire. Avec Laurent Henninger sur Radio Sputnik.


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07.05.2020

Le 8 mai 1945 à 23h01, dans une villa austère de la banlieue berlinoise, le Feldmarschall Keitel signe l’acte de capitulation sans condition de l'Allemagne nazie. Sur le front asiatique, la Seconde Guerre mondiale se poursuivra encore jusqu'en septembre.
75 ans plus tard, quel héritage a laissé la géopolitique naissante de l'après-guerre?

Émission "Russeurope Express", animée par Jacques Sapir

La catastrophe allemande. Avec Nicolas Patin à la Nouvelle Action Royaliste.


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07.05.2014

Ils étaient 1'674 parlementaires représentant l'Allemagne sous la république de Weimar. Ils ont vécu la destruction d'une démocratie éclatante et le triomphe d'un régime politique criminel qui justifia l'invention du mot "génocide". Quelles ont été leurs responsabilités dans ce tournant du siècle ? Comment ces femmes et ces hommes ont-ils traversé la catastrophe allemande ?
Nicolas Patin a longuement étudié les archives allemandes et internationales pour comprendre les parcours de chacune de ces personnalités. Son enquête décrypte les destins atypiques de ces élus du peuple allemand : simples soldats de la Première Guerre mondiale puis militants politiques, martyrs assassinés dans les camps ou bourreaux nazis dominant l’Europe occupée.
Son travail met au jour la terrible conquête des institutions par les nazis et la funeste transformation de la société allemande.

Vichy et l'école (1940-1944). Avec Yves Morel sur Radio Courtoisie.


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27.10.2013

Beaucoup de bêtises ont été écrites sur la "politique" de l'Etat Français (1940-1944) à l'égard de l'école (et de l'Instruction publique comme on disait jadis). Des hagiographies saint-sulpiciennes. Et des pamphlets exacerbés.
Pour la première fois, un historien, spécialiste du système éducatif français au cours des âges, se penche - de manière apaisée - sur le sujet.
Les idées de refonte nécessaire du système scolaire et universitaire ont abondé à Vichy. Sans incidence concrète. En raison des circonstances particulières, certes. Mais aussi en raison des projets souvent contradictoires, voire antagonistes, portés par les acteurs de cette période troublée.
Une étude sérieuse, documentée, argumentée. Un livre qui, à ce titre, mérite de faire école.

Émission du "Libre Journal de la promesse", animée par Alain Sanders.

Histoire des relations entre le sionisme et le nazisme. Avec Pierre Hillard sur Médias-Presse-Info.


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06.2020

Traiter du sionisme et de son évolution depuis l'engagement de Theodor Herzl à promouvoir la renaissance d'un Etat juif lors de son premier Congrès à Bâle en 1897, nécessite de connaître les causes profondes ayant incité cet homme à s'engager dans une telle aventure qui détermina tout le XXe et le début du XXIe siècles.
Pierre Hillard, au travers notamment de l'étude des Carnets complets de Theodor Herzl (1895-1904), nous apporte des réponses qui renouvellent notre compréhension du phénomène, ainsi que les véritables raisons à l'origine de la guerre de 1914.
Une accélération du projet sioniste se fit en août 1933 lors de la conclusion de l'Accord de la Haavara ("transfert" en hébreu) entre les autorités nazies et sionistes. Alors que tout semblait les opposer, cet Accord permit l'élaboration d'une politique de peuplement juif et de modernisation de la Palestine – phénomène qui a perduré jusqu'en avril 1941 – accélérant ainsi la création de l'Etat d'Israël en 1948.
Pierre Hillard nous présente avec clareté ces événements méconnus dont les répercussions se font toujours sentir aujourd'hui...

Agrippa d'Aubigné et "Les Tragiques". Avec Franck Lestringant sur Radio Courtoisie.


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31.05.2019

Oeuvre longtemps réputée inaccessible, à l'exception de quelques vers d'anthologie, Les Tragiques commencent seulement à être relus, comme l'atteste la fécondité des études critiques depuis quelques années, tant en France que dans les pays anglo-saxons, peut-être plus enclins, par tradition culturelle, à goûter les sombres splendeurs du chef-d'œuvre de la poésie protestante.
Franck Lestringant nous inviste à pénétrer au cœur de la Divine Comédie huguenote qui somme le lecteur, en proie à l'empire de la tragédie, de réagir et de prendre parti.

Émission "Promenade et flâneries au domaine de poésie", animée par Pascal Payen-Appenzeller.

La grande révolution a-t-elle abîmé la France ? Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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08.06.2019

Il n'appartient guère à l'historien de se poser une telle question, encore moins d'essayer d'y répondre. En revanche, si les contemporains en ont eu le sentiment, comme ce fut le cas de façon massive, y compris parmi les républicains les plus convaincus, il lui faut en prendre acte, et explorer accessoirement les trop bonnes raisons qu'ils se pouvaient croire de penser ainsi.
Ce sentiment inattendu, Xavier Martin a donc été conduit, selon sa manière déjà éprouvée, à en établir la réalité au prix d'un recours intensif aux sources directes les plus variées. Car les témoignages sont nombreux, abondants, suggestifs, de cette impression pesante et tenace d'une France abîmée : un sentiment qui volontiers a pu aller jusqu'au regret sans équivoque du temps béni d'Ancien Régime, et parfois même s'est cru fondé à faire état explicitement d'un lien tangible entre les Lumières et la subversion révolutionnaire des plus hautes valeurs.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.

La République des Lettres. Avec Marc Fumaroli à l'Institut français de Barcelone.


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16.10.2013

"Extérieurement j'ai vécu à l'époque où l'expression République des Lettres désigne, plus ou moins ironiquement, le petit échiquier étroitement parisien ou festivalier, plus que jamais agité, dont les pièces du jeu annuel sont des centaines de romans, et la récompense des parties gagnées, des dizaines de prix littéraires. Intérieurement, pendant plus d'un demi-siècle, j'ai malgré tout vécu, privément avec quelques amis et, depuis moins longtemps, dans l'actuelle Académie des Inscriptions, au sein d'une République européenne des Lettres d'un tout autre genre et d'une tout autre époque. Tel aura été mon "engagement".
Me dégageant de l'actualité présente sans pour autant l'ignorer, j'ai cherché à comprendre l'actualité disparue d'une société de savants lettrés solidaires où je me plaisais et qui évoluait étrangement avec une jalouse liberté de mouvement et d'esprit dans des régimes politiques et religieux qui, selon nos critères actuels, passent pour despotiques.
Cette étrangeté ou, si l'on préfère, ce paradoxe continue à me fasciner, bien que peu à peu j'aie mieux compris le secret avantage dont jouissaient, en pleine connaissance de cause, mes amis (et objets d'étude) : celui de savoir vivre sur deux étages du temps, l'un se réfléchissant dans l'autre, l'un hors du temps parce que fruit mûr du temps, l'Antiquité gréco-romaine, et l'autre dans un tout autre temps historique, en voie à son tour de mûrissement, mais cette fois sans le réflecteur des "humanités", et de plus en plus déboussolé depuis que ce miroir lui a été ôté." Marc Fumaroli

Capitalisme et révolution industrielle. Avec Michel Beaud pour Avant-Garde Économique.


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01.01.2013

Né de la finance et du négoce dans des cités-États d'Europe, le capitalisme s'est en cinq siècles imposé dans le monde entier, avec les dominations successives de la Hollande, de l'Angleterre, des États-Unis et bientôt de la Chine.
Partout soutenu par l'État, il prône le libéralisme mais pratique le monopole comme la concurrence. La manufacture et l'usine ont été ses premières sources de profit et il en a créé bien d'autres en se diversifiant, depuis les débuts de la révolution industrielle au XVIIIe siècle en Angleterre, puis en Europe continentale et aux Etats-Unis, jusqu'à nos jours.
Simple logique de profit à ses débuts, le capitalisme se perpétue à travers d'incessants changements : création et destruction d'activités et d'emplois, expansions et crises, multiplication des besoins, compétitions technologiques, guerres…
Michel Beaud, dans cet entretien, nous raconte la folle histoire du capitalisme et nous montre quels sont les grands défis qui l'attendent à l'avenir.