Le mécanisme des journées révolutionnaires. Avec Antoine Boulant sur Radio Courtoisie.


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02.05.2021

Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de "journées" au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force.
De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale.
Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, l'historien Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

Emission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Années 90, fin et commencement. Avec François Cusset sur France Culture.


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25.06.2020

Comment parler d'une décennie que nous avons connue ? Cela n'est pas simple, car nous y mettons de nos engagements, de nos souvenirs, de nos humeurs, de nos peines et de nos amours. D'ailleurs, qu’est-ce qu'une décennie ? Une période de dix ans bien sûr, mais quand la faire débuter ? Les spécialistes du calendrier diront : le 1er janvier 1991. Les historiens, eux, parlerons sans doute du 9 novembre 1989, quand tombe le mur de Berlin. Quand finit-elle ? Sans doute avec l'effondrement de deux tours, le 11 septembre 2001.
Entre ces deux dates, comment saisir l'impalpable, l'air du temps ? Un temps à la fois proche et lointain : rendons-nous en 1990, de la fin de tout au commencement de quelque chose.

La chevalerie : histoire et idéal, par Julien Rochedy.


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11.2021

Est-ce que l'esprit médiéval nous parle encore ? Et d'ailleurs, quel est-il ? La chevalerie, qui l'incarne au plus haut point, est singulière à bien des égards : son éthique et sa noblesse sont des exemples de probité et de courage.
Retour sur une époque et un idéal qui doivent nous inspirer.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'17 : Pourquoi la chevalerie
 - 0'03'01 : L'imaginaire médiéval
 - 0'05'24 : Le contraire du monde moderne
 - 0'07'03 : Les visiteurs et sa signification
 - 0'09'10 : Deux visions du monde
 - 0'10'45 : L'enfance de Vivien
 - 0'16'20 : Les vilains coups
 - 0'21'57 : Don Quichotte
 - 0'25'25 : Cervantès
 - 0'32'20 : La soif de chevalerie
 - 0'34'54 : Qu'est-ce qu'un chevalier ?
 - 0'38'40 : Engendré par l'insécurité
 - 0'45'23 : Un tank grâce aux étriers
 - 0'48'35 : Le monde paysan
 - 0'54'35 : La féodalité et la tradition libérale
 - 0'58'18 : Le pouvoir à visage humain
 - 1'01'41 : Inspirations romaines et germaniques
 - 1'06'50 : La chevalerie n'est pas la féodalité
 - 1'11'27 : Le rôle de l'Église
 - 1'18'50 : Les croisades et le sauvetage de l'Europe
 - 1'28'56 : Godefroy de Bouillon
 - 1'34'06 : L'enfance d'un chevalier
 - 1'41'39 : Différences avec l'éducation d'aujourd'hui
 - 1'46'55 : L'hygiène au Moyen-Âge
 - 1'49'24 : L'histoire de Doolin
 - 2'01'57 : Les 12 préceptes éducatifs
 - 2'20'55 : L'apprentissage
 - 2'22'19 : Le rapport au corps
 - 2'25'06 : Les épreuves et l'enfance de Charlemagne
 - 2'30'31 : L'entrée dans la chevalerie
 - 2'35'24 : L'adoubement par les femmes
 - 2'38'03 : La bénédiction chrétienne
 - 2'40'50 : Le lignage qui ne doit pas fausser
 - 2'42'05 : La fête
 - 2'43'06 : La vie quotidienne du chevalier
 - 2'44'25 : Les tournois
 - 2'51'05 : Les festins
 - 2'59'00 : La vitalité du Moyen Âge
 - 3'01'04 : La guerre
 - 3'03'15 : L'histoire de Guillaume
 - 3'12'49 : Le code de la chevalerie
 - 3'14'16 : I Commandement
 - 3'16'53 : II Commandement
 - 3'20'34 : III Commandement
 - 3'22'35 : IV Commandement
 - 3'25'19 : V Commandement
 - 3'27'24 : VI Commandement
 - 3'29'35 : VII & VIII Commandements
 - 3'30'53 : IX Commandement
 - 3'31'25 : X Commandment
 - 3'34'14 : Conclusion

Thomas Paine : qu'est-ce qu'une société juste ? Avec Yannick Bosc pour Les Amis du Monde diplomatique.


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30.03.2017

L'historien Yannick Bosc nous présente l'évolution des idées de la Révolution française à travers la figure de Thomas Paine, défenseur des principes des droits de l'homme.
Ceux-ci vont passer durant cette période de valeurs fondamentales de la liberté à dangereuse idéologie menaçant la notion même de possession et de fait réprimée par les tenants du libéralisme économique naissant.
Une relecture nécessaire de cette épisode fondateur de la modernité politique.

Rousseau, Kant, Hegel, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2021

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.

Transformation de la "personnalité" et changements de la société. Avec Alain Ehrenberg à l'Université de Caen.


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02.03.2010

De nos jours, la souffrance et les affects sont mis au centre du questionnement social et ne relèvent plus du seul domaine des pathologies psychologiques. Toutefois, ce discours du malaise est en réalité très "français" - quoique généralement fondus dans une critique des sociétés modernes. Cette particularité s'explique par la tradition française d'égalité et de solidarité dans la protection. Celle-ci suppose que la tension démocratique entre égalité et liberté est insoluble.
De fait donc, l'autonomisation, l'individualisation, apparaît dans l'Hexagone comme un phénomène critique et dangereux, soit comme un facteur de désinstitutionnalisation, de désocialisation, ce qui n'est pas le cas aux État-Unis.
Or, l'opposition entre individu et société peut être dépassée pour permettre de comprendre que la souffrance, les affects, le malaise des individus, sont bien socialement déterminés, et même pérennisés. L'individualisme est un fait collectif et institutionnalisé ; aussi peut-on penser que l'alternative est dans l'individualisme lui-même.
L'intégration sociale et la solidarité pourraient être développées par un renforcement de la personnalité, des capacités individuelles, à travers les institutions. La crise de "l'état social" a accrédité la thèse de la désinstitutionnalisation contemporaine. Mais la responsabilité de répartir les conditions d'agir est bien collective et existante. Aussi, l'empowerment de la personne à la française pourrait être une hypothèse dans le débat sur l'actualité de l'Etat-providence.

Guerre et Paix dans la Russie Post-Soviétique. Avec Romain Bessonnet pour le Cercle Jean Mermoz.


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10.2021

Au crépuscule du XXe siècle a coïncidé celui de la superpuissance soviétique. Entre fossoyeurs et réanimateurs s'est engagée la bataille pour le patient russe.
Retour sur les protagonistes de l'époque en suivant le destin de Vladimir Poutine, futur vainqueur en pays vaincu.

 - 0'00'00 : Leur figure
 - 0'01'36 : A la veille de l'effondrement
 - 0'08'29 : De l'intention de Gorbatchev
 - 0'09'21 : Humiliés et offensés
 - 0'18'14 : Des mesures en temps de crise
 - 0'30'55 : Les âmes mortes
 - 0'31'58 : Qu'est-ce que "La Famille" ?
 - 0'43'38 : La Guerre et la Paix
 - 0'53'19 : Les pieds dans la glaise
 - 0'56'14 : La clé de voûte du Caucase
 - 1'02'03 : De l'inconvénient d'être séparé
 - 1'03'38 : Bataille pour le Heartland
 - 1'08'06 : D'Athènes et de Sparte
 - 1'10'13 : Le synégore devant l'Assemblée du peuple
 - 1'15'18 : La Roche Tarpéienne et le Capitole
 - 1'19'42 : De l'Esprit des Lois
 - 1'24'09 : La musique d'une vie
 - 1'30'48 : La littérature pour horizon
 - 1'34'47 : Leurs jeunes années
 - 1'37'22 : Si la France m'était contée

Le Vol de Piatakov. Avec Aymeric Monville au café marxiste à Jussieu.


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17.11.2021

Lors du procès de Moscou de janvier 1937, Guéorgui Piatakov, vice-ministre de l'Industrie lourde soviétique de 1932 à août 1936, a reconnu avoir pris en secret un avion à Berlin en décembre 1935, avec l'aide des hitlériens au pouvoir, pour atterrir quelques heures plus tard en Norvège et rencontrer tout aussi secrètement Trotsky dont il prétendait être, depuis la seconde moitié de 1931, un partisan caché et une "taupe" habile, solidement établie au plus haut niveau de l'appareil économique de l'Union soviétique stalinienne.
Piatakov a-t-il dit la vérité sur les événements de décembre 1935, ou était-ce là le fruit d'une horrible machination du pouvoir soviétique à propos d'un prétendu voyage et d'un entretien avec Trotsky n'ayant jamais eu lieu ? Sommes-nous en présence d'un sinistre complot contre non seulement l'innocent Piatakov mais aussi Karl Radek, un autre accusé au procès de janvier 1937, et surtout Trotsky, faussement accusé, par contumace, d'être devenu un "laquais de Hitler" ?
En réalité, c'est à partir de sources et de documents anti-staliniens incontestables, à commencer par les archives de Trotsky à Harvard, qu'est apparue récemment une série de révélations retentissantes qui prouvent de manière concluante la collaboration directe entre les nazis au pouvoir et Trotsky. En particulier, et à l'encontre des théories encore en vigueur sur l'impossibilité pratique du vol, il est maintenant certain qu'en décembre 1935, Piatakov s'est bien envolé avec l'aide des fascistes allemands pour une rencontre clandestine avec Trotsky, avec qui il eut une confrontation dramatique, précisément sur la question d'une alliance tactique avec les nazis.
Les livres d'histoire sur les années 1930 et 1940 devraient donc être largement réécrits, ce qui ne peut avoir que des répercussions évidentes sur la gauche contemporaine...